Terre en danger ! Le blog de Bruno Leclerc du Sablon

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lundi 15 août 2016

Fable au fabuleux Filoumen

Fable au fabuleux Filoumen

Lui, c'est le charpentier, et poète admirable
Moi, suis l'énergumène, de rondeaux suis coupable
Lui construit des maisons, des toits, des chapiteaux
Tandis que moi j'écris chaque jour un rondeau

Et survint le jour où, comme écrit dans la fable
Nous croisâmes le fer en gestes redoutables
Pour savoir qui de nous recevra les bravos
De virelais, sonnets ou de vers comme il faut

De tenir ce pari, tous deux étions capables
Chacun ayant pour soi la muse insoupçonnable
Celle chantant pour lui des mots allegretto
Et pour moi, vieux trouvère, bien tristes lamentos

Et quand le vis, l'ami, accoudé à sa table
Avec son air malin, son rire inimitable
Se redresser soudain, monter sur le plateau
Pour dire son poème et poser son marteau

J'eu l'envie de pleurer, tant c'était agréable
D'écouter ses beaux vers aux rimes impeccables
Poésie respectant tous les fondamentaux
Alors le saluai par milliers de bravos.

Il était le plus fort, l'artiste véritable
Artisan et poète aux talents inclassables
Pour enfoncer le clou il reprit son marteau
Et déclara forfait quand moi j'étais KO

Dites-moi mes amis qui lisez cette fable
De l'école ou la vie, quelle est la plus rentable
Vous voulez mon avis ? Il n'y a pas photo
Pour les hommes de cœur, la vie, c'est du gâteau


PS : Filoumen est le pseudo d'un ami poète (et charpentier de métier) qui publie sa poésie sur le site "Oasis des artistes".

vendredi 01 juillet 2016

Au plafond de l'univers (Villanelle)



Au plafond de l'univers

Au plafond de l'univers
J'ai marché un long chemin
à milliers d'années lumière

J'étais un gamin sur terre
Rêvant de devenir lutin
Au plafond de l'univers

Elle chantait ma rivière
Me fredonnant un destin
à milliers d'années lumière

C'était mon rêve, ma prière
Étais-je déjà le coquin
Du plafond de l'univers ?

Traversant les airs, les mers
Je faisais voyage enfin
à milliers d'années lumière

Elle m'attendait, bergère
Pour le repos dans ses seins
Au plafond de l'univers !

Tous les deux et sans chaumière
De l'amour faisons festins
à milliers d'années lumière

Sont maintenant des tonnerres
Secousses, lèvres et reins
Au plafond de l'univers
à milliers d'années lumière


J'aime tisser des vers (Sonnet)



J'aime tisser des vers

J'aime tisser des vers, comme à Lyon la soie :
Dessiner par des mots les fils purs de la vie,
Ceux de belles couleurs, garants de ma survie
Comme l'arbre Mûrier l'est pour le vers à soie.

Un poème/foulard pour elle je conçois
Quand d'Hermès elle ne sait satisfaire ses envies.
Alors je tisse en mots un carré de Pavie
Pour un décor d'amour ou simplement pour soi.

Mon dessin poésie, je l'aime riche et beau,
Pas seulement pour moi, tout seul, pour mon plaisir
Mais aussi pour celui ou celle à qui l'offrir.

J'aime tisser des vers, allumer le flambeau
Éclairant ces cadeaux de l'amour, ou du rire,
Avant de voir mes soies retomber en lambeaux.


Viens, je vais t'emmener (Rondeau)



Viens, je vais t'emmener

Viens, je vais t'emmener au fleuve de mes rêves
Je te ferai goûter de poèmes la sève
Respirer les parfums de sonnets, de rondeaux
Puis, au soleil couchant, quitterons le radeau
En amants tendrement dormirons sur la grève

Les vers sont des trésors tant le cœur ils soulèvent
En galette de rois. Gardons-en bien la fève
Et quittons les jours gris pesant comme fardeaux
Viens, je vais t'emmener

Princesse dont les yeux chaque nuage crèvent
Ôte-moi maintenant de mon passé les glaives
Et de Pise ou Venise ou Toulouse ou Bordeaux
Partons et naviguons vers notre eldorado
Où l'amour nous attend qui jamais ne s'achève
Viens, je vais t'emmener


jeudi 30 juin 2016

Je manque de mots (Virelai)



Je manque de mots... (Virelai)

Je manque de mots pour lui dire
D'île "soleil" où les cœurs fondent
Un truc venant du bout du monde
En poésie voudrais l'écrire

Mes jours sont des nuits, je soupire
Tout dérangé de sentiments
Serais-je bientôt son amant ?
Je manque de mots pour lui dire :

« J'aime tes yeux et ton sourire
Tes mèches de cheveux au vent
Ils sont mon rêve très souvent ».
En poésie voudrais l'écrire :

« Asouvirais-tu tes désirs
Les évasions, ta liberté
Fantasmes aussi, cruauté ? »
Je manque de mots pour lui dire

Elle est diamant, elle est saphyr
Seins doux et vifs, prêts à l'amour
Pourquoi l'attente et les détours ?
En poésie voudrais l'écrire

« Viens près de moi, chanter et rire
Ou contre l'injustice hurler
Et dans l'amour nous retrouver »
Je manque de mots pour lui dire


mardi 14 juin 2016

Trois rondeaux : Souffle le vent ; Sur ton rivage ; Terminé.



