Le Blog du Merdier

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mercredi, mars 10 2010

Les générations entre deux mondes

Entre “Pétété” et Remington d'une part ; et “i-phone” et les ordinateurs d'autre part...

     Du temps où la Poste s'appelait Pétété, du temps où l'on câblait de Panama à son banquier en Europe, du temps où les écrivains tapaient leurs romans sur des Remington, du temps des routes bombées bordées de platanes, du temps où l'on payait le pompiste et l'on réglait sa note d'hôtel avec des billets de banque, du temps des routes nationales et des carrefours en croix ou en patte d'oie, du temps où l'on s'embarquait au Havre ou à Cherbourg pour se rendre en Amérique... Le monde était coupé en deux : les pays de l'Est d'un côté, à économie socialiste et collectiviste, avec le grand géant soviétique ; et les pays de l'Ouest de l'autre côté, avec les Etats Unis d'Amérique, super puissance industrielle et technologique...

Mais si le monde était coupé en deux, il était aussi dans une autre partie “encore en jaune clair, en bleu ou en violet ou en vert ou en blanc et aux frontières en pointillé”, une mosaïque de territoires purement géographiques et ethniques généralement occupés, colonisés et exploités par les pays de civilisation Européenne et judéochrétienne...

Ce temps là, celui de la Poste “Pétété” et des “Remington” et des deux blocs de l'Est et de l'Ouest ; prit fin à la chute du mur de Berlin... L'on peut dire (c'est ce que je dis) que la date du 9 novembre 1989 est comme le premier janvier d'un “an Zéro”, date à partir de laquelle le monde commence à être différent : le monde de l'Est et le monde de l'Ouest désormais se fondent en un seul et même monde économique et social ; la mosaïque de territoires “en jaune clair, en bleu ou en violet ou en vert ou en blanc et aux frontières en pointillé”, déjà devenue une constellation de pays nouveaux avant la fin du “monde d'avant”... se structure peu à peu en vastes ensembles ou espaces économiques et politiques...

Ce temps là, celui d'avant la chute du mur de Berlin ; avait été précédé par celui de la Poste à cheval, des diligences et des bateaux à voile... Lui-même précédé encore, ce temps là, par d'autres temps...

Mais l'on peut dire – pour simplifier – que tous les temps situés avant les années 90 du 20 ème siècle, sont “L'Ancien Monde”...

Il y avait eu au 15 ème siècle déja, une “révolution technologique” quasi universelle du moins dans le monde d'alors, celui de la civilisation des peuples d'Europe : l'invention de l'imprimerie...

L'on peut dire de nos jours (fin 20 ème – début 21 ème siècles) qu'une autre “révolution technologique” d'ampleur universelle voit le jour et se développe rapidement : celle du téléphone mobile, d'internet, de l'informatique et du numérique...

Il y a une singularité, une dimension nouvelle dans l'émotion, dans la pensée, dans la réflexion et dans la relation humaine... et quelque chose de tout à fait unique, exceptionnel... À être de ces générations “d'entre deux mondes”... Pour celui ou celle d'entre nous, de ces générations, qui en ressent au plus profond de lui-même la portée, les effets et les bouleversements dans sa vie personnelle et tout autour dans le monde... Ces générations dont les toutes premières sont celles des gens nés entre 1930 et 1940 environ , et dont les suivantes sont celles des gens nés entre 1950 et 1980...

Car ce sont là des générations qui auront connu dans une partie de leur vie plus ou moins longue, dans leur enfance pour les dernières, “l'Ancien Monde”... Et auront donc été “imprégnées” de la culture du 20 ème siècle tout en se trouvant confrontées selon leur diverses sensibilités, aspirations et rêves, à la culture émergente du “Monde Nouveau”...

Les générations qui viennent, celles des nés aux alentours de l'an 2000, puis celles qui suivront, n'auront donc rien vécu par elles-mêmes de ce qui fut “l'Ancien Monde”... dont elles n'auront connaissance que par les documents (imprimés ou numérisés) , les images et videos et films, les livres, ou encore par la parole, par le récit des anciens (de plus en plus vieillissants)...

Avant les années 90 du 20 ème siècle, il y avait toujours eu comme une “continuité” : les époques se succédaient sans qu'il ne vienne jamais quelque rupture brutale ou quelque transformation radicale dans l'ordre économique, traditionnel et social, ou même familial... Les différences d'une époque à l'autre, n'étaient perceptibles que graduellement et selon des modes de vie évoluant avec les progrès de la science, de la médecine, des découvertes de nouveaux pays ou espaces géographiques, et de la technologie, des moyens de locomotion et de transport... Il y avait seulement eu à partir du 19ème siècle, une accélération dans la continuité, une continuité qui demeurait quoiqu'il arrive, la caractéristique essentielle de “l'Ancien Monde”....

