Terre en danger ! Le blog de Bruno Leclerc du Sablon

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mercredi 04 avril 2012

C'est à boire qu'il nous faut... oh oh oh oh !

À Beaune ou Musigny ou Chablis ou Gevrey,
On ne boit pas le vin : on buvote, on s'hydrate,
Ou bien on s'en jette un derrière la cravate
Pour étancher sa soif, s'humecter le gosier.

On aime faire un tour aux vignes du Seigneur
Et se mouiller la meule pour se rincer la dalle
Ou rincer... le cochon si la cuite fait mal,
Sacrifiant à Bacchus, carburant au meilleur.

Tututer la chopine, écluser, se noircir,
Rallumer la chaudière, ou bien... la rafraîchir,
On finit pochardé à se piquer la ruche.

Du bon coup de barrique à la gueule de bois,
À pomper, popiner, s'argouiller à la cruche,
On tête la bouteille et puis... on la tutoie.

jeudi 29 mars 2012

Au prochain printemps - un film de Luc Leclerc du Sablon

Merci de faire circuler ce billet.

On peut aussi écouter l'entretien de Luc dans l'émission Download de France Inter du 26 mars.

Le distributeur du film de Luc Leclerc du Sablon a du nez, il a compris qu’il fallait sortir Au prochain Printemps, ce jour, ce 28 mars. Ce n’est évidemment pas parce que, comme un fruit ou une robe, le film serait de saison. Ce ne sera pas un film à la mode, non plus, ou alors plutôt comme dans la chanson enfantine, à la mode de chez nous. Luc Leclerc du Sablon dessine un portrait de Français en état d’interrogation : une question orale, pensée à voix nue. http://bande-annonce.tuxboard.com/a...

Le film part en campagne, dans un paysage que personne n’avait jamais filmé ainsi et arrive à nous montrer notre quotidien avec un œil tendre, fragile, complice et précis. On mesure alors - dans le paysage cinématographique français – le miracle de l’existence de ce film inclassable. C’est un film généreux, vraiment, cela parle de vous, de moi, de politique et c’est intelligent, et cela réveille, comme un petit coup de gnole, au coin du bar des amis, dans cette solidarité et cette fraternité qui nous manque souvent. Ce n’est pas racoleur, c’est toujours tenu et exigeant. Vous l’avez compris Au prochain Printemps est à voir de toute urgence, pour vous faire germer les idées, après ce rude hiver Sarkozien, qui dure depuis cinq ans, et après les froidures de la crise qui nous mordent encore les doigts. C’est un film qui devrait être remboursé par la sécurité sociale, parce qu’il réchauffe et de plus, ce qui ne gâche rien, c’est un vrai remède contre la connerie. Sans prétention, avec beaucoup de poésie, le film parle de nos questions, de nos problèmes, de nos interrogations, et il parle politique, sans phrases – ce qui est un autre petit miracle – avec quelques bons mots, avec de vraies paroles, comme en prise directe avec le réel. On sera heureux de se ranimer à la chaleur humaine qui se dégage de chaque plan. Je le redis, c’est un film drôle, intelligent, et beau. C’est un film qui devrait participé à l’arrivée du Printemps, faire revenir le temps des cerises, et du merle moqueur. Revenir, c’est le mot, Luc Leclerc du Sablon est parti, en terre de France, comme on revient chez ses parents, là où sont nos racines réelles ou supposées, il est retourné voir des copains, des connaissances qu’il avait rencontré pour d’autres films, il est allé simplement prendre de leurs nouvelles. Et toi comment tu vas ? Et qu’est ce que tu deviens ? Et comment on va faire ? Il nous montre la campagne, comme un drôle de patriote, pendant la campagne de 2007. Et avec çà, le film est tout simplement actuel. Je n’avais jamais entendu le mot actualité dans ce sens, Au prochain Printemps ce n’est pas un reportage, il n’y a pas de micro trottoir, c ‘est du documentaire, la France en macro vision. Cela nous soigne de l’actualité des journaux télévisés et de la campagne électorale malade qui ne parle pas de nous, de nos problèmes, de nos difficultés. Le film lui décrit les préoccupations des citoyens que nous étions il y a cinq ans, et par malheur, ce sont les mêmes maux, les mêmes mots qu’aujourd’hui. Le film est politique, non pas parce qu’il parle de politique – Ne vous inquiétez pas les jeunes, ce n’est pas de la politique politicienne – mais parce qu’il est la politique même. Ce n’est pas la politique de l’exercice du pouvoir, mais un dialogue sur le fonctionnement de notre communauté. Et cela grippe. Au prochain Printemps, je l’ai vu cet été à Lussas -le festival du documentaire en Ardèche -, le film portait un autre nom, et pour cette sortie, le distributeur, a été inventif, il a trouvé un nouveau titre. Le film en est encore plus beau. Et je dis cela sans ironie. Comme nous sommes de nouveau en campagne électorale, il y a une belle alchimie, je revois le film autrement, il est différent parce que raisonne dans mes oreilles les discours des candidats de cette année. Le film de Luc Leclerc du Sablon en est encore plus fort, les images deviennent des bombes accélératrices.

Il faut tous, que vous vous jetiez dans les salles pour regarder la France au fond des yeux comme disait jadis un Président qui a raté son destin. Allez-y maintenant avant de voter, parce qu’il sera bientôt trop tard. Si le monde était mal fait, il y aurait une loi qui obligerait chaque électeur à voir le film de Luc Leclerc du Sablon avant qu’il ne vote. Mais comme le monde est très bien fait, vous saisirez la liberté qu’il nous reste d’aller voir ce grand film. Vous comprendrez comment ce recueil de paroles d’hier éclaire la situation d’aujourd’hui.

Un exemple, à la fin du film, il y a une séquence et un plan incroyable - jamais on aura aussi bien entendu les mots, les idées déclamés dans un discours d’un homme politique. Jamais on aura compris aussi clairement l’urgence qu’il y a à faire son devoir de citoyen, pour que Sarkomence pas. Jamais on aura compris aussi bien combien Nicolas Sarkozy a fait du mal à notre pays. Et cela découle d’une mise en scène modeste. Pour obtenir ce résultat, Luc Leclerc du Sablon, ne commente pas, il ne tripatouille pas la bande son, il laisse même une bonne partie du discours original envahir son image. Le décalage, le révélateur du mensonge proféré, des promesses non tenues, provient du cadre, du lieu de tournage, de la vie qui continue à se dérouler pendant que le candidat, bientôt Président, déroule ses formules de rhétorique. C’est une séquence d’anthologie, une leçon de cinéma, à voir absolument.

DOSSIER DE PRESSE : http://www.auprochainprintemps.com/...

BANDE ANNONCE : http://bande-annonce.tuxboard.com/a...

