Le Blog du Merdier

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Les oeuvres de Yugcib

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mardi, juillet 3 2012

Modelages et dessins

     Voici un diaporama de 45 de mes dessins et modelages réalisés à ce jour :

http://s.joomeo.com/4ff279e47d733

 

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mardi, mai 19 2009

De Guisnoot pour le premier volet de la trilogie des guignols gris


     J'ai bien aimé l'entrée en matière avec les cartes ; le style est fluide si bien qu'on se laisse porter par les évènements, la description de la ville et on pessent qu'il va se passer quelquechose de terrible. On fait alors la connaissance de cette petite famille avec le cri du coeur de la fille dans le bus. Votre imagination est enrichie par un souci besogneux du détail qui donne à l'ensemble une histoire agréable à lire.

... Et voici ma réponse

A mon avis trois conditions me semblent essentielles pour avoir envie de lire ce livre :

-Aimer la géographie (de notre planète, de ses climats, de ses paysages, de son ciel, de la place de notre planète dans l'espace, de son histoire depuis qu'elle existe) et par extension, aimer l'astronomie au point d'être suffisamment passionné afin d'acquérir certaines connaissances...

-Avoir une sensibilité apte à se projeter dans un imaginaire, dans le rêve et dans un “ailleurs”...

-Etre dans une dimension de pensée poétique et réflexionnelle...

Je pense que l'existence de ces trois conditions en même temps, réduisent forcément le champ des lecteurs possibles de ce livre.

-Car même des géographes professionnels ne sont pas forcément comme on pourrait le penser des “amoureux” et passionnés de la géographie de notre planète... Ce serait à mon avis davantage le fait des amateurs ou des chercheurs en la matière...

Si l'on devait (ou pouvait) définir(en gros) deux courants de sensibilité dans le monde, l'on pourrait dire qu'une très grande majorité de gens sur Terre (toutes origines ethniques et culturelles confondues) sont plutôt des gens ayant une inclination naturelle pour les choses du réel, du tangible, du crédible, de l'argumentable, du raisonné, du pratique, du discutable, et d'une manière générale pour tout ce qui touche à la vie quotidienne (besoins essentiels ou superflus, aspirations, émotions, volonté d'agir et de réaliser, loisirs ; exercer une profession, un métier, “réussir” sa vie sur le plan social, familial, professionnel)... Et que bien sûr de toute évidence, en “parallèle” à tout ce que je viens d'énoncer, cette très grande majorité de gens a aussi une certaine capacité tout de même à imaginer et à rêver (mais sans doute d'une manière “assez réaliste” dans l'ensemble)...

Par contre d'autres gens sur terre (à mon avis moins nombreux mais toujours d'origine ethnique et culturelle diversifiée) sont davantage axés sur le rêve et sur l'imaginaire, sachant bien sûr qu'ils demeurent conscients et attachés au réel, au genre de vie qu'ils aiment vivre...

La conséquence directe (et logique – et “très bien exploitable économiquement et commercialement”-) c'est que dans le roman et la littérature (et le cinéma)... Tout ce qui touche à ce que je viens d'énumérer, intéresse en priorité une grande majorité de gens.

Quant à la dimension de pensée, poétique et réflexionnelle, ce n'est pas là je pense dans le monde présent, une réalité “omni présente” et ressentie de “haute nécessité”par une majorité d'humains sur la Terre... C'est davantage le fait des artistes, des rêveurs, des poètes, de quelques écrivains ou penseurs...

Il faut cependant noter et bien prendre conscience que cette dimension de pensée poétique et réflexionnelle (avec la sensibilité qui lui est assortie) ne constitue absolument pas le “fondement d'une essence supérieure” et qu'elle n'est pas non plus “promise à quelque destin”, qu'elle n'a aucun caractère “messianique”...

