Le Blog du Merdier

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jeudi, septembre 2 2010

Poussé haut et fort du fond de mon gosier

Hêh-Rîqh-Ou'heur'th !

Excusez moi je me répète : je RE - rote !

... Tout comme du fond de mon gosier, je poussai en plein cours de Français ou d'Anglais au lycée de Mont de Marsan, un tonitruant et caverneux "ZOB" à faire trembler toutes les vitres de la classe et blêmir les visages des profs "crème" que nous chahutions...

"Zô'hôb !"

... Nouvelle petite anecdote :

Je faisais circuler dans la classe une carte de géographie "pirate" représentant un continent de notre belle Téterre, en forme de ZOB géant... La plus grande ville de ce continent se nommait Belzézobe, il y avait le grand désert de Mem'zelzébie et le mont Troudebahl avec sa grande verrue volcanique surplombant une jungle peuplée de petits "zézèbes"... Et pour l'histoire ancienne, en l'an Audi A4 avant Jésus Quique, un déluge de purée de robinets d'amour haut-pointés, fondit sur le plus beau cortège de femmes chic du plus grantenterrement général du siècle, l'enterrement "en grande pompe" du prophète Bozèbe... Où il n'y avait que des dames et des demoiselles en voilettes à mouches et chiquement imperdées et en hauts talons sonnant sur le pavé mouillé...

NOTE : J'en avais "toute une Bible" de "cette affaire là"... Un plein cahier de brouillon de 96 pages écrit très petit, avec évangiles, apocalypse, anges et démons, et Dieu (un grand phallus géant) et Jésus-Quique, et le deutéronome et tout le tremblement... Une oeuvre pirate et iconoclaste qui fit le tour du lycée, de tous les dortoirs et dont on s'arrachait la lecture avec de grands éclats de rire... Mais hélas, je n'ai pas conservé ce "document pirate" ! Je l'ai perdu dans je ne sais quel voyage !

P'tite bébête, qu'encours-tu ?

La bette encourt de se dessécher, de faner, de vieillir sur pied... Si elle n'est point cueillie fraîche afin d'en cuisiner un bon plat de bettes gratiné à souhait...

La Bettancourt, de même que toutes les bêtes en cours d'existence, encourt depuis l'enfance au vieillissement... Et ce n'est point son immense fortune à cette vieille dame, qui va lui refaire le visage de sa jeunesse... Même si quelque aventureuse et fort coûteuse chirurgie esthétique pouvait la doter d'un visage de jeune femme... Qui peut-être "ne lui irait pas" ou "lui collerait mal à la carcasse"...

Soit dit en passant, avoir les cheveux noirs et le visage en peau de poulet trop cuit... Ou le teint rose et les cheveux blancs... Pourvu que l'on "pète le feu, que le robinet coule et que les castagnettes huilent"... Et surtout, que l'âme ne vacille point...

Mais je vois mal cependant madame Bettancourt en maillot même d'une pièce sur une plage de vacanciers "lambda" et encore moins se tortiller le cul dans une discothèque "La Frégate" à La Trinité sur Mer...

Cela dit, un "Yugcib" non plus, ne se tortille pas le cul dans une discothèque "La Frégate" (ou à l'Oyat, la dernière discothèque avant l'Amérique, à Contis Plage)...

Mes p'tites bébêtes encourent de ne jamais pouvoir être "traduicourrues" ou "bestsellerisées" lorsque les petits Chinois seront quatre milliards partout sur Téterre et que le Chinois sera encore bien plus parlé et écrit que l'Anglo-américain aujourd'hui...

D'ailleurs, je suis déjà intraduisible en Anglo-américain... Et parfois même en Français coulant...

La révolution passe-t-elle par des manifs et des grèves d'un jour ?

"On n'a jamais vu un riche voler un pain"... Disait Victor Hugo.

Si la grande délinquance est davantage liée à une crise de société et à une civilisation dévoyée, violente et perverse... La délinquance mineure est quant à elle, davantage le fait de la misère et de la pauvreté.

Et la délinquance mineure, c'est le "petit voleur", celui qui vole à l'étalage ou passe par une fenêtre ouverte pour s'emparer d'un porte-monnaie sur un dessus de buffet, par exemple...

Le "seuil de pauvreté" aujourd'hui en France vient d'être fixé à 910 Euros par mois. Mais plus de trois millions et demi de nos concitoyens sans compter les "sans papiers" ou les "non régularisés" ou même encore les "carrément oubliés des statistiques... Ne perçoivent pas ces 910 Euros par mois.

Certes il reste autant de millions de gens dans notre pays, qui "jouissent" de revenus supérieurs à 1500 Euros et qui eux, achètent et donc "mettant chaque jour cent balles dans le Dada", contribuent à la "bonne marche de la boutique"...