ENTRETIEN FRANCE INTER le 26 mars 2012 : http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=319375

mercredi 28 mars 2012

Des kilomètres de silence (A dire en slam)

Faudrait des kilomètres de silence
Faudrait dire non à la violence
Faudrait respecter les croyances
Faudrait refuser la vengeance
Mais faut aussi voir l'échéance
De l'élection à la Présidence
Faut de la sécurité en France
Donc augmenter la vigilance
Et se soumettre à sa puissance
Faut des années-lumière de patience
Faut des kilomètres de silence
Faut même augmenter ces distances
Faut accepter l'intolérance
Pas de douceur, pas de nuances
Pas d'équité ni de clémence
Faut supporter les offenses
Et pas chercher l'autodéfense
Faut partout de l'obéissance
Et subir la condescendance
…...l'humain n'a pas d'importance

Mais l'amour a de l'importance
Et l'amour n'a pas de distance
Faut donner à chacun sa chance
Quelles que soient les circonstances
Faut améliorer l'existence
De ceux qui sont en souffrance
Faut pas croire à la croissance
Dont on connaît les nuisances
Faut faire de la résistance
Aux fanatiques de l'abondance
Dont on voit les conséquences
Faut réduire les dépenses
De l'État et de ses dépendances
Faut combattre l'influence
Du fric et de son arrogance
Faut du progrès mais de la prudence
Et pas croire aux évidences
Faut avoir de la reconnaissance
Pour la culture et pour la science
…...faut de l'air nouveau en France

Que tu sortes de l'adolescence
Que tu sois rempli d'innocence
Que t'aies pas encore d'expérience
Que tu sois de Paris ou de Provence
Faut d'urgence prendre conscience
Faut user de ton intelligence
Et ne jamais faire confiance
Faut aider à la surveillance
Et guetter les défaillances
Du pouvoir et les outrances
Et toutes les recrudescences
Des abus, de la démence
Pour pas que ça recommence
Faut du courage, et l'impatience
De sortir de la décadence
Faut transformer l'espérance
Et faire naître l'alternance
Faut pas chercher de dispense
Pour te battre, en permanence
…...alors on changera d'ambiance


mercredi 14 mars 2012

Moi sans elle...

Moi sans elle, n'aller null' part,
Rester là-haut, dans mon perchoir,
Tout seul au sommet de la ville
Et puis, somnolence tranquille ?

Moi sans elle, vie dérisoire,
Un rêve éteint, rêve illusoire,
Moments passés dans l'inutile
Quand le désir d'amour vacille.

Moi sans elle, fin d'un espoir,
Rêve fondant en cauchemar
Tant les femmes sont difficiles
Même quand l'amour est docile.

Moi sans elle, irai-je voir
Une fille sur le trottoir ?
Et puis la paie, et puis l'enfile ?
N'est-ce pas un plaisir futile ?

Moi sans elle, me fais devoir
De faire de l'amour du caviar,
De l'aimer encore, ma Cécile,
Avant de devenir sénile.

mardi 13 mars 2012

Je lui ferai un poème

Je lui ferai un poème
Pour lui dire des « je t'aime ».

L'amour est chaud comme une flamme
Dans le cœur - un ardent tison-,
Puis il sonne et résonne à l'âme ;
Elle est son juste diapason.

Entre mes bras - douce attirance-,
Ses lèvres sentent l'horizon ;
Elles sont le printemps des chances
Épanouies en floraison.

L'Aquilon de la solitude
N'entrera plus à la maison :
L'amour détruit cette habitude
Et chante à nouveau les saisons.

Je lui ferai un poème
Pour lui dire des « je t'aime ».

samedi 03 mars 2012

Chemin de vie

Je retrouverai le chemin
Du temps passé
Ce sera le temps de demain
Le temps d'Edith
Le temps des amants
Blessés
Le temps de la vie
Celui de vies
Offensées
Le chemin du courage
De la plage
A midi
Et le chemin du soir
Quand nous irons danser
Quand j'irai te chercher
Et te reconnaîtrai

Le bonheur n'attend pas
Ni le ciel ni le soleil
Ni la mer
Il les chante
Comme chante l'ouragan
Ou le diamant
Ou l'amour

Mon paysage

Je vis là, au huitième étage,
J'ai du soleil sur le balcon
Mais de forts sentiments d'orage
Changent ses rayons en flocons.

Sous le ciel de glace j'enrage,
Me heurtant contre les cloisons
Comme un oiseau dans une cage
Dont les barreaux sont de prison.

Aurais-je perdu l'avantage
De savoir qu'en toute saison
Je suis protégé du naufrage ?
Que j'assure ma flottaison ?

Je reste dans mon blanc nuage
Qui abrite mon oraison ;
Oratoire en voie de garage
Mais débouché vers l'horizon ?

Je rêve à sentir le rivage
Où les mots n'ont plus de poison,
Où mon poème se propage
Avec l'amour en floraison.

(Si mes vers se trompent de page,
Les mots passant le Rubicon,
Non, ne pas y lire d'outrage
Mais seulement propos abscons.)

Je vis là, au huitième étage,
J'ai du soleil sur le balcon
Et redécouvre un paysage...
Lui ne me traite pas de con.

mercredi 29 février 2012

Rêve d'enfance

Repensant à l'enfant que j'étais, autrefois,
Inventant le futur – mon futur – dans le rêve,
Un gamin s'étonnant, lorsque la nuit s'achève,
De vivre l'avenir et l'instant à la fois :

Elles n'étaient qu'amour, ou passion quelquefois,
Ces filles contre moi, étendues sur la grève,
M'enseignant le comment... Oh, j'étais bon élève,
Suivant fiévreusement. Haute école ma foi !

Puis, l'école finie, j'oubliais les leçons,
Perdues comme illusions de la vie de garçon,
Son rêve ne survivant pas aux lendemains.

Mais revivre en secret ses souvenirs d'enfance,
Ce monde d'utopie méconnu des humains,
C'est encore espérer et l'amour et la chance.

mardi 21 février 2012

Poésie

Extraits de mon dernier recueil de poésies et slams.

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lundi 20 février 2012

Fonte de la neige

La neige a fondu
Le soleil nous accompagne
Le long des chemins

mercredi 01 février 2012

Caillou nu

J'aime les cailloux
Les cailloux des rivières
Et les cailloux du désert
En forme de rose
Et aussi les cailloux pour faire des ronds dans l'eau
J'aime les cailloux
Nus

Lisses comme les galets sur les plages
Les cailloux de couleur
Roses gris blancs bleus mouchetés
Habillés de leur robe de couleur
Mais nus

Amoureux des cailloux
J'ai sauté dans l'eau
Nu
Mais n'ai pas vu les ronds
Caillou trop gros
Pas un galet dessinant
Des ronds dans l'eau

Dans mon désert
Je sèche
Prends des couleurs
Comme un caillou
Gris ou blanc ou bleu
Mais nu

Et comme une rose des sables
Je resterai sculpté par le vent du désert
Ou moucheté
D'impatience éternelle
Et nu

dimanche 29 janvier 2012

Tennessee

Les mots ne disent plus rien
Ils ne me disent plus rien
Ils tombent du mur
Sur le tapis
Et fondent
Comme des paillettes de neige
Comme les sentiments d'amour
Comme l'amour
Comme une chanson de western
Un air de Tennessee
Je marche sur le tapis mouillé
Je laisse tomber les mots
Comme des fruits trop mûrs
Mais pas l'amour
Les tapis sèchent
Mais pas l'amour
Ni les airs de Tennessee

mardi 17 janvier 2012

Audace d'amour

Ayant fui l'empire des sens
Pour la douce vallée du rêve
Sous l'empyrée de l'innocence
Un cœur amoureux se soulève

Le savoir épuisant l'amour
Sa raison fait autorité
Choisissant encore un détour
Combattant de l'adversité

Savoir pourquoi, savoir comment
Cet instinct toujours se révèle
Où il advient que par moments
Des cris de vains esprits le hèlent

Y croire encore après revers
Aux démons d'Ego faire face
Tenter l'amour à découvert
La métaphore de l'audace

samedi 07 janvier 2012

Neige

2012_Haïku_Neige

vendredi 06 janvier 2012

Mais le vent a soufflé

À connaître l'amour, à coucher dans son nid,
À brûler, mais jouir, des fièvres de la flamme,
Du délice savant des baisers d'une femme,
J'accédais au bonheur. Mon rêve... à l'infini.

