Le Blog du Merdier

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Nouvelles Histoires Yugcibiennes

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jeudi, février 25 2010

Le coup de sang du petit écrivain du coin

     Ne vaut-il pas mieux être totalement inconnu, que mal connu ou méconnu ?

Là où tu es inconnu, tous les espoirs sont permis... Là où tu es mal connu ou méconnu, c'est l'idée que l'on se fait de toi, qui te “plombe” à jamais...

C'est sans doute la raison pour laquelle, Lucien Souperosse, un petit écrivain du coin, de Saint Julien les Mésanges en Pays de Connes, fait bien plus attention à son comportement là où personne ne le connait, loin de son pays lorsqu'il court les routes...

À Saint Julien les Mésanges cependant, ce n'est point écrit sur son front “ Lucien Souperosse”... Et lorsqu'il gare son vélo près de l'Intermarché, ôte ses pinces “serre-pantalon” et retire son sac de son dos avant d'entrer dans le magazin... Peu de gens le reconnaissent et personne ne se souvient qu'il y a huit ans il est “passé à la Télé” (régionale)... En fait, peu le reconnaissent mais beaucoup, à dire vrai, ont “plus ou moins entendu parler de lui”... C'est un “obscur”... “il fait rien comme les autres”...

Pourquoi, à Saint Julien les Mésanges, “prendrait-il des gants”, Lucien Souperosse, confronté à la brutalité et à l'agressivité des gens, en particulier lorsqu'il traverse un passage pour piétons afin de se rendre à la boulangerie du quartier des écoles, là où il demeure... et où on le “connaît sans le connaître”... et qu'un automobiliste apparemment pressé et indélicat lui refuse le passage?

Mal connu ou méconnu – et donc selon ses dires- “plombé pour plombé, autant rentrer dans le lard des gens”...

Alors, tentant de “forcer le passage” au risque de se faire “accrocher”, et l'automobiliste ne cédant point (quel imbécile, quel crétin, quel malotru !)... Lucien brandit le poing, un poing rageur, un poing serré et bien provoquant, bien ostentatoire...

La boulangère a vu... Mais bon... elle tient commerce !

Trois vieilles dames, un jeune monsieur avec son petit garçon, sur le trottoir d'en face, ont vu... Et alors?

Demain, si un autre automobiliste ne s'arrête pas, il aura le même comportement, le Lucien !

Mal connu ou méconnu, tu n'as rien à perdre... puisque tu n'as rien gagné... Alors que ce soit un automobiliste crétin et indélicat qui refuse un passage au piéton que tu es... Ou quelque clampin “de mes deux” qui te traite d'obscur et te rit au nez dans sa tête... Ou encore tous ces gens que tu rencontres, qui te “connaissent sans te connaître” et jamais ne te posent la moindre question sur ce qui occupe ta vie et ton temps... Pourquoi “prendrait-on des gants” avec ces gens là ?

Combien faudra-t-il “d'années-lumière” de littérature, de poésie et d'écriture – et de propos – “ne faisant point dans la dentelle”... Pour “botter au cul” - et pour tout dire - “assassiner” toute cette brutalité, toute cette indifférence, toute cette vulgarité, toute cette médiocrité ambiantes ?... Qui sont plus pénibles à supporter là où l'on vit, que là où l'on ne vit pas !

jeudi, novembre 26 2009

Paris Colmar

Ah, Paris Colmar, Paris Colmar!...

Tout le monde a entendu parler de cette marche de cinq-cents kilomètres de Paris à Colmar, presque légendaire et à laquelle participent tous les ans des marcheurs chevronnés et déterminés...

... Et le Yugcib, lui, voilà-t-il pas qu'il nous pond une histoire (à sa façon) d'un Paris Colmar... En train!

Une “drôle de marche”, oui... À priori...

Par ce froid et maussade matin de février, il prend le train à la gare de l'Est pour Colmar.

Il s'était déjà “tapé” un Paris Brest, un Paris Moulins, un Paris Bordeaux... À la suite d'un échange de missives entre lui et une jeune femme...

Elle s'appelle Ange Marie. Sur la photo, elle fait assez chic, joli visage, bien habillée...

Il bosse de nuit. Il est un peu crevé... et pas dans le plus bleu vif de son âme... Le train part à 6h 13. Un express qui s'arrête dans toutes les villes de la ligne... Une chaleur à crever dans le compartiment. Et dehors, les arbres nus aux branches couvertes de givre, un paysage couleur de caca et tout plat...

Que va-t-il lui raconter ? À Brest, À Moulins, À Bordeaux... Fiasco/fiasco...

À Brest, l'arsenal, les Aristochats au ciné, une ballade en bagnole, les parents hyper sympa (ce qui l'avait beaucoup surpris vu son allure d'apache)... Mais la fille n'en avait à la bouche que pour son frère engagé dans l'armée, que pour ses études à terminer, selon ses dires...

Il eût peut-être suffi d'un effleurement de doigts sur la manche de ce joli petit manteau rouge entr'ouvert sur une robe tout aussi jolie...

