Le Blog du Merdier

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

samedi, mars 6 2010

Le baptême inepte d'un bébé en 1948

     Mon grand père maternel était en 1948 receveur des Postes à Linxe dans les Landes, village où je suis né...

Mes grands parents qui n'allaient jamais à la messe, et ne pénétraient dans une église que pour les enterrements et les mariages, me firent baptiser parcequ'à l'époque dans les campagnes il était “inconcevable” de ne pas baptiser un bébé. C'était la tradition, y compris pour des gens qui ne mettaient que rarement les pieds à l'église et donc uniquement lors des baptêmes, des mariages et des enterrements... et de la “sacrosainte” communion solennelle de leurs enfants...

Je remercie mes parents de ne pas m'avoir imposé le cathéchisme et la communion, ni fait en sorte que je subisse d'une manière ou d'une autre quelque enseignement religieux que ce soit...

Je me suis marié civilement, mon fils n'est pas baptisé, et à ma mort, il n'y aura pas de cérémonie religieuse.

Je déclare par écrit – et comme gravé sur la pierre face au ciel- que mon baptême est inepte et sans fondement, et je refuse d'être identifié dans quelque statistisque ou base de données que ce soit, comme Chrétien.

La religion, toutes les religions, la sorcellerie, la magie, l'horoscope, les sciences dites ésotériques, avec leurs cultes, leurs pratiques, la présence et le rayonnement qu'elles ont dans la vie sociale des gens partout dans le monde... Tout cela est étranger, totalement étranger à mon entendement, à ma sensibilité, à ma vie... Et ne peut donc jamais m'influencer, ni prendre la moindre place dans ma vie.

Je demande à être radié du registre paroissial, et je ne reconnais mon existence que par l'état civil.

Je pense (parce que j'ai vu cela au journal télévisé) à ces gens qui sont morts à L'Aiguillon sur Mer en Vendée lors de la dernière tempête... Il y avait (parce que cela se fait toujours dans ces circonstances là) une “chapelle ardente” avec cérémonie religieuse (et donc forcément, enterrement religieux)... A-t-on envisagé qu'il pût exister parmi ces victimes de la tempête, des personnes qui soient comme moi c'est à dire “athées” ? Soit dit en passant je n'aime pas le terme “athée” car “être ou se déclarer athée” à mon sens, peut être assimilé à une “forme de religion”... Nous vivons d'ailleurs dans un monde où l'on a trop souvent tendance à se réclamer ou à s'identifier “de ceci ou de cela”, et par là même s'engouffre ce que j'appelle “l'ennemour”...

Si je meurs dans une catastrophe naturelle avec dix, cent, mille ou cent mille personnes... ou dans un accident dans lequel il y a un certain nombre de victimes, je ne veux pas en ce qui me concerne, être dans un cercueil exposé dans une église lors d'une chapelle ardente ou cérémonie religieuse (les autres oui si c'est la tradition, mais pas moi)... De même si mon corps n'est pas retrouvé et si je fais partie des disparus (et donc sans sépulture possible) je ne veux pas être “inclu” dans quelque cérémonie religieuse que ce soit...

samedi, février 27 2010

Il ne facedeboucquera point...

... Cette année, au Salon de l'Agriculture à la Porte de Versailles... Nicolas Sarkozy en gros plan à la Télé (journal de 20h)  tapotant sur la tête une plantureuse et meuglante vache laitière ! (A noter que "Bertrande" avait été au préalable en 2008 ou 2009, soigneusement brossée et lavée de toute trace de caca... et qu'on lui avait peut-être mis un bouchon en liège de bouteille thermos dans le trou du cul pour pas qu'elle pète)...
"Meu-heu-heu..."! ... en face de notre "plus célèbre" facedeboucquéen"!
... No-no-non!... Pas cette année..
... Tiens/tiens ça me rappelle au début des années soixante, les "tours de France" du Général De Gaulle dans les salons de l'agriculture ou dans les foires régionales... et (mais je n'étais pas né)... les "tours de France" (dans l'Etat Français) du Maréchal Pétain (qui faisait la bise aux mômes et aux veuves et aux cheftaines des jeunesses chrétiennes dans les villages de nos provinces)...
... Mais on n'en est plus là, loin s'en faut... tant la vie politique, sociale, économique (et "orchestrée" par nos plus célèbres Facedeboucquéens)... part en déliquescence, en "cacas nerveux", en ignominies de toutes sortes, en Huhèmepéties et Socialofourberies toutes aussi crado les unes que les autres!
La photo de Marine le Pen au fond du verre de Pastis ou de Muscat ou de Sauternes ?
Olivier Besancenot en carton à la place de Marc Lévy en face des librairies?
C'est dramatique, c'est insensé... Mais ça me fait rire... et ça me ferait pleurer si d'un tel fiasco émergeaient de nouveaux Mythes, de nouveaux credos et de nouvelles utopies et modes et visions du monde auxquelles il faudrait tous se rallier !