Mais les grandes surfaces commerciales affichent toutes des recettes générales, inférieures d'environ 3% de ce qu'elles affichaient l'année d'avant...

Les boutiquiers, du moins les plus gros d'entre eux, ceux des empires financiers ainsi que les très grands marchands de services et de prestations, dont les actions sont côtées en bourse et produisent des dividendes sans cesse accrus... Ce sont eux les délinquants, les voleurs, les assassins même... Et ce sont eux et eux seuls, qui doivent "rendre gorge".

Mais l'on n'entend dire que ceci, comme le marteau sur l'enclume et actionné par un mécanisme automatique : "Ce sont eux qui font l'emploi et les salaires et créent la richesse" !

Merde! Quelle richesse et pour qui ?

Est-ce une "richesse" d'être toute sa vie durant, écrasé de crédits ; "arrosé" de réserves fictives d'argent sur des comptes qui s'ouvrent comme des robinets ; de sans cesse courir après le dernier équipement technologique à la mode, après une bagnole un peu plus performante, après une baraque que, si on la fait pas tout de suite, elle coûtera d'année en année de plus en plus cher ?

Merde ! La révolution ne passe pas forcément par des manifs de millions de gens, et encore moins en continuant de "mettre cent balles dans le Dada" en "chiant sur les pauvres avec la larme à l'oeil et un petit sou par ci par là dans la casquette"...

mardi, août 31 2010

Les ailes qui veulent aller dans les étoiles

 

     Toutes ces ailes qui te font voler aussi près ou aussi loin de tant de regards dont la plupart n'ont vu de ces ailes qu'un fil de lumière ou qu'une ombre suspendue... Ou ne les ont tout simplement pas vues... Sont innombrables.

Et à tant et tant voler et se multiplier et s'étendre aussi près ou aussi loin de tant et tant de regards, toutes ces ailes ont peut-être fini par voler de tout le vol dont elles ont voulu voler dans le temps de l'éclair de leur passage...

Et il n'en est pas une, pas une seule, de ces ailes, qui ne veuille aller dans les étoiles...

Mais elles sont si nombreuses, ces ailes ; que cela est comme un grand ciel immobile et tout blanc où plus rien ne vole...

samedi, août 28 2010

Les Roms, un sujet qui fâche...

... Selon les sensibilités politiques ou autres, lorsque cela "fâche" ou interpelle... Et cela fâche en général ceux et celles qui, "de droite comme de gauche" pensent que les Roms sont des gens "indésirables" dans la mesure où "partout où ils passent, y'a du chapardage"... Sans compter les "grosses bagnoles", les trafics en tout genre, les bagarres et autres "problèmes" (qui forcément dérangent les "bons citoyens")... Et quand cela ne fâche pas (ou beaucoup moins), alors le "sujet" interpelle et amène les gens à "se poser des questions" (humanitaires ou autres) en fonction de leur culture personnelle, de leur sensibilité, de leurs "valeurs morales" etc.

Je ferai tout d'abord cette réflexion qui, apparemment n'a "rien à voir" avec le sujet... sauf à y bien réfléchir :

Si, enrhumé, tu as les deux mains prises, tu ne lâches pas l'un ou l'autre des objets que tu tiens afin de te saisir d'un mouchoir dans ta poche et de te moucher correctement : tu renifles, et bien sûr, s'il se trouve du monde autour de toi à ce moment là, c'est "assez vilain"... Donc tu renifles, même si tu as une belle âme...

Il y a des gens cependant, qui, même lorsqu'ils ont un mouchoir dans leur poche et n'ont pas les mains occupées... Reniflent quand même.

Cela dit, le fait d'avoir les mains occupées quand on est enrhumé, que l'on ait ou non un mouchoir dans sa poche (ou une "belle âme", ou une "moche âme") ; augmente considérablement le nombre de gens qui reniflent.

Vous me direz : "il y a la manière de renifler... ou de se moucher soit disant correctement"...

J'en viens à présent au "sujet" :

Au Néolithique, il y avait déjà un antagonisme entre les peuples nomades et les peuples sédentaires (qui d'ailleurs n'étaient pas sédentaires depuis bien longtemps à l'époque)... Ce sont en effet deux modes de vie différents que le nomadisme et le sédentarisme... Et aucun de ces deux modes de vie ne peut être défini comme étant "l'idéal" par rapport à l'autre... Chacun de ces deux modes de vie a ses réalités, sa ou ses vérités, sa culture et son destin. Ce qui les rend incomparables mais cependant coexistants dans un même monde, un même espace, et parfois en un même lieu, en une même ville lorsqu'ils se rencontrent (les uns qui repartiront ailleurs et les autres qui demeurent en la ville en "citoyens de toutes sortes")...

