Le Blog du Merdier

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jeudi, septembre 2 2010

Poussé haut et fort du fond de mon gosier

Hêh-Rîqh-Ou'heur'th !

Excusez moi je me répète : je RE - rote !

... Tout comme du fond de mon gosier, je poussai en plein cours de Français ou d'Anglais au lycée de Mont de Marsan, un tonitruant et caverneux "ZOB" à faire trembler toutes les vitres de la classe et blêmir les visages des profs "crème" que nous chahutions...

"Zô'hôb !"

... Nouvelle petite anecdote :

Je faisais circuler dans la classe une carte de géographie "pirate" représentant un continent de notre belle Téterre, en forme de ZOB géant... La plus grande ville de ce continent se nommait Belzézobe, il y avait le grand désert de Mem'zelzébie et le mont Troudebahl avec sa grande verrue volcanique surplombant une jungle peuplée de petits "zézèbes"... Et pour l'histoire ancienne, en l'an Audi A4 avant Jésus Quique, un déluge de purée de robinets d'amour haut-pointés, fondit sur le plus beau cortège de femmes chic du plus grantenterrement général du siècle, l'enterrement "en grande pompe" du prophète Bozèbe... Où il n'y avait que des dames et des demoiselles en voilettes à mouches et chiquement imperdées et en hauts talons sonnant sur le pavé mouillé...

NOTE : J'en avais "toute une Bible" de "cette affaire là"... Un plein cahier de brouillon de 96 pages écrit très petit, avec évangiles, apocalypse, anges et démons, et Dieu (un grand phallus géant) et Jésus-Quique, et le deutéronome et tout le tremblement... Une oeuvre pirate et iconoclaste qui fit le tour du lycée, de tous les dortoirs et dont on s'arrachait la lecture avec de grands éclats de rire... Mais hélas, je n'ai pas conservé ce "document pirate" ! Je l'ai perdu dans je ne sais quel voyage !

P'tite bébête, qu'encours-tu ?

La bette encourt de se dessécher, de faner, de vieillir sur pied... Si elle n'est point cueillie fraîche afin d'en cuisiner un bon plat de bettes gratiné à souhait...

La Bettancourt, de même que toutes les bêtes en cours d'existence, encourt depuis l'enfance au vieillissement... Et ce n'est point son immense fortune à cette vieille dame, qui va lui refaire le visage de sa jeunesse... Même si quelque aventureuse et fort coûteuse chirurgie esthétique pouvait la doter d'un visage de jeune femme... Qui peut-être "ne lui irait pas" ou "lui collerait mal à la carcasse"...

Soit dit en passant, avoir les cheveux noirs et le visage en peau de poulet trop cuit... Ou le teint rose et les cheveux blancs... Pourvu que l'on "pète le feu, que le robinet coule et que les castagnettes huilent"... Et surtout, que l'âme ne vacille point...

Mais je vois mal cependant madame Bettancourt en maillot même d'une pièce sur une plage de vacanciers "lambda" et encore moins se tortiller le cul dans une discothèque "La Frégate" à La Trinité sur Mer...

Cela dit, un "Yugcib" non plus, ne se tortille pas le cul dans une discothèque "La Frégate" (ou à l'Oyat, la dernière discothèque avant l'Amérique, à Contis Plage)...

Mes p'tites bébêtes encourent de ne jamais pouvoir être "traduicourrues" ou "bestsellerisées" lorsque les petits Chinois seront quatre milliards partout sur Téterre et que le Chinois sera encore bien plus parlé et écrit que l'Anglo-américain aujourd'hui...

D'ailleurs, je suis déjà intraduisible en Anglo-américain... Et parfois même en Français coulant...

vendredi, août 27 2010

Humour Yugcibien, le 27 Août 2010 à 7h 35

Hêh/Rîqh/Ou'heur'th !

... Excusez moi j'ai roté puissant et caverneux en trois notes dans une même mesure, trois sons gutturaux issus du boyau de ma gorge...

Sâhr' Kôh-zii !

... Excusez moi encore, j'ai parlé en Psychlo ! ( Psychlo : un monde qui depuis trois cents mille ans domine la galaxie et impose son langage sur toutes les planètes habitées)

Christine Lagarde !

... Après les excuses, un peu de pub : la maison Christine Lagarde Tailleurs et Vestes, propose jusqu'à 50% de rabais sur les vestes impeccables en bleu marine aux larges épaulettes renforcées.

Dominique Trois-Canes !