lundi, février 22 2010

Les mots apparaitront calligraphiés sans crêtes grumeleuses

      Troussalet Hectorion... Celui qui avait écrit « Les Sentiers de l'Espoir » et envoyé son manuscrit par la poste aux éditions du Canard Laqué... Il « reprend du service », le Troussalet Hectorion. Et le voici de nouveau, quelques années plus tard... Toujours aussi « plombé » qu'au temps des Sentiers de l'Espoir »... Par cette interwiew de deux journalistes régionaux lors d'un salon du livre à Cabeau Plage... Tout le pays avait lu le dimanche suivant, l'article rédigé par l'un des deux journalistes... Oh cela n'avait point été un article « incendiaire »... Mais l'idée que l'on se fit alors de l'auteur de ce livre, n'incita jamais les organisateurs de festivals locaux ni les associations culturelles du pays, à inviter Troussalet Hectorion dans leurs spectacles ou dans leurs manifestations publiques...

Il est vrai que l'interwiew fut « assez désastreuse »... À tel point que l'Hectorion lui-même, ayant visionné par la suite l'enregistrement effectué, « ne sut plus où se mettre » cloué sur sa chaise dans le salon en face du poste de télévision alors qu'une partie de la famille était réunie... Il ne s'était pas reconnu, l'Hectorion... Ou plutôt si : il avait reconnu cet Hectorion qui le « déshectorionnait » et dont il voulait tant se débarrasser...

Et voici ce qu'il nous dit aujourd'hui, l'Hectorion :

 Peut-être, oui peut-être... Aurais-je souhaité que certaines personnes en particulier – plus que d'autres – aient mieux connu mes écrits...

Peut-être aurais-je souhaité de la part de ces personnes là, une sorte de compréhension, une adhésion à ma pensée...

Mais seulement voilà : ce sont précisément ces personnes là aux quelles je ne « dis pas toujours », et même parfois auxquelles je ne dis rien...

À écrire comme je le fais sur mon ordinateur... Ce sont en définitive des personnes que jamais je ne rencontrerai – proches par la situation géographique, ou fort éloignées, à l'autre bout de la planète- qui auront connaissance de mes écrits...

C'est drôle la vie, tout de même ! Aimer des personnes autant que l'on peut les aimer... Et ne pas leur faire lire ce que l'on écrit, ou n'en faire lire qu'une toute petite partie... Et d'autre part, diffuser « à tour de bras » et « tout azimuts »! Absurde ! Impensable ! Et c'est pourtant la réalité...

La relation, c'est peut-être une sorte de « roulette »... Le « barillet » que l'on tourne alors, n'a pas comme le barillet du revolver, six trous... mais une infinité de trous... Et dans des trous, seulement quelques trous, l'on y a mis des balles... et pas des balles « à blanc »... des « vraies » balles...

On le voit bien : le risque est énorme, absolu, déraisonnable... ou « calculé »... le risque de « se trouer sa propre peau »... ou la peau de l'Autre...

... Ah, la « déflagration », oui... la déflagration... celle d'une balle qui n'est « pas à blanc » et qui te fait une peau à laquelle tu ne t'attendais pas et que tu reconnais cependant...

Quand je serai mort, je ne pourrai plus m'expliquer, ni répondre ni argumenter ni me justifier ni contredire ni éclaircir ni révéler ni infirmer ou confirmer... Ni rien ajouter à ce que j'ai écrit...

Ce sera tel que découvert à l'état brut, fragmentaire mais « tout d'un seul bloc » ; immense mais « si à l'intérieur d'un horizon à hauteur d'homme »...

Alors lira-t-on, saura-t-on...

Mais je serai mort...

Ah, ces jours d'été de la toute première année du millénaire où je gravais des mots sur le sable mouillé de la plage de Cabeau ! ... Sans me soucier de la marée qui montait, mais les yeux lancés vers ces silhouettes lointaines dont j'inventai les visages... Peut-être aurais-je attendu, les mots gravés à mes pieds, une brindille – crayon entre deux doigts, espérant contre mon attente quelque lame effaçeuse... Car... si ç'eût été l'un de ces visages à ne pas avoir été inventé, et d'une certaine manière si familier, il eut mieux valu que les mots ne soient plus visibles, peut-être...

La mort est une lame dans la marée montante, qui ne dilue pas les mots gravés sur le sable...

Et les mots apparaissent alors après le passage de la lame, dans une calligraphie dépouillée de crêtes grumeleuses...

... Voir (ou revoir) : Troussalet Hectorion, dans rubrique «  Confettis 2 »... de mon site.

Les « éditions du Canard laqué », c'était la maison « Gallinacet » de Panamo... Cela se passait en 2027 à Sainte Ursule les Engelures sur le plateau de Chibrac, et là, Hectorion en « reprenant du service » évoque « Cabeau Plage » où il gravait des mots sur le sable mouillé... l'été de la première année du millénaire...

vendredi, février 19 2010

Le petiot

     Si l'on n'a pas oublié, enfant que l'on fut, ce qui a été éprouvé – et bien souvent tu – l'on s'est construit, adulte, une sorte de moralité et tout un monde de valeurs et de principes...