En effet il y a des gens sur Terre, de toutes origines et de toutes cultures ; des artistes, des écrivains et des intellectuels en particulier, qui ont cette dimension de pensée poétique et réflexionnelle mais qui sont toute leur vie durant des êtres “infréquentables”, désagréables voire dangereux parfois... Auquel cas, et en toute logique, la dimension de pensée poétique et réflexionnelle ainsi “bafouée” dans une réalité obscure et décevante de l'être... N'a aucun impact, aucun crédit, elle n'est plus que “poudre aux yeux” ou abus de confiance... Et ne peut être que vilipendée voire exécrée...

Alors que dans “l'inclination générale et majoritaire” dirais-je, l'on rencontre tous les jours des gens fort agréables à fréquenter (même si avec ces gens là on ne peut jamais au grand jamais aborder certains sujets, certaines questions – ni jamais envisager par exemple de leur faire lire un livre tel que “Au pays des guignols gris”-)

C'est la raison pour laquelle je suis parfois tenté de me dire (et de me convaincre) que la solitude “viscérale”, émotionnelle (la solitude tout seul)... N'existe pas vraiment : n'est-il pas préférable en effet de vivre en compagnie de gens avec lesquels on ne communique pas “certaines choses” mais qu'on aime... Plutôt que de vivre “enfermé dans ses rêves”, persuadé d'avoir raison envers et contre tout, “tout seul comme un con”dans sa pensée et son imaginaire, dans une sorte de “prison” dont les murs sont les visages de ces autres que l'on n'apprend jamais à aimer ?

... Bien sûr, lorsque des êtres se rencontrent et qu'ils sont de même dimension de sensibilité, de rêve, d'imaginaire, de pensée poétique et réflexionnelle... Et que de surcroît ils se plaisent réciproquemment ; alors c'est ce qu'il y a de mieux... Ce que l'on peut penser qu'il y a de mieux... Mais je crois qu'au delà même de cette “si heureuse et émouvante conjoncture”... Il existe “la très grande beauté universelle et intemporelle de tous ces visages humains, comme une géographie dont on est amoureux et passionné”...

... Verbiage, galimatia de propos oiseux et “ne voulant finalement rien dire”... Me direz vous! Mais bon, ce n'est pas grave! Pas grave pour vous, puisque dans les 5 minutes qui viennent vous aurez oublié, enterré, poussé de côté et repris votre route telle qu'elle est, telle qu'elle vous convient... Je suis donc sûr de ne pas vous faire de mal. Je vous ai juste “un peu bassiné”!

... Je persiste et signe, sans baisser la tête ni les yeux, sans m'excuser de ceci ou de cela, sans regret et avec une sorte de “foi” dont je ne demande pas qu'elle soit partagée (mais un peu discutée tout de même s'il en est)...

... Je me mets à la place d'un de mes détracteurs, mais “à l'imagination débordante” et surtout aussi “tordu” que moi... Rédigeant un commentaire après avoir lu (ou plutôt “survolé”) ce livre...

Dans une sorte de conclusion “un peu tirée par les cheveux” mais néanmoins ayant un “certain sens”... Il caricaturerait :

“Au pue haut des Gugnols Grus”.

Je pense que dans l'esprit de ce détracteur ces “Gugnols” seraient des êtres étranges assez marginauxet de peu de crédit ; et que leurs cheveux au lieu d'être gris, seraient “grus” (une couleur non perceptible aux yeux des Guignols normaux)

Et l'on s'en doute : “ça pue haut du côté du ciboulot”!

Mouralité : Guignols gris ou Gugnols grus sont tous dans le même bateau du ciel et personne ne croit au naufrage autrement que pour “se faire peur” ou dans le dessein de gagner beaucoup de “parsécus”... Tant que ne vient pas le naufrage...

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dimanche, avril 19 2009

Le Chien Vert, commentaires et réponses...

Commentaire de Didier Mérilhou, dans Alexandrie Online, sur Le Chien Vert...

L'auteur sans doute a le verbe facile, le style est riche, l'imagination fertile. Dans un premier temps sa révolte contre l'opulence et les injustices de ce monde finiraient par lasser, mais les quelques histoires qui font suite se digèrent plus facilement. Cependant elles sont pour la plupart colorées par une sorte de mélancolie qui restreint le talent de l'auteur. Je n'emploie pas ce mot (talent) au hasard car il le fustige comme il le fait d'ailleurs de la décrépitude vécue en maison de retraite.