Nos générations actuelles, celles des gens nés à partir de 1930/1950 et jusque vers 1980, sont les témoins directs et vivants de cette rupture – ou de cette “fracture” même – à partir de laquelle se disperse en fragments épars cette ligne de “continuité” : l'on sent bien qu'il n'y a plus de continuité, mais deux “lignes” nettement séparées, profondément différentes dans leur tracé...

L'on pourrait voir aussi, comme deux mondes, deux “Terres” qui seraient entées en collision, se seraient imbriquées l'une dans l'autre. Du bord de la Terre qui surplombe l'autre Terre, le promeneur (ou voyageur) aperçoit devant lui depuis tout en bas de la fracture, un immense paysage qui à première vue, ressemble au paysage se déroulant derrière lui du côté de la Terre qui surplombe... Mais un vertige, peut-être une sorte d'angoisse, et en même temps, comme une nostalgie, s'emparent du promeneur... qui plus jamais, ne pourra désormais poser son pied sur le sol “d'en bas”... Car il n'existe pas de “chariot volant” pour se rendre sur la “Terre d'en dessous”... Il n'y a plus que la vue dans l'immédiat, depuis le bord en haut de la fracture, et il ne restera que le souvenir, ensuite, de cette vue... puisqu'il faudra bien suivre l'une ou l'autre de ces routes de la Terre qui surplombe...

Ainsi est l'homme ou la femme, quelle que soit sa condition, né autour de 1930 ou jusque vers 1980, tel ce promeneur ou voyageur soudainement “décalé” d'une “Terre” à l'autre...

Les artistes, les écrivains, les penseurs et les poètes des générations actuelles ont sans doute en tant que témoins, observateurs et créateurs d'oeuvres littéraires ou autres, une grande responsabilité dans la mesure où ils doivent désormais transmettre alors que le fil de la continuité est rompu, et que se posera sans doute la question d'une forme nouvelle de continuité jusque là inconnue et encore inconcevable... ( serait-ce un espace aux dimensions non perceptibles, aux repères mouvants , un espace dans lequel le temps -passé, présent, futur – n'aurait plus de sens ? )...

Je pense aussi à ces très grands écrivains et auteurs du 20ème siècle, nés après 1910 et décédés avant 1990, dont certains d'entre eux seraient aujourd'hui très âgés s'ils avaient vécu : quel aurait été leur regard, comment aurait évolué leur pensée, et comment auraient-ils intégré dans leur vie, la fin de leur vie, ces nouvelles technologies de la communication, du téléphone mobile, du numérique, de l'informatique et de l'internet?

D'autres très grands écrivains ou romanciers nés à la fin du 19ème siècle, du fait qu'ils auraient passé cent ans en 1990 ou 2000 et sont donc forcément morts avant, “ratèrent” de peu si l'on peut dire le “Nouveau Monde”. Mais qu'avaient-ils imaginé, pensé, de ce que pouvait devenir le monde, par exemple dans un moment de solitude, lors d'une promenade en forêt, ou avant de s'endormir le soir ou en se réveillant le matin?

samedi, mars 6 2010

Le baptême inepte d'un bébé en 1948

     Mon grand père maternel était en 1948 receveur des Postes à Linxe dans les Landes, village où je suis né...

Mes grands parents qui n'allaient jamais à la messe, et ne pénétraient dans une église que pour les enterrements et les mariages, me firent baptiser parcequ'à l'époque dans les campagnes il était “inconcevable” de ne pas baptiser un bébé. C'était la tradition, y compris pour des gens qui ne mettaient que rarement les pieds à l'église et donc uniquement lors des baptêmes, des mariages et des enterrements... et de la “sacrosainte” communion solennelle de leurs enfants...

Je remercie mes parents de ne pas m'avoir imposé le cathéchisme et la communion, ni fait en sorte que je subisse d'une manière ou d'une autre quelque enseignement religieux que ce soit...

Je me suis marié civilement, mon fils n'est pas baptisé, et à ma mort, il n'y aura pas de cérémonie religieuse.

Je déclare par écrit – et comme gravé sur la pierre face au ciel- que mon baptême est inepte et sans fondement, et je refuse d'être identifié dans quelque statistisque ou base de données que ce soit, comme Chrétien.

La religion, toutes les religions, la sorcellerie, la magie, l'horoscope, les sciences dites ésotériques, avec leurs cultes, leurs pratiques, la présence et le rayonnement qu'elles ont dans la vie sociale des gens partout dans le monde... Tout cela est étranger, totalement étranger à mon entendement, à ma sensibilité, à ma vie... Et ne peut donc jamais m'influencer, ni prendre la moindre place dans ma vie.

Je demande à être radié du registre paroissial, et je ne reconnais mon existence que par l'état civil.