Las ! Les feuilles tombaient à donner le tournis,
L'opulence des ors dont l'automne se pâme
Palissait promptement, et l'hiver brisa l'âme,
Et le cœur s'exila sous les bois dégarnis.

Ah ! Déjà des soleils transpercent les nuages,
Éclairent les chemins, colorent les ramages,
Évoquent tendrement l'euphorie d'autrefois.

Mais le vent a soufflé et balayé mon rêve,
Et tari mon désir, épuisant à la fois
Et du cœur les élans et de l'amour la sève.


***************

BONNE ANNÉE A TOUS, AMIS LECTEURS !

mardi 15 novembre 2011

Ma souris

Me reste comme une évidence
Qu'il faut toujours croire à l'amour
Même si l'autre certains jours
Confond échange et violence.

Comme si la vie s’éteignait
Et si l'amour était fragile.
Serais-je un homme malhabile ?
Peut-être inexpérimenté ?

Et le temps passe, et moi je crie,
Et l'amour revient, souveraine.
Oublier tout, l'injure, la haine,
Pour l'aimer encor', ma souris ?

dimanche 13 novembre 2011

Comment le mériter

Comment le mériter
Quand l'Amour est dissoute
Quand l'Âme s'appauvrit
Quand l'Autre disparaît ?

Comment le mériter
Sans l'Abandon de soi
Sans l'Absence du monde
Et ses Arriérés ?

Comment le mériter
L'Absolu du bonheur
L'Absurde du poète
L'Accessoire nécessaire de la vie ?

Comment le mériter
Si l'Ange de mes nuits
Si l'Atout de ma vie
Si lui l'Ami m'abat ?

Comment le mériter
… mon triple A

mercredi 09 novembre 2011

Inquiétude

Au plus profond des galaxies
Au plus lointain de la lumière
Après les grands cols des trous noirs
Je chausse hublot et galoches
Pour chercher cet autre horizon
Où le terrestre n'est qu'un point
L'infiniment petit d'espace
L'atome nain de l'univers.

Je découvre en géant du vide
En colosse venu d'ailleurs
En macroscope du néant
Un fragment d'existence vaine.

Je mesure – étendues stériles –
Le champ de la mort programmée
Le terrain vague des idées
La cour de récré des soldats.

J'écoute au long cornet d'Ulysse
La complainte des colorés
Pour la chanter en noir et blanc
A l'opéra des dirigeants.

Puis je reviens de par l'éther
Dans la douceur d'une onde claire
Laissant galoches et hublot
Au dieu qui gouverne mon cœur.

Échange d'objets de voyage
Au cœur il imprime ces lois
De rester humain par devoir
Et d'être amoureux par nature.

mardi 05 juillet 2011

Le chant du coq

Quand les rêves aux soirs me berçaient de brûlures,
Quand les nuits réveillaient mes plus ardents désirs,
Les moutons s'affolaient et les compter, pour rire,
Prolongeait le dessein vital de la nature.

Laisser l'arbre grandir, laisser naître un futur,
Le taquiner un peu sans trop le dévêtir,
C'est ne pas succomber, ne pas anéantir
Les penchants prometteurs de toute créature.

Des étoiles de vie répandaient du silence
Quand l'aube paraissait, me faisant violence,
Et le charme pleurait, et le coq se vantait.

Ah, les coqs, ces gaulois qui coiffent nos églises,
Peuvent bien pavoiser encor' sur les cités,
Fiers d'être bienfaiteurs : leur chant immortalise.

jeudi 30 juin 2011

J'aime... mon bol de thé

Je n'ai plus de cause à défendre
Je ne marche plus dans les clous
Je suis bien trop vieux pour apprendre
Je n'ai plus d'cheveux et j'm'en fous

La vie m'a donné des surprises
Des baffes et des accidents
Sans compter nombre de bêtises
Ni les prothèses pour les dents

Mais j'aime encore assez les femmes
Et le bourgogne aligoté
Et tout ce qui réchauffe l'âme
Comme au matin mon bol de thé

mardi 28 juin 2011

Surprise d'été (Haïku)

Surprise d'été
Juste né mais chaud déjà
Un poisson rougit

dimanche 19 juin 2011

Poésie, poésie

Frissons

Le monde est fait de cathédrales,
De prisons ou de chaumières,
De belles gentilhommières.
Ou encore d'abbatiales.

Mais n'être ni abbé ni évêque,
Ni criminel, ni indigent,
Encore moins prince d'argent,
Est-ce être exclu comme métèque ?

Beaucoup font vivre la nation,
En étant aimés de personne,
Et mon cœur souvent frissonne.
Est-ce une prémonition ?

@ : Explication, si besoin : Indignez-vous !


Non les puissants ne sont plus dignes,
C'est vrai partout.
J'aimerais que les gens s'indignent,
'' Un point c'est tout.

_

La poésie

La poésie est aussi cruelle que la vie ?
La poésie est la vie.
La poésie est aussi dure qu'un mur ?
La poésie est un mur.
La poésie est plus sucrée que le miel ?
La poésie, c'est du miel.
La poésie ne cherche pas la vérité ?
La poésie est la vérité.
La poésie raconte et aime les fleurs ?
La poésie est une fleur.
La poésie est inspirée par la nature ?
La poésie est la nature.
La poésie parle toujours d'amour ?
La poésie est Amour.
La poésie n'aime que les femmes ?
La poésie est une femme.
Un homme aussi.

mardi 14 juin 2011

2 poèmes

Un chemin

Ce fut un long chemin, parcouru pas à pas :
Tristesse, hésitation, nostalgie, souvenir...
Rester seul, incertain, sans but, sans avenir,
Vivre les jours en nuits par la peur de faux pas,

Ne dormir que d'un œil, mépriser les repas,
N'écrire plus de vers, ne savoir plus tenir
Le volant de la vie, vouloir même en finir
Tant il est douloureux d'avancer sans compas,%%

Furent des mois passés cette âpre expérience
Que l'on ne montre pas, que l'on cache en silence
Tant que l'on ne sait pas, tant qu'existe un peut-être...

Laisser l'autre venir, laisser battre son cœur
Et se laisser aimer sans réserve, c'est mettre
Ses pas sur un chemin d'un possible bonheur.

___

Continuer d'écrire

Continuer d'écrire, continuer de vivre,
Quand tout n'est que faux pas, quand tout n'est que mensonge,
Quand le désir d'aimer s'éteint, et pourtant ronge,
C'est comme naviguer, tout seul, en bateau ivre.

On n'attend plus personne, que le Ciel qui délivre,
Celui dont le message est « aimer », mais on plonge,
Solitaire, blessé, noyé plus qu'une éponge,
Les larmes s'écoulant sur la page du livre.

Ne serais-je plus rien, Mon Dieu, sur cette terre,
Qu'un poète muet, interdit, sursitaire,
Jetant les mots au vent, des mots vides de sens ?

Non, insister encore, être velléitaire,
Écouter l'autre aimer, tenter la renaissance,
Vivre encore, même nu, et l'écrire ; et me taire

vendredi 18 mars 2011

Les Japonais sont des nuls, tandis que nous...