Concernant son point de vue sur Rimbaud je me permets de préciser que par sa poésie il nous affranchit de nos pulsions et de tout ce qui en nous déshonore l'amour. Même mort il continue à vivre dans le coeur des poètes tandis que la mort de Gabriel ne peut que faire rêver les grands branleurs. Il a été un saint particulier puisqu'il a laissé des auréoles. Un peu d'humour ne fait pas de mal et c'est ce qui d'ailleurs manque à ce livre.

Voici les quelques mots que je retiens principalement de cette lecture : “un visage un sourire un regard en exemple sera toujours la plus heureuse des certitudes”.

... Et voici ma réponse :

Il y a bien là, dans le commentaire de Didier Mérilhou, dirais-je... “Une vérité clinique”.

Je ne vois donc pas ce que je pourrais infirmer ou contredire...

... “Une révolte qui finirait par lasser” : je fais plus en vérité que de lasser. J'indispose. Tel un chien qui ne cesse d'aboyer à tous ces passants qui pour la plupart d'entre eux “se sentent bien dans leur peau en dépit cependant d'une “révolte larvée” ou “en conformité avec un ordre des choses auquel ils acceptent d'être soumis... Et, aboyant ainsi et comme s'il s'apprêtait à bondir et à mordre, le chien prend le risque d'indisposer des gens qui “pourraient l'aimer”...

La mélancolie par elle même n'est rien d'autre que de la mélancolie... Plus ou moins “bien écrite ou exprimée”... Plus ou moins lassante ou inutile et assurément sans avenir...

La gravité par son ton, par son expression, a forcément en elle de la mélancolie... En général, la gravité n'a pas d'humour... Ou si elle en a, elle reste “grave”... Mais dans la gravité il n'y a pas je crois, d'austérité ni de “certitude bétonnée”... Seulement quelques interrogations profondes et intemporelles...

Gabriel, est-il un personnage qui “déshonore l'amour”?


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dimanche, septembre 14 2008

Précision sur Le Chien Vert

Précision au sujet du Chien Vert

... C'est, à dire vrai, à la lecture de certains commentaires de personnes ayant "un vrai regard d'écrivain" ; que j'ai pris conscience, réellement, de l'existence de ces "belles pièces" du "patchwork"... (j'ai dit en effet que mon site ressemblait à un “patchwork” géant” qui, à lui seul et pris dans son ensemble, ne pouvait constituer une oeuvre littéraire)...

Alors, j'ai un peu regretté d'avoir inséré dans "Le Chien Vert" (comme je l'avais fait d'ailleurs dans "Quel monde possible" aux Editions du Manuscrit en avril 2004) ces quelques "articles" qui étaient des copies quasi conformes de courriers publiés dans les journaux.

Et j'ai pensé qu'à la place de ces textes là (qui sont un peu moins littéraires) s'il y avait eu par exemple des contes et des récits de "Petits Contes Yugcibiens"; le Chien Vert aurait été alors "d'une autre dimension".

... Il n'en demeure pas moins que du temps où j'écrivais "tous azimuths" des courriers de lecteurs (généralement sur des sujets d'actualité mais avec une connotation et un style personnels), les gens de ma connaissance qui me lisaient et me rencontraient, ne manquaient jamais de m'encourager à écrire encore et encore...

D'ailleurs, trois ou quatre ans plus tard, alors même que je n'envoie plus rien à Sud Ouest, à Marianne, au Monde, à l'est Républicain et à l'Echo des Vosges ; tous ces gens là quand je les rencontre par hasard, se souviennent de mes courriers et sont étonnés et désolés de ne plus me lire... Alors je leur dis que pour me lire il faut aller sur Internet et je leur donne l'URL de mon site.

Dès fois, pour rire, il m'est arrivé de dire à des gens de ma connaissance : " C'est pas 10 centimètres carrés d'espace dans les colonnes du courrier des lecteurs que Sud Ouest devrait m'octroyer, mais plutôt une page entière tous les dimanches!"