Et la vieille Minette dans le logis des parents! Qui ne cessait de détaler de son coussin à chacune de ses approches!

À Moulins elle s'appelait Madeleine et elle lui avait réservé une chambre à l'Hôtel du Parc.

Cela avait “mouru en eau de boudin” en évocation de souvenirs d'enfance difficiles.

“Je vous aiderai, je vous aiderai”... qu'elle avait dit... Retour dans un autorail rapide par une journée de mars battue de neige et de grésil...

À Bordeaux, c'était une jeune, encore jeune divorcée dont le petit garçon était très polisson ... Il “faisait pas le poids” ce mec en vélo qui n'avait qu'un sac à dos et des carnets dans les poches de son pantalon... Il y avait juste eu quelques frottements assez émouvants dont il était ressorti le slip mouillé...

... Deux heures de l'après midi. Gare de Colmar. Et quel froid! Quelle grisaille!

Elle est là... Il la reconnaît tout de suite. Un grand manteau mais de bonne coupe. Le cou tout emmitouflé dans une longue écharpe de laine joliment nouée et tombant sur un côté du manteau.

Le visage... Ah, le visage! Un peu “chevalin”... mais bon... quelque chose de chic et de discret, presque émouvant...

Le “vous” disparaît au bout de quelques phrases... ça a l'air “bien parti”...

Sa deux chevaux est garée sur la parking de la gare. Comme prévu, ils se rendent à l'auberge de jeunesse où il “crèchera” - en principe – trois nuits...

Visite de l'auberge de jeunesse, puis tour du centre ville. Les boutiques (confiserie, antiquités, prêt à porter féminin...)

Elle habite dans un tout petit studio (une chambre quelque peu séparée d'un coin cuisine) situé au sixième étage d'un immeuble de la place de la cathédrale... Les deux fenêtres sont mansardées.

Avant le tour de ville, elle le fait monter, l'invite à entrer, lui propose de prendre un café... Et elle se change. La température s'est subitement adoucie, le ciel s'est dégagé. Elle apparaît vêtue d'une robe bordeaux, en laine, de très bonne coupe, ses jambes gainées de bas foncés. Elle n'a plus se dit-il, ce visage chevalin comme tout à l'heure à la gare... Elle est même émouvante.

Ils “font les boutiques” autour de la place de la cathédrale. Elle a l'air assez chic tout de même. Il se sent presque bien à ses côtés...

La nuit vient... Ils gravissent, lui derrière elle, les escaliers du vieil immeuble. Ils vont passer la soirée ensemble et elle le raccompagnera à l'auberge de jeunesse.

Elle avance deux chaises en face d'une petite table puis passe au mini four deux quiches... Elle sort d'un petit meuble bas, une bouteille de vin... Du Pinot Gris...

La bouteille à peine entamée, les deux quiches avalées, le papier gras encore sur la table avec les miettes éparses , elle se rend quelques instants dans sa chambre d'où elle revient soutenant un énorme album de photos...

Elle ouvre l'album...

Un moment de “flottement”... Une étrange sensation de bien être mais en même temps, une hésitation comme à tendre son visage juste au dessus d'une fleur dont on a perçu l'essence délicate mais qui, parce que cette fleur est une fleur chez la fleuriste, et que c'est veille de fête des mères avec plein de monde dans la boutique, l'on n'ose sentir à la vue des gens...

Elle est bien coiffée, la nuque dégagée, la peau blanche piquée de légères taches...

Il lui vient comme un courant électrique dans les doigts de sa main gauche qui se sont approchés de sa main à elle, posée sur le bord de la table...

L'album... Oh, l'album!

Rien que des photos d'elle avec des bonnes soeurs...

La plus belle... La plus éclatante... À Rome sur la place Saint-Pierre... Elle “pose” aux côtés du Pape...

Rien que des photos de bonnes soeurs, des pages et des pages de photos où on la voit en compagnie de bonnes soeurs...

Voyages de lieux saints, visites de cathédrales, processions, pélerinages... Des cars de curés, ou de filles en uniformes bleus...

Elle lui raconte son enfance...

Enfant de l'assistance publique, puis recueillie par les Soeurs... Éducation et pensionnat dans un établissement catholique...

“Ah”... “Oh”... “C'est toi, là?”... Il ne sait plus quoi dire... Il est comme “gelé”...

Il n'y a pas, il n'y aura pas d'effleurement de doigts...

Vers onze heures le soir sous la nuit étoilée et froide, elle le raccompagne à l'auberge de jeunesse. Ils se donnent rendez-vous pour le lendemain dimanche à midi... Elle viendra le prendre à l'auberge de jeunesse...

Dans la nuit, sur le lit de l'AJ, dans son “sac à viande”, il lui vient des insomnies... et un trouble... ça lui fait au plus profond de lui comme un galop de chevaux fous traversant un orchestre aussi long qu'un paysage, et le visage et la silhouette d'Ange Marie jetés sur lui, doucement jetés... Il a un râle, un long râle...

Ah, putain, quelle Amérique sur le “sac à viande”!

Il n' y avait plus de bonnes soeurs, plus de pape, plus de cars de curés et de filles en uniforme bleu...