J'en ai ma claque d'écouter tous les jours le chant du coq ! Peut-on croire une seconde à la transparence sur ce qui arrive en France dans nos centrales nucléaires ?

Et on va leur prêter nos experts, aux Japonais... Ils sont tellement polis qu'ils diront certainement merci (Domo alegato)
Mais Bon Dieu, quel peuple a vécu Hiroshima ? Et Nagasaki ? Ou plutôt, qui sont les victimes ? Rien qu'en 1945, 145000 morts pour Hiroshima et 70000 pour Nagasaki... Des millions depuis... Et les Japonais ne sauraient pas ce qu'est l'atome ? la fission de l'atome ? Ou ils l'auraient oublié ?
Ce sont eux, aussi, les champions du monde pour les constructions anti-sismiques... Nous sommes-nous posé la question de savoir combien de maisons, d'immeubles, d'églises, de monuments, d'usines, de routes..., auraient été détruits en France à la suite d'une secousse d'intensité 9,8, comme chez eux
Et croit-on qu'il n'existe de failles que dans le Pacifique ? Que les plaques tectoniques n'interagissent pas ?

Le nucléaire ? Les Allemands font marche arrière, les Américains aussi, et nous, nous achetons aux Américains la technique d'hydro-fracturation pour exploiter nos immenses gisements de gaz de schistes ! (Merci l'Ardèche !) Bravo ! Aidons la planète à se fracturer voyons, puisqu'elle semble ne pas y arriver toute seule chez nous ! C'est tellement beau à voir !

Et continuons de vendre au monde entier nos réacteurs ! Allez Areva ! Allez l'EDF ! Comme pour le ciel de Libye, soyons aux premières lignes (avec Dassault) pour casser de l'humain !

L'essai que j'avais écrit début 2007 (La Terre en danger... le devoir de changer ! - on peut le lire et le télécharger sur le site http://www.alexandrie.org) garde toute son actualité : quels futurs gouvernants, en France et ailleurs, auront le courage - l'audace - de proposer une entente internationale - comme cela a été fait pour la recherche scientifique sur le continent antarctique - pour consacrer quelques bouts de territoires à l'énergie mondiale, pour les riches et pour les pauvres ? Rien qu'entre les 65èmes parallèles et les pôles, là où il y a du vent tout le temps, de nuit comme de jour (et pas d'habitants), il y a de quoi fournir toute l'énergie électrique dont le monde a besoin pour vivre, et même beaucoup plus - donc assez pour transporter cette énergie. (Pour mémoire, le vent, c'est un quart de l'énergie que le soleil envoie sur la Terre, et c'est 600 fois plus que toute l'énergie que nous consommons, tous les humains réunis. Et cela n'occuperait qu'environ 250000 à 300000 km², la moitié de la surface de la France, Et il n'y a pas que le vent... le soleil est si généreux !)

Je suis pour une Fédération Mondiale des États pour l'Énergie (l'énergie propre évidemment, non fossile et non nucléaire). Nous ne serons jamais plus forts que la nature !

mercredi 19 mai 2010

Je serai ton amant

Poème_Je serai ton amant_Jardinier

mardi 04 mai 2010

Tout près, trop loin

Où es-tu donc, aimée, où veux-tu que je vienne
Pour adoucir nos cœurs isolés ? De si loin ?
De Normandie encore ? Ou bien du port malouin ?
Mais c'est comme d'aller de Paris jusqu'à Vienne !

Ta demeure était bien, autant qu'il m'en souvienne,
Non éloignée de Dieppe où les canards milouins
Étaient jadis légion, ainsi qu'aux bords du Loing
Prétend-on maintenant ? Mais fi qu'on en convienne !

Ces beaux canards, vois-tu, passent les continents
Mais nous, pauvres de nous, nous tous deux, maintenant,
Avons cœurs réunis mais distance pareille

Au parcours des canards. Mon maître – du Bellay –
Se plaignait de « tenir le loup par les oreilles »(1),
« Le cul entre deux chaises », dirais-je, s'il te plaît.

(1) J. du Bellay, Les regrets, sonnet XXXIII, v.14

dimanche 02 mai 2010

Ma reine !

Ma reine, ô mon aimée, avez-vous oublié
Les près verts, la falaise, où nous allions, le soir,
Ainsi que deux voleurs d’amour, remplis d’espoir
De s’étreindre en futur et nous y réfugier ?

Le vent, la mer, le sel nous étaient familiers,
Et les rochers, levés comme des promontoires
D’où nous pouvions, naïfs, projeter notre histoire,
Étaient comme serments, à nous croire liés.

La vie, terrible outrance à nos rêves, perdue,
Effaça la mémoire, et tous ses attendus
Sombrèrent dans l’oubli comme on fond dans la mare.

À vous, reine, ô mon cœur, ô parfum de mes jours,
Ô trésor de mes nuits, d’accrocher une amarre
Où nos rêves enfin seront unis, toujours.

jeudi 22 avril 2010

Ô aimée !

Ô tendre et chère aimée, ô mon doux oasis
Permettez-moi ce soir de vous étreindre encor’,
De détourner Morphée de son obscur décor
Afin de mieux goûter de vos seins les délices !

Vous êtes le royaume où fondent mes caprices,
Le gîte où vous cachez, secrets, parfaits trésors,
Comme on garde son cœur, comme on abrite l’or,
Ces désirs avancés, témoins de vos malices.

Mais d’or, je n’en veux point, seul votre cœur m’attire
S’il veut bien maintenir les effets du désir
Et me garder l’espoir de boire à votre source.

Allez, douce duchesse, ma tendre et chère aimée,
Daignez comprendre en moi de l’amour, non la course,
Car je ne viens à vous que nu et désarmé.

dimanche 11 avril 2010

Triez mieux pour gagner plus !

J'ai planté ma tente dans une commune du Berry (département du Cher), où les ordures sont enlevées par un syndicat intercommunal qui exige le tri sélectif des ordures ménagères depuis le début de janvier 2010.

Belle initiative ! On vous colle un container à couvercle violet muni d'un code barre et, à chaque enlèvement - une fois par semaine -, on incrémente le compteur qui va permettre de calculer la surtaxe qu'on va vous faire payer à la fin de l'année. Le minimum est 12 enlèvements par an et 120 € de taxe. (Le maximum étant un enlèvement par semaine et 360 € de taxe annuelle !) Le hic ? C'est que cette taxe - une surtaxe - vous arrive en plus de la taxe d'habitation, qui inclut déjà la taxe d'enlèvement des ordures ménagères.

Si j'étais responsable, j'aurais choisi une méthode plus attractive pour inciter les habitants à trier leurs déchets : "triez mieux pour gagner plus !" A chaque enlèvement de déchets triés (verres, emballages, papier, ordures ménagères...), on vous diminuerait le montant de la taxe habituelle et on finirait même par vous faire un crédit d'impôt...

D'ailleurs, c'est pas nouveau : une commune du Tarn, Le Séquestre, pratique déjà cette politique ! Le habitants gagnent de l'argent parce qu'ils trient mieux !
Les déchets, qui sont payés par les habitants dès qu'ils achètent les produits, ne sont-ils pas valorisables ? Alors pourquoi leur faire payer en plus une surtaxe ? A-t-on déjà connu des entreprises qui, au lieu d'acheter leurs matières premières, les font payer à leurs fournisseurs ?