... En photo sur la première page du Canard Déchaîné, avec sa jolie sous-secrétaire aux Affaires Privées, dans une rue de Brodway.

samedi, août 21 2010

Facebook, une sorte de Staracadémy planétaire

     Facebook (face de bouc selon la terminologie Yugcibienne)... Serait aux yeux d'un certain nombre de gens, une sorte de "Staracadémy planétaire"...

Alors expliquez-moi comment, un mecton (ou une mectone) "lambda", tout ce qu'il y a de plus "lambda"... pourrait joindre sur Facebook -face-de-bouc (ou de boucque)... Nicolas Sarkozy ou Patrick Sébastien par exemple ?

Notons que Nicolas Sarkozy et Patrick Sébastien, ne sont pas "amis" sur Facebook...

Facebook, j'y suis (mais je m'y promène sans déodorant ni musique tambourinée en battements de coeur de pieuvre)... et je trouve que c'est un "sympathique foutoir"... Aussi n'y "Yugcib'je" que très occasionnellement et loin de moi l'idée d'essayer de contacter Nicoas Sarkozy ou Patrick Sébastien...

Ce "lambda" (ou cette "lambdade") qui fait un "beau blog", qui compose selon ses dires, de "fort belles chansons"... voudrait bien sans doute "tapidanser" sur Facebook comme sur le podium de Staracadémy... et décrocher le ponpon en poussant du coude les petits copains, voire en les mordant aux fesses...

Tu cherches un ancien copain de fac, une fille pour laquelle tu as "flashé", une connaissance de jadis ou du temps de ton enfance ? Il y a tous ces homonymes, ces photos truquées ou arrangées, ces "profils" fictifs ou mensongers... Alors va-t-en t'y retrouver là-dedans!

Sans compter que les vies ont passé, que les souvenirs se sont dilués, que les gens se souviennent à peine de toi et que tout rêve de retrouvailles est surtout ton rêve à toi...

Tu sais, je vais te dire une bonne chose : celui ou celle qui te cherche, te retrouvera toujours sans forcément passer par Facebook... Un ami, un vrai ami, il se manifeste, et toi, tu n'as pas besoin de lui courir après...

C'est triste, c'est vain, de courir après des gens qui jamais, au grand jamais – ou alors une fois ou l'autre en passant – ne courront vers toi de ce même élan qui est le tien...

Par les mots que j'écris sur la Toile , je presse des doigts ou des mains que je ne vois pas, mes yeux se posent sur des visages que je ne rencontrerais peut-être jamais, je tague comme sur de longs murs dont je ne sais quels passants les longent et lisent ce qui est tagué... Et mon Facebook le plus évident, le plus accessible, c'est celui où je peux toucher, sentir, voir, écouter et dire...

Jetset Planet, éclatée comme une coquille de noix

 

Une étoile filante ?

L'on dit "fais un voeu"...

"Gagner au Loto"... "Voler comme un oiseau"... Nous vient-il à l'esprit...

Sans réfléchir puisque l'étoile file trop vite pour que l'on réfléchisse...

Alors voici "par avance" mon voeu...

A "copier/coller" juste au moment du passage du trait de lumière dans la nuit...

Par une sorte de drôle de hasard, et comme par la découverte soudaine d'étranges cailloux bleus disséminés sur le sable d'une plage immense... Voilà-t-il pas que quelque "Jetsèterie médiatique" de "Jetset Planet" et de ses foudres de modes toutes aussi subites qu' éphémères ; à la suite de quelque nouvel engouement de saison et à la faveur d'un sentiment ou d'un ressenti faisant "tache d'huile" sur la "toile sociale" contre les pollutions d'un monde en déliquescence... Voilà-t-il pas que cette "Jetsèterie médiatique" décide de "m'inviter" et de m'introduire dans son univers barricadé et feutré , de "m'acheter" en quelque sorte, afin de m'utiliser "au mieux de ses intérêts"... (mais j'imagine l'espèce de condescendance déguisée en reconnaissance de façade, que les "pontes" de cette "Jetsèterie" ne manqueraient pas de manifester à mon égard avec force tapes dans le dos et félicitations de divers jurys de pacotille rutilante...

Alors une fois dans la place - et à peine entré à dire vrai- (Ah les cons, leur credo c'est de toujours penser que l'on devient heureux et comblé et bien dans leurs putains de bottes)... je ferais éclater comme une coquille de noix entre mes doigts cette "Jetset Planet" de merde et ses foudres de modes... Mais ce ne sont point les gens en particulier que je ferais éclater comme des coquilles de noix pressées entre mes doigts, ni ces gens qui eux-mêmes tournent ou se dandinent sur le manège enchanté de "Jetset Planet"... parce que tous ces gens de quelque "Jetsèterie" qu'ils viennent... ont tous en eux et en particulier, quelque chose qui n'a rien de "Jetset"...

