Terre en danger ! Le blog de Bruno Leclerc du Sablon

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mardi 09 mars 2010

La bignole du 312 (suite)

Chapitre 9

Pour relire le roman depuis le début, cliquez ICI

En effet l'embarcation vient à toucher le bateau, sur son tribord. Un des occupants se lève et commence à balayer, avec le faisceau d’une lampe de poche, la coque et le pont du Guilvinec. Maurice, attentif, adossé à la porte de la passerelle, essaie de ne pas se montrer, essayant d’abord de reconnaître l’individu. Il voit bien qu’il ne s’agit pas de la femme, en bleu, mais le faisceau, puissant, l’éblouit. Ce n’est qu’en entendant appeler « Ohé, du bateau, il y a quelqu’un ? » qu’il reconnaît la voix du Lieutenant Le Goff – une vieille connaissance. Il s’approche alors du bastingage pour être reconnu lui aussi.

Lire la suite...

jeudi 04 mars 2010

Les Coffiots vous avaient plu ? alors...on continue...

Tous les fans des Coffiots et des aventures de la famille Le Menech pourront continuer de suivre l'aventure de nos amis avec ce troisième épisode - La Bignole du 312 - commencé il y a juste deux ans et que j'ai du interrompre à cause de .... graves douleurs familiales.

Ceux d'entre vous qui n'aviez pas lu les premiers chapitres peuvent les retrouver dans la __suite__, et je reprendrai l'écriture chaque jour sur ce blog (mettez un fil RSS !) à partir de lundi 8 mars, pour clore 20 jours après, soit vers le 1er avril. (Si ça tombe sur le poisson, c'est que j'aurais introduit quelque poème ou slam - ou un coup de gueule - entre temps... on ne sait jamais.)

Souvenez-vous qu'on peu me laisser un message pour recevoir les deux premiers épisodes : Coffiots : la fin de casses et Coffiots dans la Ville Close. On peut aussi les trouver en cliquant ICI.

Encore une fois, si vous n'avez pas lu le début de cet épisode, ou si vous ne vous en souvenez plus, cliquez sur le mot suite (en bleu ci-dessus), et vous verrez le livre, depuis le début, en train d'être écrit, mis en page... et tout ce qu'il faut pour qu'il soit disponible en librairie... quelques jours après la fin, aux Édition Keraban... comme d'habitude.

samedi 13 février 2010

A mi février


A mi-février
Partir et prendre le train
La vie va bon train

mardi 09 février 2010

"Grand-messe mondiale du mobile"... mais sans les "fidèles"...?

"Grand-messe mondiale du mobile", ça sera à Barcelone du 15 au 18 février, mais sera-ce la grande fête mondiale des clients du mobile ?

Génial, le commentaire d'un des consultants expert sur le sujet :

Soit il va falloir faire payer les clients pour la qualité de service, soit les gouvernements devront contribuer au financement de l'infrastructure.

Traduction : aujourd'hui, le client paie (chacun sait combien...), mais il n'est pas encore supposé avoir la qualité du service qu'il paie. Et s'il l'obtient un jour, cette qualité, ce sera grâce à ses impôts, et non du fait des efforts de son opérateur. (Il se trouve en effet, si je ne me trompe pas, que les clients sont souvent des citoyens...)

Ah, on va parler réseau 4G au Mobile World Congress ! Y racontera-t-on aussi quelques petites anecdotes, juste pour se distraire ?

En voici une :
Abonné Orange sous un contrat au nom de mon épouse, j'étais cependant désigné comme destinataire des factures. A son décès - et certificat de décès à l'appui -, je demande à être désigné comme client. Je reçois alors un formulaire à faire signer "par le cessionnaire.... " Rebelote, et même courrier en retour, même formulaire...
Alors j'appelle, (de mon portable, donc durée déductible de mon forfait...!), pour enfin laisser comprendre que la défunte n'est plus à même de...
Durée de l'opération : 8 mois...