(Ci dessous, deux images du site de la ville du Séquestre.)

Séquestre 1Séquestre 2

mardi 09 mars 2010

La bignole du 312 (suite)

Chapitre 9

Pour relire le roman depuis le début, cliquez ICI

En effet l'embarcation vient à toucher le bateau, sur son tribord. Un des occupants se lève et commence à balayer, avec le faisceau d’une lampe de poche, la coque et le pont du Guilvinec. Maurice, attentif, adossé à la porte de la passerelle, essaie de ne pas se montrer, essayant d’abord de reconnaître l’individu. Il voit bien qu’il ne s’agit pas de la femme, en bleu, mais le faisceau, puissant, l’éblouit. Ce n’est qu’en entendant appeler « Ohé, du bateau, il y a quelqu’un ? » qu’il reconnaît la voix du Lieutenant Le Goff – une vieille connaissance. Il s’approche alors du bastingage pour être reconnu lui aussi.

Lire la suite...

jeudi 04 mars 2010

Les Coffiots vous avaient plu ? alors...on continue...

Tous les fans des Coffiots et des aventures de la famille Le Menech pourront continuer de suivre l'aventure de nos amis avec ce troisième épisode - La Bignole du 312 - commencé il y a juste deux ans et que j'ai du interrompre à cause de .... graves douleurs familiales.

Ceux d'entre vous qui n'aviez pas lu les premiers chapitres peuvent les retrouver dans la __suite__, et je reprendrai l'écriture chaque jour sur ce blog (mettez un fil RSS !) à partir de lundi 8 mars, pour clore 20 jours après, soit vers le 1er avril. (Si ça tombe sur le poisson, c'est que j'aurais introduit quelque poème ou slam - ou un coup de gueule - entre temps... on ne sait jamais.)

Souvenez-vous qu'on peu me laisser un message pour recevoir les deux premiers épisodes : Coffiots : la fin de casses et Coffiots dans la Ville Close. On peut aussi les trouver en cliquant ICI.

Encore une fois, si vous n'avez pas lu le début de cet épisode, ou si vous ne vous en souvenez plus, cliquez sur le mot suite (en bleu ci-dessus), et vous verrez le livre, depuis le début, en train d'être écrit, mis en page... et tout ce qu'il faut pour qu'il soit disponible en librairie... quelques jours après la fin, aux Édition Keraban... comme d'habitude.

samedi 13 février 2010

A mi février


A mi-février
Partir et prendre le train
La vie va bon train

mardi 09 février 2010

"Grand-messe mondiale du mobile"... mais sans les "fidèles"...?

"Grand-messe mondiale du mobile", ça sera à Barcelone du 15 au 18 février, mais sera-ce la grande fête mondiale des clients du mobile ?

Génial, le commentaire d'un des consultants expert sur le sujet :

Soit il va falloir faire payer les clients pour la qualité de service, soit les gouvernements devront contribuer au financement de l'infrastructure.

Traduction : aujourd'hui, le client paie (chacun sait combien...), mais il n'est pas encore supposé avoir la qualité du service qu'il paie. Et s'il l'obtient un jour, cette qualité, ce sera grâce à ses impôts, et non du fait des efforts de son opérateur. (Il se trouve en effet, si je ne me trompe pas, que les clients sont souvent des citoyens...)

Ah, on va parler réseau 4G au Mobile World Congress ! Y racontera-t-on aussi quelques petites anecdotes, juste pour se distraire ?

En voici une :
Abonné Orange sous un contrat au nom de mon épouse, j'étais cependant désigné comme destinataire des factures. A son décès - et certificat de décès à l'appui -, je demande à être désigné comme client. Je reçois alors un formulaire à faire signer "par le cessionnaire.... " Rebelote, et même courrier en retour, même formulaire...
Alors j'appelle, (de mon portable, donc durée déductible de mon forfait...!), pour enfin laisser comprendre que la défunte n'est plus à même de...
Durée de l'opération : 8 mois...

Une autre :
Enfin abonné reconnu comme tel, je me rends dans l'agence Orange de ma ville pour clarifier, voire modifier les termes de mon contrat. On me propose un contrat avec forfait 2 heures + 2 heures + 3 numéros KDO + SMS illimités. Je suis content. Mais pas pour longtemps ! La surprise n'arrive qu'avec la facture suivante...
A l'agence Orange d'une autre ville, on m'explique que ce contrat n'existe pas au catalogue. M'a-t-on remis un document à signer ? Réponse : non.
- Alors Monsieur.... !
Je demande donc à signer un nouveau contrat.
- il faudra vous adresser au service client, en appelant le 700 de votre portable...
- Non merci, j'ai déjà donné. Je veux signer ici.
- Mais je ne peux que vous proposer un forfait plus cher. Pour tout forfait moins cher, il faut joindre le service clients....

A Barcelone, je me demande si les participants ne feraient pas bien de se poser cette question : qu'attendent nos clients ?

samedi 06 février 2010

Hiver à couette




Haïku_Hiver_couette

jeudi 04 février 2010

Seule chance

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La boule roule, tourne la chance, coulent les soirs bleus qui défoulent,
Gagné, perdu, trois pas de danse et griserie commence et saoule...
Ah, tu veux tenir la cadence, tenir, miser, mais rester cool
Pour cette nuit : désir immense, à me donner la chair de poule
Tant ton envie de gain est dense quand les murs du passé s'écroulent,
Passé cassé, sans importance, souvenirs perdus dans les foules !

Dans ta forêt nommée « désirs », un seul arbre ce soir s'élance ;
L'arbre aux feuilles couleur plaisir qui laisse dépense à distance.
Fonce, et t'enfonces à t'en saisir, délire effleurant la démence
Quand vient le moment de choisir, seul dans le bleu sans tolérance,
Ce cruel moment de loisir où le hasard nie la clémence,
Te laissant la peur de transir si gagne le froid de malchance.

Jouer à devenir maboule à vouloir devenir vizir
Quand lui s'amuse, gagne et roucoule, et toi, vas en débris gésir...
Laisse le temps, la vie s'écoule, tu peux encore te ressaisir,
Te forger dans un autre moule où tu ne restes pas moisir.
Arrache-le, triste cagoule, cet ornement du déplaisir,
Et choisis l'amour pour semoule, seule vivre à faire rosir.

dimanche 27 décembre 2009

C'était Noël, et demain le nouvel an !

Bonne année à tous !

Cliquez sur l'image

samedi 19 décembre 2009

Le slam, c'est quoi ?

J'ai intitulé plusieurs poèmes sous le titre "Slam", mais sans jamais redire ce qu'on doit comprendre sous le mot "slam". Donc, voici une explication trouvée sur un site internet.

Le Slam est un spectacle sous forme de rencontres et de tournois de poésies. Créé à Chicago dans les années 80, il a suscité un engouement populaire et médiatique qui lui permet de se propager dans le monde entier. Le Slam est ainsi un outil de démocratisation et un art de la performance poétique.
Le Slam est le lien entre écriture et performance, encourageant les poètes à se focaliser sur ce qu'ils disent et comment ils le disent.
En France, le Slam se développe depuis 1998, en particulier sous l'impulsion du poète performeur Pilote le Hot.
Les scènes ont fleuri dans les bars du 18ème et du 20ème arrondissement de Paris avant de se propager dans toute la France. L'entrée est libre. La plupart des scènes Slam se déroulent sans enjeu ni compétition, avec un alibi convivial, " l'exception culturelle " à la française, servant de signe de ralliement aux poètes hexagonaux : 1 poème dit = 1 verre offert.

vendredi 18 décembre 2009

Pour les fêtes, offrez un livre !