Avec une certaine gravité, il m'arrive de réfléchir – et d'imaginer – ces univers intimes qui sont ceux de l'enfance, des personnes très âgées ou lourdement handicapées...

Certes je le conçois, l'historiette que je raconte ici est... “un peu salée”... Mais c'est le monde, ce monde dans lequel nous vivons, jugeons et pensons... et faisons... qui est pervers... Pas l'univers intime de l'enfant, du vieillard ou de la personne “cassée”...

Le petiot

Il a sept ans ce dimanche, le petiot...

Sept ans... En fait il en paraît treize, le petiot...

Il sait déja tout... Enfin... comme on peut “tout savoir” à l'école de la rue ou dans les grandes classes de la Maternelle... La Télé, les potes, la “shoote”, les filles, les combines et les petits trucs... la vie quoi !

Il a sept ans ce dimanche, le petiot...

Et en ce jour si beau, beau et chic comme une robe de maman, en ce jour doré tout empli des fragrances de toutes les feuilles à moitié mortes de l'automne... L'on a fait venir toute la famille à la maison pour un grand déjeûner dans le grand salon... Et l'on a mis les grandes rallonges à la table.

Papa en costume, Maman dans sa robe chic, Mamy dans son tailleur de trente ans de mariage, Papé dans sa belle salopette de saltimbanque (Papé est un artiste), les grand'tantes engoncées dans leurs vestes étroitement boutonnées, Petite Mémé dans son éternel grand tablier noir fraîchement repassé, le Vieux Pépé dans sa veste de velours noir à grosses cotes (il a pris son accordéon), Tonton en knickers et bottes de cuir et de larges bretelles sur sa chemise... Et Tatie, la jeune et affriolante Tatie, la nouvelle amie de Tonton en ensemble pantalonant...

On n'a pas fait venir les petites cousines (les filles de Tonton)... Elles sont en fin de carrière de rougeole et toussent encore, et c'est Ursuline, la voisine de palier de l'HLM de Tonton, qui les garde... et leur fera des crêpes...

Ah les petites cousines ! Le petiot, une fois, il les a troussées dans la cave !

La Tatie en ensemble pantalonant, elle a peut-être un joli visage et des fesses qui tournicotent... mais qu'est-ce qu'elle est tarte !

Au gâteau bien plantureux, architecturé comme une tour de Babel, rutilant de crème rose et toge d'évêque, surmonté de sept bougies bleues... Le petiot a soufflé très fort... Mais ce sont les yeux de sa maman qui ont donné de l'élan à son souffle... Jamais, jamais, il ne lui avait vu ces yeux là, à sa maman... C'étaient des yeux qui balayaient d'un seul coup toutes les sciences des potes, de la Télé et de l'école de la rue...Et ça faisait un bien fou, une fulgurance...

Elle portait une très jolie robe,très bien coupée, maman...

Au gâteau, il n'avait plus faim, le petiot... C'est que... après trois fois du rôti et des frites...

À la cantine il donnait toujours sa part de gâteau à l'un de ses camarades. Mais il brandissait une pancarte “rabiot” quand venait le plat de petits pois ou de patates ou de pâtes ou de carottes...

Au gâteau, une fois soufflé les bougies, il disparut sous la table, le petiot...

Et personne ne s'inquiéta désormais de ce qu'il fit, le petiot, sous la table...

Il se sentait un peu flou, le petiot...

Et toutes ces grandes personnes qui discutaient sport, politique, actualités, événements de la ville...

Par moments, de grands éclats de rire...

Des rires qui ne le faisaient pas du tout rire, le petiot...

C'était bien, sous la table, tout de même !

Il lui vint un souvenir...

Il avait trois ans passés... Papa et Maman suivaient à la télé une émission de variétés... Il était assis en tailleur en face d'un vieux train déglingué aux gros wagons cabossés et aux rails disjoints... C'était du plancher à l'époque, dans le salon...

Il venait de faire pipi dans sa culotte et à portée de ses bras, il y avait un tas de vieux journaux... Il avait froissé les feuilles de papier journal et épongé tout autour de lui, le pipi répandu en étalant les feuilles mouillées jusqu'au plus loin possible... ça lui avait beaucoup plu... il en avait eu le zizi tout dur... À l'école maternelle, Mario son copain lui avait raconté que les grands quand leur zizi devenait dur, ça faisait du lait qui sentait une drôle d'odeur...

Il avait fait pipi dans sa culotte, tout doucement, comme s'il essayait de se retenir mais que ça coulait quand même...