Une autre :
Enfin abonné reconnu comme tel, je me rends dans l'agence Orange de ma ville pour clarifier, voire modifier les termes de mon contrat. On me propose un contrat avec forfait 2 heures + 2 heures + 3 numéros KDO + SMS illimités. Je suis content. Mais pas pour longtemps ! La surprise n'arrive qu'avec la facture suivante...
A l'agence Orange d'une autre ville, on m'explique que ce contrat n'existe pas au catalogue. M'a-t-on remis un document à signer ? Réponse : non.
- Alors Monsieur.... !
Je demande donc à signer un nouveau contrat.
- il faudra vous adresser au service client, en appelant le 700 de votre portable...
- Non merci, j'ai déjà donné. Je veux signer ici.
- Mais je ne peux que vous proposer un forfait plus cher. Pour tout forfait moins cher, il faut joindre le service clients....

A Barcelone, je me demande si les participants ne feraient pas bien de se poser cette question : qu'attendent nos clients ?

samedi 06 février 2010

Hiver à couette




Haïku_Hiver_couette

jeudi 04 février 2010

Seule chance

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La boule roule, tourne la chance, coulent les soirs bleus qui défoulent,
Gagné, perdu, trois pas de danse et griserie commence et saoule...
Ah, tu veux tenir la cadence, tenir, miser, mais rester cool
Pour cette nuit : désir immense, à me donner la chair de poule
Tant ton envie de gain est dense quand les murs du passé s'écroulent,
Passé cassé, sans importance, souvenirs perdus dans les foules !

Dans ta forêt nommée « désirs », un seul arbre ce soir s'élance ;
L'arbre aux feuilles couleur plaisir qui laisse dépense à distance.
Fonce, et t'enfonces à t'en saisir, délire effleurant la démence
Quand vient le moment de choisir, seul dans le bleu sans tolérance,
Ce cruel moment de loisir où le hasard nie la clémence,
Te laissant la peur de transir si gagne le froid de malchance.

Jouer à devenir maboule à vouloir devenir vizir
Quand lui s'amuse, gagne et roucoule, et toi, vas en débris gésir...
Laisse le temps, la vie s'écoule, tu peux encore te ressaisir,
Te forger dans un autre moule où tu ne restes pas moisir.
Arrache-le, triste cagoule, cet ornement du déplaisir,
Et choisis l'amour pour semoule, seule vivre à faire rosir.

dimanche 27 décembre 2009

C'était Noël, et demain le nouvel an !

Bonne année à tous !

Cliquez sur l'image

samedi 19 décembre 2009

Le slam, c'est quoi ?

J'ai intitulé plusieurs poèmes sous le titre "Slam", mais sans jamais redire ce qu'on doit comprendre sous le mot "slam". Donc, voici une explication trouvée sur un site internet.

Le Slam est un spectacle sous forme de rencontres et de tournois de poésies. Créé à Chicago dans les années 80, il a suscité un engouement populaire et médiatique qui lui permet de se propager dans le monde entier. Le Slam est ainsi un outil de démocratisation et un art de la performance poétique.
Le Slam est le lien entre écriture et performance, encourageant les poètes à se focaliser sur ce qu'ils disent et comment ils le disent.
En France, le Slam se développe depuis 1998, en particulier sous l'impulsion du poète performeur Pilote le Hot.
Les scènes ont fleuri dans les bars du 18ème et du 20ème arrondissement de Paris avant de se propager dans toute la France. L'entrée est libre. La plupart des scènes Slam se déroulent sans enjeu ni compétition, avec un alibi convivial, " l'exception culturelle " à la française, servant de signe de ralliement aux poètes hexagonaux : 1 poème dit = 1 verre offert.

vendredi 18 décembre 2009

Pour les fêtes, offrez un livre !

A l'occasion de Noël et des fêtes de fin d'année, je vous propose de dédicacer l'un de mes livres et de l'adresser à la personne de votre choix - ou à vous-même - en vous offrant les frais d'expédition (en France uniquement)..

Il vous suffit de m'adresser votre commande par lettre en y joignant un chèque au montant du prix du livre choisi et en indiquant clairement le nom et l'adresse du destinataire. Vous pouvez aussi choisir plusieurs livres et plusieurs destinataires. La livraison sera effectuée sous 48 heures (jours ouvrés) après encaissement du chèque et sous réserve de bon fonctionnement des services postaux.

Adressez votre courrier et libellez votre chèque à Bruno Leclerc du Sablon, 2 route de Bourges, 18350 Nérondes.