Je pense (parce que j'ai vu cela au journal télévisé) à ces gens qui sont morts à L'Aiguillon sur Mer en Vendée lors de la dernière tempête... Il y avait (parce que cela se fait toujours dans ces circonstances là) une “chapelle ardente” avec cérémonie religieuse (et donc forcément, enterrement religieux)... A-t-on envisagé qu'il pût exister parmi ces victimes de la tempête, des personnes qui soient comme moi c'est à dire “athées” ? Soit dit en passant je n'aime pas le terme “athée” car “être ou se déclarer athée” à mon sens, peut être assimilé à une “forme de religion”... Nous vivons d'ailleurs dans un monde où l'on a trop souvent tendance à se réclamer ou à s'identifier “de ceci ou de cela”, et par là même s'engouffre ce que j'appelle “l'ennemour”...

Si je meurs dans une catastrophe naturelle avec dix, cent, mille ou cent mille personnes... ou dans un accident dans lequel il y a un certain nombre de victimes, je ne veux pas en ce qui me concerne, être dans un cercueil exposé dans une église lors d'une chapelle ardente ou cérémonie religieuse (les autres oui si c'est la tradition, mais pas moi)... De même si mon corps n'est pas retrouvé et si je fais partie des disparus (et donc sans sépulture possible) je ne veux pas être “inclu” dans quelque cérémonie religieuse que ce soit...

vendredi, mars 5 2010

Un visage surgi d'un bouillonnement de souvenirs

     Ils sont du même pays, de la même région, de la même ville... mais sans doute pas du même quartier...

Ils étaient l'un à côté de l'autre dans un camping, en vacances sur la côte Vendéenne... Ils s'étaient échangé des livres, et durant les quinze jours qu'ils passèrent l'un à côté de l'autre, avec d'autres vacanciers amis occasionnels et de passage, un soir ils se réunirent et organisèrent un barbecue. Ils prirent ce soir là, des photos et rirent et conversèrent jusque tard dans la nuit... Ils firent même, ensemble, un jour de pluie, une excursion pédestre par des chemins côtiers, et un autre jour ils déambulèrent entre les étals d'un marché local...

Dix ans plus tard ils se rencontrèrent tout à fait par hasard dans la galerie marchande d'une grande surface commerciale d'une ville située dans une région proche de la leur...

L'un reconnut l'autre mais l'autre ne réagit point...

Dix ans c'est un gouffre !

En dix ans l'on oublie – du moins pour l'un – ce qui a pu pour un temps, le temps d'une rencontre, relier des êtres entre eux...

Ainsi les rêves prennent-ils feu, puis emportés par le temps deviennent ils d'autres rêves qui ont éteint ceux d'autrefois...

Ainsi s'établissent des liens entre des personnes qui, un temps, vécurent ensemble, et ces liens perdurèrent-ils une saison, puis une autre saison... Et ainsi dans cet espace qui est celui du temps, de ce temps qui passe et que l'on compte en mois et en années, les liens disparaissent-ils, et parfois cependant il demeure de ces liens, comme une trace à peine visible de pas sur la poussière d'un chemin...

Tout ce qui exista entre l'un et l'autre, en vacances d'été dans ce camping sur la côte Vendéenne, ne fut pas anodin... Et cette brève rencontre dix ans plus tard dans la galerie marchande d'une grande surface commerciale, est, en rapport de ce qui jadis fut, totalement surréaliste... dramatiquement surréaliste...

Et que dire, que penser, que faire alors... ou ne pas faire ?

L'un était devenu pour l'autre un étranger...

Un visage surgi d'un bouillonnement de souvenirs, un visage tout à fait par hasard entrevu et dont le regard s'il eût été perçu – et sans doute l'a-t-il été – aurait été ressenti comme une intrusion dans une vie présente...

jeudi, mars 4 2010

Les Fofacteurs

     1er Mars 2010, la Poste dans les grandes villes voit apparaître quelques uns de ses concurrents distributeurs de courrier d'entreprises et de banques...

     1er Janvier 2011, la Poste s'ouvrira entièrement au marché du traitement et de la distribution du courrier, perdant le monopole qu'elle détenait sur les plis de moins de 50 grammes...

Tout d'abord dans les grandes villes et cela depuis plus d'un an déjà, l'on voit circuler les “Fofacteurs”, humanoïdes robotisés revêtus de combinaisons renforcées en simili-cuir et vinyle, couturées de bandes argentées, arborant sur leur poitrine ou dans leur dos, les sigles de leur guilde en grosses lettres blanches en forme de flamme ; sillonnant les rues en pilotant des scooters “vaisseau-spatiohiques”, n'ôtant pas même de leur tête leur casque intégral de cosmonaute de messageries planétaires en distribuant le courrier dans les vestibules guérites sécurisés des entrées d'immeubles...