A l'occasion de Noël et des fêtes de fin d'année, je vous propose de dédicacer l'un de mes livres et de l'adresser à la personne de votre choix - ou à vous-même - en vous offrant les frais d'expédition (en France uniquement)..

Il vous suffit de m'adresser votre commande par lettre en y joignant un chèque au montant du prix du livre choisi et en indiquant clairement le nom et l'adresse du destinataire. Vous pouvez aussi choisir plusieurs livres et plusieurs destinataires. La livraison sera effectuée sous 48 heures (jours ouvrés) après encaissement du chèque et sous réserve de bon fonctionnement des services postaux.

Adressez votre courrier et libellez votre chèque à Bruno Leclerc du Sablon, 2 route de Bourges, 18350 Nérondes.

Faites votre choix : (offre valable pour toute commande reçue jusqu'au 31 décembre 2009)

Couv Carcasse page 1 Récits autobiographiques, 2ème édition, 554 pages avec illustrations. Prix franco de port : 25 €

Il voulait être géologue, ou chauffeur de poids lourds sur les grands parcours, ou berger, ayant décidé de ne pas faire Polytechnique – pas comme papa. Il fit Normale Sup', et ses chemins ne furent pas vraiment ceux que suivent, d'habitude, ses camarades de l'École.
L'instant créatif, qui l'amène à écrire Carcasses, il le saisit dans la minute qui suivit son dernier accident de voiture, un accident grave – comme tous ceux d'avant – où il aperçoit, au bord de l'autoroute, les restes de la voiture qu'il vient de heurter ; je viens de tuer des gens...
Ses aventures en haute montagne, ses traversées des océans, ses rencontres féminines, la tentation du suicide, son engouement pour le bridge et le golf, les souvenirs de vacances dans sa nombreuse famille, ses idées sur l'éducation, les sciences, l'entreprise, la politique, sa redécouverte de la foi sont ponctués par une multitude d'épisodes parfois drôles, parfois satiriques, souvent poétiques et toujours placées dans l'actualité du moment.
Par ces récits, il veut transmettre à tous le vif désir de vie qui l'anime, malgré la perte de sa femme qui souffrait du cancer et celles de son frère et de son fils, tous deux n'ayant pu supporter – ni partager – ces indicibles souffrances des malades mentaux.
Tout n'est-il que carcasse ? Non, il faut regarder à l'intérieur... et aimer.

Commentaire d'un lecteur : « Ouvrage exceptionnel en ce qu'il mêle vécu personnel, trame historique et moments poétiques. Le vécu personnel de l'auteur, souvent dramatique, ne laissera aucun lecteur indifférent. Il s'inscrit dans un rappel des événements historiques qui ont accompagné les différentes épisodes. Enfin l'auteur nous offre des « éléments de détente» sous forme de moments rimés. Cet ensemble représente une démarche d'écriture qui m'a beaucoup intéressé. »


Couv Corpz et âme somme page 1 224 pages, 153 poèmes et slams écrits entre juillet 2007 et décembre 2009. Prix franco de port 18 €

Dans ce recueil de poèmes et de slams classés et édités dans l'ordre où il les a écrits – et non par thèmes comme dans ses autres recueils -, Bruno Leclerc exprime d'une manière nouvelle et tellement émouvante les sentiments qui l'ont animé et guidé pendant deux années d'épreuves et de détresse....« un phare à l'horizon ! »
S'y trouvent aussi l'espoir de voir l'humanité respecter la planète et la sauver du désastre... et quelques rêveries... « un rêve en mandoline ».
Un phare et des rêves pour La Vie : plus que des rimes, plus qu'un récit, mieux qu'un roman !

Ce recueil est préfacé par Chritian Ray, un grand poète, auteur et compositeur : « J’ai beaucoup aimé ces vers, écrits tel un journal au fil des jours qui passent, pleins d’amour, de souvenirs, de réflexions, de joies et de souffrances mais aussi d’espoir en demain malgré la perte douloureuse d’êtres chers, dont un enfant et une épouse... »
« Bruno Leclerc du Sablon écrit : « Oser c’est aimer ce qu’on peut découvrir ». J’espère sincèrement que beaucoup oseront lire sa poésie, convaincu qu’ils l'aimeront. »

Et parmi les nombreux commentaires de lecteurs : « Superbe ! Je ne peux dire plus..


Couv Coffiots fin des casses Page 1 Couv Coffiots Ville Close page 1 Série « Les Le Menech » : 2 comédies policières, 158 pages et 144 pages. Prix franco de port : 15 € le livre ou 26 € pour la série complète.

Coffiots, la fin des casses...?, est autant une comédie policière qu'un polar. Maurice, un ancien marin reconverti, par vengeance, dans les casses de banque, sous une couverture de garagiste collectionneur de vieilles voitures, mène une vie de famille « sans reproche », avec une épouse issue d'un milieu très « comme il faut » et un enfant de quatre ans « qui promet ». Il s'est associé les deux employés de son garage, tous les deux assez maladroits. La bande vient d'effectuer son dernier casse quand une loi – la loi « Ysoult » – entre enfin en application qui interdit désormais aux agences des banques de détenir des fonds. Maurice et sa bande doivent se reconvertir.
Leur dernier casse a tourné à la tragédie, mais la suite s'avère si « heureuse » pour Maurice, sa famille et sa bande qu'il en fait sa nouvelle stratégie, à l'image du jeu « en mort inversé » – une manière de jouer certains coups au bridge, ce jeu qu'il a appris quand il était quartier-maître dans la « Royale » et dont il raffole.
(Sélection du Prix Alexandrie 2008)

Billet de Micheline Boudet (sociétaire honoraire de la Comédie Française) : « Cher Bruno, je me suis bien amusée... Quelle famille !!... »

Coffiots dans la « Ville Close » : Dans cette comédie policière, Maurice, l'ancien marin, le caïd, retrouve, à l'occasion de la « fête de la mer » de Concarneau, un ancien camarade de la « Royale », Boris, qui, sous le couvert d'un chalutier transformé en bateau de tourisme, effectue un trafic peu ordinaire de billets de banque entre la Norvège et Jersey via... la « Ville Close », cette presqu'île concarnoise fortifiée par Vauban qui recèle bien des cachettes.
Et le jeune Sébastien, le fils « adoptif » de Maurice et Odile, qui a tout juste neuf ans, s'avère être un dur lui aussi : bien qu'enfermé à Saint-Joseph – une prison autant qu'une école –, il est d'une aide efficace pour la récupération des coffres (les 'coffiots') au moment de leur transfert. Au prix, il est vrai, du sacrifice de son ami chinois, « le noiche ».

