Le Blog du Merdier

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Tags et petites pensées

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mardi, janvier 5 2010

La vie, seulement la vie ?

      "La littérature est la preuve que la vie ne suffit pas" [Fernando Pessoa]

      "Un regard sur chaque femme du monde mais une seule femme dans sa vie, c'est la preuve que la quiquette ne suffit pas... Cependant, personne, aucun être au monde ne devrait mourir sans avoir connu au moins une fois dans sa vie, ce régal absolu avec la femme ou l'homme qu'il a rêvé de rencontrer et fini par trouver... Un homme devrait pouvoir dire à la fin de sa vie, que sa femme est la preuve que "baiser" ne suffit pas, et une femme devrait pouvoir en dire autant de son homme..." [yugcib]

samedi, janvier 2 2010

Etoiles éclatées

     Etoiles éclatées qui poudroient leur poussière d’humanité dans un ciel déchiré…

La poussière d’humanité n’a pas de couleur… Ce sont les dieux qui ont déchiré le ciel…

La poussière d’humanité voyage dans le rouge de la vie, dans le blanc de la lumière et dans le noir de la liberté… Elle colle à ma peau comme une femme bien plus grande que mes rêves…

samedi, décembre 5 2009

Montmartre du Web

     Imaginons un Montmartre du Web... Tel le Montmartre avec sa place du Tertre à Paris au début du dernier siècle...

En fait, il existe bel et bien, le Montmartre du Web... Ou plutôt des Montmartre, autant de lieux de vie, d'écriture, d'images, d'expression artistique... Et dans chacun de ces Montmartre, l'on y est, non plus comme dans le Montmartre de Paris, un artiste peintre ou un poète planté debout au beau milieu de la foule et de tous les autres artistes et poètes, mais un être dont les rêves et les créations n'ont que des murs tout autour, que des ondes dans l'air pour les porter... Autant dire que dans tous ces Montmartre, si l'on peut s'y pourfendre, s'y cocufier, s'y aimer, tout comme dans un village ; l'on ne peut s'y toucher, s'y étreindre, s'y boxer, s'y entrechoquer des verres, y effleurer des lèvres et des nuques et des visages et des étoffes de dames... Et quand bien même les Montmartre du Web deviendraint-ils tactiles, olfactifs et “3D”, ils ne seraient jamais Montmartre...

Eau vive et étranges nuages

     Parfaitement compréhensibles et le mieux exprimés qu'ils puissent l'être, il manque souvent aux mots, aux écrits, ce qui les rend merveilleusement incompréhensibles afin qu'ils soient compris comme il se doit...

Incompréhensibles et bizarrement exprimés, les mots, les écrits, parfois, sont aussi clairs que l'eau d'un torrent de montagne...

Ainsi l'eau vive et pure chante-t-elle toutes ces voix d'une montagne impénétrable...

Ainsi le ciel aux étranges nuages ne pouvant être traduit en le temps qui survient, devient-il merveilleusement familier...

Livre d'or

     Un livre d'or n'est utile que s'il est consulté tout d'abord, et qu'ensuite par les messages qu'il contient et qui sont lus ; il incite à visiter le site, le blog ou le forum, à y devenir un voyageur et encore mieux un explorateur...

Je sais de ces lieux de rencontre, des lieux de vie artistique, culturelle ou même de loisirs ; des lieux de mémoire ou de recueillement... Où les “livre d'or” sont tout emplis de messages qui eussent pu retenir le regard d'un explorateur avisé. Mais il ne vient que des fourmis géantes fringuées comme des vacanciers et ressemblant à des artistes. Alors le livre d'or ne sert à rien.

Ce qu'il faut pour un site, un blog, un forum... C'est un cartel de fourmis exploratrices qui, après avoir vu et tourné les pages du livre d'or, exploreront le site...

mardi, décembre 1 2009

Le jardin enchanté

     Être aimé du plus grand nombre, c'est comme se promener dans un jardin enchanté à l'intérieur duquel on finit par ne plus être enchanté du tout... Et d'ailleurs, de ce jardin enchanté, l'on n'en connait peut-être pas les extérieurs aménagés...

