Le Blog du Merdier

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vendredi, février 19 2010

Le petiot

     Si l'on n'a pas oublié, enfant que l'on fut, ce qui a été éprouvé – et bien souvent tu – l'on s'est construit, adulte, une sorte de moralité et tout un monde de valeurs et de principes...

Avec une certaine gravité, il m'arrive de réfléchir – et d'imaginer – ces univers intimes qui sont ceux de l'enfance, des personnes très âgées ou lourdement handicapées...

Certes je le conçois, l'historiette que je raconte ici est... “un peu salée”... Mais c'est le monde, ce monde dans lequel nous vivons, jugeons et pensons... et faisons... qui est pervers... Pas l'univers intime de l'enfant, du vieillard ou de la personne “cassée”...

Le petiot

Il a sept ans ce dimanche, le petiot...

Sept ans... En fait il en paraît treize, le petiot...

Il sait déja tout... Enfin... comme on peut “tout savoir” à l'école de la rue ou dans les grandes classes de la Maternelle... La Télé, les potes, la “shoote”, les filles, les combines et les petits trucs... la vie quoi !

Il a sept ans ce dimanche, le petiot...

Et en ce jour si beau, beau et chic comme une robe de maman, en ce jour doré tout empli des fragrances de toutes les feuilles à moitié mortes de l'automne... L'on a fait venir toute la famille à la maison pour un grand déjeûner dans le grand salon... Et l'on a mis les grandes rallonges à la table.

Papa en costume, Maman dans sa robe chic, Mamy dans son tailleur de trente ans de mariage, Papé dans sa belle salopette de saltimbanque (Papé est un artiste), les grand'tantes engoncées dans leurs vestes étroitement boutonnées, Petite Mémé dans son éternel grand tablier noir fraîchement repassé, le Vieux Pépé dans sa veste de velours noir à grosses cotes (il a pris son accordéon), Tonton en knickers et bottes de cuir et de larges bretelles sur sa chemise... Et Tatie, la jeune et affriolante Tatie, la nouvelle amie de Tonton en ensemble pantalonant...

On n'a pas fait venir les petites cousines (les filles de Tonton)... Elles sont en fin de carrière de rougeole et toussent encore, et c'est Ursuline, la voisine de palier de l'HLM de Tonton, qui les garde... et leur fera des crêpes...

Ah les petites cousines ! Le petiot, une fois, il les a troussées dans la cave !

La Tatie en ensemble pantalonant, elle a peut-être un joli visage et des fesses qui tournicotent... mais qu'est-ce qu'elle est tarte !

Au gâteau bien plantureux, architecturé comme une tour de Babel, rutilant de crème rose et toge d'évêque, surmonté de sept bougies bleues... Le petiot a soufflé très fort... Mais ce sont les yeux de sa maman qui ont donné de l'élan à son souffle... Jamais, jamais, il ne lui avait vu ces yeux là, à sa maman... C'étaient des yeux qui balayaient d'un seul coup toutes les sciences des potes, de la Télé et de l'école de la rue...Et ça faisait un bien fou, une fulgurance...

Elle portait une très jolie robe,très bien coupée, maman...

Au gâteau, il n'avait plus faim, le petiot... C'est que... après trois fois du rôti et des frites...

À la cantine il donnait toujours sa part de gâteau à l'un de ses camarades. Mais il brandissait une pancarte “rabiot” quand venait le plat de petits pois ou de patates ou de pâtes ou de carottes...

Au gâteau, une fois soufflé les bougies, il disparut sous la table, le petiot...

Et personne ne s'inquiéta désormais de ce qu'il fit, le petiot, sous la table...

Il se sentait un peu flou, le petiot...

Et toutes ces grandes personnes qui discutaient sport, politique, actualités, événements de la ville...

Par moments, de grands éclats de rire...

Des rires qui ne le faisaient pas du tout rire, le petiot...

C'était bien, sous la table, tout de même !

Il lui vint un souvenir...

Il avait trois ans passés... Papa et Maman suivaient à la télé une émission de variétés... Il était assis en tailleur en face d'un vieux train déglingué aux gros wagons cabossés et aux rails disjoints... C'était du plancher à l'époque, dans le salon...

Il venait de faire pipi dans sa culotte et à portée de ses bras, il y avait un tas de vieux journaux... Il avait froissé les feuilles de papier journal et épongé tout autour de lui, le pipi répandu en étalant les feuilles mouillées jusqu'au plus loin possible... ça lui avait beaucoup plu... il en avait eu le zizi tout dur... À l'école maternelle, Mario son copain lui avait raconté que les grands quand leur zizi devenait dur, ça faisait du lait qui sentait une drôle d'odeur...