Souffle le vent

Souffle le vent, les jours s’envolent
Le temps, cet ennemi, nous vole
Emportant proches et amis
Ne faisant pas d’économie
La vie est une virée folle

Ah, revenir aux jours d’école
Quand nous n’étions qu’enfants frivoles
Mais ne rêvant rien à demi
Souffle le vent

Je ne suis plus qu’oiseau, je vole
Mais trop de nuages m’affolent
Pourraient les ans s’être endormis
Par miraculeuse alchimie
Du dieu du vent, si c’est Eole
Souffle le vent




Sur ton rivage

Sur ton rivage, côté sauvage
Garderais-tu encor l'image
Du soir quand nous deux, troubadours
Bien innocents, faisions l'amour
Dans la tempête, sur la plage ?

Nous n'avions pas peur des nuages
Et moins encore de l'orage
Ils étaient pour nous du velours
Sur ton rivage

Tous ces poèmes, toutes ces pages
Que tu me disais : des mirages ?
Non, je les relis tous les jours
A moi de te dire à mon tour
De toi j'aime rester l'otage
Sur ton rivage




Terminé

Terminé, mes rondeaux du soir
Et mes amis n'allez pas croire
Que je vais en écrire un autre
Suis en partance sur mon cotre
Et je vous dis à tous bonsoir

Prochainement j'aimerai voir
Vos délires et vos espoirs
Mais ce soir sous couette me vautre
Terminé

Je me suis offert une poire
Sirotée au bord de la Loire
Au restaurant « Les Bons Apôtres »
Mais ce nom n'étant pas des nôtres
Suis parti sans dire au revoir
Terminé



Trois rondeaux : Merci encore ; Pendant la nuit ; Je pleure d'écrire


Merci encore

Merci encore mes amis
Dès l'aurore et même la nuit
Vous venez me lire souvent
Et vos mots sont comme ce vent
Qui parfois souffle et nous sourit

La vie est une poésie
Elle raconte l'infini
En mots de travers, nos tourments
Merci encore

Elle est là, au bord de mon lit
L'infirmière, elle à qui je dis
Allez-y, oui, c'est le moment
De piquer. Jamais je ne mens
Je vous dis à bientôt, amis
Merci encore




Pendant la nuit

Pendant la nuit j'eus un éclair
De mots éclatant de lumières
Aux folles couleurs de l'amour
Il venait me prendre, vautour
Dont j'avais peur, petit, naguère

Il crachait des gouttes de verre
Décorées de fleurs printanières
Pourrai-je en boire tous les jours
Pendant la nuit ?

Ma poésie est la rivière
De mes larmes et de mystères
Dont je ne sais pas le discours
Mais nous aimer à notre tour
En rêverais ma vie entière
Pendant la nuit




Je pleure d'écrire

Pleure d'écrire des rondeaux
A vrai dire en ai plein le dos
Réponds-moi, fais-moi un sourire
Car je ne connais rien de pire
A part faire des ronds dans l'eau

Je t'attendais sur mon radeau
Chargé de bons vins, de Bordeaux
Sur la Garonne et sans rougir
Pleure d'écrire

Ces poèmes étaient cadeaux
Comme ta chanson de fado
Les écrivais pour ton plaisir
Pour t'aimer et notre avenir
Peut-être l'ancre ou le guindeau
Pleure d'écrire



Trois rondeaux : En écuyer ; Et toi, l'ami ; Le vent souffle.

En écuyer

En écuyer cavalcadour
Suis éphémère troubadour
Pour les rois et princes divers
J'aime leur adresser des vers
Ne sonnant pas comme tambours

Je suis poète certains jours
Ecrivant poèmes d'amour
Un peu l'été, un peu l'hiver
En écuyer

Mes vers ne sont pas calembours
Ils savent enchanter les cours
Je traverserai les rivières
Et je franchirai les frontières
Pour faire parfois troubadour
En écuyer




Et toi, l'ami

Et toi, l'ami, t'y mets ? Bravo
A la poésie en rondeaux
Mais là tu me fais trop d'honneur
Car ce n'est ni le jour ni l'heure
De m'envoyer si beau cadeau

La timidité, ce fléau
M'était tombée dessus très tôt
Et de ma vie fut mon malheur
Et toi l'ami ?

La poésie est un radeau
Pour garder le coeur hors de l'eau
Des filles, je n'en ai plus peur
Elles font encor mon bonheur
Et n'arrêteront pas si tôt
Et toi l'ami ?




Le vent souffle...

Le vent souffle des mots trésor
Ne reste donc pas nue dehors
Entre vite dans ta tanière
Prend ta belle plume d’hier
Pour m’écrire ses vers en or

Sache, le vent n’a jamais tort
Ecoute-le, encore, encore
Si tu entends « amour », espère,
Le vent souffle

Toujours l’amour est le plus fort
Sans lui, sans doute, serions morts
Tes vers auront tendre manière
Puis-je t’en faire la prière
Pour nous aimer en coeurs-à-corps
Le vent souffle


Trois rondeaux : J'aime me promener ; Le roi de coeur ; Je t'aime, me dis-tu

J’aime me promener

J’aime me promener où pleurent les gargouilles
Devant le frontispice, Notre-Dame, en vadrouille
Sculptures d’un autre âge, chimères ou démons
Elles ne disent rien, ne font pas les sermons
Elles pleurent et souvent en larmes des mots grouillent

Elles sont menaçantes, à me donner la trouille
Mais pour autant jamais je n’entre et m’agenouille
Plutôt rester dehors et gonfler mes poumons
J’aime me promener

Violet-le-Duc en fit à faces de grenouilles
J’en vois une là-haut, où cet oiseau gazouille
Et me siffle cet air, chanson de Salomon
Que j’entendis là-bas au château de Gramont
J’en ferai un poème. Ne serai pas gribouille
J’aime me promener




Le roi de cœur

Mon roi de cœur est le plus fort
Tant il possède de trésors
Et si survient le roi de pique
Je le coupe, lui fais la nique
Il s'en souviendra, ce retors

C'est un bon roi sous tous rapports
Et maintenant, étant au mort
Il se montre à toute la clique
Le roi de cœur