Ce jardin enchanté, dans les allées où l'on peut (et l'on ne s'en prive pas) s'y déculotter et déposer son caca , et où l'on y croise des visages amis louant nos fleurs cultivées et même parfois nos cacas qui les amusent... Ce jardin enchanté, il faudrait être convié par un jardinier de la Ville, à s'en extraire...

Mais seulement voilà : aucun jardinier de la Ville ne vient... Et s'il vient, il est le plus souvent un imposteur ou une sorte de proxénète.

Et pourtant, et pourtant... Il faudrait le faire le Voyage!... Le Voyage imprévisible et dangereux aux périls possibles en pays inhospitaliers...

Aucun jardinier de la Ville ne venant, ou cet imposteur, ce proxénète venant et étant éconduit... Alors jamais le Voyage décidé...

Entreprendre le Voyage sans y être convié... C'est peut-être ainsi que l'on quitte le moins ses amis, et que l'on en rencontre d'autres...

samedi, novembre 21 2009

L'aléatoire

     Le caractère aléatoire des choses de la vie, de tout ce que l'on réalise, de tout ce que l'on exprime, de tout ce qui survient ou ne survient pas dans notre vie pour telle ou telle raison justifiée ou non... M'a toujours fasciné et interpellé... M'a toujours paru en définitive plus « juste » - et peut-être plus « moral »- si je puis dire... Il y a là une vraie réflexion, grave, profonde, sans réponse « toute faite » ou « proposée »... Dans l'aléatoire il me semble qu'il y a comme une « vérité naturelle » - ou « cosmique » même... Une « vérité » qui mettrait tout le monde, tout ce qui existe, sur un même « plan d'égalité » - ou d'uniformité – mais comme un prisme qui aurait un nombre infini de facettes, de facettes différentes les unes des autres en nuances de couleurs et de luminosités...

vendredi, octobre 30 2009

Le rapport de force

     Le vrai rapport de force, c'est le mur des peuples non pas en armes, mais debout par tout l'horizon, debout et immobile et les yeux plus jamais baissés, les bras croisés et attendant qu'au centre même du cercle infernal, baissent les bras de ceux qui tiennent les fusils, les caisses d'or, les dividendes d'actions, les promesses scélérates et ce pouvoir qu'ils ont sur le monde.

vendredi, septembre 18 2009

Le silence, une forme de vengeance ?

"Et si le silence, une certaine forme de silence sans ressentiment ni amertume, était en quelque sorte, une vengeance ? "

Si cela était, c'est ainsi que je me vengerais! Car la plus efficace (et la meilleure) forme de vengeance à mon sens, c'est la vengeance qui est, non pas “un plat qui se mange froid” ou bien “trois odorantes boulettes de viande au fond d'un vase à long col fin”, mais une assiette vide, blanche et sans aucune tache... Ou quelque petite oeuvre messagère et chargée de sens - un film, une musique, une poésie, un conte, une nouvelle, un écrit – ne mettant directement en cause ou ne nommant aucun personnage réel...

En somme une telle forme de vengeance accorde le “bénéfice du doute”, libère son auteur de tout ressentiment et de toute amertume, et exerce la violence d'une interrogation, soit par l'assiette blanche, vide et sans tache ; soit par le message...

L'assiette blanche, vide et sans tache, c'est peut-être encore plus “radical” que le message.

mardi, septembre 8 2009

Résonance

     Les mots ont une résonance : prononcés ou écrits mais surtout écrits. Et c'est bien cette résonance là, la résonance des mots, qui d'elle même, diffuse dans l'espace tout ce qu'elle contient...

Et dans l'espace qui n'est pas seulement géographique, cosmique ou universel, il y a aussi tout ce qui vient des êtres vivants, de chaque être vivant en particulier et qui, d'une manière ou d'une autre, fait trace...

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