Il y a ceux qui ont les mains prises comme dans un étau de misère, de dénuement et de nécéssité dans l'urgence d'une situation difficile ; et il y a ceux dont les mains sont prises comme dans un étau de violence ou de pure cupidité... Et quoiqu'il en soit, avec les mains prises, on "renifle"... Ou autant dire que l'on s'empare de ce dont on a besoin par nécessité ou par cupidité...

Que tu sois de la route le long de laquelle tu roules, ou que tu sois établi en la ville où tu demeures... Il y a toujours cet étau de misère, de dénuement et de nécessité ; ou cet étau de violence et de cupidité. L'un de ces étaux qui prend les mains des hommes et des femmes de ce monde, pourrait être desserré : c'est celui de la misère... L'autre ne peut qu'exister toujours, même dans le "meilleur des mondes possible" : c'est celui de la violence et de la cupidité... Mais si ce dernier devait seul exister, alors les "statistiques qui dérangent" ne seraient plus les mêmes et l'on verrait décroître les "mauvais chiffres"...

Nos très lointains ancêtres dans les origines de l'humanité, étaient tous des sortes de "Roms", et déjà à l'époque, il y avait l'emprise sur les êtres humains, l'emprise le plus souvent brutale et cruelle de la misère, de la peur, de la souffrance et de la nécessité... Déjà aussi à l'époque il y avait l'emprise de la violence et de la cupidité...

Alors, pauvre Rom ou pauvre citoyen à demeure (qui parfois n'a même pas de toit)... ton frère, il a peut-être une"belle âme", ou "il va te faire un enfant dans le dos"... On le sait bien : la misère ne rend pas forcément les gens solidaires !

vendredi, août 27 2010

Conviction intime

J'ai une conviction intime :

Facebook (ou tout autre lieu virtuel -sur le Net- ressemblant à Facebook)... peut se révéler un "âge de pierre" en voie de développement dans le sens que je "pressens"...

J'avais dit (en 2001 déjà) dans un courrier des lecteurs à Sud Ouest Dimanche... Qu'internet au début du 21ème siècle c'était comme l'invention de l'imprimerie à la fin du 15ème siècle...

Mais il y a encore autre chose : au 15ème siècle c'était aussi le début des "grandes découvertes" (par la navigation sur les océans du monde)... Et au début du 21ème siècle, c'est la "planétarisation" de la communication... Ce que les pouvoirs du monde, les gouvernements, les systèmes politiques et économiques, les médias... Ne pourront pas maîtriser et totalement contrôler comme ils le souhaiteraient en dépit de toutes les barrières posées... Tout comme les pouvoirs et les gouvernements du 16ème siècle n'avaient pu vraiment maîtriser et contrôler la pensée écrite dans des livres et diffusée à un plus grand nombre de gens sachant désormais lire... Et cela en dépit de toutes les censures et du sac de certaines officines...

C'est pourquoi je dis et j'affirme que les "grands espaces publics de communication du Net" (avec leurs liens et leurs réseaux) auront le même destin que celui de la découverte de l'imprimerie et de la diffusion de l'écrit...

Humour Yugcibien, le 27 Août 2010 à 7h 35

Hêh/Rîqh/Ou'heur'th !

... Excusez moi j'ai roté puissant et caverneux en trois notes dans une même mesure, trois sons gutturaux issus du boyau de ma gorge...

Sâhr' Kôh-zii !

... Excusez moi encore, j'ai parlé en Psychlo ! ( Psychlo : un monde qui depuis trois cents mille ans domine la galaxie et impose son langage sur toutes les planètes habitées)

Christine Lagarde !

... Après les excuses, un peu de pub : la maison Christine Lagarde Tailleurs et Vestes, propose jusqu'à 50% de rabais sur les vestes impeccables en bleu marine aux larges épaulettes renforcées.

Dominique Trois-Canes !

... En photo sur la première page du Canard Déchaîné, avec sa jolie sous-secrétaire aux Affaires Privées, dans une rue de Brodway.

jeudi, août 26 2010

L'odeur du bouc

     Une face de bouc sans l'odeur du bouc, c'est une face de bouc (ou de boucque) aseptisée... Quoiqu'il y ait bon nombre de face de bouc ou de boucque aseptisées de parfums de synthèse... C'est la raison pour laquelle je me promène sur Facebook occasionnellement sans déodorant et en n'utilisant pas de parfum de synthèse... D'ailleurs (soit dit en passant) j'aime les femmes et les filles sans maquillage... (ou sans rouge à lèvres pétant sur une bouche en anus de pigeon si l'on veut...)

"That is the question"...

A propos de "L'éclair de mon vivant et l'absolu désert de ma mort"...