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lundi, février 25 2008

Oeuvre d'écrivain : oeuvre d'une vie?


    Je remercie celles et ceux d’entre vous qui ont apprécié mon livre Le Chien Vert et posté leur commentaire…
Mais je pense que je n’aurais pas été aussi généreux que vous l’avez été dans vos commentaires : le lecteur que je suis de mon propre livre n’a pas tout à fait sur ce livre le même regard, alors qu’il vient d’être à peine publié depuis quelques semaines et que le « recul » est encore bien court…
Et je vais ici m’expliquer sur deux points particuliers au sujet de ce livre…
    Il faut déjà que je revienne sur l’avis d’Annie Quillon, la journaliste de Tartas, écrivain elle-même et auteur de plusieurs ouvrages qui, au moment de la parution de mon deuxième livre Quel Monde Possible aux Editions du Manuscrit en avril 2004, me disait que la première partie de mon livre ne l’avait guère intéressée parce que  développant des sujets d’actualités somme toute sans réelle portée… Par contre elle avait aimé la deuxième partie du livre, plus personnelle et plus originale à son sens.
Avec un peu de recul je réalise qu’il est finalement sans grand intérêt de développer dans un livre d’auteur, des sujets d’actualité qui ont davantage leur place dans des forums de discussion sur le Net ou encore dans des « courriers de lecteurs »…
J’avais pensé à l’époque où j’envisageais une publication de Quel Monde Possible, que le seul fait de soigner et de parfaire l’écriture d’un texte ayant davantage sa place dans un forum ou un courrier de lecteurs ; pouvait justifier que ce texte là puisse être produit dans un livre d’auteur…
Une réflexion s’impose à moi aujourd’hui à ce sujet… A dire vrai depuis que j’ai cessé d’envoyer à Sud Ouest, Marianne et autres publications périodiques, mes « articles » dans le courrier des lecteurs  ; je me suis mis à penser qu’un sujet d’actualité tel qu’il est généralement traité par son auteur, n’a qu’un intérêt tout à fait relatif pour celui ou celle qui le lit et partage ou non une opinion exprimée…
Peut-être le même sujet, présenté sous un angle différent ; en quelque sorte « redimensionné » dans un contexte plus personnel et soulevant de vraies  interrogations, et d’une écriture moins conventionnelle, comportant dirais-je une « charge émotive » sans toutefois verser dans le mode des « effets spéciaux »… Développé autrement que sous la forme d’une argumentation/exposition/énumération de faits et de situations… Y gagnerait beaucoup en intérêt suscité auprès d’éventuels lecteurs…
De là tout le sens de ma réflexion actuelle. Mais il faut croire qu’à la fin de l’été 2007, lorsque j’ai entrepris la rédaction du Chien Vert, je n’avais pas encore tout à fait intégré dans mon esprit le sens de ma réflexion…
Autrement dit si « c’était à refaire » sans doute n’inclurais-je pas dans Le Chien Vert quelques textes axés sur des sujets d’actualité… Ou alors les écrirais-je « autrement »…