Dimanche midi. Elle est pile à l'heure au rendez-vous. Elle a la même robe qu'hier...

Elle dit “ nous allons à la cafétéria du Mammouth, on a rendez-vous avec un jeune couple d'amis à moi. Ils viennent tout juste de se marier en janvier, tu verras, ils sont très gentils”...

Très chic en effet le jeune couple...

Ils ont beaucoup aimé les histoires qu'il leur a raconté... Des histoires de son invention. Rires, regards, émotion... Mais par moments tout de même, un peu de gravité...

Un peu traditionalistes et de style “vieille France” du genre “qui va à la messe aux Grands Jours”, les amis d'Ange Marie... Mais sympas.

De toute manière, il n'a jamais été, lui, du genre à “rentrer dans le lard” des gens qui ne sont pas de son monde, à partir du moment où il y a un fond de gentillesse dans l'air.

Un peu “gavatcho”, un peu anarchiste, sac à dos vélo auberges de jeunesse et auto-stop, fringué comme un as de pique, hirsute de barbe et de cheveux, oui certes... mais il a de la ressource et de l'imagination... enfin pas toujours...

Il n'y a qu'avec les acides, les perfides, les constipés de première ou les arrogants, les imbus de certitudes et les condescendants... qu'il se frite! Ceux là en général, quoi qu'il fasse, qu'il dise ou ne dise pas, qu'il écrive... Il sait qu'avec eux c'est foutu/foutu... Alors, là, oui, on peut “voler dans les plumes”!

Après le repas à la cafétéria du Mammouth, ils se rendent au col de la Schlucht. À deux voitures. La deux chevaux d'Ange Marie (poussive sur la route enneigée du col) devant, et la R8 du jeune couple ami, derrière... Une magnifique après midi grand soleil grand bleu de février ...

Mais en haut, pas de luge ni de ski... Juste un café dans un bar, puis longé les barrières et retour à Colmar...

Ah, le retour... Le retour!

Les amis les avaient quittés à la Schlucht car ils descendaient vers Gérardmer...

L'un à côté de l'autre dans la deux chevaux, Ange Marie au volant, pas un mot ne fut prononcé...

Trente kilomètres rien qu'avec le bruit du moteur de la deux chevaux...

Pas un mot, pas un regard l'un vers l'autre...

Il est sans ressource...

Ça lui porte sur l'estomac...

Il étouffe, il n'en peut plus... Il est obligé de lui demander de s'arrêter, juste avant d'entrer dans Colmar...

Ouvrant la portière de la deux chevaux, il s'arcboute, se tient le ventre et se met à vomir tout ce qu'il peut...

Sans un mot, elle s'arrête devant l'auberge de jeunesse...

Il descend, elle redémarre aussitôt...

Le lendemain matin, le “père aub” au moment de son départ, lui remet une petite enveloppe...

Dans l'enveloppe ce mot d'elle : “Ce n'est pas la peine de nous revoir”...

Retour le lundi matin, départ 10h 24 pour Paris Est...

Même temps gris et froid qu'à l'aller... Paysage couleur de caca et arbres dénudés aux branches couvertes de givre...

Retour sans magie... ou presque...

La bosse dans le pantalon... En face d'une jeune femme chic dans le compartiment, jambes ravissantes croisées et un panier à minou à ses côtés... Et un vieux type en gabardine crasseuse, pas rasé, la main enfoncée dans une poche de la gabardine, comme s'il tenait un revolver, à l'autre bout du compartiment côté couloir...

Cela n'avait tenu qu'à un demi centimètre de bout de doigt, ce demi centimètre qui, franchi, lui aurait fait se jeter doucement sur elle... Mais c'était un geste, un tout petit geste, ce doigt posé sur sa main, puis sur sa nuque, qu'il avait senti grave à accomplir... Elle eût pu devenir sa femme... Sans doute le serait-elle devenu... Il y avait en elle un fond de vraie gentillesse...

Il aurait été à l'église, oui...

Mais putain, toutes ces photos de bonnes soeurs, ces curés... !

Un jour, une lettre de 14 pages écrite à une autre “jeune femme chic” aurait raison d'un “hier passé à tirer la langue”... Et là, pas de curé, pas de religion, et le “demi centimètre” serait franchi sans la moindre hésitation mais avec une certaine gravité...

... Imaginons une issue différente à la fin de cette histoire...

Il ouvre l'enveloppe. Ce petit mot d'elle “ce n'est pas la peine de nous revoir”. Son train pour Paris Est part à 10h 24. Il décide de le rater, ce train...

Il se rend place de la cathédrale. Il est neuf heures du matin. Il tocque à la porte de son petit studio au sixième étage du vieil immeuble.

Elle ouvre. Ils se regardent... Elle est habillée, coiffée... Elle lui dit d'entrer. Sans un mot il se jette sur elle...

Les mots viendront après...

Elle lui dit : “pour l'église, t'en fais pas, j'ai pas de famille, ça sera comme tu voudras. J'aurai pour témoins les amis dont tu as fait hier la connaissance. Ils t'adorent...”