Ils sont, ces “fofacteurs”, en noir ou en bleu nuit, parfois en orange pétant... Et c'est déjà ce que l'on voit dans les grandes villes car ces “fofacteurs” ne véhiculent plus seulement le courrier des banques et des entreprises mais aussi le courrier des particuliers...

“Moins cher” paraît-il ! Mais surtout totalement déshumanisé et formaté selon des règles entièrement élaborées dans des salles d'ordinateurs par des gestionnaires et des techniciens BAC plus 5 en Informatique et Développement Commercial et Etudes de Marché... Les bureaux administratifs changent d'adresse tous les six mois et les différents sièges directeurs de sociétés anonymes de messageries ainsi que leurs filiales vont et viennent d'une capitale Européenne ou Américaine à l'autre et tout ou partie est acheté, revendu ou cédé ou échangé par des Actionnaires de Fonds d'Investissements ou par des groupes bancaires... (mais là en ce qui concerne la Poste Française et ses concurrents Anglais ou Allemands, je crois que j'anticipe un peu!...)

... Pourquoi ne pas imaginer et concevoir un nouveau jeu de stratégie entre internautes “accros et scotchés” durant des heures, un jeu mettant en scène des “fofacteurs” se flinguant et se crevant les pneus de leurs scooters, avec des “Pététètes” qui capotent, des tonnes de sacs de courrier en souffrance dans des avions cargo immobilisés par les grèves illimitées des “personnaux naviguants”, ou même de véritables opérations de guerre avec des commandos d'anti “fo et fofofacteurs” assistés de polices privées, de détectives et de mercenaires ?

... J'imagine en l'an 2071 dans les pages d'un illustré pour enfants et jeunes adolescents, une sorte de “Pim/Pam/Poum” relooké”, une histoire de facteur à vélo du temps où la Poste s'appelait “Pétété” : un malandrin, Adolphon a mis des punaises dans la tarte que va offrir Tante Poume à Pete Etex le nouveau jeune facteur remplaçant...

lundi, mars 1 2010

Une chrysalide ou un souffle

     Ce sont ces situations auxquelles nous sommes tous chacun de nous, un jour confrontés :

l'extrême souffrance ou la disparition d'un être cher, d'une personne que l'on a connue et aimée, ou même encore notre propre souffrance à l'approche de la mort...

Il y a aussi toutes ces catastrophes naturelles, ces maladies et ces accidents, ces faits de guerre ou de violences lorsque souffrent et meurent tant de personnes...

Il m'est arrivé parfois dans mes écrits, de « ne pas faire dans la dentelle »...

Mais je ressens au fond de moi la vanité de toute réflexion philosophique, de toute forme de poésie et de littérature que ce soit, confronté directement ou témoin dans l'événement... dans ces situations là...

Alors les mots n'ont plus de sens lorsqu'en l'occurrence ils sont alignés pour « dire quelque chose »...

Les jugements n'ont plus de sens, ceux-là même qui étaient justifiés tout comme ceux que nous nous étions fait des événements et des personnes en particulier...

Il ne reste dans le moment, de l'oeuvre de toute une vie, qu'une chrysalide...

Il ne reste de ce qui fut un drame, un vide affectif, un silence, une violence au quotidien, une indifférence, un ressentiment, lorsque ce ce fut le cas pour chacun de nous et ayant souffert de tout cela... Qu'un souffle qui a cessé d'être une haleine ou une sorte de « parole respiration »... et qui emporte nos rêves et nos pensées...

Oui, c'est là ce que je ressens, dans ces situations auxquelles nous sommes confrontés...

C'est là ce que je ressens dans le moment... Mais pour combien de temps avant de ne pas, de nouveau, « faire dans la dentelle » ou « faire des confettis »... pour peu qu'il me soit encore prêté vie ?

 

Un tremblement de terre de forte magnitude en Haïti, un autre encore plus fort au Chili...

Une catastrophe ferroviaire à Bruxelles et un immeuble qui explose à Liège, en Belgique...

Une digue qui se rompt et l'océan Atlantique qui entre dans les terres, engloutissant tout un lotissement d'une ville de la côte Vendéenne en France, et noyant à 4 heures du matin plusieurs dizaines de personnes dans leurs maisons...

Et tout cela dans les deux premiers mois de l'année 2010... Cela fait beaucoup !

En 1755 après le tremblement de terre de Lisbonne, Voltaire, écrivain et philosophe exprima sa pensée dans la portée universelle qu'eût ce tragique événement à tavers tous les pays d'Europe...

L'on peut se demander si l'écriture, si la pensée, si la poésie, si la littérature... peuvent “sauver du désespoir”... Lorsque les forces gigantesques de la nature, lorsque la violence et la brutalité des hommes, lorsque l'histoire, la géographie et les évènements déferlent sur les rivages si fragiles et si exposés, de l'humanité...

samedi, février 27 2010

Il ne facedeboucquera point...