Il avait fait pipi dans sa culotte, tout doucement, comme s'il essayait de se retenir mais que ça coulait quand même...

Alors que les rires caracolaient au dessus, d'un bout à l'autre de la table, et que Tonton racontait une histoire salée en faisant sa grosse voix... Il vit, le petiot, devant lui, tout près, vraiment tout près... les jambes de sa maman, croisées, si belles, si belles... et nues... jusqu'aux genoux où s'arrêtait la robe...

Il se sentit envahi d'un bien être fou...

Quand il se “touchait le pipi” les matins où il restait au lit jusqu'à dix heures, ça lui faisait du bien... Mais pas à ce point là, comme ce dimanche après midi sous la table, près des jambes de maman...

Il n'avait même plus besoin de se toucher... Il en suffoquait, il en râlait... Et très vite – mais vite comme dans un grand train express lancé à toute allure mais où, de la vitre du compartiment le paysage ne défile plus du tout – son zizi aussi dur qu'une barre à mine se mit à tressauter, une fois, deux fois, trois fois, quatre fois, cinq fois... dans sa culotte...

C'était comme si le zizi avait traversé la culotte, s'était dressé jusqu'aux genoux de maman, et doucement frotté du bout, au bord de la robe...

Personne n'a jamais, jamais su... Maman, à ce moment là, riait si fort, à cent lieues de pensée de son petiot !

Et le petiot, il a plus jamais essayé de trousser ses petites cousines dans la cave ou ailleurs en quelque endroit “défendu”...

Le petiot, “ça”, ça lui est resté...

Le copain Mario il avait dit : “les grands font de la purée, et les vieux quand on leur a gratté le crapaud, ça tressaute à sec comme aux gosses”...

Ah le petiot !... S'il avait pu faire de la purée, pour ses sept ans ce dimanche, ça aurait traversé la culotte et giclé sur le bord de la robe de maman...

Elle a jamais su, maman...

Petiot, il a fait un coquillage secret rempli de bonbon venu des étoiles, caché entre des planches d'une cabane qu'il ne fait visiter à personne...

Ah, le petiot, le petiot !

... Et au fait... La petiaude ?

Ah, les vieux, les vieux !

... Et au fait... Les vieillettes ?

Et pour terminer... Une question :

Pensez vous que je pourrais avoir une prédilection en matière d'habillement féminin, pour les ensembles pantalonants – fussent-ils de la dernière mode, très “in” ou très “tout ce qu'on voudra” ?

Ah ah !

Pour la “petiaude” j'aurais imaginé une autre histoire... Où cela ne se passait pas sous une table et où le “coup de craque” ne serait point venu du parfum de toilette de Papa ou de la botte du grand frère frappant le ballon de foot... ou encore à la vue de la poitrine velue du prof de gym à l'école...

Non, pas du tout... Rien de tout cela...

Avec la “petiaude” nous serions entré je crois, dans une “autre dimension”... quoiqu'avec l'histoire du “petiot” le dimanche de ses sept ans sous la table familiale... il y eut une dimension...

Cela aurait été dirais-je, quelque peu “Harrypotteréen”... avec la “petiaude”...

Avec les filles à vrai dire je ne sais pas très bien...

Je sais seulement qu'il y a quelque chose de terriblement pareil... dans une dimension de féminité...

Et c'est dans cette dimension de féminité qui m'est apparue aussi étrange qu'intime, telle qu'un souvenir émouvant et heureux de mon enfance... Que je parviens à décrypter les signes – et la tectonique – de l'être-femme... avec il est vrai, plus ou moins de bonheur...

Comment c'était, avant la Féminité ? ... S'il y avait eu un avènement de la Féminité ?

Sans doute “oeil pour oeil, dent pour dent”, comme dans l'Ancien Testament (la loi ancienne)...

Mais la Féminité en tant que concept purement humain – et donc, appliquée à l'humain – ce n'est jamais que de l'humanité...

Alors, il n'y a pas de “loi nouvelle”...