Et il lui dit “ j'aurai pour témoin mon ami, celui dont je t'ai parlé et qui a crapahuté dans toute l'Europe en auto stop et qui a vendu son sang en Grèce pour acheter à manger, et qui s'est marié en décembre dernier. Il viendra avec sa femme”...

... Cinq ans plus tard, il se tue bêtement lors d'une chute en vélo en descendant “à fond la caisse” le col de la Schlucht.

... Il a mieux valu que “ça se passe comme ça a eu lieu”, l'histoire...

vendredi, mai 15 2009

Bibic

Il s'appelle Bibic

Enfin – nuance – “ON” l'appelle Bibic...

... Ou plus précisément Bébert le Bègue l'appelle Bibic

Et Bébert le Bègue en dépit qu'il bègue et qu'il a une tête de clou...

“EST” du monde des Pas-Plouks...

Alors tous les Pas- Plouks appellent Bibic, “Bibic”...

Bibic a une grosse queue dont il ne se sert jamais...

Sauf dans ses rêves.

Et il rêve HARD, Bibic!

“Eh Bibic, qu'est-ce que tu mijotes dans ta marmite aujourd'hui”?

C'est toujours la même musique

Des Pas-Plouks autour de Bibic...

Bibic a onze ans

Il a une jolie maman

Très bien habillée

Mais la maman de Bibic est enfermée avec plein de gens au 7 ème sous sol de l'immeuble

Bibic a vu par un trou de serrure ce qui se passait dans les sous sols de l'immeuble

C'était comme par un oeil qui traversait les plafonds de béton

Les gens étaient tous couchés par terre à même le sol avec les mains attachées ensemble

Et les pieds aussi...

La maman de Bibic était la seule à être assise et pas les mains ni les pieds attachés...

Les gens étaient sales

Il y avait de la poussière et on entendait des cris

Mais pas de poussière ni de traces sales sur la robe de la maman de Bibic

Il y avait des gardiens en uniforme à tous les sous sols

Avec de grands bâtons blancs et un étui à la ceinture...

Les gardiens sans arrêt allaient d'un bout à l'autre du sous sol

Comme des nageurs cent fois la longueur de la piscine avec un casque sur la tête...

A côté d'elle, la maman de Bibic avait un grand sac qui paraissait très lourd

Bibic entra dans l'immeuble par la grande porte ouverte

Bibic descendit dans les sous sols par l'escalier tournant

A chaque sous sol aucun gardien ne demanda à Bibic une pièce d'identité

Bibic arriva au 7 ème sous sol

Tous les gens avaient des têtes de Plouks

Et même des zeuils noirs...

Noirs, noirs noirs!

Et au 7 ème sous sol encore plus

Bibic s'approcha de sa maman et prit le grand sac très lourd

C'était tout plein de papier journal froissé dans le grand sac

Bibic écarta entre les doigts de sa main gauche du papier au dessus

Il y avait des liasses de billets

Rien que des billets de cent euros

Personne ne savait qu'il y avait tous ces billets dans le grand sac

Pas même les gardiens

Bibic et sa jolie maman très bien habillée remontèrent du 7 ème sous sol par l'escalier tournant

Et sortirent par la grande porte ouverte de l'immeuble

Dans la rue il pleuvait

Et des gens tiraient des coups de pistolet

Une vache barrait la rue

La vache avait des yeux comme les yeux d'un enfant triste

Bibic se retourna

Sa maman avait disparu

Il ne restait plus que le grand sac plein de billets entourés de papier journal

Plus de gens non plus

Et tout un désert de portes ouvertes

Un désert très long et très étroit

Et Bibic s' appelait encore Bibic...

C'était d'ailleurs écrit au dessus de la porte d'un bâtiment qui ressemblait à un musée

“Pas-Ploukthèque”

Le voyage en Amazonie

 

     C'est l' histoire d'un petit garçon, Rasta et de son chien Titi - Puant qui veulent rejoindre leur cousin indien Ding - Ding en Amazonie.

Rasta et Titi – Puant :

"Quel moyen de locomotion allons - nous utiliser pour ce long voyage ?

Après maintes réflexions, Rasta s' écria " Il nous faudrait un mille-pattes géant."

-- Ouais... ça, c'est une bonne idée, répondit Titi-Puant, qui se mit aussitôt à chercher. Il creusa avec frénésie et trouva un énorme mille-pattes.

-- Il est superbe, s'écria Rasta. Peux-tu te transformer en pont ? ajouta-t-il en s'adressant au mille-pattes ?

-- Vrinn ???...

-- Peux-tu te transformer en pont ?

-- Vroui...

Le mille-pattes s'allongea, s'arc-bouta au dessus de l' Atlantique.

C'est sur ce pont improvisé que Rasta et Titi-Puant traversèrent l'océan et se retrouvèrent en Amérique du Sud.

Ils marchaient dans la forêt Amazonienne quand ils entendirent des bruits bizarres.

" Boum broum broum..."

-- Qu'est-ce que cela signifie ? demanda Titi-Puant.

-- Je ne sais pas, répondit Rasta.

-- Allons voir !