Alors que les rires caracolaient au dessus, d'un bout à l'autre de la table, et que Tonton racontait une histoire salée en faisant sa grosse voix... Il vit, le petiot, devant lui, tout près, vraiment tout près... les jambes de sa maman, croisées, si belles, si belles... et nues... jusqu'aux genoux où s'arrêtait la robe...

Il se sentit envahi d'un bien être fou...

Quand il se “touchait le pipi” les matins où il restait au lit jusqu'à dix heures, ça lui faisait du bien... Mais pas à ce point là, comme ce dimanche après midi sous la table, près des jambes de maman...

Il n'avait même plus besoin de se toucher... Il en suffoquait, il en râlait... Et très vite – mais vite comme dans un grand train express lancé à toute allure mais où, de la vitre du compartiment le paysage ne défile plus du tout – son zizi aussi dur qu'une barre à mine se mit à tressauter, une fois, deux fois, trois fois, quatre fois, cinq fois... dans sa culotte...

C'était comme si le zizi avait traversé la culotte, s'était dressé jusqu'aux genoux de maman, et doucement frotté du bout, au bord de la robe...

Personne n'a jamais, jamais su... Maman, à ce moment là, riait si fort, à cent lieues de pensée de son petiot !

Et le petiot, il a plus jamais essayé de trousser ses petites cousines dans la cave ou ailleurs en quelque endroit “défendu”...

Le petiot, “ça”, ça lui est resté...

Le copain Mario il avait dit : “les grands font de la purée, et les vieux quand on leur a gratté le crapaud, ça tressaute à sec comme aux gosses”...

Ah le petiot !... S'il avait pu faire de la purée, pour ses sept ans ce dimanche, ça aurait traversé la culotte et giclé sur le bord de la robe de maman...

Elle a jamais su, maman...

Petiot, il a fait un coquillage secret rempli de bonbon venu des étoiles, caché entre des planches d'une cabane qu'il ne fait visiter à personne...

Ah, le petiot, le petiot !

... Et au fait... La petiaude ?

Ah, les vieux, les vieux !

... Et au fait... Les vieillettes ?

Et pour terminer... Une question :

Pensez vous que je pourrais avoir une prédilection en matière d'habillement féminin, pour les ensembles pantalonants – fussent-ils de la dernière mode, très “in” ou très “tout ce qu'on voudra” ?

Ah ah !

Pour la “petiaude” j'aurais imaginé une autre histoire... Où cela ne se passait pas sous une table et où le “coup de craque” ne serait point venu du parfum de toilette de Papa ou de la botte du grand frère frappant le ballon de foot... ou encore à la vue de la poitrine velue du prof de gym à l'école...

Non, pas du tout... Rien de tout cela...

Avec la “petiaude” nous serions entré je crois, dans une “autre dimension”... quoiqu'avec l'histoire du “petiot” le dimanche de ses sept ans sous la table familiale... il y eut une dimension...

Cela aurait été dirais-je, quelque peu “Harrypotteréen”... avec la “petiaude”...

Avec les filles à vrai dire je ne sais pas très bien...

Je sais seulement qu'il y a quelque chose de terriblement pareil... dans une dimension de féminité...

Et c'est dans cette dimension de féminité qui m'est apparue aussi étrange qu'intime, telle qu'un souvenir émouvant et heureux de mon enfance... Que je parviens à décrypter les signes – et la tectonique – de l'être-femme... avec il est vrai, plus ou moins de bonheur...

Comment c'était, avant la Féminité ? ... S'il y avait eu un avènement de la Féminité ?

Sans doute “oeil pour oeil, dent pour dent”, comme dans l'Ancien Testament (la loi ancienne)...

Mais la Féminité en tant que concept purement humain – et donc, appliquée à l'humain – ce n'est jamais que de l'humanité...

Alors, il n'y a pas de “loi nouvelle”...

... Au dessus de la table (au moment de souffler sur les sept bougies) il y avait eu - incontestablement - cette "complicité d'une infinie tendresse" entre le petiot et sa maman... D'où le regard de la maman qui "balayait toutes les sciences de l'école de la rue, des copains, des filles et des petits trucs et combines"... Comme si c'était cela même la "révélation", autrement dit la science, c'est à dire cette infinie tendresse toute emplie de complicité et d'adhésion totale à une manière de penser, de ressentir... et qui nécéssairement devait (a du) impacter toute la sensibilité, toute l'intelligence, tout l'imaginaire du Petiot... lequel Petiot deviendra "grand" avec "ça"...

... Au dessous de la table, il n'y avait plus de regard, plus de visage (de la maman)... Mais il y avait la Féminité même... Bien sûr c'étaient les jambes de maman... des jambes croisées, très jolies, très élégantes et qui faisaient un bien fou, absolument fou, à regarder... au point qu'il advint ce qu'il advint (et que je décris)...

Faut-il rappeler que sous la table, il n'y avait, il ne pouvait y avoir... que ces jambes là! Sûrement pas celles par exemple de l'affriolante Tatie (la nouvelle petite amie de Tonton) en ensemble pantalonant... ou encore celles des grand'tantes ou de la Petite Mémé... qui en aucune façon ne devaient "faire rêver" le Petiot...