... Au dessus de la table (au moment de souffler sur les sept bougies) il y avait eu - incontestablement - cette "complicité d'une infinie tendresse" entre le petiot et sa maman... D'où le regard de la maman qui "balayait toutes les sciences de l'école de la rue, des copains, des filles et des petits trucs et combines"... Comme si c'était cela même la "révélation", autrement dit la science, c'est à dire cette infinie tendresse toute emplie de complicité et d'adhésion totale à une manière de penser, de ressentir... et qui nécéssairement devait (a du) impacter toute la sensibilité, toute l'intelligence, tout l'imaginaire du Petiot... lequel Petiot deviendra "grand" avec "ça"...

... Au dessous de la table, il n'y avait plus de regard, plus de visage (de la maman)... Mais il y avait la Féminité même... Bien sûr c'étaient les jambes de maman... des jambes croisées, très jolies, très élégantes et qui faisaient un bien fou, absolument fou, à regarder... au point qu'il advint ce qu'il advint (et que je décris)...

Faut-il rappeler que sous la table, il n'y avait, il ne pouvait y avoir... que ces jambes là! Sûrement pas celles par exemple de l'affriolante Tatie (la nouvelle petite amie de Tonton) en ensemble pantalonant... ou encore celles des grand'tantes ou de la Petite Mémé... qui en aucune façon ne devaient "faire rêver" le Petiot...

... Il y a... Tout ce que l'on peut éprouver (et qui fait un bien fou) pour une femme, un jour...Pour une autre femme, un autre jour... Ou encore (mais c'est plus rare) pour une seule femme dans toute sa vie...

... Il y a... Tout ce que l'on peut éprouver (et qui fait un bien fou)... de la Féminité même... de la Féminité toute entière, c'est à dire de ses fragrances, de ce dont elle se vêt, de ce qu'elle voit, de ce qu'elle respire, de ce qu'elle bat (que ce fût-ce comme le coeur d'un oiseau ou comme le coeur d'un poulpe)... Et il me semble que, outre la peinture et la musique, la littérature est “particulièrement bien placée” pour se “jeter sur une femme, se jeter sur la Féminité”...

Alors, alors... peut-être y-a-t-il quelques marges à franchir... ou quelque bois, ou quelque fossé, ou quelque cloaque même...

Peut-être y-a-t-il quelques foudres de regards, quelques doigts pointés... à devoir supporter...

Pour un amoureux fou de la Féminité...

jeudi, février 18 2010

Un long été de fleurs silencieuses dans le vent bruyant

Ils savent mais ne disent jamais rien...

J'imagine qu'ils savent – et je fais en sorte qu'ils puissent savoir – mais je ne sais pas s'ils savent...

Ils savent et disent mais est-ce bien comme ils disent ?...

En fait je ne sais jamais rien...

J'étais avant-hier un vieillard de cent seize ans...

Demain j'aurai rajeuni de quelques années...

Mais dans les saisons qui passent je deviens de plus en plus vieux...

Lorsque les mots n'étaient pas encore nés ils étaient des regards...

Lorsque les mots ne seront plus ils habiteront les cielles et les cieux...

mercredi, février 17 2010

Une vue sur l'Atlas Tellien

C'est la vue que j'avais depuis la “loggia” au 9 ème étage du bâtiment R cité Montpensier à Blida... En 1961. Tout en bas sont les autres HLM à quatre étages et à coursives, avec l'escalier extérieur. Un peu plus loin, la cité (une sorte de village) des familles de militaires avec de petites maisons entourées de jardins. Puis la ville au pied de la montagne (l'Atlas Tellien)... À l'époque (en 1961) Blida n'avait que 70 000 habitants... J'habitais donc avec mes parents dans le bâtiment R au dernier étage, un appartement de 3 pièces (le numéro 57). Derrière, côté Blida et l'Atlas, la loggia. Et devant, la coursive (balcon commun aux 6 appartements de l'étage) donnant sur la plaine de la Mitidja, et au loin les collines du sahel et les hauteurs d'Alger (située à 52 km)... Dans les collines du Sahel sur la gauche par rapport à Alger, vers la plage de Zéralda, l'on apercevait une petite “échancrure” en forme de triangle avec le bleu de la Méditerranée... Et plus à gauche encore, les Monts de Cherchell... En décembre au moment du solstice d'hiver, depuis la loggia je voyais le soleil se coucher (à ma droite) et se lever (à ma gauche)... Mais au solstice d'été, il fallait se rendre sur la coursive, devant, pour voir se lever et se coucher le soleil... L'hiver, il y avait de la neige sur les hauteurs de l'Atlas, à Chréa, un village où l'on allait en ballade par une route étroite de 18 km en convoi militaire aller retour passer la journée en famille et avec des amis, le dimanche... En mai 1960 lors d'une semaine de très mauvais temps sur le nord de l'Algérie, il y avait eu de la neige à Chréa, et des martinets venaient mourir sur la coursive de l'immeuble, ou sur la loggia... J'ai vu de la neige à Blida, autour de nos HLM, le 4 janvier 1960 : elle a tenu assez longtemps pour quelques “batailles rangées” et bonhommes de neige... En juin quand depuis plus de trois jours soufflait le sirocco, l'on en avait pour 9 jours... Le ciel était blanc brillant, et la chaleur coupante, et du sable fin comme de la poussière s'inflitrait partout jusque dans le frigo. Le lundi 11 septembre 1961 il y eut un tremblement de terre à 4 heures de l'après midi... La coursive au 9ème étage, “balançait” d'avant en arrière d'environ un mètre, et des cloisons se fissuraient dans l'appartement.