Faites votre choix : (offre valable pour toute commande reçue jusqu'au 31 décembre 2009)

Couv Carcasse page 1 Récits autobiographiques, 2ème édition, 554 pages avec illustrations. Prix franco de port : 25 €

Il voulait être géologue, ou chauffeur de poids lourds sur les grands parcours, ou berger, ayant décidé de ne pas faire Polytechnique – pas comme papa. Il fit Normale Sup', et ses chemins ne furent pas vraiment ceux que suivent, d'habitude, ses camarades de l'École.
L'instant créatif, qui l'amène à écrire Carcasses, il le saisit dans la minute qui suivit son dernier accident de voiture, un accident grave – comme tous ceux d'avant – où il aperçoit, au bord de l'autoroute, les restes de la voiture qu'il vient de heurter ; je viens de tuer des gens...
Ses aventures en haute montagne, ses traversées des océans, ses rencontres féminines, la tentation du suicide, son engouement pour le bridge et le golf, les souvenirs de vacances dans sa nombreuse famille, ses idées sur l'éducation, les sciences, l'entreprise, la politique, sa redécouverte de la foi sont ponctués par une multitude d'épisodes parfois drôles, parfois satiriques, souvent poétiques et toujours placées dans l'actualité du moment.
Par ces récits, il veut transmettre à tous le vif désir de vie qui l'anime, malgré la perte de sa femme qui souffrait du cancer et celles de son frère et de son fils, tous deux n'ayant pu supporter – ni partager – ces indicibles souffrances des malades mentaux.
Tout n'est-il que carcasse ? Non, il faut regarder à l'intérieur... et aimer.

Commentaire d'un lecteur : « Ouvrage exceptionnel en ce qu'il mêle vécu personnel, trame historique et moments poétiques. Le vécu personnel de l'auteur, souvent dramatique, ne laissera aucun lecteur indifférent. Il s'inscrit dans un rappel des événements historiques qui ont accompagné les différentes épisodes. Enfin l'auteur nous offre des « éléments de détente» sous forme de moments rimés. Cet ensemble représente une démarche d'écriture qui m'a beaucoup intéressé. »


Couv Corpz et âme somme page 1 224 pages, 153 poèmes et slams écrits entre juillet 2007 et décembre 2009. Prix franco de port 18 €

Dans ce recueil de poèmes et de slams classés et édités dans l'ordre où il les a écrits – et non par thèmes comme dans ses autres recueils -, Bruno Leclerc exprime d'une manière nouvelle et tellement émouvante les sentiments qui l'ont animé et guidé pendant deux années d'épreuves et de détresse....« un phare à l'horizon ! »
S'y trouvent aussi l'espoir de voir l'humanité respecter la planète et la sauver du désastre... et quelques rêveries... « un rêve en mandoline ».
Un phare et des rêves pour La Vie : plus que des rimes, plus qu'un récit, mieux qu'un roman !

Ce recueil est préfacé par Chritian Ray, un grand poète, auteur et compositeur : « J’ai beaucoup aimé ces vers, écrits tel un journal au fil des jours qui passent, pleins d’amour, de souvenirs, de réflexions, de joies et de souffrances mais aussi d’espoir en demain malgré la perte douloureuse d’êtres chers, dont un enfant et une épouse... »
« Bruno Leclerc du Sablon écrit : « Oser c’est aimer ce qu’on peut découvrir ». J’espère sincèrement que beaucoup oseront lire sa poésie, convaincu qu’ils l'aimeront. »

Et parmi les nombreux commentaires de lecteurs : « Superbe ! Je ne peux dire plus..


Couv Coffiots fin des casses Page 1 Couv Coffiots Ville Close page 1 Série « Les Le Menech » : 2 comédies policières, 158 pages et 144 pages. Prix franco de port : 15 € le livre ou 26 € pour la série complète.