... Il y a... Tout ce que l'on peut éprouver (et qui fait un bien fou) pour une femme, un jour...Pour une autre femme, un autre jour... Ou encore (mais c'est plus rare) pour une seule femme dans toute sa vie...

... Il y a... Tout ce que l'on peut éprouver (et qui fait un bien fou)... de la Féminité même... de la Féminité toute entière, c'est à dire de ses fragrances, de ce dont elle se vêt, de ce qu'elle voit, de ce qu'elle respire, de ce qu'elle bat (que ce fût-ce comme le coeur d'un oiseau ou comme le coeur d'un poulpe)... Et il me semble que, outre la peinture et la musique, la littérature est “particulièrement bien placée” pour se “jeter sur une femme, se jeter sur la Féminité”...

Alors, alors... peut-être y-a-t-il quelques marges à franchir... ou quelque bois, ou quelque fossé, ou quelque cloaque même...

Peut-être y-a-t-il quelques foudres de regards, quelques doigts pointés... à devoir supporter...

Pour un amoureux fou de la Féminité...

jeudi, février 18 2010

Un long été de fleurs silencieuses dans le vent bruyant

Ils savent mais ne disent jamais rien...

J'imagine qu'ils savent – et je fais en sorte qu'ils puissent savoir – mais je ne sais pas s'ils savent...

Ils savent et disent mais est-ce bien comme ils disent ?...

En fait je ne sais jamais rien...

J'étais avant-hier un vieillard de cent seize ans...

Demain j'aurai rajeuni de quelques années...

Mais dans les saisons qui passent je deviens de plus en plus vieux...

Lorsque les mots n'étaient pas encore nés ils étaient des regards...

Lorsque les mots ne seront plus ils habiteront les cielles et les cieux...

jeudi, février 11 2010

Twitter

      Ah, Twitter! ... Twitter, le tout nouveau Twitter! Une nouvelle manière de communiquer... dans l'instantané... Et avec tout le monde! Tout “son monde” en même temps, sinon avec la planète tout entière!

Eh bien je vais vous dire moi, ce que j'en pense de Twitter...

Twitter c'est comme avec Facebook. Un Facebook encore plus “face de bouc – ou face de boucque”- que Facebook...

Twitter c'est bien, très/très bien... et très à la mode pour les gens célèbres, les grandes vedettes, les personnages médiatisés, les People de l'actualité et de la Une des magazines et des Télés... qui ont un carnet d'adresses mail et MSN de dizaines voire de centaines de pages de Web...

Et d'une manière générale – ou par extension si l'on veut – c'est aussi très bien pour des millions de gens qui “bling-blinguent” chacun d'entre eux, à travers l'espace d'une petite constellation de fans (ou “d'univers-îles”)...

Pensez donc! Le minot ou la minette de 14 balais qui blogue à tout va, des heures durant! “Tous à 8h ce soir place de la Pastille pour le show de Timothée”... “Qui craque pas pour le dernier boubou à oreillettes et à claquettes luminantes de Nouba Le Givré”...

Pensez donc! Le mec de trente balais de la Cité des Alouettes à trois plomb' du mat' en caleçon Bingo à dada sur les fesses de sa nana! “Eh les copains, on se fait samedi, un home-cinéma chez moi?”...

Pensez donc!... Plus planétaire “ Il faut sauver les bébés-baleines en cliquant tous sur Congrès 101”...

Ou encore quelque info de première, glanée sur le vif avec le camescope numérique d'un copain à l'autre bout de la planète, et bricolée pour faire papillonner des milliards d'émoticônes sur tous les i-phones du monde!

Pensez donc! ... Voilà bien le “miracle” de Twitter!

... Mais Twitter, ah, Twitter... Twitter pour les “trou-duc” (ou les trouneducunes) dans le genre “je poétise, je philosophe, je réfléchis et j'ai des tas de questions”... Twitter pour les “pas z'as de la téléphonite, de la clip-vidéonite, de la Webcamite, de la bagnolite et de la footbalite... Twitter pour les petits, très petits carnets d'adresses mail... Twitter pour les “non branchés”, les “hors circuit” et les “pas médiatisés”... Quelle utilité ?

Ah, Twitter!... Twitter et Facebook! ça serait, ça ferait... encore mieux que le viagra! ça te propulserait, t'éjecterait, t'électriserait sur le tapis de danse de Zeus le roi des dieux!

... Mais les voies de Twitter, de Facebook ou de tout autre “viagra universel du Web”... sont aussi impénétrables que celles de Zeus le roi des dieux... Et elles n'ont pas fini de nous étonner.

lundi, février 8 2010

Coup de trique sur les retraites

     En 2003 l'on a vu ce que donna la réforme sur les retraites : allongement progressif jusqu'en 2012 de la durée de cotisation, passant progressivement de 40 à 42 ans, puis en même temps, l'instauration d'une décote pour les gens auxquels il manque des trimestres de cotisation...