Un "système" n'existe qu'avec ce qui, venu de chacun, le fait exister... Et il y a toujours ce qui en chacun, ferait qu'il n'existe pas...

... Le voilà, mon voeu... A "copier/coller" au moment du passage du trait de lumière... Mais j'hésitais encore entre "ça" et "voler comme un oiseau"... (Soit dit en passant si je veux vraiment/vraiment voler comme un oiseau, je peux le faire au moins une - et seule - fois dans ma vie : en me jetant d'une phénoménale hauteur, 3ème étage de la Tour Eiffel par exemple, ou autre lieu très élevé surplombant un abîme)...

Pour certains rêves, le rêve de voler comme un oiseau entre autres, le prix à payer c'est sa peau... Pour d'autres, le rêve de faire éclater "Jetset Planet" comme une coquille de noix entre ses doigts, par exemple, ça vaut pas le coup de risquer sa peau : "Jetset Planet", un jour peut-être, éclatera d'elle même sans l'intervention de quelque rêveur si "hors norme" et si révolutionnaire qu'il soit... Elle éclatera comme une coquille de noix tout bonnement pressée par l'air qui l'environne...

vendredi, août 20 2010

Facebook, c'est "l'âge de pierre" du Net

     Facebook, c'est "l'âge de pierre" du Net... Et c'est mieux que "pas encore d'âge du tout!"

     Dans la rue, sur la place publique, partout où des gens se trouvent rassemblés et communiquent entre eux, il suffit d'un "meneur"ou d'une personne vraiment motivée et déterminée, sachant trouver les mots qu'il faut pour entraîner les gens autour d'une idée ou d'un projet ou dans la poursuite d'un objectif à atteindre.

A défaut d'un meneur ou d'un instigateur, les gens peuvent se sentir confusément reliés entre eux dans un même ordre d'idée ou de sentiment, et former entre eux des associations d'importances diverses selon des affinités, des ressemblances, des modes de vie, des origines communes... Mais jamais, ils ne "feront bloc" ensemble, d'un seul et immense élan, jamais ce qui pourtant les relie, ne deviendra "houle déferlante"... Pour cela, il faut un meneur... Et la puissance du Verbe, le Verbe qui porte toute sa volonté, tout son agissement, toute son énergie en lui, comme le feu qui prend et s'étend...

Dans la rue, sur la place publique, partout où les gens se trouvent rassemblés et communiquent entre eux, celui dont la voix s'élève et porte et voit les gens autour de lui , devient celui qui va atteindre et entraîner ces gens... Et les gens alors, si la voix porte et atteint, ne peuvent ignorer cette voix qui s'élève, et ils vont l'écouter.

... Par contre sur le Net, ce n'est "pas la même chose" : le Net n'est pas la rue ni la place publique même si cela ressemble à la rue... Le Net c'est comme l'univers tout entier dont on ne peut percevoir les limites et qui serait peuplé de millions et de millions de "Terres" : de l'une ou l'autre de ces "Terres" s'élève le Verbe, mais le Verbe se disperse dans l'espace et atteint des "Terres" non seulement séparées par l'espace mais aussi par le temps...

Il y aurait bien "Facebook"... Mais bon, il faudrait utiliser alors Facebook pour autre chose qu'un apéro géant !

Facebook, c'est "l'âge de pierre du Net"... Comme au tout début de l'humanité avant que ne soient inventés puis fabriqués les outils pour qu'un âge différent soit...

Mais assurément, sur le Net (et par le Net) il y a "tout un travail" (de communication)... forcément "de longue haleine" et assidu, à accomplir... Afin qu'un jour, la rue avec la place publique et le pays tout entier d'une part ; et le Net d'autre part... puissent se rejoindre...

... Après tout, peut-être bien que "tout commence par la puissance du Verbe"... et le Verbe, c'est l'esprit, c'est le coeur, c'est le vouloir agir, c'est l'imagination, c'est l'innovation, c'est le feu et avec le feu l'énergie... Et c'est aussi le Verbe qu'il faut, sur le Net ! Le Verbe pénétrant, diffusant, voyageant et se frayant son chemin là où il est accueilli, mais aussi là où il a hésité à faire résonner son timbre...