Ce grand seigneur est un cador
Il est pour moi la carte en or
C'est le Pérou, c'est l'Amérique
Et pour le sauver je m'applique
Car pour tout dire je l'adore
Le roi de cœur




Je t'aime, me dis-tu

Je t'aime, me dis-tu, je réponds « moi non plus »
De ton cœur je le sais, toujours je fus l'exclu
D'oubli, des jours sans toi, ces trop dures galères
Et des nuits loin de toi, Ô bien tristes misères
J'en suis noyé de larmes comme s'il avait plu

Ma vie touche le soir, en serai-je un élu ?
Non, je garde l'espoir, en planche de salut
De t'entendre bientôt me dire à découvert
Je t'aime

Je sais, les mots du cœur sont souvent farfelus
Je veux te retrouver, j'en suis bien résolu
Même si tu me mets des bâtons de travers
Effacerai l'oubli, les larmes, les hivers
Pour t'entendre me dire ces mots, de plus en plus
Je t'aime




vendredi 27 mai 2016

Poèmes du mois d'avril 2016 (3)

Ce soir j'accorde mon rondeau

Ce soir j'accorde mon rondeau
Do re mi fa sol la si do
Sur la musique de ton rêve
Cette mélodie d'où s'élèvent
Des accords allant crescendo

Elle est mon printemps, ton cadeau
Ton cri d'amour comme un fado
Allons la chanter sur la grève
Ce soir

A la nuit je tourne le dos
Et les entends, en gouttes d'eau
Tes mots d'amour, comme une sève
Je les reçois en bon élève
Do si la sol fa mi ré do
Ce soir

Chanteras-tu ma poésie ?

Chanteras-tu ma poésie ?
Celle-ci, je viens de l'écrire
Pour y raconter mon délire
Image d'un futur de ma vie
Chanteras-tu ma poésie ?

Ce poème je l'ai choisi
Pour être comme ma prière
De m'accepter en éphémère
Poète, amoureux, fantaisie
Chanteras-tu ma poésie ?

Par ton charme je fus saisi
C'est pas si loin, c'est comme hier
Heureusement passé l'hiver
Dès ce printemps où je revis
Chanteras-tu ma poésie ?

Tu ne sais pas, j'ai très envie
D'une vie comme une rivière
Et non plus cette sablière
Où l'on s'enfonçait dans la nuit
M'aimeras-tu, toi, ma chérie ?

Côté cour, côté jardin (Rondeau)

Côté cour ou côté jardin
Entre Tuileries, le jardin
Et de l’autre côté, la Seine
L’Odéon joue le soir en scène
Troupe de joyeux baladins

Ni pleurs, ni sanction, ni gourdin
Mais suis Bourguignon, citadin
Et voudrais l’inviter, ma reine
Côté cour ou côté jardin

Suis ni gredin ni bernardin
Mais un poète paladin
Et ne la dirai pas vilaine
Cette femme, corps de sirène
Je l’aimerai dans les gradins
Côté cour ou côté jardin

Poèmes du mois d'avril 2016 (2)

Au pied de la cathédrale

Suis au pied de la cathédrale
Ses cloches regardent en bas
Elles envoient airs de combat
Et je me dis tout bas tout bas
Ecoute-les, elles te parlent

Est-ce leçon épiscopale
Pour des efforts antitabac
Me faire danser la samba
Ou d’accepter mon célibat
Je les écoute, elles me parlent

Mais non, c’est une pastorale
Aucun doute, pas de débat
Venez dans ma rue, juste en bas
Avant de faire la nouba
Ecoutons-les, elles nous parlent

C’est une ambiance théâtrale
Je n’en peux plus, je n’y crois pas
Elles annoncent chocolats
Cloches jouant pour tout en bas
Je n’écoute plus, elles parlent

J’aurais préféré champ choral
Puis entre nous tendres ébats
Mais n’ayant plus que les abats
Je retourne dans ma casbah
Et la quitte, la cathédrale


C'est pas compliqué (Rondeau)

C'est pas compliqué le rondeau
Plus facile que ronds dans l'eau
J'en emporte jusqu'à Deauville
Aux amis normands de la ville
Pour leur plaisir, comme un cadeau

J'en ai rempli mon sac à dos
C'est pas Noël, mais c'est bientôt
Et je sais faire l'imbécile
C'est pas compliqué

Et demain j'irai à Bordeaux
Si j'y liquide mon fardeau
Ferai une partie de quilles
J'espère y rencontrer des filles
C'est pas compliqué

Poèmes du mois d'avril 2016 (1)

A la maison (Rondeau)

A la maison, donne des cours
De rondeau, presque tous les jours
Alors inscrivez-vous les filles
Plutôt que de jouer aux quilles
Ou la marelle dans la cour

Puis-je vous dire pour fair' court
Peut-être vous ferai la cour
Tout en aimant jouer aux billes
A la maison

Et s'il naissait nouvel amour
Sans heurt, sans fart et sans détour
Alors s'embrasera la ville
Dont vous serez, vous entre mille
Devenue reine, mon toujours
A la maison

Au vide grenier (Rondeau)

Au vide grenier, mes rondeaux
Par 10, te les vends 10 euros
Tu verras, ces vers c'est de l'or
Et quand tu en voudras encore
Tu viens chez moi, suis à Puyoo

Viens dimanche, Abense-d'en-Haut
Mais pas trop tard, pour l'apéro
Il fera beau, serons dehors
Au vide grenier

Et pour compléter le tableau
Tu pourras tirer un cadeau
De mon grand sac plein de trésors
Ah, déjà je vois, tu dévores
Mon dernier recueil de rondeaux
Au vide grenier

Avertissement à ma muse (Sonnet)