Coffiots, la fin des casses...?, est autant une comédie policière qu'un polar. Maurice, un ancien marin reconverti, par vengeance, dans les casses de banque, sous une couverture de garagiste collectionneur de vieilles voitures, mène une vie de famille « sans reproche », avec une épouse issue d'un milieu très « comme il faut » et un enfant de quatre ans « qui promet ». Il s'est associé les deux employés de son garage, tous les deux assez maladroits. La bande vient d'effectuer son dernier casse quand une loi – la loi « Ysoult » – entre enfin en application qui interdit désormais aux agences des banques de détenir des fonds. Maurice et sa bande doivent se reconvertir.
Leur dernier casse a tourné à la tragédie, mais la suite s'avère si « heureuse » pour Maurice, sa famille et sa bande qu'il en fait sa nouvelle stratégie, à l'image du jeu « en mort inversé » – une manière de jouer certains coups au bridge, ce jeu qu'il a appris quand il était quartier-maître dans la « Royale » et dont il raffole.
(Sélection du Prix Alexandrie 2008)

Billet de Micheline Boudet (sociétaire honoraire de la Comédie Française) : « Cher Bruno, je me suis bien amusée... Quelle famille !!... »

Coffiots dans la « Ville Close » : Dans cette comédie policière, Maurice, l'ancien marin, le caïd, retrouve, à l'occasion de la « fête de la mer » de Concarneau, un ancien camarade de la « Royale », Boris, qui, sous le couvert d'un chalutier transformé en bateau de tourisme, effectue un trafic peu ordinaire de billets de banque entre la Norvège et Jersey via... la « Ville Close », cette presqu'île concarnoise fortifiée par Vauban qui recèle bien des cachettes.
Et le jeune Sébastien, le fils « adoptif » de Maurice et Odile, qui a tout juste neuf ans, s'avère être un dur lui aussi : bien qu'enfermé à Saint-Joseph – une prison autant qu'une école –, il est d'une aide efficace pour la récupération des coffres (les 'coffiots') au moment de leur transfert. Au prix, il est vrai, du sacrifice de son ami chinois, « le noiche ».

Commentaire d'un lecteur : « J'ai lu ce deuxième volet des tribulations de la famille Le Menech avec un plaisir au moins aussi grand que pour le premier. J'ai envie de dire qu'il s'agit là d'un divertissement efficace et complet : mise en place d'une intrigue qui démarre pratiquement in medias res et qui ne s'essouffle jamais ; évasion (toute une thématique de la Mer et des bateaux) ; légèreté de ton, humour ; suspens habilement soutenu. Au niveau de la narration (et peut-être est-ce là ce qui m'attire le plus), je remarque une particularité plus subtile : ce que Kundera appelle le « franchissement des barrières du vraisemblable », une « esthétique du non-sérieux ». C'est que ces 'Coffiots dans la Ville Close' sont construits sur un enchaînement de retournements de situation à l'imagination débridée ; ici plus de contraintes, mais une liberté totale qui permet tout ; on est du côté du vaudeville, de la comédie, comme une sorte de révolte contre l'esprit de sérieux qui domine le monde... A lire avec délectation. »


Couv Tumulus page 1













Roman sentimental, 138 pages, Prix franco de port 12 €.
Ce livre sera offert gracieusement à toute personne qui commandera les quatre autres.

Bernard passe toujours ses premiers jours de vacances avec ses amis Jean-Luc et Anna. Ils louent une maison en Charente, avec un jardin qui conserve un ancien petit cimetière protestant. Bernard se souvient des anciens temps, quand il était lui-même amoureux d'Anna. Il devine que Jean-Luc et Anna ne s'aiment plus vraiment, et tente sa chance. Ce faisant, il ne fait que consolider l'amour entre ses deux amis.
L'histoire s'appuie sur de longues après-midi de discussions entre les trois amis, où sont évoquées, entre autres, les origines familiales de Jean-Luc, des protestants qui fuirent la Suisse à la naissance de la Réforme de Luther, émigrèrent dans les Cévennes et se réfugièrent finalement à La Rochelle, une « place de sûreté ». Le petit cimetière, que Jean-Luc appelle « Le tumulus », révèle des liens familiaux pour le moins étonnants.

Commentaires d'une lectrice et d'un lecteur :
« Une belle histoire d’amour, sur fond d’été, autour d’un ancien cimetière de protestants, où se mêlent l’histoire et la religion. Un roman qui se lit avec plaisir et au titre duquel on aurait pu ajouter : Bernard, théra-peute malgré lui ! »
« Un ouvrage semi historique, semi fiction avec des relents de vécu. Un déroulement plaisant, une action dont on voit venir parfois venir le point final rapidement sauf pour l'essentiel, la fin ... »

lundi 16 novembre 2009

Savoir pourquoi, savoir comment...