Une vue sur l'Atlas Tellien

Sur la route de Madison

     Laquelle, lequel d'entre vous, a vu sur France 3, mardi 16 février 2010, “Sur la route de Madison” avec Clint Eastwood et Meryl Streep ?

... L'Iowa... Une campagne Nord Américaine, une campagne telle qu'il en existe comme à l'infini dans les grandes plaines centrales entre les Appalaches et les Rocheuses... Et dans cette campagne les gens peuvent y avoir des rêves plus grands que toutes ces immensités continentales... Mais les rêves sont enfouis, jaunis et écornés comme des photos dans des cartons non ficelés que la vie a bousculés et empoussiérés...

Essayez de concevoir dans votre esprit cette image : un recoin de jardin, une sorte de tertre tout chevelu d'herbes folles et dures, un recoin jamais cultivé mais sur lequel il s'y fit des jeux d'enfant lorsqu'il y avait là du sable... Et dans la terre sous le tertre, brûlerait une fleur... Et le tertre s'entrouvrirait comme les lèvres d'une femme... Alors s'élèverait une fulgurance, une fragrance, et cette terre dont on est fait, intimement et pour toujours, fait... Nous la reconnaîtrions nôtre, bien présente, là sous nos pieds... Dans ce jardin aux allées ratissées et désherbées, aux carrés de fleurs, de plantes vivaces et de légumes dodus, dans ce jardin qui a étouffé sans jamais l'ensevelir, un autre jardin...

Une fleur qui brûle dans la terre !... L'image est impensable...

Un être surgit, venu de la route, et l'impensable devient pensable...

... Un peu dans le même style (si l'on peut dire)... Mais dans un scénario totalement différent... “Bagdad Café”...

mardi, février 16 2010

Crispation sur les symboles nationaux

     Dans LE MONDE du vendredi 12 février 2010, Guy Verhofstadt, Président du groupe de l'Alliance des démocrates et des libéraux au Parlement Européen, ancien premier ministre Belge, écrit :

Cette crispation sur les symboles nationaux est le symptôme le plus patent du malaise national transpirant à travers ce débat raté. C'est un réflexe de peur incompréhensible quand on connaît le poids et l'influence de la France en Europe et dans le monde”...

Je me sens en ce qui me concerne, “un peu gêné aux entournures” lorsque tous les soirs (et plusieurs fois dans la journée), tant sur les ondes qu'à la télévision, et cela depuis plus d'un mois déjà, l'on débat sur cette question de l'identité nationale...

D'autant plus que sur les forums du Net, dans les journaux et les magazines d'actualité, l'on ne cesse de débattre et de polémiquer sur ce thème de l'identité nationale...

Je pense – mais cela me fait mal de penser cela, car cela me paraît “un peu lourd” - à cette phrase d'une chanson de Jean Ferrat “Je crois voir la photo de Pétain dans mon verre de Vichy”...

C'est vrai que ce débat sur l'identité nationale, cela finit par faire “Travail/Famille/Patrie”... Et que l'on verrait apparaître les “vieux démons” (avec de nouveaux visages et de nouveaux signes distinctifs)...

J'y vois là non pas un “signe de civilisation”, non pas non plus un “signe de progrès”... ou un “signe de diversité culturelle et d'ouverture vers un monde plus relationnel”... Mais plutôt un “signe de retour à une forme de repli culturel et social”, tout à fait caractéristique de ces époques troublées de crises, de confrontations, de guerres et de fléaux divers... Comme s'il devenait temps de se protéger de murailles, d'enceintes fortifiées, de barrages filtrants et de clôtures, parce que le monde serait plus dangereux, plus incertain qu'avant...