Me trahit, m’abandonne, va me quitter, ma muse
Chaque jour elle change ses mots, son discours
C’est amour ou colère, ou les deux, tour à tour
J’en arrive à penser que de moi ell’ s’amuse

J’aimerais la garder comme soeur, et par ruse
Lui fais cette surprise, de pondre dès ce jour
Ce poème de fou, écrit sous l’abat-jour
Lui disant cette fois que de moi elle abuse

Fidèle à toi je suis, reste encor’ sous mon toit
Parle-moi de la mer, du ciel, n’importe quoi
Mais ne me quitte pas, insuffle-moi du rêve

Avec toi je voudrais faire mourir l’ennui
Inventer d'autres fleurs pour colorer la nuit
Du monde d’aujourd’hui. Retiens çà, tu es l’Êve


vendredi 30 octobre 2015

Seul guignol

Seul guignol

Et le coeur se délivre

Et le coeur se délivre

La ballade des jours d'après

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La balla des jours d'après

lundi 19 octobre 2015

Pour un détour d'amour

Mon poème du 14 octobre

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mardi 13 octobre 2015

Les surprises de l'âge

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dimanche 11 octobre 2015

Mes derniers poèmes

Amis lecteurs, voici les quelques poèmes de ces derniers jours. (On se souvient que j'utilise aussi ce pseudo, Keraban)
Merci pour votre fidélité et merci aussi pour les commentaires et les remarques que voudrez bien m'adresser...

Dans les recoins de l'âme
Dans les dunes de sable
Je t'attends
Duo de poésie et d'amour
Ecrire
Un poème pour toi
Une fille comme elle

lundi 28 septembre 2015

Je vis de la lumière au fond de l'océan

Je vis de la lumière au fond de l'océan
Puis la vis fondre en larmes en lui disant... je t'aime
Et me dire le nom de mon dernier poème.
Je vis cette lumière du fond de l'océan.

Je vis mille lumières, au fond de l'océan.
J'étais fou, j'étais ivre, j'étais amoureux même,
Mais ne devinant pas les trésors qu'elle sème,
Décidai de rester au fond de l'océan.

Triste, désemparé, timide, inassouvi
J'attendais d'autres mots, comme signes d'envie.
Un dauphin me porta ce billet : « Poétesse !

Alors je fis surface et lui fis politesse
Et plus tard, fil du temps, découvris ma Déesse.
Le nom de mon poème était « Envie de vie... »

dimanche 20 septembre 2015

Les démons de la nuit

© Bruno LdS, 19 septembre 2015

Les démons de la nuit

Le poète endormi

J'ai écrit ce poème il y a quelques jours, le 17 septembre. Keraban est l'un de mes pseudos, utilisé sur d'autres sites.

samedi 03 novembre 2012

J'aime

J'aime. J'aime rêver, aimer, et puis dormir,
J'aime vivre le temps, j'aime le temps futur,
J'aime par dessus tout les soirs où la nature
S'offre comme un présent, un cadeau pour frémir.

Ouïr hurler le vent, et les braises gémir,
Se bercer doucement des chants de la nature,
Des feuilles, du hibou huant dans la ramure,
Sont l'automne, le soir, mes plus tendres désirs.

Les feuilles jaunes tombent, et tombe aussi le vent,
Et tombent dans mes yeux les moutons sous l'auvent,
Ce replis du visage où va fondre mon rêve.

L'amour a des secrets à perdre son bon sens :
Quand la vie n'a laissé ni quiétude ni trêve,
Fermer l'œil en serait manifester l'absence ?

dimanche 30 septembre 2012

Quatre pas de danse

Un demi sur le zinc
Deux joueurs pour faire la paire
Trois temps pour ma valse
Quatre feuilles à mon trèfle

Un seul être me manque
Deux jours de beau temps
Trois noir impair et passe
Quatre quart pour mon dessert

Une femme pour l'amour
Deux roses rouges pour ma reine
Trois Suisses pour sa lingerie satin
Quatre saisons pour aimer

Un hôtel de charme
Deux nuits de plaisir
Trois pas en forêt
Quatre versets à mon poème


vendredi 28 septembre 2012

Haïkus d'automne


Le chant d'un poème
Dans la vigne vendangée
Fait place à l'automne


*****

Le temps de l'oubli
Où l'on s'envole le soir
Dans le vin d'automne


*****

Un oiseau tout noir
Sur un balcon de la ville
Siffle un air d'automne

mercredi 04 avril 2012

C'est à boire qu'il nous faut... oh oh oh oh !

À Beaune ou Musigny ou Chablis ou Gevrey,
On ne boit pas le vin : on buvote, on s'hydrate,
Ou bien on s'en jette un derrière la cravate
Pour étancher sa soif, s'humecter le gosier.

On aime faire un tour aux vignes du Seigneur
Et se mouiller la meule pour se rincer la dalle
Ou rincer... le cochon si la cuite fait mal,
Sacrifiant à Bacchus, carburant au meilleur.

Tututer la chopine, écluser, se noircir,
Rallumer la chaudière, ou bien... la rafraîchir,
On finit pochardé à se piquer la ruche.

Du bon coup de barrique à la gueule de bois,
À pomper, popiner, s'argouiller à la cruche,
On tête la bouteille et puis... on la tutoie.

jeudi 29 mars 2012

Au prochain printemps - un film de Luc Leclerc du Sablon

Merci de faire circuler ce billet.

On peut aussi écouter l'entretien de Luc dans l'émission Download de France Inter du 26 mars.

Le distributeur du film de Luc Leclerc du Sablon a du nez, il a compris qu’il fallait sortir Au prochain Printemps, ce jour, ce 28 mars. Ce n’est évidemment pas parce que, comme un fruit ou une robe, le film serait de saison. Ce ne sera pas un film à la mode, non plus, ou alors plutôt comme dans la chanson enfantine, à la mode de chez nous. Luc Leclerc du Sablon dessine un portrait de Français en état d’interrogation : une question orale, pensée à voix nue. http://bande-annonce.tuxboard.com/a...