Mais le pouvoir n'appartient pas à celui qui mène, qui incite et entraîne...

Le pouvoir et tout ce que le pouvoir fait être et réaliser, appartient à ceux à qui il a été donné ou transmis...

L'erreur fondamentale (en quelque sorte ce serait à mon sens l'équivalent du "péché originel")... C'est de croire (et de faire en sorte) que le pouvoir appartient à celui qui le détient et l'impose par la force...

Ainsi la "puissance du Verbe" au seul service d'un pouvoir que l'on détient et dont on se sent proprétaire, et que l'on impose par la force ou l'endoctrinement...Ne peut que faire évoluer l'humanité (et la civilisation) dans une même sorte "d'âge de pierre" dont on ne sait jamais si oui ou non cet âge préfigure la venue d'un âge différent...

dimanche, août 15 2010

Silence radio à défaut de clamer sa pensée bouleversée

     Inondation au Pakistan, coulée de boue en Chine... Et tant d'autres événements dramatiques de par le monde, proches ou lointains... Et dont toutes les Télés nous diffusent les images...

C'est vrai que jadis, lorsqu'il n'existait ni télé, ni internet ni i-phone, "on ne savait rien de tout cela" et l'on n'était affecté que par le gros orage qui avait sévi dans sa vallée, que par la diligence qui avait versé dans le ravin à la sortie du village...

Et pendant tout ce temps là, le temps de ces évènements dramatiques partout dans le monde, on "blogue", on "fait la révolution sur le clavier d'un ordinateur", on fait sa valise pour aller en vacances, on pousse son chariot de commissions en sortant du Leclerc géant, on klaxonne rageusement le "con qui avance pas ou qui se trompe de file"... Et merde, merde! ça en devient presque "indécent" ! Et que faire? Comment réagir? Envoyer de l'argent? Du fourbi de première nécessité? On fait tout ça... oui, on le fait...

Et je me dis " Et si on fermait sa gueule ?" Si on arrêtait de bloguer de tout et de rien, de poétiser, de pétasser, de filer-les-oeufs-fausser"... Trois jours-minutes ou heures de silence... Oui au moins se taire, fermer le robinet de toute cette indécence pseudo culturelle et ostentatoire et larmoyante et sans aucune utilité, dépourvue de sens... qui coule à flots dans les bassines débordantes de notre "égoïsme économique mondialisé"!

Ah, putain! On crèvera tous avec ce nombril de merde bardé de nouilles luminescentes!

...Je voulais dire par là (c'est le sens de ma réflexion)... que parfois, en face de tant et tant de misères, d'injustices, de violence, de catastrophes -proches ou lointaines et impliquant souffrances, chagrins, deuils et immenses et irrémédiables pertes des gens- l'on devrait, plutôt que de continuer à pérorer, à rouler les mécaniques sur des blogs, sur Facebook, dans des bouquins... Ne serait-ce que par un minimum de décence ou de respect, par égard vis à vis de tous ces gens qui souffrent et meurent le plus souvent dans l'anonymat... Au moins se taire ne fût-ce qu'un moment, un tout petit moment dans sa vie...

Certes, en tant qu'artiste ou écrivain, l'on peut faire comme jadis Voltaire après le tremblement de terre de Lisbonne en 1755, c'est à dire "prendre sa plume et laisser parler son coeur et son esprit"... Mais peut-être pas dans le "feu même de l'actualité" alors que fument encore les décombres et que meurent de faim les gens... L'urgence (secours et aide financière) appartient aux acteurs, à leur efficacité sur place, et à tous les gens que nous sommes de par le monde et qui peuvent en fonction de leurs moyens si dérisoires puissent-ils paraître, contribuer par un don... Encore faut-il que l'argent collecté de la sorte par de grands organismes humanitaires, puisse être immédiatement utilisé au bénéfice des sinistrés (et non pas dévié vers des réalisations ne profitant qu'à des minorités plus privilégiées (ou moins exposées)...

L'urgence (et urgence il y a toujours) n'est pas dans les discours inutiles et oiseux, dans la réflexion philosophique, dans la poésie, dans le larmoiement, dans tous ces "voeux aussi pieux qu'émus" que l'on adresse à des populations éprouvées dans leur chair et dans leur âme ; et encore moins dans l'exhibitionnisme de ses productions personnelles sur des blogs ou sur Facebook...

samedi, août 14 2010

La révolution sur le clavier d'un ordinateur

... Oui, anarchiste que je suis, "seulement derrière un ordinateur à pester contre le monde " (aux dires de certaines personnes qui me connaissent)... Je reconnais percevoir sans le moindre état d'âme (et comme si ça "tombait du ciel") une pension de retraite d'environ 1500 Euros par mois (1530, 29 pour être exact)... Et en l'occurrence l'on peut dire que je ne "peste pas contre un Etat qui me verse chaque mois "de quoi vivre"...