... Cette année, au Salon de l'Agriculture à la Porte de Versailles... Nicolas Sarkozy en gros plan à la Télé (journal de 20h)  tapotant sur la tête une plantureuse et meuglante vache laitière ! (A noter que "Bertrande" avait été au préalable en 2008 ou 2009, soigneusement brossée et lavée de toute trace de caca... et qu'on lui avait peut-être mis un bouchon en liège de bouteille thermos dans le trou du cul pour pas qu'elle pète)...
"Meu-heu-heu..."! ... en face de notre "plus célèbre" facedeboucquéen"!
... No-no-non!... Pas cette année..
... Tiens/tiens ça me rappelle au début des années soixante, les "tours de France" du Général De Gaulle dans les salons de l'agriculture ou dans les foires régionales... et (mais je n'étais pas né)... les "tours de France" (dans l'Etat Français) du Maréchal Pétain (qui faisait la bise aux mômes et aux veuves et aux cheftaines des jeunesses chrétiennes dans les villages de nos provinces)...
... Mais on n'en est plus là, loin s'en faut... tant la vie politique, sociale, économique (et "orchestrée" par nos plus célèbres Facedeboucquéens)... part en déliquescence, en "cacas nerveux", en ignominies de toutes sortes, en Huhèmepéties et Socialofourberies toutes aussi crado les unes que les autres!
La photo de Marine le Pen au fond du verre de Pastis ou de Muscat ou de Sauternes ?
Olivier Besancenot en carton à la place de Marc Lévy en face des librairies?
C'est dramatique, c'est insensé... Mais ça me fait rire... et ça me ferait pleurer si d'un tel fiasco émergeaient de nouveaux Mythes, de nouveaux credos et de nouvelles utopies et modes et visions du monde auxquelles il faudrait tous se rallier !

jeudi, février 25 2010

Dans dix mille ans...

     J'ai imaginé l'être humain dans dix mille ans...

Voici ce qu'écrit, en l'an – non pas de grâce puisqu'il n'y a plus de religions- 12997, un exilé sur le satellite Ramsès IV où vivent les Interdits (les exclus, les renégats, les révoltés, les réprouvés de la Terre et des Mondes Artificiels) :

   « En ce temps là (il y a plus de dix mille ans) étaient les Riches et les Pauvres... Ou ce qui revenait au même, les Privilégiés et les Subissants... Les gens vieillissaient (ils appelaient cela le vieillissement)... Lorsque les gens parvenaient à un âge d'environ soixante années après leur naissance, leur apparence se dégradait et ils devenaient selon la terminologie de l'époque, des vieillards... L'on voyait d'ailleurs de plus en plus de ces « vieillards », souvent âgés de plus de cent ans...

Depuis environ un millier d'années sur la Terre et sur les Mondes Artificiels, l'humanité est divisée en deux castes : les Immortels et les Mortels...

« Riche » ou « pauvre » n'a aucun sens de nos jours... Toute la différence de nos jours tient en l'existence des deux castes... Mais où se situe exactement la différence entre les Immortels et les Mortels ? Car les Immortels meurent tout de même puisque l'altération des tissus cellulaires après s'être considérablement ralentie vers l'âge de soixante années après la naissance, reprend subitement un jour, de telle sorte que l' Immortel s'effondre alors sur lui même en quelques minutes, devenant un cadavre... Il en est de même pour les Mortels !

En vérité la différence est dans la durée : les Mortels pour la plupart d'entre eux, s'effondrent sur eux-mêmes dès qu'ils approchent ou dépassent l'âge de cent ans après leur naissance... Alors que les Immortels (qui font et sont la Loi du Monde) passent les siècles et les millénaires... Ainsi, certains de nos actuels Immortels ne savent pas s'ils disparaîtront par exemple, en 14337 ou en 17522...

Pour accéder à la caste des Immortels, les postulants, au préalable sélectionnés par des Juges réunis en concile, étaient autorisés à subir une intervention biochimique modifiant leur code génétique. À la suite de cette intervention et selon ce qui avait été décidé par les Juges, les Immortels alors, dépassaient l'âge de cent ans et leur disparition (qui n'était cependant pas programmée) pouvait intervenir aussi bien cent ou deux cents ans plus tard, que mille ou deux mille ans plus tard...

La différence est aussi dans la répartition entre les Mortels et les Immortels : les Mortels constituent environ 90 pour cent de l'ensemble de l'humanité...