Le film part en campagne, dans un paysage que personne n’avait jamais filmé ainsi et arrive à nous montrer notre quotidien avec un œil tendre, fragile, complice et précis. On mesure alors - dans le paysage cinématographique français – le miracle de l’existence de ce film inclassable. C’est un film généreux, vraiment, cela parle de vous, de moi, de politique et c’est intelligent, et cela réveille, comme un petit coup de gnole, au coin du bar des amis, dans cette solidarité et cette fraternité qui nous manque souvent. Ce n’est pas racoleur, c’est toujours tenu et exigeant. Vous l’avez compris Au prochain Printemps est à voir de toute urgence, pour vous faire germer les idées, après ce rude hiver Sarkozien, qui dure depuis cinq ans, et après les froidures de la crise qui nous mordent encore les doigts. C’est un film qui devrait être remboursé par la sécurité sociale, parce qu’il réchauffe et de plus, ce qui ne gâche rien, c’est un vrai remède contre la connerie. Sans prétention, avec beaucoup de poésie, le film parle de nos questions, de nos problèmes, de nos interrogations, et il parle politique, sans phrases – ce qui est un autre petit miracle – avec quelques bons mots, avec de vraies paroles, comme en prise directe avec le réel. On sera heureux de se ranimer à la chaleur humaine qui se dégage de chaque plan. Je le redis, c’est un film drôle, intelligent, et beau. C’est un film qui devrait participé à l’arrivée du Printemps, faire revenir le temps des cerises, et du merle moqueur. Revenir, c’est le mot, Luc Leclerc du Sablon est parti, en terre de France, comme on revient chez ses parents, là où sont nos racines réelles ou supposées, il est retourné voir des copains, des connaissances qu’il avait rencontré pour d’autres films, il est allé simplement prendre de leurs nouvelles. Et toi comment tu vas ? Et qu’est ce que tu deviens ? Et comment on va faire ? Il nous montre la campagne, comme un drôle de patriote, pendant la campagne de 2007. Et avec çà, le film est tout simplement actuel. Je n’avais jamais entendu le mot actualité dans ce sens, Au prochain Printemps ce n’est pas un reportage, il n’y a pas de micro trottoir, c ‘est du documentaire, la France en macro vision. Cela nous soigne de l’actualité des journaux télévisés et de la campagne électorale malade qui ne parle pas de nous, de nos problèmes, de nos difficultés. Le film lui décrit les préoccupations des citoyens que nous étions il y a cinq ans, et par malheur, ce sont les mêmes maux, les mêmes mots qu’aujourd’hui. Le film est politique, non pas parce qu’il parle de politique – Ne vous inquiétez pas les jeunes, ce n’est pas de la politique politicienne – mais parce qu’il est la politique même. Ce n’est pas la politique de l’exercice du pouvoir, mais un dialogue sur le fonctionnement de notre communauté. Et cela grippe. Au prochain Printemps, je l’ai vu cet été à Lussas -le festival du documentaire en Ardèche -, le film portait un autre nom, et pour cette sortie, le distributeur, a été inventif, il a trouvé un nouveau titre. Le film en est encore plus beau. Et je dis cela sans ironie. Comme nous sommes de nouveau en campagne électorale, il y a une belle alchimie, je revois le film autrement, il est différent parce que raisonne dans mes oreilles les discours des candidats de cette année. Le film de Luc Leclerc du Sablon en est encore plus fort, les images deviennent des bombes accélératrices.

Il faut tous, que vous vous jetiez dans les salles pour regarder la France au fond des yeux comme disait jadis un Président qui a raté son destin. Allez-y maintenant avant de voter, parce qu’il sera bientôt trop tard. Si le monde était mal fait, il y aurait une loi qui obligerait chaque électeur à voir le film de Luc Leclerc du Sablon avant qu’il ne vote. Mais comme le monde est très bien fait, vous saisirez la liberté qu’il nous reste d’aller voir ce grand film. Vous comprendrez comment ce recueil de paroles d’hier éclaire la situation d’aujourd’hui.

Un exemple, à la fin du film, il y a une séquence et un plan incroyable - jamais on aura aussi bien entendu les mots, les idées déclamés dans un discours d’un homme politique. Jamais on aura compris aussi clairement l’urgence qu’il y a à faire son devoir de citoyen, pour que Sarkomence pas. Jamais on aura compris aussi bien combien Nicolas Sarkozy a fait du mal à notre pays. Et cela découle d’une mise en scène modeste. Pour obtenir ce résultat, Luc Leclerc du Sablon, ne commente pas, il ne tripatouille pas la bande son, il laisse même une bonne partie du discours original envahir son image. Le décalage, le révélateur du mensonge proféré, des promesses non tenues, provient du cadre, du lieu de tournage, de la vie qui continue à se dérouler pendant que le candidat, bientôt Président, déroule ses formules de rhétorique. C’est une séquence d’anthologie, une leçon de cinéma, à voir absolument.

DOSSIER DE PRESSE : http://www.auprochainprintemps.com/...

BANDE ANNONCE : http://bande-annonce.tuxboard.com/a...