Passons sur la “sacro-sainte” réalité de l'allongement de la vie et du nombre croissant de futurs retraités... qui “éclipse souverainement” une autre réalité, celle des milliards de plus-values et de dividendes engrangés (et bien plus “bouffés” que réinvestis dans l'économie) par des cohortes d'actionnaires de grands groupes financiers ou bancaires... Lesquels milliards, du moins une partie, pourraient servir à financer les retraites et l'autre partie à mieux payer les salariés...

En 2010 se profile à l'horizon des “grandes réformes” celle d'un nouveau “coup de trique” sur les retraites...

Ma grande peur (et oui dans ce domaine là je vois le pire)... C'est que l'on oblige les retraités “récents” de moins de 65 ans, à rechercher un emploi. L'on suspendrait donc le paiement de leur pension jusqu'à l'âge de 65 ans (et en même temps l'on décrèterait la retraite à 65 ans – dans un premier temps – puis à 67 ans à compter de 2012 inclus)...

Ainsi au 1er janvier 2011, les retraités “récents” devraient retravailler encore 1, 2, 3 ou 4 ans selon leur âge à cette date, et le paiement de leur pension reprendrait lorsqu'ils auraient atteint 65 ans.

L'on imagine le nombre de demandeurs d'emplois supplémentaire ! Sans doute referait-on cependant travailler les anciens postiers, télécommunicants, hospitaliers, ou autres salariés d'entreprises publiques, par exemple ?

Si tel devait être le cas, en ce qui me concerne, plutôt que de devoir m'inscrire demandeur d'emploi et de me voir attribuer un poste d'”agent de service” à la Poste (je suis un ancien postier) j'aime mieux - “pour la forme” - m'inscrire (puisque de toute manière je ne serais pas forcément réemployé) et tout de suite après, déposer une demande de RMI... Je préfèrerais alors percevoir un RMI, que de d'être obligé de retravailler ! Merde, après quarante ans de “boîte” et surtout dans les conditions où j'ai travaillé durant les 5 dernières années, comment voulez vous qu'un type tel que moi (et on est des milliers) puisse accepter de se relever le matin à 6h, de refaire 30 km aller en bagnole et autant retour le soir, d'être soumis à des objectifs chiffrés, à des pressions de décideurs ou de chefs, aux sarcasmes de collègues “bien moulés dans le système”, aux violences, aux condescendances, aux égoïsmes et aux caprices d'une clientèle “accro” à la société de consommation ?

Merde! Plutôt un RMI, et même plutôt “crever la gueule ouverte”!

Cela fait 5 ans que je ne travaille plus... Et j'ose, oui, j'ose... et me permets de déclarer ceci : les quinze cents euros que je reçois du Trésor Public chaque mois, je les mérite avant tout pour une raison qui me semble essentielle : mon “travail” d'écriture et de littérature sur le Net ! J'estime que ce “travail” vaut bien les quinze cents euros que je perçois ! (J'y passe tout de même plusieurs heures par jour et me lève plus tôt que 6h le matin). Et d'ailleurs, quand on pense à tous ces retraités (et ils sont nombreux) qui s'investissent dans des associations locales, volontaires, bénévoles et dévoués... Et qui contribuent de la sorte à l'activité économique et sociale d'un pays, d'une région, d'une ville, d'un bourg)... On peut dire, oui, affirmer haut et fort que tous ces gens là, ils méritent bien l'argent qu'ils reçoivent du Trésor Public !

Coup de trique sur les retraites ? Qu'on me laisse continuer à faire de la littérature sur le Net ! (Car en tant qu'ancien Postier recyclé ou distributeur d'imprimés sans adresse ou de journaux dans les boîtes aux lettres jusqu'à 65 ou 67 ans, je ne serais “bon à rien”, mauvais élément improductif, rebelle, fouteur de merde dans le boulot, et sans cesse en congé de maladie pour un oui pour un non)...

Et ce qui me “pèlerait” encore plus, je crois, au delà des 60 aller/retour en bagnole et de ces putains de “Zob Jectifs”... Ce seraient les sarcasmes, les violences, les “coups-bas”, les condescendances de mes éventuels collègues presque tous accros de produits et services “consomojetables” et l'insupportable pression de cette clientèle “laminoir” qui te “pompe du matin au soir” et t'emmerde pour un oui pour un non à tout bout de champ... Car aujourd'hui le travail c'est ça! Presque plus que ça ! Et ça j'en veux pas, j'en veux plus !

dimanche, février 7 2010

L'olibrius

     Si un olibrius dans mon genre – et ils sont tout de même quelques uns sur cette planète – devenait un personnage médiatique, passait à la Télé lors d'une émission de grande écoute... On ne lui dirait pas “qu'il se lance encore dans des considérations philosophiques” !