Lorsque les Bioscientifiques, il y a de cela plusieurs milliers d'années avaient élaboré, puis généralisé le « Processus » (et donc mis fin au « vieillissement ») l'on ne parlait pas encore de « castes »... Il y avait bien sûr, les Mortels et les Immortels mais du fait de la sélection considérée “juste et normale”, d'assez nombreux Mortels et Immortels disparaissaient en définitive dans un espace de temps aussi grand que celui de plusieurs générations d'anciens mortels d'avant la mise au point du “processus”... Ainsi des Immortels “mouraient” à l'âge de 190 ans, et des Mortels “vivaient” jusqu'à 215 ans, par exemple...

La notion de « caste » n'est intervenue que peu à peu, insensiblement... Jusqu'au moment où l'on s'aperçut que certains scientifiques, écrivains, poètes, artistes, philosophes, hommes politiques d'envergure, intellectuels, chercheurs et savants, médecins de renom, ingénieurs et découvreurs... vivaient bien plus longtemps que les autres humains plus « ordinaires »... Alors on définit nettement la caste des Immortels et la caste des Mortels... De telle sorte que la sélection fut plus “sévère”, que les Immortels “moururent” en général beaucoup plus tard, et que les Mortels n'eurent plus guère de chances de “vivre” au delà de cent ans...

Il y eut ensuite au fil des siècles, à dire vrai en 2 ou 3 siècles seulement, une évolution des valeurs, des modes, des besoins, des aspirations et des projets... Une évolution « déliquescente » et même « vertigineuse » (dans le même genre que le déclin de l'empire romain)...

De nouveaux Immortels apparurent... qui auparavant seraient demeurés de simples Mortels... Des êtres veules, sans consistance, brutaux, jouisseurs, dominateurs mais sans aucune envergure d'esprit ou de coeur...

Et des Mortels par contre, qui auraient du faire partie de la caste des Immortels, telle qu'était à l'origine la caste des Immortels... atteignaient à peine l'âge de cent ans, s'effondrant soudainement sur eux-mêmes... et dont les oeuvres ne furent jamais connues car c'étaient les Nouveaux Immortels, désormais les Maîtres du Monde...

... J'étais devenu en 12997, un Mortel jugé « trop dangereux » parce que susceptible de détrôner par la puissance de mon oeuvre, tous ces Immortels inconsistants ou prédateurs faisant et étant la Loi du Monde... L'on m'accusa d'entraîner les autres Mortels à renverser les Immortels et à faire devenir les Mortels, des Immortels répartis en une seule caste selon leurs différentes dispositions et talents tous aussi nécessaires et utiles ; un grand procès eut lieu et je fus condamné à finir mes jours sur le satellite Ramsès IV...

Mais parmi les Immortels, il en est qui sont mes amis et oeuvrent contre les autres Immortels...

Je pense à ces anciennes civilisations humaines d'il y a plus de dix mille ans, à certains peuples dont les chefs disaient qu'ils étaient des sorciers et se mettaient des plumes de grands oiseaux autour de leur cul et de leur tête...

N'importe quel romancier de Science Fiction pourrait faire sur ce sujet, un livre de trois cent pages !

Pour ma part je traite un tel sujet en une seule page, sous la forme que je viens de présenter...

Les détails, le scénario, un plus long récit avec des personnages, des dialogues, des épisodes ou des chapitres, un fil conducteur avec une trame, une intrigue, un déroulement, un suspense, une conclusion ou un dénouement... Oui tout cela, on peut se l'imaginer, se le construire à sa manière, se le représenter et s'en faire une “matière à penser”!

Laissons donc les romanciers faire leur travail, d'autant plus qu'ils sont assez nombreux sur le marché du roman...

Par contre, un écrivain “non romancier” qui se hasarderait en se lançant dans un récit de trois cent pages sur un thème de fiction quel qu'il soit... se perdrait dans un fil qui cesserait au bout de dix pages d'être “conducteur”, son histoire “éclaterait” et il finirait par raconter d'autres histoires...

Mais c'est vrai : beaucoup d'écrivains (la majorité à coup sûr) veulent être des romanciers!

Et c'est la raison pour laquelle il y a tant et tant de “bons livres de bons auteurs” qui sont comme de “beaux meubles de bons ébénistes”... Et de “livres passables ou médiocres d'auteurs ordinaires” qui sont comme des “meubles de contrefaçon d'un fabricant en série”...

Le coup de sang du petit écrivain du coin

     Ne vaut-il pas mieux être totalement inconnu, que mal connu ou méconnu ?

Là où tu es inconnu, tous les espoirs sont permis... Là où tu es mal connu ou méconnu, c'est l'idée que l'on se fait de toi, qui te “plombe” à jamais...

C'est sans doute la raison pour laquelle, Lucien Souperosse, un petit écrivain du coin, de Saint Julien les Mésanges en Pays de Connes, fait bien plus attention à son comportement là où personne ne le connait, loin de son pays lorsqu'il court les routes...