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Savoir pourquoi, savoir comment, entre tourments et gaudrioles
Viennent se glisser par moments airs provençaux de farandole,
Danse où l'on se donne les mains, où le cœur roule en cabriole,
Où l'on rêve de lendemains aux tendres douceurs de gondoles,
Aux promenades de l'amour et de ses chants de rossignol
Mais où reste le mot « toujours » tandis que « frivole » s'envole.

Savoir pourquoi, savoir comment la clarté subtile d'automne
Laisse apparaître les ferments d'avenirs heureux où foisonnent
Les jours où se disant « demain sera un autre jour » étonnent,
Où les ciels pastels des matins colorent feuillées où fredonnent
Malices saluant « bonjour » - chansons de miel -, et tourbillonnent
Aux parfums jasmin de l'amour, mélodieuses polissonnes.

Savoir pourquoi, savoir comment, dans ces voluptés indécises
Se dessinent instants charmants et cessent frayeurs imprécises
Quand se redécouvre un chemin aux couleurs de l'or des cytises.
Sur parchemin au féminin, mais divinement incomprise
Et n'acceptant pas les détours, elle n'attend que la surprise :
Dire « c'est toi ! », dire l'amour, les « savoirs » n'étant que sottises.

jeudi 05 novembre 2009

Comme l'amour

Ô jeunesse passée ; Ô tendres souvenirs ;
Que n'avez vous gardé de ces soirées torrides
Ces mots délicieux venant de cœurs timides
Tout prêts à s'élancer vers de beaux avenirs ?

Ils étaient savoureux, et doux, comme la myrrhe
Qu'on apporte à l'enfant, doux et même limpides,
Ne montrant ni façons ni pratiques arides,
Juste ce qu'il fallait, juste pour nos plaisirs.

La vie s'est écoulée comme un fleuve sauvage,
Un torrent déferlant, cruel certains jours,
Laissant nos cœurs blessés et nos corps pris par l'âge.

Mais d'où vient donc ce vent, ce génie de surprise ?
Caresse dans le cou ? Celle d'une marquise
Revenue pour frémir, tendre comme l'amour ?

lundi 26 octobre 2009

Carcasses... mais aimées !

J'ai beaucoup de plaisir à présenter ce soir un de mes ouvrages qui sera disponible sur la librairie de TheBookEdition dès demain mardi 27 octobre.
Il s'agit en en fait de la seconde édition des récits qui avaient pour titre le seul mot "Carcasses". Le premier ouvrage, paru sous l'égide d'Alexandrie Online, était en ligne en octobre 2006.Téléchargé plus de 5000 fois depuis cette date, j'ai voulu le mettre à jour, car bien des choses se sont passées en trois ans, et aussi en compléter le titre, en renforçant le sens de ce que j'ai vraiment voulu montrer au travers ces nombreux récits.

J'ai retranscrit ci-dessous un des nombreux commentaires laissés, à l'époque, par les lecteurs d'Alexandrie.

Couv Carcasses

''"Ouvrage exceptionnel en ce qu'il mêle vécu personnel, trame historique et moments poétiques. Le vécu personnel de l'auteur, souvent dramatique, ne laissera aucun lecteur indifférent. Ils'inscrit dans un rappel des événements historiques qui ont accompagné les différentes épisodes. Enfin l'auteur nous offre des "éléments de détente" sous forme de moments rimés. Cet ensemble représente une démarche d'écriture qui m'a beaucoup intéressé." ''

mardi 22 septembre 2009

Hommage à Jean-Pierre Rosnay, un poète... et un maître en poésie

Ce furent les belles années, les années 60, mes années d'étudiant, quand j'allais au 31 rue de Bourgogne, quelques fois avec une amie, écouter Jean-Pierre Rosnay et quelques autres poètes, souvent le mardi soir.

Photo JP Rosnay












C'est le Club des poètes, qu'il créa en 1961 et anima depuis.
J'y suis retourné quelques fois ces dernières années, mais Jean-Pierre n'y venait plus souvent. Sa femme et son fils continuaient son œuvre.
J'avais pris tant de plaisir à écouter Jean-Pierre ! Il fut l'un de ceux qui me firent aimer la poésie... Aujourd'hui, il a définitivement passé la main à ses enfants. Mais le club continue.
J'aime beaucoup ce poème mis en musique par Blaise Rosnay et interprété par Benoît Dayrat.