-- Hein, oh, des peluches géantes !

-- Hi...Hi...Hi...

-- Un des dinosaures dit :

-- Eh, arrêtez, monsieur, de me chatouiller ! voyons !

-- Ouhhaaa ! Au secours ! Des grogosaures!... Et ils s'enfuient en courant. Mais un petit grogosaure les rattrappa et leur demanda :

-- Est-ce que je peux venir avec vous ?

-- D'accord !

Et ils firent un bout de chemin ensemble.

Continuant à marcher dans la forêt, ils virent un arbre qui bougeait dangereusement.

-- Ah, si seulement je pouvais faire du trampoline, rêvait un énorme gorille.

Il aperçut le mille-pattes :

-- Quelle bonne aubaine ! Vite, ma baguette magique, " Badabim, boum boum, trampolino, trampolinou, gogorillo, gogorillou, trampolino, trampolinou ! Il se laissa tomber sur le magnifique trampoline et rebondit tant et tant qu'il atterrit dessus et rebondit tant et tant qu'il versa sur un gros nuage noir.

-- « Qui ose me réveiller pendant ma sieste ? » s'écria le nuage...

--  « Au secours ! Au secours ! Je suis crevé ! »s' écria encore le nuage...

Et il se transforma en pluie.

Mais les autres nuages arrivèrent à toutes jambes et l'entourèrent. Il y en avait des petits, des gros, des grands, des maigres, des carrés, des gourmands, des vieux, des jeunes et des enfants.

-- Pourquoi as-tu fait du mal à notre ami ? demanda le gros rouge, très en colère.

Sans le laisser répondre, les autres s'écrièrent :

-- A l'attaque !

Mais, d'un coup de baguette magique " nuagi, nuageou, dégoulini, dégoulinou, pluilli, pluillou ... » les nuages colorés se transformèrent en pluie. Celle-ci se mit à tomber à seaux, si violemment, sans s'arrêter ; et le filet d'eau grossit, s'enfla, déborda... Et c'est ainsi que se forma le grand fleuve Amazone.

Un crocodile qui se prélassait vit toute cette eau déferler vers lui.

-- Ah ! Quelle merveille ! Un déluge !

Comme il criait cela, il reçut juste à ce moment-là, dans sa gueule ouverte, le gorille qu'il avala illico.

Au même instant, Rasta et Titi-Puant récupérèrent la baguette magique qu'avait laissé échapper le gorille en tombant.

Un coup de baguette magique... Et le trampoline fut transformé en canoé. C'est ainsi qu'ils arrivèrent en vue de la tente de Ding-Ding. Celui-ci, quand il aperçut cette embarcation, crut qu'il avait affaire à des ennemis. Il saisit son arc, les visa...

et tira quelques flèches. Vite, Rasta prit la baguette magique et les flèches devinrent des fleurs.

-- Arrête ! C'est nous, tes cousins de France.

Ding-Ding les reconnut et il les fit entrer.

C'est alors que la grande fête des retrouvailles put commencer.

lundi, mars 10 2008

Un peu de politique si je puis me permettre


    En ces jours de campagne électorale pour les Municipales…
Voici venir sur Pisistrate forum littéraire, notre ami Pipedesinge, anarchiste et poète qui, lors de chaque élection vote à gauche « par défaut »…
« Pipedesinge, mon ami, je ne te comprends pas » lui dit Diocène « Toi, un anarchiste, comment peux tu voter pour des gens qui te font un enfant dans le dos après t’avoir enfoncé une olive bien huilée dans le trou de bale? »
« C’est uniquement une question de cabinets » déclare Pipedesinge. « Comme si j’avais le choix entre des cabinets situés sur ma droite et munis d’une cuvette… Et des cabinets situés sur ma gauche et à la turque. Je me rends systématiquement dans les cabinets à la turque parce que, accroupi tout juste au dessus du trou, j’expulse bien mieux, avec plus de force et d’aisance »…
« Mais toi l’anarchiste » demande Diocène, « peux-tu m’expliquer ce que tu n’aimes pas chez les gens de gauche? »
… Pipedesinge :
« Je déteste la gauche à revenus confortables qui habite et roule beau, riche et gras ; se rend dans les théâtres et les cinémas branchés pour voir les dernières nouveautés en vogue ; lit les bouquins des grands auteurs médiatisés, refait le monde et adhère à une forme de pensée unique présentée comme une religion prétendant s’opposer aux valeurs de l’argent, aux valeurs d’une morale jugée désuète et aux valeurs du conformisme… C’ est-ce que j’appelle la gauche bon chic/bon genre/super soft et branchée qui se prétend intellectuelle et souveraine… Mais n’en méprise pas moins les gens de mon espèce ; prend les pauvres en pitié sans rien faire pour eux sauf de voter en leur faveur des budgets d’assistanat…
Dans ce monde là je ne suis jamais à mon aise, je m’y sens étranger, seul et sans avenir.
J’ai davantage de sympathie voire une certaine reconnaissance pour des gens que je connais, de droite, mais d’une droite relativement morale, propre, traditionnelle et qui elle, ne me fait pas d’enfant dans le dos parce que je suis anarchiste… Et même me reconnaît en tant qu’anarchiste.
J’ai quelques amis, rares il est vrai, de droite, assez chics et sans fioritures dont certains même vont à la messe le dimanche et savent que je ne suis guère très copain avec les curés…
Dans ce monde là, de droite et assez conformiste, je ne me sens pas spécialement invité et tout aussi étranger, mais la solitude que je ressens dans ce monde là, me devient supportable par la présence de quelques visages dont les regards m’ont ému car j’y ai vu tout le contraire de la condescendance et de la pitié… »
… « Et ce que tu n’aimes pas chez les gens de droite? » poursuit Diocène…
« Je déteste la droite des prédateurs, des actionnaires privilégiés ; la droite des fortunes colossales, la droite de ces minorités possédantes, arrogantes et buvant le ciel de la Terre ; la droite des Dassault, des Lagardère, des Bouygues, des Bolloré, des LVMH, des Bush, des dynasties Saoudiennes, Russes, Chinoises, Américaines et autres… Toutes assorties d’une cohorte d’aides prédateurs en tout genre petits et gros qui sortent le couteau pour une part de gâteau… »