Soit dit en passant, nombre de retraités en ce "beau pays de France", ne perçoivent pas même mille euros par mois, et sans doute encore plus de salariés sont des salariés précaires, à "temps partiel" ou en contrats "bidons", sans compter le million et demi de Errèmistes et de "fin de droits"...

Jamais, je l'ai maintes fois observé, les gens ne disent publiquement ce qu'ils gagnent (surtout quand ils gagnent plus de 1500 euros par mois)... (par contre ils disent souvent de quel signe astrologique ils sont)...

... Oui je reconnais que mon "action" se limite le plus souvent pour ne pas dire à 99%, devant un ordinateur et en utilisant le Net...

A mon âge (62 ans) si je n'avais pas ce revenu de pension de retraite, si rien n'était prévu pour le remplacer (RMI ou autre)... Eh bien je volerais ! (vol à l'étalage, chapardage, débrouille, expédients divers... Mais alors je ne volerais que pour bouffer, survivre ou me procurer ce dont tout le monde a besoin au minimum...) Pour rien au monde je rechercherais à 62 ans un putain de boulot avec de putains de contraintes à la con, me lever à 5 plomb'du mat, subir un patron accro au système, avoir des zob-jectifs de merde, etc... Le monde du travail, j'ai vu durant près de 40 ans de ma vie ce que c'était, et surtout les dix dernières années !

J'aimerais mieux "crever la gueule ouverte" ou voler !

Mais ce que je peux dire c'est que... "Y'a des tas d'trucs dans la vie de tous les jours, que je fais pas du tout comme tout le monde - et même le contraire- à tel point que ça me vaut des emmerdes, et parfois du rejet...

Quant à me voler des trucs chez moi, avant d'aller chercher les flics et de "faire tout un scandale" , je me demanderais tout d'abord si le préjudice subi, après tout, vaudrait la peine que j'en fasse un fromage...

Dans ma baraque sans crépi, sans rien qui fait extérieurement riche et beau et avec des peintures et des tapisseries à l'intérieur à faire fuir des bourges coconing'gueux)... et plein d'herbe folle tout autour... oui on m'a volé du bois ! (j'avais un gros tas de bois derrière la maison)... Mais ce n'était qu'une dizaine de grosses bûches qui ont du "chauffer le cul" durant le dernier hiver si rude, à un pauvre bougre au RMI...

Et puis merde, on "fait la guerre" à sa façon et ça n'empêche pas en même temps d'avoir un coeur et une âme grand comme un cosmos !

Et ma "guerre" si j'ose dire... C'est cette putain de littérature en plusieurs dimensions et longue comme Lisbonne-Vladivostok par le train, que je tague à tout va jour et nuit sur le Net... Et ce qui restera de ma chrysalide, quand j'aurai cessé de cigaler (l'écorce transparente et légère d'un cocon déchiré) se balancera quelque part sur l'un des fils de l'immense Toile du Web...

vendredi, août 13 2010

Etre anarchiste

 

     Il y a dans l'anarchie, dans la pensée anarchiste, dans l'idée même de l'anarchie... Une forme d'intelligence, de sensibilité, de "vision du monde" à laquelle est associée, lorsqu'il y a engagement et action, une manière d'être et de vivre, d'agir, de communiquer, de mourir même... Une forme d'intelligence, dis-je, qui n'est pas -ou n'est plus - "l'intelligence du monde", et qui s'oppose à l'intelligence du monde, voire à la civilisation tout entière... Mais cette "forme d'intelligence" ne me semble pas actuellement, être le "propre de l'homme" ( de l'homme se prétendant anarchiste)... Peut-être parcequ'il manque encore à cette forme d'intelligence, l'essentiel de l'intelligence : une vraie, profonde, lucide, réfléchie et agissante dimension d'humanité...

D'ailleurs, je puis en dire autant de "l'esprit révolutionnaire" (et de l'idée de révolution... Car les révolutionnaires de quelque trempe qu'ils soient, et les révolutions quelque changement qu'elles apportent en matière de dispositions et de vie nouvelles... Peuvent effectivement se révéler d'une grande intelligence, et même durer dans le temps... Mais cela ressemble à un magnifique ciel d'un bleu qui a fini par faire pâlir les bleus des jours d'avant pour autant que ces jours d'avant aient pu déjà voir une fois le ciel tout bleu... Un magnifique ciel peut-être encore tout aussi incertain au delà de ses lointains...