Débat-on ailleurs qu'en France, à ce point là, sur le thème de l'identité nationale ? Une “identité nationale”, n'est-ce pas comme un visage, un visage humain ? Un visage ne se “débat” pas : il se porte, il se voit, il s'exprime... Il est un visage parmi tous les autres visages... Nul ne peut dire que ce visage là – ou un autre – n'est point. Il est...

Alors pourquoi débattre en se crispant sur ces yeux, ce nez et cette bouche qu'il faudrait “pieusement modeler” sur son visage ? Les yeux ne sont-ils pas pour voir, le nez pour respirer et la bouche pour se nourrir ou s'exprimer ?

lundi, février 15 2010

C'était un bateau

Non, ce n'est pas un îlot sur le fleuve Maroni... C'est un bateau échoué qui a rouillé et qui peu à peu, fut recouvert d'une végétation luxuriante... Que restera-t-il de nos autoroutes, de nos tours de béton, de métal et de verre, de nos aéroports et de nos gares, de nos gigantesques complexes de circulation autour de nos grandes villes, de nos grandes surfaces commerciales, de nos voitures et de nos trains à grande vitesse, de nos stades et de nos parcs expos... Au premier millénaire d'une nouvelle civilisation humaine sur une Terre qui n'aura plus la même géographie des océans et des continents ? Déjà, passent au travers du carrelage d'un salon dans une maison abandonnée dont le toit s'est effondré, des arbres ! Et de la terre, ou du sable ou du gravier, et de l'herbe... sur les routes que l'on ne répare plus ! Alors, vous pensez! Des ordinateurs, des disques d'enregistrements, des livres, des puces électroniques et autres petits “réservoirs de savoirs et de créations”... Sur quoi nous liront-ils les êtres ou les dieux de demain ? Dans des poussières de lumière qui émettront du verbe, du son et de l'image ?

... La fin du monde humain ? ... C'est ma mort à coup sûr ! Je ne souhaite pas - et n'envisage pas dans mon esprit - et même je refuse - la fin du monde humain... Le monde humain, même tel que l'on puisse ne pas l'accepter tel qu'il est, c'est le prolongement de ma vie : je meurs mais le monde humain me survit et vit de ce que je n'ai pas vécu, réalise ce que je n'ai pas réalisé... Et il a encore beaucoup à faire... En particulier : "écrire" dans ces poussières de lumière qui porteront du verbe, du son et de l'image et seront "lues" par les êtres ou les dieux en lointaine descendance directe... ou par les êtres ou les dieux qui ne sont pas encore venus...




Ce n'est pas une île

vendredi, février 12 2010

Féminité ailleurs

La féminité en shadok

          Ailleurs que sur la Terre, la Féminité serait encore la Féminité...

Mais nous les Humains, ne savons pas reconnaître sur notre Terre, la féminité de la fourmi, la féminité de l'escargot, la féminité de l'araignée, la féminité du crapaud... Il est vrai que l'escargot est hermaphrodite, et que l'on ne dit pas “une crapaude”... Et que mon dessin qui serait une féminité d'ailleurs, est bien un dessin typiquement humain... dans la mesure où l'humain se ferait une idée de la Féminité non humaine sur sa planète d'origine et projeterait ensuite son idée en imaginant une Féminité ailleurs...

Téterre

Téterre

    Téterre...
     Téterre, je te vois petit oiseau dans le grand ciel de l'univers...

Le jardin des âmes

Le jardin des âmes

    Si au moins dans notre beau pays de France, il en était ainsi de nos cimetières, tel ce jardin des âmes d'un village Norvégien, alors opterais-je à ma mort, pour une pierre fichée en terre comme une météorite venue du ciel...

Tous les trains du monde

Tous les trains du monde

    Rien à voir avec le “Métro-Jet” qui, dans mon livre “Au pays des guignols gris”, traverse le “Grand Continent”...

Sans doute ce jour d'été à Canfranc, assis devant ce wagon d'un autre âge, imaginais-je Ernest Hemingway prenant place sur un siège de bois, une bouteille de whisky à la main... Tous les trains du monde, depuis que les trains existent, ont quelque part assise, une femme dans un ailleurs... Une femme dont le visage et les jambes croisées, avec le paysage qui défile par la vitre, entre en visite et fait trace dans une histoire d'homme... Mais nos trains n'ont plus aujourd'hui, de compartiments.

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