samedi, février 23 2008

Les dérouleurs de paysage


    … Et vinrent sur Pisistrate d’autres amis de Diocène.
Il y eut Deneb, interdit de séjour dans quatre systèmes déjà, qui sortait d’un camp de rétention où les Autorités Modératrices de Bling Generation l’avaient fait placer… Parce qu’il portait sur lui un faux passe au nom de Tecon… Mais en réalité Deneb s’était évadé du camp…
Et voici ce qu’il écrit dans un forum de Pisistrate :
    « Sur Pisistrate, Zoroaste, Pégase et sur bien d’autres forums, vous parlez des livres que vous écrivez, des sites et des blogs que vous produisez. Pour la plupart d’entre vous à ce que je vois, vous écrivez des livres et vous présentez des blogs comme des « dérouleurs de paysage » qui sans cesse, ouvrent de nouveaux espaces et parfois découvrent de nouveaux passages. Et au-delà d’une ligne d’horizon qui n’est jamais selon vous, hermétique ; déroulant votre paysage et ouvrant encore d’autres espaces, cela ressemble à ces immenses steppes Sibériennes de votre monde, la Terre.
L’on en prend « plein la vue », cela « assomme » vos visiteurs - et aussi vous écrase vous-mêmes d’ailleurs - et l’on s’y perd… Tant et si bien que l’on finit par ne plus rien regarder à force d’être « noyé » en ce même paysage uniforme, infini…
Je pense en particulier en écrivant cela, à toi mon ami Diocène, le poète et le penseur qui ne peut jamais écrire deux lignes sans faire un « monument littéraire » ou dérouler un nouveau paysage avec encore de la toundra à perte de vue…
Ce qu’il te faudrait mon ami, ce qu’il vous faudrait à beaucoup d’entre vous, c’est un bon « paysagiste » : une sorte d’ingénieur ou de maître d’œuvre qui « arrangerait » un peu vos paysages en y incluant par exemple de jolies maisons, de charmants villages, des lacs, des forêts, des rivières… Et il faudrait que tout cela soit animé comme dans un film documentaire ou d’action…
Déjà vous ne vous servez pas de ce qui se trouve dans votre « caisse à outils », et qui au moins pourrait vous permettre de « bricoler » un peu, d’arranger ainsi le décor et de dérouler un paysage un peu moins « steppique »…
Alors peut-être les visiteurs survolant Pisistrate, Zoroaste, Pégase et y apercevant vos paysages « paysagés » deviendraient-ils des « amoureux heureux » encore plus heureux… Si toutefois ils avaient été auparavant des amoureux heureux de vos paysages non paysagés…
    Un livre, une œuvre d’écrivain, un site, un blog ; c’est dans sa forme première, comme un visage tel qu’il est : le visage a sa beauté qu’il porte en lui et sur lui, il a sa singularité, son émotion, sa vérité brute…
Lorsque ce même visage est passé chez un coiffeur visagiste, il fait un bien fou à qui le regarde ; l’avait déjà vu mais poursuivi son chemin se souvenant à peine de lui…
Lorsque je vois une femme sortir d’un salon de coiffure « visagee » et donc « paysagée »… Et toute heureuse de l’être, j’en suis très ému… Surtout si c’est une « vieille dame un peu courbée et enveloppée »…
 