... L'anarchiste n'aime pas le monde tel qu'il le voit et le subit... Alors il se dresse contre l'intelligence du monde ; contre la bêtise aussi, qu'il y a dans l'intelligence du monde... Mais rares, très rares sont les anarchistes qui pardonnent au monde d'être ce qu'il est...

Il y a comme un immense chagrin à voir le monde tel qu'il est, si sombre et si grillagé, si constellé de points lumineux qui brûlent les yeux ou si allumé de feux aux flammes de sang... Un immense chagrin à surmonter cependant...

Etre anarchiste n'est peut-être "pas encore de ce monde" même s'il y a des anarchistes dans le monde.

Cela n'a rien à voir avec " le nouveau ciel et la nouvelle Terre" des Chrétiens ou des Musulmans. Ni avec "le meilleur des mondes possibles" de Voltaire... Ou même la pensée anarchiste sinon la pensée elle-même...

vendredi, août 6 2010

Romans populaires

      Si l'on peut dire (mais tout en demeurant dans la mesure et dans la réflexion plutôt que de verser dans le seul rejet systématique) de Marc Lévy, de Guillaume Musso et d'autres littérateurs populaires... Que ces auteurs là ne peuvent que difficilement être qualifiés d'écrivains (tant ils passent pour si peu littéraires voire médiocres aux yeux de certains)... Alors que pensez vous en toute objectivité, d'un Christian Signol par exemple, qui lui aussi est un auteur populaire ?

Est-ce que selon vous, Christian Signol "souffrirait une comparaison plus heureuse" par rapport à un Lévy ou à un Musso ?

Dans la "même veine" (si je puis dire) que Christian Signol, on peut citer Henri Troyat avec par exemple l'un de ses livres "les semailles et les moissons" (qui fit récemment l'objet d'une adaptation pour un film de télévision)... Et Henri Bordeaux, cet auteur populaire du début du 20ème siècle ( que ma grand mère quand elle était jeune fille avait du plaisir à lire)...

Mais Henri Troyat et Henri Bordeaux furent tout de même de l'Académie Française...

Personnellement, j'ai lu quelques livres de Christian Signol et mon avis serait le suivant :

"C'est un auteur de romans populaires que l'on pourrait qualifier d'écrivain , relativement proche d'un Henri Troyat dans "les semailles et les moissons", et comparable à un Henri Bordeaux du début du 20ème siècle"...

Selon Courteline, il n'y aurait pas de "genre inférieur" mais des productions ratées (qui néanmoins pour certaines d'entre elles se vendent en centaines de milliers d'exemplaires)...

Encore faudrait-il définir ce qu'est une "production ratée"... Ratée pour son inconsistance, pour ses "coquilles", pour ses clichés, pour ses invraisemblances, pour sa forme ou pour son contenu? Ou ratée parce qu'incomprise, obscure, sans avenir ? Ratée parce qu'elle n'intéresse personne ou si peu ?

Les valeurs du monde ne sont ni plus ni moins aujourd'hui que les valeurs du CAC 40 (ou du Dones Jones) et de tout ce qui découle directement ou indirectement de ces valeurs... Et l'on peut dire que la littérature par le livre (le livre "produit consommable"), que l'Art par les vernissages, les galeries et les expositions en salle ou sur les marchés, que la musique par ses orchestres de rue ou de place publique les soirs de fête en été dans les lieux touristiques... Se fondent dans ces valeurs du monde... Et le "raté" aujourd'hui, c'est ce qui n'entre pas dans les valeurs du monde "cacarantemédiatisées", s'insurge et entre dans la délinquance... Parce qu'il n'y a plus d'autre alternative au point de "non retour" aujourd'hui atteint, que cette délinquance caractérisée, violente, sans merci et dévastatrice des valeurs "cacarantemédiatisées" du monde...

Ce n'est point ce que l'on peut penser ou juger d'un auteur, d'un écrivain, d'un artiste... Ce n'est point un Lévy, un Musso ou un Signol... qui est en cause, qui "fait ou ne fait pas" la littérature.

C'est cette orgie, cet "orgasme sans âme", cette "troudebalerie" des valeurs du monde !

Et quel coup de hache à donner sur le grand miroir dans lequel se regarde le monde !

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