À Saint Julien les Mésanges cependant, ce n'est point écrit sur son front “ Lucien Souperosse”... Et lorsqu'il gare son vélo près de l'Intermarché, ôte ses pinces “serre-pantalon” et retire son sac de son dos avant d'entrer dans le magazin... Peu de gens le reconnaissent et personne ne se souvient qu'il y a huit ans il est “passé à la Télé” (régionale)... En fait, peu le reconnaissent mais beaucoup, à dire vrai, ont “plus ou moins entendu parler de lui”... C'est un “obscur”... “il fait rien comme les autres”...

Pourquoi, à Saint Julien les Mésanges, “prendrait-il des gants”, Lucien Souperosse, confronté à la brutalité et à l'agressivité des gens, en particulier lorsqu'il traverse un passage pour piétons afin de se rendre à la boulangerie du quartier des écoles, là où il demeure... et où on le “connaît sans le connaître”... et qu'un automobiliste apparemment pressé et indélicat lui refuse le passage?

Mal connu ou méconnu – et donc selon ses dires- “plombé pour plombé, autant rentrer dans le lard des gens”...

Alors, tentant de “forcer le passage” au risque de se faire “accrocher”, et l'automobiliste ne cédant point (quel imbécile, quel crétin, quel malotru !)... Lucien brandit le poing, un poing rageur, un poing serré et bien provoquant, bien ostentatoire...

La boulangère a vu... Mais bon... elle tient commerce !

Trois vieilles dames, un jeune monsieur avec son petit garçon, sur le trottoir d'en face, ont vu... Et alors?

Demain, si un autre automobiliste ne s'arrête pas, il aura le même comportement, le Lucien !

Mal connu ou méconnu, tu n'as rien à perdre... puisque tu n'as rien gagné... Alors que ce soit un automobiliste crétin et indélicat qui refuse un passage au piéton que tu es... Ou quelque clampin “de mes deux” qui te traite d'obscur et te rit au nez dans sa tête... Ou encore tous ces gens que tu rencontres, qui te “connaissent sans te connaître” et jamais ne te posent la moindre question sur ce qui occupe ta vie et ton temps... Pourquoi “prendrait-on des gants” avec ces gens là ?

Combien faudra-t-il “d'années-lumière” de littérature, de poésie et d'écriture – et de propos – “ne faisant point dans la dentelle”... Pour “botter au cul” - et pour tout dire - “assassiner” toute cette brutalité, toute cette indifférence, toute cette vulgarité, toute cette médiocrité ambiantes ?... Qui sont plus pénibles à supporter là où l'on vit, que là où l'on ne vit pas !

mercredi, février 24 2010

Les écrivains "immortalisent" en bien ou en mal

     Lorsqu'un écrivain déja bien connu et lu de son vivant – et qui vraisemblablement sera encore plus connu et lu après sa mort - “enterre” (même très littérairement) dans ses écrits, une ou des personnes en particulier (pour des raisons qui lui paraissent justes et fondées)... Alors c'est pour cette personne là, ou ces personnes là, comme une “immortelle condamnation à mort”...

C'est pourquoi les écrivains déja connus et lus de leur vivant, à un certain moment de leur vie et pour autant qu'il leur vienne un regard qu'auparavant ils n'avaient pas... Devraient peut-être envisager comme un “droit de grâce” qu'ils exerceraient en modifiant leurs écrits au sujet de cette ou de ces personnes là... ou même en retirant de leurs écrits ces lignes qui identifient ces personnes et les accusent... Commuant ainsi une “condamnation à mort immortalisée” en “indifférence et oubli” à perpétuité”...

Bien entendu si un regard “différent” ne vient pas (et ne saurait venir -et pour cause-) alors ce qui est écrit le demeure à jamais... et “l'immortelle condamnation à mort” devient effective...

Les écrivains “immortalisent” parfois dans leurs écrits sous forme de mémoires ou de récits ou d'anecdotes, des personnages qu'ils ont connu ou fréquentés, qu'ils ont aimés ou détestés... Mais ils devraient “immortaliser” de la même manière que les artistes peintres “immortalisent” des visages... Ou à la rigueur, “immortaliser” comme le feraient de très bons caricaturistes...

Cependant, il y a dans une “immortelle condamnation à mort”... de l'immortel tout de même!

Alors que dans une “ indifférence ou un oubli à perpétuité” il n' y a pas d'accession à l'immortalité.