ENTRETIEN FRANCE INTER le 26 mars 2012 : http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=319375

mercredi 28 mars 2012

Des kilomètres de silence (A dire en slam)

Faudrait des kilomètres de silence
Faudrait dire non à la violence
Faudrait respecter les croyances
Faudrait refuser la vengeance
Mais faut aussi voir l'échéance
De l'élection à la Présidence
Faut de la sécurité en France
Donc augmenter la vigilance
Et se soumettre à sa puissance
Faut des années-lumière de patience
Faut des kilomètres de silence
Faut même augmenter ces distances
Faut accepter l'intolérance
Pas de douceur, pas de nuances
Pas d'équité ni de clémence
Faut supporter les offenses
Et pas chercher l'autodéfense
Faut partout de l'obéissance
Et subir la condescendance
…...l'humain n'a pas d'importance

Mais l'amour a de l'importance
Et l'amour n'a pas de distance
Faut donner à chacun sa chance
Quelles que soient les circonstances
Faut améliorer l'existence
De ceux qui sont en souffrance
Faut pas croire à la croissance
Dont on connaît les nuisances
Faut faire de la résistance
Aux fanatiques de l'abondance
Dont on voit les conséquences
Faut réduire les dépenses
De l'État et de ses dépendances
Faut combattre l'influence
Du fric et de son arrogance
Faut du progrès mais de la prudence
Et pas croire aux évidences
Faut avoir de la reconnaissance
Pour la culture et pour la science
…...faut de l'air nouveau en France

Que tu sortes de l'adolescence
Que tu sois rempli d'innocence
Que t'aies pas encore d'expérience
Que tu sois de Paris ou de Provence
Faut d'urgence prendre conscience
Faut user de ton intelligence
Et ne jamais faire confiance
Faut aider à la surveillance
Et guetter les défaillances
Du pouvoir et les outrances
Et toutes les recrudescences
Des abus, de la démence
Pour pas que ça recommence
Faut du courage, et l'impatience
De sortir de la décadence
Faut transformer l'espérance
Et faire naître l'alternance
Faut pas chercher de dispense
Pour te battre, en permanence
…...alors on changera d'ambiance


mercredi 14 mars 2012

Moi sans elle...

Moi sans elle, n'aller null' part,
Rester là-haut, dans mon perchoir,
Tout seul au sommet de la ville
Et puis, somnolence tranquille ?

Moi sans elle, vie dérisoire,
Un rêve éteint, rêve illusoire,
Moments passés dans l'inutile
Quand le désir d'amour vacille.

Moi sans elle, fin d'un espoir,
Rêve fondant en cauchemar
Tant les femmes sont difficiles
Même quand l'amour est docile.

Moi sans elle, irai-je voir
Une fille sur le trottoir ?
Et puis la paie, et puis l'enfile ?
N'est-ce pas un plaisir futile ?

Moi sans elle, me fais devoir
De faire de l'amour du caviar,
De l'aimer encore, ma Cécile,
Avant de devenir sénile.

mardi 13 mars 2012

Je lui ferai un poème

Je lui ferai un poème
Pour lui dire des « je t'aime ».

L'amour est chaud comme une flamme
Dans le cœur - un ardent tison-,
Puis il sonne et résonne à l'âme ;
Elle est son juste diapason.

Entre mes bras - douce attirance-,
Ses lèvres sentent l'horizon ;
Elles sont le printemps des chances
Épanouies en floraison.

L'Aquilon de la solitude
N'entrera plus à la maison :
L'amour détruit cette habitude
Et chante à nouveau les saisons.

Je lui ferai un poème
Pour lui dire des « je t'aime ».

samedi 03 mars 2012

Chemin de vie

Je retrouverai le chemin
Du temps passé
Ce sera le temps de demain
Le temps d'Edith
Le temps des amants
Blessés
Le temps de la vie
Celui de vies
Offensées
Le chemin du courage
De la plage
A midi
Et le chemin du soir
Quand nous irons danser
Quand j'irai te chercher
Et te reconnaîtrai

Le bonheur n'attend pas
Ni le ciel ni le soleil
Ni la mer
Il les chante
Comme chante l'ouragan
Ou le diamant
Ou l'amour

Mon paysage

Je vis là, au huitième étage,
J'ai du soleil sur le balcon
Mais de forts sentiments d'orage
Changent ses rayons en flocons.

Sous le ciel de glace j'enrage,
Me heurtant contre les cloisons
Comme un oiseau dans une cage
Dont les barreaux sont de prison.

Aurais-je perdu l'avantage
De savoir qu'en toute saison
Je suis protégé du naufrage ?
Que j'assure ma flottaison ?

Je reste dans mon blanc nuage
Qui abrite mon oraison ;
Oratoire en voie de garage
Mais débouché vers l'horizon ?

Je rêve à sentir le rivage
Où les mots n'ont plus de poison,
Où mon poème se propage
Avec l'amour en floraison.

(Si mes vers se trompent de page,
Les mots passant le Rubicon,
Non, ne pas y lire d'outrage
Mais seulement propos abscons.)

Je vis là, au huitième étage,
J'ai du soleil sur le balcon
Et redécouvre un paysage...
Lui ne me traite pas de con.

mercredi 29 février 2012

Rêve d'enfance

Repensant à l'enfant que j'étais, autrefois,
Inventant le futur – mon futur – dans le rêve,
Un gamin s'étonnant, lorsque la nuit s'achève,
De vivre l'avenir et l'instant à la fois :

Elles n'étaient qu'amour, ou passion quelquefois,
Ces filles contre moi, étendues sur la grève,
M'enseignant le comment... Oh, j'étais bon élève,
Suivant fiévreusement. Haute école ma foi !

Puis, l'école finie, j'oubliais les leçons,
Perdues comme illusions de la vie de garçon,
Son rêve ne survivant pas aux lendemains.

Mais revivre en secret ses souvenirs d'enfance,
Ce monde d'utopie méconnu des humains,
C'est encore espérer et l'amour et la chance.

mardi 21 février 2012

Poésie

Extraits de mon dernier recueil de poésies et slams.