    La seconde raison tient au fait qu’ayant déjà produit Grand Hôtel du Merdier, et donc développé certains sujets assez scabreux - et pour le moins scatologiques voire obscènes - j’ai pour ainsi dire « persévéré » dans cette voie, en présentant quelques histoires « corsées » dans Le Chien Vert. Je me suis d’ailleurs étendu en des détails qui eussent très bien été à leur place dans une œuvre pornographique…
Après réflexion il me semble qu’une œuvre d’écrivain ne saurait être essentiellement ou même seulement à titre occasionnel répété, axée sur de tels sujets et multipliant peut-être à l’excès des détails si « évocateurs » et surtout si précis… Le « Vieux Routard » par exemple, « bat un record » en la matière…
Et là encore si « c’était à refaire » j’écrirais ce « Vieux Routard » un peu différemment.
Je dis cependant que des histoires telles que « Arthur et Catherine » ou même « La chienne bleue du dimanche 10 Août » ou « Ce rêve d’il d’elle »… Tout en étant moins « scatologiques » sont en vérité bien plus « évocatrices » et chargées d’émotion… Par exemple la scène où la jeune mariée tourne distraitement entre ses doigts un verre vide, avec ses jolies jambes croisées et vêtue de sa jupe blanche lui seyant à ravir ; alors que Yves, le marié, lit son texte de huit pages devant sa famille attablée…
J’avais pensé - mais cela n’engage que moi - que tout ce qui touche à l’intimité profonde et sans doute inavouée de l’être, dans ses imaginations, ses rêves, ses fantasmes, ses irrésistibles penchants, enfin tout ce qu’il s’attache à ne jamais laisser paraître ou même « transpirer »… Ainsi que tout ce avec quoi il vit et qu’il ressent physiologiquement, que ce soit dans son « animalité » même ou dans ce qui fait qu’il est un homme ou une femme avec son sang, ses humeurs, son sperme, ses déjections, son haleine, sa sueur… Que tout cela peut-être plus encore dans un livre d’auteur que dans un forum du Net ou sur un blog ; pouvait être « mis à nu », décrit et même crié presque…
Oui je l’avais pensé! Et je l’ai écrit! J’ai osé!
Encore me fallait-il trouver au-delà des mots, des images, des détails, de l’histoire elle-même ; non pas une « justification » à dire tout cela, encore moins d’exprimer ces choses là dans le but de provoquer ou de choquer… Mais oserais-je dire pourquoi pas « essayer de faire ressortir une certaine beauté crue et vraie, authentique, sans faux semblants »… Car en somme ce « Vieux Routard » à y bien réfléchir, est un personnage très sensible et sympathique.
Aussi me suis-je attaché dans la seconde partie de l’histoire, à ce qui existait en Gabriel, mon personnage ; au-delà de ce qui avait été de lui et qu’il avait fait dans la première partie.
Mais je tiens à le préciser de nouveau : ce que je dis là n’engage que moi et je comprends parfaitement que des lecteurs puissent non seulement ne pas aimer ce livre mais le détester…
    Quoiqu’il en soit, une œuvre d’écrivain est l’œuvre de toute une vie… Pour autant qu’une vie entière de l’auteur suffise pour que l’on parvienne à définir cette œuvre, à lui donner un sens et un avenir…
Et ce qu’il y a de sûr, de terriblement sûr, c’est que l’on ne peut passer sa vie à refaire et refaire encore tout ce que l’on écrit… surtout si l’on écrit sans cesse et tous les jours de sa vie…