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Je ne suis né que pour quelques poèmes
Ma vie n'existe qu'en plein champ
Je l'ai portée du bout des temps
Et je chantais à perdre haleine
Je discourais d'amour
La nuit au pied des arbres
Et la nuit m'accueillait et la forêt m'aimait
Je ne veux sur ma tombe ni le fer ni le marbre
Mais je souhaite un ruisseau et quelques roitelets

Je ne veux rien sur ma dépouille
Rien qui puisse me rappeler
Rien qu'un peu d'eau pour les grenouilles
Et quelques enfants à jouer
J'aimais tant le chant des grenouilles
Glissant l'anneau d'or de l'été
Les enfants mal décoiffés

Je ne suis né que pour quelques poèmes
Qui même m'oublient par amour de moi
Rien n'est plus urgent que la vie
La vie qui fuit entre nos doigts

dimanche 06 septembre 2009

Un rêve en mandoline

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Rêve : les jours passés se cachent dans la nuit, dans un désert du cœur,
Rêve de lendemains possibles, plus humains, car dans la nuit j'ai peur.
Rêver tendre une main pour un bout de chemin, me faire autostoppeur ;
Pardon pour l'impossible, sensible est féminin, je suis incorruptible
Jusqu'à la déraison, poison sans guérison, ou vision : une cible,
Une faim d'horizon, un diapason sans fin, l'oraison indicible,
Le mystère où s'enterrent, à des années-lumières, le mal et ses frontières,
Un coin de paradis, un jardin de lumière sublimant la matière
Pour un lot de bonheur à l'heure où de veilleur refermant sa litière
Je deviendrai seigneur pour l'amour d'une reine et ses douceurs câlines,
Un rivage en partage, ombrage de velours, moelleuse mousseline
Aux parfums de jasmin. Foin de désert du cœur ! Un rêve en mandoline !

vendredi 04 septembre 2009

A tous mes amis !

Écrire... mais quoi ? J'essaie encore, mais la mort est trop dure, impossible combat, impossible espérance. Et pourtant, je crois que la vie existera encore, avec ceux que j'aime, qui m'aiment, et aussi ceux qui ont aimé les mots que j'ai pu commettre, parfois avec bonheur, parfois avec maladresse, sur cet espace qu'on appelle "blog". Osez ! Répondez ! Parlez-moi ! J'existe encore, vivant, plein d'espoir... Merci

lundi 20 juillet 2009

Ombre dans le firmament

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L'ombre de l'aigle noir dissimulait le firmament
Quand sous les bombes, l'amour et Dieu la firent maman.
Les cliniques étaient des épaves,
Les bébés naissaient dans les caves.
Moi, la cave où j' suis né, qu'était même pas stérile,
Je n' sais pas où elle est : quelque part dans la ville.
Et puis les canons se sont tus,
L'aigle ennemi était battu.
Le baby-boom commençait, y compris dans not' famille,
Ce qui fait qu'à l'arrivée on était six mecs et trois filles.
Les parents étaient très heureux
Et nous, les gosses, autant qu'eux.
Pendant que papa bossait, maman faisait les pull-overs,
Nous, on allait à l'école, on passait les vacances au vert,
Et ce furent les années soixante,
Place aux générations montantes.
Tout le monde avait sa voiture et il y avait déjà des bouchons,
Faut dire que les autoroutes étaient à peine en construction
Et c'était toujours bénéfice
D'emprunter les itinéraires bis.
Et c'est comme ça que la famille s'est trouvée privée de maman ;
Elle était partie voir sa mère et revenait tout tranquillement
Quand dans un virage serré
Sa p' tite voiture a chaviré.
On sait que perdre sa mère est dur, y compris pour les plus grands,
Et c'est plus terrible encore pour les tout petits, des enfants.
Ce poème je veux le dédier
À ceux qui sont dans l' merdier
Parce que la mort leur a volé l'appui sur lequel on compte.
Le besoin d'une mère est fort, plus fort que ce qu'on raconte.
L'ombre de leur mère est là, présente dans le firmament,
Dès lors qu'on se souvient d'elle, surtout dans les pires moments.