Commentaire d'un lecteur : « J'ai lu ce deuxième volet des tribulations de la famille Le Menech avec un plaisir au moins aussi grand que pour le premier. J'ai envie de dire qu'il s'agit là d'un divertissement efficace et complet : mise en place d'une intrigue qui démarre pratiquement in medias res et qui ne s'essouffle jamais ; évasion (toute une thématique de la Mer et des bateaux) ; légèreté de ton, humour ; suspens habilement soutenu. Au niveau de la narration (et peut-être est-ce là ce qui m'attire le plus), je remarque une particularité plus subtile : ce que Kundera appelle le « franchissement des barrières du vraisemblable », une « esthétique du non-sérieux ». C'est que ces 'Coffiots dans la Ville Close' sont construits sur un enchaînement de retournements de situation à l'imagination débridée ; ici plus de contraintes, mais une liberté totale qui permet tout ; on est du côté du vaudeville, de la comédie, comme une sorte de révolte contre l'esprit de sérieux qui domine le monde... A lire avec délectation. »


Couv Tumulus page 1













Roman sentimental, 138 pages, Prix franco de port 12 €.
Ce livre sera offert gracieusement à toute personne qui commandera les quatre autres.

Bernard passe toujours ses premiers jours de vacances avec ses amis Jean-Luc et Anna. Ils louent une maison en Charente, avec un jardin qui conserve un ancien petit cimetière protestant. Bernard se souvient des anciens temps, quand il était lui-même amoureux d'Anna. Il devine que Jean-Luc et Anna ne s'aiment plus vraiment, et tente sa chance. Ce faisant, il ne fait que consolider l'amour entre ses deux amis.
L'histoire s'appuie sur de longues après-midi de discussions entre les trois amis, où sont évoquées, entre autres, les origines familiales de Jean-Luc, des protestants qui fuirent la Suisse à la naissance de la Réforme de Luther, émigrèrent dans les Cévennes et se réfugièrent finalement à La Rochelle, une « place de sûreté ». Le petit cimetière, que Jean-Luc appelle « Le tumulus », révèle des liens familiaux pour le moins étonnants.

Commentaires d'une lectrice et d'un lecteur :
« Une belle histoire d’amour, sur fond d’été, autour d’un ancien cimetière de protestants, où se mêlent l’histoire et la religion. Un roman qui se lit avec plaisir et au titre duquel on aurait pu ajouter : Bernard, théra-peute malgré lui ! »
« Un ouvrage semi historique, semi fiction avec des relents de vécu. Un déroulement plaisant, une action dont on voit venir parfois venir le point final rapidement sauf pour l'essentiel, la fin ... »

lundi 16 novembre 2009

Savoir pourquoi, savoir comment...

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Savoir pourquoi, savoir comment, entre tourments et gaudrioles
Viennent se glisser par moments airs provençaux de farandole,
Danse où l'on se donne les mains, où le cœur roule en cabriole,
Où l'on rêve de lendemains aux tendres douceurs de gondoles,
Aux promenades de l'amour et de ses chants de rossignol
Mais où reste le mot « toujours » tandis que « frivole » s'envole.

Savoir pourquoi, savoir comment la clarté subtile d'automne
Laisse apparaître les ferments d'avenirs heureux où foisonnent
Les jours où se disant « demain sera un autre jour » étonnent,
Où les ciels pastels des matins colorent feuillées où fredonnent
Malices saluant « bonjour » - chansons de miel -, et tourbillonnent
Aux parfums jasmin de l'amour, mélodieuses polissonnes.

Savoir pourquoi, savoir comment, dans ces voluptés indécises
Se dessinent instants charmants et cessent frayeurs imprécises
Quand se redécouvre un chemin aux couleurs de l'or des cytises.
Sur parchemin au féminin, mais divinement incomprise
Et n'acceptant pas les détours, elle n'attend que la surprise :
Dire « c'est toi ! », dire l'amour, les « savoirs » n'étant que sottises.

jeudi 05 novembre 2009

Comme l'amour

Ô jeunesse passée ; Ô tendres souvenirs ;
Que n'avez vous gardé de ces soirées torrides
Ces mots délicieux venant de cœurs timides
Tout prêts à s'élancer vers de beaux avenirs ?

Ils étaient savoureux, et doux, comme la myrrhe
Qu'on apporte à l'enfant, doux et même limpides,
Ne montrant ni façons ni pratiques arides,
Juste ce qu'il fallait, juste pour nos plaisirs.

La vie s'est écoulée comme un fleuve sauvage,
Un torrent déferlant, cruel certains jours,
Laissant nos cœurs blessés et nos corps pris par l'âge.

Mais d'où vient donc ce vent, ce génie de surprise ?
Caresse dans le cou ? Celle d'une marquise
Revenue pour frémir, tendre comme l'amour ?

lundi 26 octobre 2009

Carcasses... mais aimées !

J'ai beaucoup de plaisir à présenter ce soir un de mes ouvrages qui sera disponible sur la librairie de TheBookEdition dès demain mardi 27 octobre.
Il s'agit en en fait de la seconde édition des récits qui avaient pour titre le seul mot "Carcasses". Le premier ouvrage, paru sous l'égide d'Alexandrie Online, était en ligne en octobre 2006.Téléchargé plus de 5000 fois depuis cette date, j'ai voulu le mettre à jour, car bien des choses se sont passées en trois ans, et aussi en compléter le titre, en renforçant le sens de ce que j'ai vraiment voulu montrer au travers ces nombreux récits.

J'ai retranscrit ci-dessous un des nombreux commentaires laissés, à l'époque, par les lecteurs d'Alexandrie.

Couv Carcasses

''"Ouvrage exceptionnel en ce qu'il mêle vécu personnel, trame historique et moments poétiques. Le vécu personnel de l'auteur, souvent dramatique, ne laissera aucun lecteur indifférent. Ils'inscrit dans un rappel des événements historiques qui ont accompagné les différentes épisodes. Enfin l'auteur nous offre des "éléments de détente" sous forme de moments rimés. Cet ensemble représente une démarche d'écriture qui m'a beaucoup intéressé." ''

mardi 22 septembre 2009

Hommage à Jean-Pierre Rosnay, un poète... et un maître en poésie

Ce furent les belles années, les années 60, mes années d'étudiant, quand j'allais au 31 rue de Bourgogne, quelques fois avec une amie, écouter Jean-Pierre Rosnay et quelques autres poètes, souvent le mardi soir.

Photo JP Rosnay












C'est le Club des poètes, qu'il créa en 1961 et anima depuis.
J'y suis retourné quelques fois ces dernières années, mais Jean-Pierre n'y venait plus souvent. Sa femme et son fils continuaient son œuvre.
J'avais pris tant de plaisir à écouter Jean-Pierre ! Il fut l'un de ceux qui me firent aimer la poésie... Aujourd'hui, il a définitivement passé la main à ses enfants. Mais le club continue.
J'aime beaucoup ce poème mis en musique par Blaise Rosnay et interprété par Benoît Dayrat.

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Je ne suis né que pour quelques poèmes
Ma vie n'existe qu'en plein champ
Je l'ai portée du bout des temps
Et je chantais à perdre haleine
Je discourais d'amour
La nuit au pied des arbres
Et la nuit m'accueillait et la forêt m'aimait
Je ne veux sur ma tombe ni le fer ni le marbre
Mais je souhaite un ruisseau et quelques roitelets

Je ne veux rien sur ma dépouille
Rien qui puisse me rappeler
Rien qu'un peu d'eau pour les grenouilles
Et quelques enfants à jouer
J'aimais tant le chant des grenouilles
Glissant l'anneau d'or de l'été
Les enfants mal décoiffés

Je ne suis né que pour quelques poèmes
Qui même m'oublient par amour de moi
Rien n'est plus urgent que la vie
La vie qui fuit entre nos doigts

dimanche 06 septembre 2009

Un rêve en mandoline

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Rêve : les jours passés se cachent dans la nuit, dans un désert du cœur,
Rêve de lendemains possibles, plus humains, car dans la nuit j'ai peur.
Rêver tendre une main pour un bout de chemin, me faire autostoppeur ;
Pardon pour l'impossible, sensible est féminin, je suis incorruptible
Jusqu'à la déraison, poison sans guérison, ou vision : une cible,
Une faim d'horizon, un diapason sans fin, l'oraison indicible,
Le mystère où s'enterrent, à des années-lumières, le mal et ses frontières,
Un coin de paradis, un jardin de lumière sublimant la matière
Pour un lot de bonheur à l'heure où de veilleur refermant sa litière
Je deviendrai seigneur pour l'amour d'une reine et ses douceurs câlines,
Un rivage en partage, ombrage de velours, moelleuse mousseline
Aux parfums de jasmin. Foin de désert du cœur ! Un rêve en mandoline !

vendredi 04 septembre 2009

A tous mes amis !