On ne comprendrait peut-être rien à ce qu'il raconte, mais par quelque effet de mode et de grâce, on serait béat d'admiration et de dévotion...

Oh putain! Dans quel monde on vit! Comme si c'était une “tare” aux yeux de tout le monde, de se lancer dans des réflexions philosophiques à une époque où l'on massacre l'orthographe et la grammaire en déversant à longueur de forums et de textos et de SMS, toutes les acidités et les sucreries de la vie...

Oui c'est vrai : la vérité, aucune vérité, ne sortira jamais d'aucune élucubration de quelque olibrius que ce soit!

Mais du four à pain, il sort bien du pain !

Je suis sidéré de voir à quel point il sort du pain du four, sidéré de tout ce qui se dit, s'écrit et se raconte... Et dont la consistance porte si peu à mastication! Comme s'il ne s'agissait que d'engloutir dans une panse digérant à toute vitesse, toutes les purées et toutes les sauces du monde, désormais confiturées sur une suite ininterrompue de tartines fondantes !

vendredi, février 5 2010

Religions, cultes... Et horoscope

Embusquée ou en plein milieu du passage, la religion... Et à côté, l'horoscope !

     A-t-on jamais dans notre pays, la France, dressé une statistique sur le nombre d'intellectuels, d'artistes, d'écrivains, philosophes et scientifiques... qui ne sont pas à leur mort, enterrés religieusement ?

Je suis persuadé que, dans le monde de tous ces derniers, ce serait bien là que l'on verrait apparaître les chiffres les plus bas... Quoi que la différence avec les gens d'autres “catégories” sociales, ne doit pas être “si grande que cela”...

L'enracinement des peuples et des civilisations, de tous les pays du monde, dans les religions et dans les cultes, est une réalité avec laquelle j'ai vraiment du mal à vivre ma vie...

Je comprends tout ce qu'il est “bien” -ou censé être bien – de comprendre... Je respecte la liberté de chacun... Mais au fond de moi “je ne puis m'y faire!”

À ma connaissance l'on n'a pas, comme une carte d'identité ou un passeport ou un extrait de naissance, dans son portefeuille, un certificat de baptême. Mais dans un certain nombre de formulaires (par exemple ton profil sur des réseaux sociaux du Net) on te demande quelle est ta religion. Et beaucoup de gens de toute évidence, disent qu'ils sont catholiques ou autres...

... Soit dit en passant, dans ce genre de formulaire (profil réseaux sociaux ou surtout inscription participation à des forums très populaires) on te demande aussi ton signe astral...

Ah, putain ! Toujours et encore toujours, partout, omni présente – ou “embusquée” - la religion... Et avec la religion en plus, l'horoscope !

Serait-il possible à un citoyen “lambda”, dans notre pays tout au moins, de refuser par écrit auprès d'une autorité dûment mandatée, le baptême catholique reçu quand on n'était qu'un bébé, et que la famille alors, “pas spécialement coyante et encore moins pratiquante”, avait fait administer dans l'église du village... “pour se conformer aux bons usages” ?

Le “commun des mortels” en France, dans toute l'Europe et l'Amérique, est catholique ou protestant ou de quelque religion chrétienne parmi je ne sais combien de confessions... En terre musulmane, il en est de même (et peut-être plus accentué encore). Partout, partout, la religion, les rites, les cultes, les dogmes, les pratiques, les lieux sacrés, les prières, le baptême, le cathéchisme, la communion, le mariage et l'enterrement à l'église...

Même dans le monde des intellectuels, des scientifiques, des artistes, des écrivains... la religion en “toile de fond” participe dans la composition du tableau !

Oui, c'est une réalité ! Et j'ai vraiment du mal à m'y faire !

J'ai eu dans ma vie, des amis très croyants... Qui furent vraiment pour moi des amis dans la mesure où ils retrouvaient en moi, en mon coeur et en mon esprit des valeurs et des idées qui leur étaient chères... Ils m'auraient voulu des leurs! Mais au bout du compte dans leur fort intérieur, je demeurais “un ange de lumière tel Lucifer en bute avec Le Créateur”... Soit dit en passant, les “religieux purs et durs”, très enracinés et intimement convaincus dans leur foi... pensent tous que la parole de dieu avec les écritures (coran ou bible ou torah) est “supérieure” ou “plus crédible” à la parole des philosophes, des artistes, des écrivains ou des intellectuels... à moins que ces derniers ne se rallient à la parole de dieu et louent le “Créateur” dans leurs oeuvres...

NOTE : “En bute avec le Créateur”... J'aurais du écrire “ en butte”... Mais je maintiens dans le contexte “bute” (qui me semble plus violent, plus proche de l'idée de “buter”)

jeudi, février 4 2010

Pessimisme noir/noir, ou optimisme délirant ?