À noter que la même personne “enterrée” (d'une manière très littéraire “ne faisant pas dans la dentelle”)... peut être “immortalisée” par un autre écrivain qui lui, n'a pas du tout le même regard ni le même vécu, en ce qui concerne cette personne... Ou qu'une “accession à l'immortalité” relève par les mots de l'autre écrivain, cette personne, de “l'indifférence ou de l'oubli à perpétuité”...

lundi, février 22 2010

Les mots apparaitront calligraphiés sans crêtes grumeleuses

      Troussalet Hectorion... Celui qui avait écrit « Les Sentiers de l'Espoir » et envoyé son manuscrit par la poste aux éditions du Canard Laqué... Il « reprend du service », le Troussalet Hectorion. Et le voici de nouveau, quelques années plus tard... Toujours aussi « plombé » qu'au temps des Sentiers de l'Espoir »... Par cette interwiew de deux journalistes régionaux lors d'un salon du livre à Cabeau Plage... Tout le pays avait lu le dimanche suivant, l'article rédigé par l'un des deux journalistes... Oh cela n'avait point été un article « incendiaire »... Mais l'idée que l'on se fit alors de l'auteur de ce livre, n'incita jamais les organisateurs de festivals locaux ni les associations culturelles du pays, à inviter Troussalet Hectorion dans leurs spectacles ou dans leurs manifestations publiques...

Il est vrai que l'interwiew fut « assez désastreuse »... À tel point que l'Hectorion lui-même, ayant visionné par la suite l'enregistrement effectué, « ne sut plus où se mettre » cloué sur sa chaise dans le salon en face du poste de télévision alors qu'une partie de la famille était réunie... Il ne s'était pas reconnu, l'Hectorion... Ou plutôt si : il avait reconnu cet Hectorion qui le « déshectorionnait » et dont il voulait tant se débarrasser...

Et voici ce qu'il nous dit aujourd'hui, l'Hectorion :

 Peut-être, oui peut-être... Aurais-je souhaité que certaines personnes en particulier – plus que d'autres – aient mieux connu mes écrits...

Peut-être aurais-je souhaité de la part de ces personnes là, une sorte de compréhension, une adhésion à ma pensée...

Mais seulement voilà : ce sont précisément ces personnes là aux quelles je ne « dis pas toujours », et même parfois auxquelles je ne dis rien...

À écrire comme je le fais sur mon ordinateur... Ce sont en définitive des personnes que jamais je ne rencontrerai – proches par la situation géographique, ou fort éloignées, à l'autre bout de la planète- qui auront connaissance de mes écrits...

C'est drôle la vie, tout de même ! Aimer des personnes autant que l'on peut les aimer... Et ne pas leur faire lire ce que l'on écrit, ou n'en faire lire qu'une toute petite partie... Et d'autre part, diffuser « à tour de bras » et « tout azimuts »! Absurde ! Impensable ! Et c'est pourtant la réalité...

La relation, c'est peut-être une sorte de « roulette »... Le « barillet » que l'on tourne alors, n'a pas comme le barillet du revolver, six trous... mais une infinité de trous... Et dans des trous, seulement quelques trous, l'on y a mis des balles... et pas des balles « à blanc »... des « vraies » balles...

On le voit bien : le risque est énorme, absolu, déraisonnable... ou « calculé »... le risque de « se trouer sa propre peau »... ou la peau de l'Autre...

... Ah, la « déflagration », oui... la déflagration... celle d'une balle qui n'est « pas à blanc » et qui te fait une peau à laquelle tu ne t'attendais pas et que tu reconnais cependant...

Quand je serai mort, je ne pourrai plus m'expliquer, ni répondre ni argumenter ni me justifier ni contredire ni éclaircir ni révéler ni infirmer ou confirmer... Ni rien ajouter à ce que j'ai écrit...

Ce sera tel que découvert à l'état brut, fragmentaire mais « tout d'un seul bloc » ; immense mais « si à l'intérieur d'un horizon à hauteur d'homme »...

Alors lira-t-on, saura-t-on...

Mais je serai mort...

Ah, ces jours d'été de la toute première année du millénaire où je gravais des mots sur le sable mouillé de la plage de Cabeau ! ... Sans me soucier de la marée qui montait, mais les yeux lancés vers ces silhouettes lointaines dont j'inventai les visages... Peut-être aurais-je attendu, les mots gravés à mes pieds, une brindille – crayon entre deux doigts, espérant contre mon attente quelque lame effaçeuse... Car... si ç'eût été l'un de ces visages à ne pas avoir été inventé, et d'une certaine manière si familier, il eut mieux valu que les mots ne soient plus visibles, peut-être...

La mort est une lame dans la marée montante, qui ne dilue pas les mots gravés sur le sable...

Et les mots apparaissent alors après le passage de la lame, dans une calligraphie dépouillée de crêtes grumeleuses...

... Voir (ou revoir) : Troussalet Hectorion, dans rubrique «  Confettis 2 »... de mon site.

Les « éditions du Canard laqué », c'était la maison « Gallinacet » de Panamo... Cela se passait en 2027 à Sainte Ursule les Engelures sur le plateau de Chibrac, et là, Hectorion en « reprenant du service » évoque « Cabeau Plage » où il gravait des mots sur le sable mouillé... l'été de la première année du millénaire...

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