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lundi, décembre 17 2007

Information 17/12/07

     Pour lire quelques commentaires de lecteurs (et mes réponses, éventuellement) sur le Chien Vert, allez sur mon site www.e-monsite.com/yugcib/ en catégorie Le Chien Vert, rubrique "Avis et réponses"...


NOTE : Je ne publierai sans doute pas sur mon site, TOUTES les critiques... Je ne ferai pas non plus une réponse à chaque critique... MAIS : je publierai des critiques ou commentaires DIVERS, c'est à dire dans un sens ou dans l'autre (vous m'avez compris)... A la seule condition que je les sente "relativement fondés" (dans un sens ou dans un autre) et assez représentatifs de diverses sensibilités (dont aucune n'est à négliger ou exclure)...

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vendredi, décembre 7 2007

Le Chien Vert, extrait

     L’ humanuscule

     Il bâtit… bâtit, bâtit…
 Bâtit son nid…
Il a 30 ans. Un double équateur de bourrelets, oui, déjà ! À 30 ans, entre son hémisphère Sud arpenteur de trottoirs et son hémisphère Nord dont la capitale pense et décide.
 Il a signé un prêt bancaire… de 20 années… presque hésité sur 25.
 Mais cinq ans de plus, cela ne payait ni le crépi, ni la véranda en sus. 20 ans…
 Il va la payer jusqu’au DEUG de son rejeton, sa maison formatée, s’il n’a pas fait un infarctus avant… Quatre fois le prix qu’elle aurait coûté, lotissement « Les Alouettes », s’il avait pu la bâtir sans signer le prêt… En héritant, par exemple.
Il est cadre moyen dans une boîte qui vend et achète, se restructure et fusionne avec une autre boîte… Sans battre de l’aile, la boîte affiche un bulletin de santé qui laisse présager une intervention prochaine dans ses éléments structurels.
 Autant dire que, tous diagnostics confondus, même si pour le trimestre à venir, la conjoncture est favorable, les mondiopérateurs, pressés par leurs cohortes d’actionnaires, vont exiger un dégraissage en matière de coûts salariaux…
Il quitte « Les Alouettes » à sept heures du matin, il parcourt 40 kilomètres dans sa voiture pour aller travailler, et la boîte encore lui demande de crapahuter dans les embouteillages, sur les voies de contournement et dans les dédales des ensembles pavillonnaires de la mégapole voisine , peut être une centaine de kilomètres, autant de ronds points et de feux tricolores, afin de négocier des contrats juteux, de débrouiller des affaires complexes, se débattre dans des situations relationnelles inextricables…
Il est de retour aux « Alouettes » à l’heure du journal télévisé, il gare sa Safrane devant le portail de son petit éden familial. Vanné, pompé, saturé d’objectifs commerciaux, l’estomac chargé de nourritures coulantes ou conditionnées en barquettes… Ou encore, s’il a pu se rendre au restaurant, tout confit d’un plat du jour plantureux, la tête bouffie de soucis professionnels car son travail consiste pour l’ essentiel à vendre à des clients « potentiels », des produits et des services superflus.

... Voir texte intégral, bibliothèque d'alexandrie, le chien vert, dernière production de Yugcib...

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mercredi, août 29 2007

Information sur mes ouvrages

     Dans les six derniers billets de cette catégorie OEUVRES DE YUGCIB, vous pouvez donc lire des extraits de ces oeuvres...

Dans la bibliothèque d'alexandrie online, sont accessibles en texte intégral :

-Grand Hôtel du Merdier

-Au pays des guignols gris en quatre ouvrages : Le monde désuni, la traversée, après la traversée et les contes du pays des guignols gris

-Les petits contes Yugcibiens

-Monde en réseaux et Amériques

-Le Chien Vert

Dans la librairie d'alexandrie, Quel monde possible n'y est accessible que sous forme d'un résumé et d'un extrait... Le livre peut être acheté chez www.manuscrit.com ou bien vous pouvez me le commander directement par courriel g.sembic@laposte.net (mais le délai de livraison est de quatre semaines environ).

Grand Hôtel du Merdier peut être acheté chez www.lulu.com (voir dans la liste des liens)

VISAGES est lisible (en partie) sur mon site www.e-monsite.com/yugcib/

 

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mardi, août 28 2007

Visages, extrait

     La vie est essentiellement faite de tous les gens que l'on a aimés, que l'on aime, et que l'on aimera...

De tous ces visages que l'on a rencontrés, avec lesquels on vit, tous ces visages qui nous ont permis de reconnaître, d’ effleurer des souvenirs qui nous échappent, quelque chose d'ici ou d' ailleurs, d'autrefois, de maintenant et de demain, et qui nous ont reliés, ne fût-ce qu'un instant, comme un fil invisible, ensemble, et pour toujours...

De tels visages sont toujours plus beaux que les plus beaux paysages du monde, toujours plus riches que toutes les fortunes, et ces visages-là, même si nous ne savons rien d’eux, même s'ils passent dans notre vie, un matin, un soir, un jour, une nuit, aussi vite qu'un oiseau sur une branche, un papillon d'une fleur à l'autre, s’inscriront toujours en notre mémoire comme une trace magique, et tout ce qu'ils nous laissent imaginer même, n'est rien en face de leur authenticité, de leur pureté originelle, de leur liberté absolue, de ce qui leur appartient en propre. Et quand on a la chance d'avoir, pour quelques années, ou tout au moins pour une certaine durée, ces visages dans notre vie de tous les jours, en des moments particuliers et privilégiés, il arrive que le temps semble s'arrêter, et alors, on se sent intimement relié aux êtres qui nous entourent, on perd cette conscience tragique et habituelle de la brièveté de la vie, on éprouve une sensation de sécurité et de sérénité absolus.