Écrire... mais quoi ? J'essaie encore, mais la mort est trop dure, impossible combat, impossible espérance. Et pourtant, je crois que la vie existera encore, avec ceux que j'aime, qui m'aiment, et aussi ceux qui ont aimé les mots que j'ai pu commettre, parfois avec bonheur, parfois avec maladresse, sur cet espace qu'on appelle "blog". Osez ! Répondez ! Parlez-moi ! J'existe encore, vivant, plein d'espoir... Merci

lundi 20 juillet 2009

Ombre dans le firmament

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L'ombre de l'aigle noir dissimulait le firmament
Quand sous les bombes, l'amour et Dieu la firent maman.
Les cliniques étaient des épaves,
Les bébés naissaient dans les caves.
Moi, la cave où j' suis né, qu'était même pas stérile,
Je n' sais pas où elle est : quelque part dans la ville.
Et puis les canons se sont tus,
L'aigle ennemi était battu.
Le baby-boom commençait, y compris dans not' famille,
Ce qui fait qu'à l'arrivée on était six mecs et trois filles.
Les parents étaient très heureux
Et nous, les gosses, autant qu'eux.
Pendant que papa bossait, maman faisait les pull-overs,
Nous, on allait à l'école, on passait les vacances au vert,
Et ce furent les années soixante,
Place aux générations montantes.
Tout le monde avait sa voiture et il y avait déjà des bouchons,
Faut dire que les autoroutes étaient à peine en construction
Et c'était toujours bénéfice
D'emprunter les itinéraires bis.
Et c'est comme ça que la famille s'est trouvée privée de maman ;
Elle était partie voir sa mère et revenait tout tranquillement
Quand dans un virage serré
Sa p' tite voiture a chaviré.
On sait que perdre sa mère est dur, y compris pour les plus grands,
Et c'est plus terrible encore pour les tout petits, des enfants.
Ce poème je veux le dédier
À ceux qui sont dans l' merdier
Parce que la mort leur a volé l'appui sur lequel on compte.
Le besoin d'une mère est fort, plus fort que ce qu'on raconte.
L'ombre de leur mère est là, présente dans le firmament,
Dès lors qu'on se souvient d'elle, surtout dans les pires moments.

dimanche 19 juillet 2009

Rêves enfouis, rêves en fouillis

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Aux rêves enfouis sous la glaise, aux contours des leçons de l'histoire,
Glisser une page au passage, est-ce mirage ou gaspillage ?
Voir et revoir, jour après jour, dans les détours de la mémoire
Les sauvages moments d'amour, les laminages en voyage,
Les baisers de tendresse à la plage, les caresses sur le trottoir,
Les hommages au bord du rivage, démoulages sans équipage,
Défrichages sans camouflage, sans trucage et sans accessoire,
Ces rêves ressortis de la glaise ne sont-ils que détours, ou images ?

Ces rêves ne sont que bidouillages, un épandage de mouchoirs,
Un marécage avant péage dont seul l'amour paie le passage.
Quand des nuages naissent l'orage, être sage c'est quitter la foire.
Rester l'otage de l'amour, remonter d'étage en étage,
Soulagé de ses bagages lourds, est gage d'accéder au soir,
Quand se propagent les ramages, partage de chants, de bruitages
Des oiseaux, plumages aux feuillages, laissant le fromage aux renards,
A l'avantage, apanage des mages, rois rêvant, ce soir, d'héritage.

jeudi 16 juillet 2009

La vie qui vient, la vie qui part

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La vie qui vient, la vie qui part, mille questions sur le trottoir
Où je marche, allant nulle part, mes yeux ne voyant que trous noirs,
Rêves éteints, jours dans l'oubli, images sombres de l'ennui,
De tristesse tout affaibli, la peur m'enfonce dans la nuit.
Reviendra-t-il, l'astre du jour, l'heur de voir fuir la peur de l'ombre ?
Pourrai-je alors revoir l'amour remplacer l'abîme où je sombre ?
La vie qui vient, la vit qui part, mille replis de la mémoire
Laissent des souvenirs épars mêlant la grisaille à l'espoir.

Ce croissant blanc, haut dans le ciel, est-il la preuve d'un soleil ?
Douces chaleurs ? parfums de miel ? rosiers de Chine au ton vermeil ?
Révélant encore l'image d'un regard de tendresse sereine
Et non de reflets, de mirages, de chants alanguis de sirènes ?
Pour un adieu sans au-revoir, qui me dit ce qu'il faut comprendre ?
Qu'il faut accepter sans savoir, seul dans la nuit, quel chemin prendre ?
Ce croissant blanc, haut dans le ciel, est pourtant preuve d'un soleil,
Ainsi est l'amour, l'essentiel, comme est au printemps le réveil.

vendredi 10 juillet 2009

Rien au numéro

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Rien à lire, tout à dire : cliquez sur l'icône (format Windows Media Player)
Mais si vous voulez quand-même lire, il suffit de cliquer sur une annexe, ci dessous.

samedi 27 juin 2009

Une étoile isolée

Une étoile isolée au milieu de ma nuit
Brille comme un soleil dans un ciel sans nuage
Et plus encore, du feu, et même davantage,
Le plus bel amas d'or qu'on pût voir aujourd'hui.

Cet astre flamboyant porte un trésor en lui,
Un trésor confié par Dieu comme héritage
Pour être décuplé puis donné en partage
Comme au soir un dessert en corbeille de fruits.

Tournant mon cœur vers toi, ô joie, ô Dieu, merci !
Mais puis-je, par ces mots, te demander aussi
Pour ton éternité de préserver ma reine ?

Elle qui fut ma vie, elle qui fit mes jours,
Elle dont le départ me laisse dans la peine,
Garde-la couronnée pour moi, pour son amour.

lundi 04 mai 2009

Demain il fera beau

Demain il fera beau, les lumières des cœurs
S'élèveront très haut, plus haut que les nuages
Pour éclairer nos vies et offrir en partage
L'amour qui, de la mort, restera seul vainqueur.

Le combat est fini. Allez, chantez les chœurs !
Jouez, orgue et guitare ! Glorifiez le visage
De celle dont le Ciel magnifie le courage
En jetant au Malin un sourire moqueur.

Demain nous briserons les verrous de la peur
Choisissant de veiller, d'éloigner la torpeur,
Et du feu de l'amour débarrasser la cendre.

Son chemin de bonheur est tracé, suivons-le !
Écoutons murmurer sa voix paisible et tendre
Encourageant nos cœurs à n'être pas frileux.

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