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Couv Corpz et âme somme page 1















Je peux envoyer le livre à toute personne qui m'en fera la demande dans un commentaire de ce billet.
Le prix, frais postaux en France métropolitaine inclus, est de 18,00 €. (Ne pas omettre d'indiquer une adresse e-mail.)

lundi 20 février 2012

Fonte de la neige

La neige a fondu
Le soleil nous accompagne
Le long des chemins

mercredi 01 février 2012

Caillou nu

J'aime les cailloux
Les cailloux des rivières
Et les cailloux du désert
En forme de rose
Et aussi les cailloux pour faire des ronds dans l'eau

J'aime les cailloux
Nus
Lisses comme les galets sur les plages
Les cailloux de couleur
Roses gris blancs bleus mouchetés
Habillés de leur robe de couleur
Mais nus

Amoureux des cailloux
J'ai sauté dans l'eau
Nu
Mais n'ai pas vu les ronds
Caillou trop gros
Pas un galet dessinant
Des ronds dans l'eau

Dans mon désert
Je sèche
Prends des couleurs
Comme un caillou
Gris ou blanc ou bleu
Mais nu

Et comme une rose des sables
Je resterai sculpté par le vent du désert
Ou moucheté
D'impatience éternelle
Et nu

dimanche 29 janvier 2012

Tennessee

Les mots ne disent plus rien
Ils ne me disent plus rien
Ils tombent du mur
Sur le tapis
Et fondent
Comme des paillettes de neige
Comme les sentiments d'amour
Comme l'amour
Comme une chanson de western
Un air de Tennessee
Je marche sur le tapis mouillé
Je laisse tomber les mots
Comme des fruits trop mûrs
Mais pas l'amour
Les tapis sèchent
Mais pas l'amour
Ni les airs de Tennessee

mardi 17 janvier 2012

Audace d'amour

Ayant fui l'empire des sens
Pour la douce vallée du rêve
Sous l'empyrée de l'innocence
Un cœur amoureux se soulève

Le savoir épuisant l'amour
Sa raison fait autorité
Choisissant encore un détour
Combattant de l'adversité

Savoir pourquoi, savoir comment
Cet instinct toujours se révèle
Où il advient que par moments
Des cris de vains esprits le hèlent

Y croire encore après revers
Aux démons d'Ego faire face
Tenter l'amour à découvert
La métaphore de l'audace

samedi 07 janvier 2012

Neige

2012_Haïku_Neige

vendredi 06 janvier 2012

Mais le vent a soufflé

À connaître l'amour, à coucher dans son nid,
À brûler, mais jouir, des fièvres de la flamme,
Du délice savant des baisers d'une femme,
J'accédais au bonheur. Mon rêve... à l'infini.

Las ! Les feuilles tombaient à donner le tournis,
L'opulence des ors dont l'automne se pâme
Palissait promptement, et l'hiver brisa l'âme,
Et le cœur s'exila sous les bois dégarnis.

Ah ! Déjà des soleils transpercent les nuages,
Éclairent les chemins, colorent les ramages,
Évoquent tendrement l'euphorie d'autrefois.

Mais le vent a soufflé et balayé mon rêve,
Et tari mon désir, épuisant à la fois
Et du cœur les élans et de l'amour la sève.


***************

BONNE ANNÉE A TOUS, AMIS LECTEURS !

mardi 15 novembre 2011

Ma souris

Me reste comme une évidence
Qu'il faut toujours croire à l'amour
Même si l'autre certains jours
Confond échange et violence.

Comme si la vie s’éteignait
Et si l'amour était fragile.
Serais-je un homme malhabile ?
Peut-être inexpérimenté ?

Et le temps passe, et moi je crie,
Et l'amour revient, souveraine.
Oublier tout, l'injure, la haine,
Pour l'aimer encor', ma souris ?

dimanche 13 novembre 2011

Comment le mériter

Comment le mériter
Quand l'Amour est dissoute
Quand l'Âme s'appauvrit
Quand l'Autre disparaît ?

Comment le mériter
Sans l'Abandon de soi
Sans l'Absence du monde
Et ses Arriérés ?

Comment le mériter
L'Absolu du bonheur
L'Absurde du poète
L'Accessoire nécessaire de la vie ?

Comment le mériter
Si l'Ange de mes nuits
Si l'Atout de ma vie
Si lui l'Ami m'abat ?

Comment le mériter
… mon triple A

mercredi 09 novembre 2011

Inquiétude

Au plus profond des galaxies
Au plus lointain de la lumière
Après les grands cols des trous noirs
Je chausse hublot et galoches
Pour chercher cet autre horizon
Où le terrestre n'est qu'un point
L'infiniment petit d'espace
L'atome nain de l'univers.

Je découvre en géant du vide
En colosse venu d'ailleurs
En macroscope du néant
Un fragment d'existence vaine.

Je mesure – étendues stériles –
Le champ de la mort programmée
Le terrain vague des idées
La cour de récré des soldats.

J'écoute au long cornet d'Ulysse
La complainte des colorés
Pour la chanter en noir et blanc
A l'opéra des dirigeants.

Puis je reviens de par l'éther
Dans la douceur d'une onde claire
Laissant galoches et hublot
Au dieu qui gouverne mon cœur.

Échange d'objets de voyage
Au cœur il imprime ces lois
De rester humain par devoir
Et d'être amoureux par nature.

mardi 05 juillet 2011

Le chant du coq

Quand les rêves aux soirs me berçaient de brûlures,
Quand les nuits réveillaient mes plus ardents désirs,
Les moutons s'affolaient et les compter, pour rire,
Prolongeait le dessein vital de la nature.

Laisser l'arbre grandir, laisser naître un futur,
Le taquiner un peu sans trop le dévêtir,
C'est ne pas succomber, ne pas anéantir
Les penchants prometteurs de toute créature.

Des étoiles de vie répandaient du silence
Quand l'aube paraissait, me faisant violence,
Et le charme pleurait, et le coq se vantait.