NOTE : Le système Works me refuse l’accent sur le e de « visagee » : les logiciels intégrés (orthographe et autres corrections automatiques ne connaissent ni les néologismes, ni les idiotismes ni les formes « bizarres »)… je suis obligé de « tricher », d’arranger comme je peux…

jeudi, février 21 2008

Une confidence d'un ami de Diocène sur Pisistrate


    Voici ce que raconte Bèquedanhèle sur un forum de Pisistrate :
Voilà, c’est au sujet de la seule fois de ma vie où j’ai failli « mettre un pain » à une femme!
L’on dit que l’exception confirme la règle… L’exception en l’occurrence fulgura dans mon cas par un coup de petit cœur rouge autocollant plaqué brutalement et avec insolence sur la selle de mon vélo… Et la règle c’est ma gentillesse pour les femmes mais ça vous connaissez…
J’habite dans un quartier périphérique d’une grande ville où tout le monde est pauvre, au chômage ou en emploi précaire. Moi-même je survis avec une indemnité de 625 euros par mois…
Ce dimanche matin donc, je me rends à la boulangerie pour acheter une baguette de pain, j’attache mon vélo avec l’antivol autour d’un lampadaire. Je sors de la boulangerie, je fixe mon pain sur le porte - bagages et voilà-t-il pas qu’arrive une jeune femme vêtue comme une bohémienne et piercinguée de partout, sur le nez, la lèvre et la paupière, qui me tend un prospectus criblé de petits cœurs rouges…
« Allez monsieur, une petite pièce pour la journée des sans abris, vous donnez ce que vous voulez! »… Et disant cela elle me colle gaillardement un cœur rouge autocollant sur la selle, d’une grande claque comme si elle me tapait sur le cul!
 Je lui donne dix euros, un billet tout neuf que je sors de mon porte monnaie. Je n’avais pas encore défait l’antivol…
« C’est tout? Vous pouvez pas donner 20 euros? »… Et elle insiste, me prend le bras, me tire vers elle, puis sentant ma résistance elle me menace…
Et je crie très fort, afin de me faire bien entendre par des gens qui passaient à proximité « Merde! L’argent est dur à gagner, t’as qu’à t’en prendre aux rupins en costard qui ont des têtes de député et qui causent aux gens sur les marchés pour se faire élire! »…
Je levai mon bras ainsi que mon poing refermé et allai la repousser violemment… Elle s’en fut tout aussitôt me laissant là, avec mon petit cœur rouge collé sur la selle de mon vélo. A l’idée de ce petit cœur rouge collé sous mon derrière, je me dis que les pauvres en définitive seraient toujours les baisés du système!
Il me fallut dix minutes à coups d’ongle pour décoller cette « bise sur le cul »… Ah, elle m’avait vu venir, la garce, avec mon vieux vélo, ma tête de poète et mon allure de mec sympa!  

En'mour mal'reux?


« Un en’mour peut-il être mal’reux? » écrivit Filoséra sur Pisistrate…
Et Marijolie, une amie de Diocène sur Pisistrate répondit : « Filoséra, dans ta vie, tu n’as pas un ennemour comme tu as un amour… Tu as de l’ ennemour. Un amour peut être malheureux. Un ennemour c’est ne pas aimer une personne ou des gens pouvant t’aimer, par exemple.
Un ennemour c’est aussi - enfin presque - une détestation de ce qui te déplaît. Et l’on n’est jamais heureux ou malheureux quand on a de l’ ennemour sans s’en rendre compte : c’est ce qui arrive à beaucoup de gens, de ne pas sentir l’ ennemour qu’ils ont en eux… Ils vivent avec de l’ ennemour en eux. Mais ils peuvent devenir malheureux si l’ ennemour avec lequel ils vivent, à un certain moment de leur vie, se met à être ressenti : alors leur ennemour est malheureux…
On peut « guérir » d’un amour malheureux par un amour heureux qui survient. Par contre, pour « guérir » de l’ ennemour qu’on ressent, c’est plus difficile : un amour heureux n’y suffit pas forcément. Mais ce n’est pas impossible de « guérir » de l’ ennemour, même sans amour heureux : il y a une sorte « d’aspirine » en soi qu’il faut aller chercher dans les profondeurs de ces « tiroirs » que l’on n’ouvre plus depuis l’enfance et dont la serrure est rouillée…
Une « aspirine » sans date limite qui « aspire » l’ ennemour… Et qui rend l’amour heureux lorsqu’il existe, encore plus heureux… Et l’amour malheureux un peu moins malheureux.