Les maisons ont des fenêtres, et les voitures ont des glaces. Sauf quand il pleut, les maisons et les voitures ne pleurent jamais. Par contre, les gens, eux, ils ont des yeux et il leur arrive de pleurer. Mais aussi de rire, heureusement.

Les maisons, sauf celles qui tombent en ruines, et les voitures, tant qu'elles ne vont pas à la casse, durent plus longtemps que les gens qui les possédaient tout juste avant de mourir, et lorsque les gens sont morts, on se demande souvent ce que vont devenir les maisons et les voitures : qui les habitera, qui roulera dedans ? Qui, et plutôt qui que qui ?

     Note : Ce texte "VISAGES", n'est pas encore achevé [ j'en ai 600 pages de carnets, en l'état de brouillon, et seulement une partie est "publiable"... Terminée, cette oeuvre sera celle, de moi, qui aura le plus grand nombre de pages...]

 

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Contes du Pays des guignols gris, extrait

     Le cosmonaute

     Je vais mourir, prisonnier dans cette petite coque, aux confins d'un système stellaire périphérique d'une galaxie non répertoriée sur les cartes du ciel. Comment me suis- je donc retrouvé catapulté dans cette région inconnue de l'espace ? Et que sont devenus mes compagnons de voyage ? Juste avant le grand choc qui allait se produire contre cet astéroïde gigantesque, nous avons rejoint nos coques aménagées, chargées de réserves de survie, puis nous avons quitté le vaisseau en perdition, projetés violemment dans l'espace, très loin de l'impact, si loin que nous n'avons ni les uns ni les autres, perçu le choc.

 Normalement, avec nos vaisseaux Einsteiniens équipés de coques de secours, nous ne pouvions guère envisager d'exploration au delà des systèmes les plus proches de notre monde.

Je ne sais pas pourquoi j'écris ces mots sur un carnet de bord que personne, aucun être vivant, intelligent, ne trouvera jamais. Mes réserves vont s'épuiser. C'est drôle, j'ai l'impression d'être ici, dans cette coque minuscule depuis une éternité, alors que physiquement je n'ai pas changé...

Sur notre monde, existent déjà quelques bonnes centaines, voire des milliers de langages différents, ainsi que de manières d'écrire ; parfois les signes, d'un langage à l'autre, n'ont rien de commun en apparence...

Alors ce que j'écris là ne représente rien, n'a de réalité que la mienne et va se perdre dans l'espace. Ce sera un message inconnu de plus, indéchiffrable, inutile, un témoignage, mais le témoignage de quoi ?

Lorsque j'étais un tout petit garçon âgé de six à sept ans habitant au bord de la mer, je passais des heures à me promener, au moment des grandes migrations estivales, le long des jetées, sur les plages, aux abords des terrasses de café, là où les gens se pressent autour des boutiques, dans la rue, aux spectacles folkloriques, dans les bals et les fêtes, autour des caravanes de restauration rapide, et je photographiais les visages avec mon petit appareil, des dizaines de visages, ensuite, je les regardais longuement, je les triais, je leur inventais une histoire, parfois je les plaçais, à demi enroulés dans des flacons soigneusement refermés. Et je les jetais dans l' océan lorsque je partais à la pêche avec mon père. Ainsi pensais-je pouvoir les retrouver un jour, c'était ma façon de les aimer, de les garder avec moi sans chercher à les posséder.

 Et aujourd'hui, explorateur de l'espace rejeté dans l'immensité, comme une photo en chair et en os dans un petit flacon, j'errais définitivement à la rencontre de tous ces visages qui s'étaient perdus, il avait bien fallu que je l'admette.

     Tayguète Antarès, jeune Neurélabienne du cap rocheux d' Atarakbay. Texte publié dans la revue " Kosmolyric " durant l'été 634.

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