"Que ferais-je dans l'absolu désert de ma mort, de mes quelque vingt mille lieues d'écriture ? Je n'en ferai rien, cela est certain... Et qu'en fis-je dans l'éclair de mon vivant ?"

A dire vrai je m'étais déjà posé la question... Mais peut-être pas jusqu'à ces années présentes, avec autant d'acuité...

Toujours est-il que je n'ai pas de réponse... Seulement mon écriture, telle qu'elle me vient, comme une sorte de respiration (et la respiration est indispensable et inhérente à la vie)...

Mais je ne peux écrire ni comme un auteur de romans ni peut-être même comme un écrivain (écrivain au sens de ce que l'on entend par "écrivain")... Mon oeuvre est impubliable : trop dispersée, trop fragmentaire, et en même temps d'une gravité, d'une densité et d'une prolixité dans un même univers immuable et intemporel...

A la fin de ma vie serais-je peut-être parvenu à exprimer tout ce que je voulais dire...

Avant le Net, avant les blogs, avant les forums ; j'écrivais dans des carnets ou avec une machine à écrire : ce n'étaient là, pas même des "bouteilles à la mer" puisqu'il n'y avait pas d'océans, pas de mers, pas de lacs, pas de rivières pour transporter mes mots... Il n'y avait que l'Insaisissable".

Et puis il y eut le Net...

Je n'aurais sans doute pas cessé d'écrire, sans le Net...

mercredi, août 25 2010

L'espoir a des nuées ardentes mais il s'épuise

     D'un côté si tu fais, si tu dis, si tu te manifestes, si tu vas, si tu t'élances... une fois, deux fois, trois fois... cela ne vient pas... à moins que tu sois comme un billet de banque au bord d'un trottoir...

D'un autre côté si tu ne fais pas, si tu ne dis pas, si tu ne te manifestes pas, si tu ne vas pas, si tu ne t'élances pas... jamais, jamais... à coup sûr alors, cela vient encore moins... sauf si l'on tombe sur toi comme sur un billet de banque au bord d'un trottoir...

D'un côté il te vient l'espérance et avec l'espérance, jusqu'à des nuées ardentes... mais l'espérance s'épuise comme une vie qui fuit au bout d'une vieillesse...

D'un autre côté, de ce côté où tu ne fais jamais, vient la quasi certitude que rien ne se manifestera... et l'habitude de ne pas faire, de laisser couler les jours jusqu'au bout de la vieillesse...

Dans une réunion d'amis et de connaissances ou dans une réunion de personnes qui ne se connaissent pas ou très peu... Il y a parfois - à dire vrai assez souvent- entre deux ou plusieurs personnes de cette réunion, une absence ou une indifférence qui se manifeste...

Dans une réunion familiale (je pense lors d'un mariage ou d'un de ces "grands anniversaires")... L'absence ou l'indifférence qui peut exister entre deux ou plusieurs personnes... Se révèle peut-être plus perceptible, plus "pesante"... Il y a en effet ces gens qui ne s'étaient encore jamais vus de leur vie, ou qui s'étaient une fois vus voici dix ou vingt ans ; et ce garçon ou cette fille de la toute dernière génération... qui jamais, ne communiquent avec celui ou celle dont il a vaguement entendu parler (lequel ou laquelle d'ailleurs, de son côté, n'a pas précisément chercher à se manifester)... "L'on ne sait pas ce qu'il ou elle fait dans la vie, et à dire vrai, l'on y est indifférent puisque cela ne participe pas, ni de près ni de loin, à notre vie"...

Bien sûr il y a -ou il y a eu - ce que l'un ou l'autre a eu l'initiative de faire pour que le lien s'établisse... Une fois, deux fois, trois fois déjà par le passé... Mais non, le lien ne s'est pas pour autant établi...

Il y a aussi (parfois) ces "nuées" comme "chargées d'une électricité", tout à fait occasionnelles et fugitives, sans avenir... qui semblent, le temps d'une fête ou d'une saison, ou par le fait d'une lettre, d'un événement particulier, d'une situation, d'une émotion ou à l'évocation d'un souvenir commun... relier les êtres entre eux...

... En écrivant cela, tout ce que je viens de dire, je pense à ce livre d'Alice Ferney que j'ai lu dernièrement : "Les Autres"...

... Ah ces "Autres"!... Ils peuvent être (et pour moi ils le sont - et je le déclare - )... ce qui "remplacerait Dieu"... Mais un "vrai Dieu" en quelque sorte : un Dieu sans aucune espèce de complaisance civilisée et obséquieuse, un Dieu qui dit s'il aime ou n'aime pas et pourquoi, un Dieu qui se manifeste, un Dieu qui "t'existe", un Dieu "sans aucun ennemour ni troudebaleries aux humeurs du jour"...

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