Ah, les coqs, ces gaulois qui coiffent nos églises,
Peuvent bien pavoiser encor' sur les cités,
Fiers d'être bienfaiteurs : leur chant immortalise.

jeudi 30 juin 2011

J'aime... mon bol de thé

Je n'ai plus de cause à défendre
Je ne marche plus dans les clous
Je suis bien trop vieux pour apprendre
Je n'ai plus d'cheveux et j'm'en fous

La vie m'a donné des surprises
Des baffes et des accidents
Sans compter nombre de bêtises
Ni les prothèses pour les dents

Mais j'aime encore assez les femmes
Et le bourgogne aligoté
Et tout ce qui réchauffe l'âme
Comme au matin mon bol de thé

mardi 28 juin 2011

Surprise d'été (Haïku)

Surprise d'été
Juste né mais chaud déjà
Un poisson rougit

dimanche 19 juin 2011

Poésie, poésie

Frissons

Le monde est fait de cathédrales,
De prisons ou de chaumières,
De belles gentilhommières.
Ou encore d'abbatiales.

Mais n'être ni abbé ni évêque,
Ni criminel, ni indigent,
Encore moins prince d'argent,
Est-ce être exclu comme métèque ?

Beaucoup font vivre la nation,
En étant aimés de personne,
Et mon cœur souvent frissonne.
Est-ce une prémonition ?

@ : Explication, si besoin : Indignez-vous !


Non les puissants ne sont plus dignes,
C'est vrai partout.
J'aimerais que les gens s'indignent,
'' Un point c'est tout.

_

La poésie

La poésie est aussi cruelle que la vie ?
La poésie est la vie.
La poésie est aussi dure qu'un mur ?
La poésie est un mur.
La poésie est plus sucrée que le miel ?
La poésie, c'est du miel.
La poésie ne cherche pas la vérité ?
La poésie est la vérité.
La poésie raconte et aime les fleurs ?
La poésie est une fleur.
La poésie est inspirée par la nature ?
La poésie est la nature.
La poésie parle toujours d'amour ?
La poésie est Amour.
La poésie n'aime que les femmes ?
La poésie est une femme.
Un homme aussi.

mardi 14 juin 2011

2 poèmes

Un chemin

Ce fut un long chemin, parcouru pas à pas :
Tristesse, hésitation, nostalgie, souvenir...
Rester seul, incertain, sans but, sans avenir,
Vivre les jours en nuits par la peur de faux pas,

Ne dormir que d'un œil, mépriser les repas,
N'écrire plus de vers, ne savoir plus tenir
Le volant de la vie, vouloir même en finir
Tant il est douloureux d'avancer sans compas,%%

Furent des mois passés cette âpre expérience
Que l'on ne montre pas, que l'on cache en silence
Tant que l'on ne sait pas, tant qu'existe un peut-être...

Laisser l'autre venir, laisser battre son cœur
Et se laisser aimer sans réserve, c'est mettre
Ses pas sur un chemin d'un possible bonheur.

___

Continuer d'écrire

Continuer d'écrire, continuer de vivre,
Quand tout n'est que faux pas, quand tout n'est que mensonge,
Quand le désir d'aimer s'éteint, et pourtant ronge,
C'est comme naviguer, tout seul, en bateau ivre.

On n'attend plus personne, que le Ciel qui délivre,
Celui dont le message est « aimer », mais on plonge,
Solitaire, blessé, noyé plus qu'une éponge,
Les larmes s'écoulant sur la page du livre.

Ne serais-je plus rien, Mon Dieu, sur cette terre,
Qu'un poète muet, interdit, sursitaire,
Jetant les mots au vent, des mots vides de sens ?

Non, insister encore, être velléitaire,
Écouter l'autre aimer, tenter la renaissance,
Vivre encore, même nu, et l'écrire ; et me taire

mercredi 19 mai 2010

Je serai ton amant

Poème_Je serai ton amant_Jardinier

mardi 04 mai 2010

Tout près, trop loin

Où es-tu donc, aimée, où veux-tu que je vienne
Pour adoucir nos cœurs isolés ? De si loin ?
De Normandie encore ? Ou bien du port malouin ?
Mais c'est comme d'aller de Paris jusqu'à Vienne !

Ta demeure était bien, autant qu'il m'en souvienne,
Non éloignée de Dieppe où les canards milouins
Étaient jadis légion, ainsi qu'aux bords du Loing
Prétend-on maintenant ? Mais fi qu'on en convienne !

Ces beaux canards, vois-tu, passent les continents
Mais nous, pauvres de nous, nous tous deux, maintenant,
Avons cœurs réunis mais distance pareille

Au parcours des canards. Mon maître – du Bellay –
Se plaignait de « tenir le loup par les oreilles »(1),
« Le cul entre deux chaises », dirais-je, s'il te plaît.

(1) J. du Bellay, Les regrets, sonnet XXXIII, v.14

dimanche 02 mai 2010

Ma reine !

Ma reine, ô mon aimée, avez-vous oublié
Les près verts, la falaise, où nous allions, le soir,
Ainsi que deux voleurs d’amour, remplis d’espoir
De s’étreindre en futur et nous y réfugier ?

Le vent, la mer, le sel nous étaient familiers,
Et les rochers, levés comme des promontoires
D’où nous pouvions, naïfs, projeter notre histoire,
Étaient comme serments, à nous croire liés.

La vie, terrible outrance à nos rêves, perdue,
Effaça la mémoire, et tous ses attendus
Sombrèrent dans l’oubli comme on fond dans la mare.

À vous, reine, ô mon cœur, ô parfum de mes jours,
Ô trésor de mes nuits, d’accrocher une amarre
Où nos rêves enfin seront unis, toujours.

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