mercredi, février 20 2008

Un autre ami de Diocène sur Pisistrate


    « Puis- je… Pour ne pas dire, après avoir dit : pouvais-je »?
Voilà : je suis un autre ami de Diocène sur Pisistrate. Je m’appelle Bèquedanhèle. Avant, j’étais surtout présent sur Zoroaste, sur Le Centaure et sur Pégase… Mais sur les forums de Zoroaste, du Centaure et de Pégase, il y avait toujours un groupe d’Humanuscules décideurs et plus ou moins censeurs qui filtraient les personnes de mon espèce venues d’univers proscrits ou réputés pollueurs…
Et c’est vrai que je viens de l’un de ces univers là, mais en vérité je vous le dis, je n’y étais pas très heureux dans l’univers d’où je viens et où j’ai vécu une grande partie de ma vie…
Néanmoins les Censeurs et Prescripteurs de Zoroaste, du Centaure et de Pégase m’avaient accepté parce que dans les histoires que je racontais, les personnages dont je parlais n’étaient que des marionnettes créées de toutes pièces pour l’histoire, et le fond de l’histoire en fait, était comme l’arrière d’un décor de théâtre…
L’on voyait bien cependant, que les marionnettes et le décor de théâtre représentaient d’une certaine manière des personnages et des situations de la vie réelle, mais il n’y avait pas là matière à s’offusquer outre mesure du fait de l’ambiguïté même, entre la fiction et la réalité… Les gens ne se sentant pour ainsi dire jamais concernés lorsqu’on écarte les rideaux d’un théâtre de guignol et qu’on agite devant eux des marionnettes avec de drôles de petites têtes pouvant bien leur ressembler parfois… Par contre ils se marrent en pensant à une personne en particulier (qu’ils détestent ou désapprouvent ou décrètent qu’elle est différente d’eux)…
    A force de dire des histoires sur Zoroaste, sur Le Centaure et sur Pégase mais aussi sur d’autres « constellations - forums » ; et comme toutes ces histoires si nombreuses « crépitaient telles des rafales de mitraillette » sur un champ de bataille où la bataille d’ailleurs semble perdue d’avance… Il vint un temps où les histoires ne furent plus des « projectiles » mais de minuscules papillons blancs que l’on voyait voler sans les regarder…
Et mon ami Diocène me dit « viens sur Pisistrate! »
Alors me voilà… Je m’appelle je vous l’ai dit, Bèquedanhèle. Je suis comme un « gros p’tit oiseau » qui frétille de régal dans les mains des femmes qui me plaisent et je bèque donc en elles… (c’est ce qui me caractérise).
Bon, c’est pas tout ça… mais que vais-je raconter sur Pisistrate? Ma mitraillette est enrayée et les petits papillons blancs ne veulent pas crever!

Diocène invite son nouvel ami sur Pisistrate


    Bonjour! Je m’appelle Pètedanlecaviar et je suis autorisé par mon ami Diocène à m’exprimer sur Pisistrate.
Voilà… J’habite en dessous de la face cachée de la Lune, à plus de mille mètres de profondeur dans une immense poche rocheuse.
Dans cet espace aussi vaste que votre Australie, les gens de mon espèce vivent là depuis des millions d’années et ont développé une civilisation et une technologie comparables à ce qui existe chez vous.
Nous y avons de l’air, de l’eau, de la chaleur, de la terre, des plantes et nous sommes éclairés par un feu aussi vif et aussi lumineux que le soleil. Ce « feu » est situé sur l’un des côtés de la « poche » à l’intérieur de laquelle nous vivons.
A intervalles réguliers, ce « feu » s’éteint et nous sommes alors dans l’obscurité absolue mais tout comme vous, nous éclairons nos villes et nos maisons… Le « feu » ayant l’apparence d’une boule incandescente, semble situé au bout d’un tunnel par lequel vient lumière et chaleur. Nous pensons que ce tunnel aboutit au centre de la Lune où règne en permanence un feu encore bien plus puissant. Pour des raisons que nous n’avons pas encore découvertes, une obturation se produit quelque part à l’intérieur du tunnel, à intervalles réguliers, ce qui expliquerait l’obscurité dans laquelle nous sommes plongés et qui dure autant que la période d’éclairement.
Nous sommes arrivés sur la Lune il y a des millions d’années au temps où la Lune avait une atmosphère, des océans et des continents… Puis survint un cataclysme : l’atmosphère et les océans furent aspirés dans l’espace et la Lune devint une planète morte. Nous pérîmes tous à l’exception de quelques uns d’entre nous, réfugiés dans une cavité interne de la Lune, emplie d’atmosphère…
    Chez nous, nous avons Internet depuis des milliers d’années et c’est heureux que vous aussi, vous ayez inventé Internet…
Quand j’ai su que Pisistrate existait et quand j’ai lu tout ce que vous écrivez dans les forums, et comme j’étais devenu très copain avec Diocène, j’ai demandé à ce Diocène s’il ne me serait pas possible à moi, de m’exprimer.
Alors me voilà…
Je m’appelle, je vous l’ai dit, Pètedanlecaviar… Un nom bizarre parce que là où je vis, il n’y a pas de caviar…
Diocène lui, il dit qu’il y a du caviar partout, même sur Pisistrate et même encore, dans sa pensée, dans ce qu’il écrit… Et que le caviar pourrit tout à cause de son prix très élevé : tout le monde veut en bouffer (pardon je m’exprime comme ce Diocène), tout le monde se bat pour en avoir sa part. Et dès le moment où tu sais que t’as du caviar, tu crois que t’en as des tonnes et tu te mets à « caviar-diser » pour qu’on oublie ce qui n’est pas du caviar.
Seulement voilà : je ne parle pas la même langue que vous bien que j’ai appris les rudiments de votre langue. Aussi je souhaite m’exprimer dans ma langue.
J’émets des sons qui ressemblent à des pets de derrière… Mais des sons très variés et très nuancés. J’ai même une sorte d’alphabet. Avec un peu d’habitude vous allez tous me comprendre quand je « pètparle »…
Mais je ne vous « pètparlerai » pas de caviar…
Salut à tous, à plus, et bises à vos dames et demoiselles… (Chez nous on a aussi « ce qu’il faut », de ce côté-là, des dames et demoiselles)…

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