     Suis-je un affreux pessimiste ou un optimiste délirant ? Je n'en sais rien... Peut-être que je “balance” entre une forme de désespoir et une sorte d'espérance et qu'il y a dans cette forme de désespoir ou dans cette sorte d' espérance quelque chose de déraisonnable... Mais c'est ainsi, et je le vis...

À lire certains de mes textes “il fume” pourrait-on dire...

À en lire d'autres “ce sont comme les lèvres d'une très belle femme s'approchant doucement d'une cicatrice qui, déjà électrisée par le souffle de ces lèvres entrouvertes, s'efface...

Mais il y a aussi ce regard d'apache... ou de pirate, qui dit des mots crus et ouvre des trous noirs...

Je ne pense pas que la vulgarité, associée à la médiocrité et à la banalité... soit une fatalité parce qu'on la rencontre partout sur le Net et dans la vie que nous vivons au quotidien : je crois plutôt que la vulgarité associée à la médiocrité et à la banalité est avant tout une réalité, une existence sans laquelle tout ce que l'on peut lui opposer n'aurait pas de sens, pas d'existence du tout non plus...

Je ne pense pas que la “bien-pensance” généralisée dans un monde en régression où le religieux redevient offensif... soit une fatalité parce qu'elle devient autour de nous comme l'air qu'on respire : je crois plutôt qu'elle est tout comme la vulgarité, une réalité à la quelle on peut lui opposer une autre forme de pensée...

Et ce serait là, le “vrai désespoir”, le désespoir absolu : pas d'existence, pas de réalité...comme un tracé linéaire, immobile et sans repères sur un écran muet...

Et cette sorte d'espérance qui va juqu'au délire, c'est justement celle qui dépasse toutes les révoltes possibles et justifiées, et qui ouvre une brèche dans un mur réputé infranchissable : ce mur des habitudes, des croyances, des modes, de tout ce qui doit se croire et se savoir, de tout ce dans lequel on peut se complaire, se vautrer ; et ce mur aussi, de tout ce que l'on peut maudire, contester, exclure, piétiner ou déclarer hors la loi parce que contraire au “sens giratoire”, contraire à nos valeurs personnelles...

Il y a, dans l'espérance à ouvrir la brèche, et de la voir effectivement s'ouvrir de ci de là ; il y a dans l'énergie, l'imagination, l'inspiration et le rêve que l'on met pour que la brèche s'ouvre... quelque chose de plus fou, de plus délirant et de plus heureux, que de connaître une victoire après une bataille.

Et si le mur devait tout entier tomber d'un seul coup, serait-ce encore plus fou, plus délirant et plus heureux que l'ouverture, la seule ouverture dans le mur, d'une brèche ? N'y aurait-il pas sans doute de l'autre côté, un autre mur ?

Gilles Deleuze ne pouvait se faire à l'idée de quelque “finitude” que ce soit...

Avec Albert Camus, c'est le “mythe de Sisiphe” (le rocher qu'il faut indéfiniment remonter jusqu'en haut)...

Sur le Net s'élargissent chaque jour et dans une immédiateté déconcertante, et dans une profusion sans cesse accrue ; de gigantesques univers relationnels et enseignes largement médiatisés, prisés par des constellations de bloggeurs... Cela constitue à mon sens, une opportunité. Cela “allonge le mur, les murs”... Et cela fait donc, beaucoup de brèches à ouvrir. Cela donne une dimension “phénoménale” à cette sorte d'espérance que j'évoque plus haut... C'est pourquoi, il faut y entrer, il faut y tracer, dans ces univers...

Ce qui fait défaut cependant, c'est peut-être l'insolence de la pensée, le “coeur et les tripes”, tels qu'ils étaient du temps d'un Jacques Brel, d'un Coluche, d'un Léo Ferré, d'un Georges Brassens, d'un Jean Ferrat, d'un Serge Gainsbourg, d'un Pierre Desproges ou d'un Cavana...(par exemple).

Il faut que le Net demeure un espace de liberté totale, que tout, absolument tout puisse y exister et s'y exprimer... C'est “l'affaire de chacun” de ne pas se laisser “coloniser” par quelque sensibilité, quelque langage, quelque forme de pensée, quelque incitation à faire, que ce soit... C'est l'affaire de chacun de se dire “à chaque pas que je fais en avant, à chaque brèche que je parviens à ouvrir, je ne colonise pas un territoire ni un espace, mais je rencontre ce que jusqu'à lors je ne savais pas, je dois désormais compter avec ce qui marche contre mes pas”...

Sur le Net – tout comme dans la vie d'ailleurs- ce qui me “désespère” le plus, c'est l'ennemour. Plus encore que la vulgarité associée à la médiocrité et à la banalité, plus encore que la violence, le “m'as-tu-vu-isme”, le “sexe à gogo – et surtout tel que l'on en parle-”, la “démolition en mitraille de l'autre”, et toutes les perversions possibles et imaginables... Mais bon, même l'ennemour est une réalité... Il me faut bien compter avec cette “denrée” !

- page 1 de 20