dimanche 19 juillet 2009

Rêves enfouis, rêves en fouillis

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Aux rêves enfouis sous la glaise, aux contours des leçons de l'histoire,
Glisser une page au passage, est-ce mirage ou gaspillage ?
Voir et revoir, jour après jour, dans les détours de la mémoire
Les sauvages moments d'amour, les laminages en voyage,
Les baisers de tendresse à la plage, les caresses sur le trottoir,
Les hommages au bord du rivage, démoulages sans équipage,
Défrichages sans camouflage, sans trucage et sans accessoire,
Ces rêves ressortis de la glaise ne sont-ils que détours, ou images ?

Ces rêves ne sont que bidouillages, un épandage de mouchoirs,
Un marécage avant péage dont seul l'amour paie le passage.
Quand des nuages naissent l'orage, être sage c'est quitter la foire.
Rester l'otage de l'amour, remonter d'étage en étage,
Soulagé de ses bagages lourds, est gage d'accéder au soir,
Quand se propagent les ramages, partage de chants, de bruitages
Des oiseaux, plumages aux feuillages, laissant le fromage aux renards,
A l'avantage, apanage des mages, rois rêvant, ce soir, d'héritage.

jeudi 16 juillet 2009

La vie qui vient, la vie qui part

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La vie qui vient, la vie qui part, mille questions sur le trottoir
Où je marche, allant nulle part, mes yeux ne voyant que trous noirs,
Rêves éteints, jours dans l'oubli, images sombres de l'ennui,
De tristesse tout affaibli, la peur m'enfonce dans la nuit.
Reviendra-t-il, l'astre du jour, l'heur de voir fuir la peur de l'ombre ?
Pourrai-je alors revoir l'amour remplacer l'abîme où je sombre ?
La vie qui vient, la vit qui part, mille replis de la mémoire
Laissent des souvenirs épars mêlant la grisaille à l'espoir.

Ce croissant blanc, haut dans le ciel, est-il la preuve d'un soleil ?
Douces chaleurs ? parfums de miel ? rosiers de Chine au ton vermeil ?
Révélant encore l'image d'un regard de tendresse sereine
Et non de reflets, de mirages, de chants alanguis de sirènes ?
Pour un adieu sans au-revoir, qui me dit ce qu'il faut comprendre ?
Qu'il faut accepter sans savoir, seul dans la nuit, quel chemin prendre ?
Ce croissant blanc, haut dans le ciel, est pourtant preuve d'un soleil,
Ainsi est l'amour, l'essentiel, comme est au printemps le réveil.

vendredi 10 juillet 2009

Rien au numéro

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Rien à lire, tout à dire : cliquez sur l'icône (format Windows Media Player)
Mais si vous voulez quand-même lire, il suffit de cliquer sur une annexe, ci dessous.

samedi 27 juin 2009

Une étoile isolée

Une étoile isolée au milieu de ma nuit
Brille comme un soleil dans un ciel sans nuage
Et plus encore, du feu, et même davantage,
Le plus bel amas d'or qu'on pût voir aujourd'hui.

Cet astre flamboyant porte un trésor en lui,
Un trésor confié par Dieu comme héritage
Pour être décuplé puis donné en partage
Comme au soir un dessert en corbeille de fruits.

Tournant mon cœur vers toi, ô joie, ô Dieu, merci !
Mais puis-je, par ces mots, te demander aussi
Pour ton éternité de préserver ma reine ?

Elle qui fut ma vie, elle qui fit mes jours,
Elle dont le départ me laisse dans la peine,
Garde-la couronnée pour moi, pour son amour.

lundi 04 mai 2009

Demain il fera beau

Demain il fera beau, les lumières des cœurs
S'élèveront très haut, plus haut que les nuages
Pour éclairer nos vies et offrir en partage
L'amour qui, de la mort, restera seul vainqueur.

Le combat est fini. Allez, chantez les chœurs !
Jouez, orgue et guitare ! Glorifiez le visage
De celle dont le Ciel magnifie le courage
En jetant au Malin un sourire moqueur.

Demain nous briserons les verrous de la peur
Choisissant de veiller, d'éloigner la torpeur,
Et du feu de l'amour débarrasser la cendre.

Son chemin de bonheur est tracé, suivons-le !
Écoutons murmurer sa voix paisible et tendre
Encourageant nos cœurs à n'être pas frileux.

lundi 27 avril 2009

Veilleur de nuit

Sais-tu à quel point j'aime ces moments du soir
Quand nos regards se croisent et nos mains se resserrent ?
Ce silence est d'amour, l'écouter et nous taire
Laissant battre nos cœurs : on y lit de l'espoir.

Effacées, les pensées dont la couleur est noire !
Vils tracas de la vie, desseins velléitaires,
Et le vide étant fait, voici que nos prières
Des lendemains de paix peu à peu laissent voir.

Ton sourire est combat, et, plus fort que le mal,
Il ouvre vers le Ciel un chemin triomphal,
Ce chemin que Dieu trace et réserve aux meilleurs.

Je les aime et les crains ces moments de la nuit
Où, tes yeux se fermant, pour devenir veilleur,
Je n'ai plus que ton cœur à écouter, un bruit.

mardi 31 mars 2009

La vie s'en va, la vie revient

La vie s'achève, on rêve, demain,
Sans un visage, sans une main,
Sans l'espoir de regarder loin
Tout est fini, tout a un point.
Se regarder, on s'est aimé,
Et l'on ne se verra plus jamais,
Je t'écouterai dans le vent
Se mêlant aux pleurs des enfants.
Les amis, tes amis sont là
Qui te voient déjà au-delà,
La vie s'achèvera sans eux
Et nous resterons tous les deux.
Dieu est l'amour, sans fin, toujours,
Aller vers lui sans un détour
Mais reste encore, encore un peu
Si tu le veux, je sais, tu peux.
Le vrai combat vers la lumière
N'est pas celui des infirmières,
C'est d'abord la lutte du cœur
Pour moi, pour toi, pour le bonheur.

La force est là et tu respires
La vie revient comme un soupir
Trêve, désir, trêve de mort
Demain la vie est là, encore.
Dire merci, mon Dieu merci
Lui l'a voulu, tu restes ici.
Les enfants rient, le vent s'apaise
Et les amis voient et se taisent
L'amour est fort, éclat du jour,
Vole l'oiseau, faisons un tour
Donne ta main, avec entrain
Chantons demain, chants de marins
Virons de bord, la vie d'abord
Par des chemins où s'élaborent
A petits pas, sans bruit, sans peine
Les moments doux, ceux d'une reine
Non, le combat pour la lumière
N'est plus celui des infirmières
Ce fut d'abord celui des cœurs
Le tien, le mien, notre bonheur.

jeudi 05 mars 2009

Bientôt ?

Un mois.
Un mois sans écrire, sans rien dire.
Un mois de silence, l'absurdité du silence.
Celle avec qui j'ai vécu, aimé, ri, chanté, rêvé, pleuré parfois,
Celle qui m'a aidé, soigné, cajolé, encouragé, aimé,
S'éteint, doucement, dans un hôpital de banlieue.
Je resterai près d'elle, en silence, tout le temps qu'il faudra.
Il n'y a plus de mots. Le passé est fini, on n'en parle plus.
Le futur n'existe plus.
Le présent n'est qu'instant, un regard, un sourire.
Comprenez-moi. Excusez-moi.
Après je reviendrai.
Bientôt ?
Dieu seul le sait. Je ne suis pas pressé.

mercredi 04 février 2009

D'autres rêves...

Inventer le soleil, la nuit et les rochers
Le mer et les oiseaux, les poissons et les rats,
Les arbres et les fleurs, les eaux du Niagara,
Le désert de Namib et ses trésors cachés

N'était-ce suffisant ? Par dessus le marché
Il fallut ajouter l'homme, ce scélérat
À langue de vipère, au venin de cobra
Et dont la soif d'avoir n'est jamais étanchée.

Faut-il qu'il disparaisse ? Que les guerres l'achèvent ?
Que fléaux et cyclones face à lui se lèvent ?
Et laissent la nature librement subsister ?

Non, faisons d'autres rêves ! Cultivons l'oasis
Où s'éteint la colère et l'agressivité
Et laisse, de nos vers, partager les délices.

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