Le Blog du Merdier

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A cru et à coeur...et sans fioritures

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samedi, février 6 2010

Un jour je m'envolerai...

Je ferai de ma mort selon ce que j'ai ressenti de cette vie que j'aurai traversée...

J'aurai un enterrement “pas comme les autres”... ça vous étonne ?

J'y ai déjà pensé... Dans mon portefeuille, pliée en 4, j'ai une feuille de papier où “l'affaire est consignée”...

Pas d'église, pas de curé, pas de religion...

L'on imagine mal, quand on me connaît, tout ce “putain de tra-la-la”, avec l'eau bénite, l'absoute, et ce “Cela est juste et bon” chanté la larme à l'oeil et avec les carreaux dans les godaces, en imper chic et noir pour les dames, en costard les mecs et avec pendu sous la voûte des soucoupes volantes de chauffage électrique (si je meurs en hiver)...

Moi qui justement, de mon vivant, dans les “Grantenterrements générals”, zieutait avec régal les dames chic...

Et ces “grands pieux” de marbre ou de granit, ces cercueils de beau chêne avec poignées ciselées, et encore le dernier adieu devant la fosse où l'on vient de descendre à la corde le cercueil, et la poignée de terre jetée...

Du fond du trou, scellé à jamais dans ma bulle – non pas de roche – mais de zinc et de bois, je n'aurai pas le loisir – traversé de rêve fou – de zieuter les jolies jambes de ces dames “sur leur 31”...

Non, je ne veux rien, rien de rien de tout cela...

Dans l'immédiateté de l'événement, seuls mes amis littéraires les plus chers, ainsi que mes très/très proches parents et amis, seront prévenus...

Pas d'annonce dans le journal... L'on saura bien assez tôt : trois jours, six mois, un an ou je ne sais combien de temps après...

Le cercueil “de base” : en bois blanc, en “caisse de pauvre”... Pas besoin d'un beau cercueil en chêne, verni, avec des motifs sculptés dessus et des poignées ciselées, pour aller direct à la crémation...

Durant la crémation pas de discours, pas de texte lu ni quelque hommage que ce soit...

Mais sans doute “One day I'll fly away” de Randy Crawford, “L'amitié” de Françoise Hardy, et “Spandau Ballet True”...

Pourquoi “ pas d'annonce dans le journal” ?

C'est que “j'en ai rien à foutre” de ces gens qui, lisant l'avis de décès, et m'ayant peu connu mais surtout méconnu... “se pointeraient” en manifestant quelque soudaine sympathie à mon égard...

Quant à ceux et celles qui, plus tard, ayant appris par ouïe dire que je suis mort, et m'ayant de mon vivant, pourfendu de leurs sarcasmes et bien “condescendé”... et qui alors, “me découvrant”, se mettraient à m'aimer... Eh bien ceux là, celles-là, je leur balance un bras d'honneur et leur dis “vous n'aviez qu'à m'aimer de mon vivant” !

De toute manière, j'encourage mes pourfendeurs à continuer d'ironiser et de m'assassiner : après tout cela aussi est un art, cela aussi c'est de la littérature, cela aussi c'est la liberté d'expression !

Cela dit, quand j'aurai cent ans le 9 janvier 2048, et si je peux encore monter sur un vélo... et “faire de la purée”... Et que j'aurai ce jour là une armée de journalistes autour de moi pour me photographier, m'interwiever... J'en profiterai pour faire de la pub pour mon site et parler de mes écrits... ça c'est bien vrai : avoir cent ans c'est une sacré occase ! C'est pas comme dans une réunion de famille, ou d'amis, ou dans un salon du livre ou sur des forums du Net ou encore dans des assemblées et fêtes d'associations, des festivals d'été ou des halls d'accueil de ciné/café... que tu vas forcément en profiter pour “bomber le torse”, te “mettre en valeur” et mobiliser tout un auditoire !

A ces filles et ces femmes qui...

...En message privé sur des forums féminins ont souhaité me rencontrer parce que je leur ai plu...

     Ah, ces petits visages, ces adorables et émouvants petits visages dans de petits carrés ! Vous êtes toutes, “belles à croquer” et je “craquerais” bien car je vous crois sincères... Je vous pardonne avec infiniment de gentillesse vos fautes d'orthographe ou votre style genre “SMS” s'il en est ! Que vous soyez “de belle écriture” ou de langue comme on en voit tous les jours à perte de vue sur les forums, une chose est sûre : si vous m'avez écrit c'est que je vous ai plu... Nous rêvons tous, dans notre vie, de cet être à nul autre pareil avec lequel on ferait bien ce qui reste de traversée...

Selon la religion de la réincarnation, je veux bien, avec chacune de vous, faire une nouvelle vie à chaque fois... Mais je crois bien que je serai tenté de refaire cent mille fois “une autre vie” avec la même femme : celle qui, ma vie durant, a pu me supporter et a “quelque peu compris” l'être que je suis... (ce qui n'est pas du tout évident vu tout ce qu'il y a à supporter et qui est déconcertant au possible ou “hors normes”)...

Merci à vous toutes pour ces mots que vous m'avez adressés...

... À défaut de “faire de tout mon être tout près de vous jusqu'au fond de vous”... je “fais de mon écriture et de mon âme” tout aussi près de vous et jusqu'au fond de vous”...

mardi, janvier 19 2010

Tout commence dans la violence

     Ce que j'ose appeler – et c'est “un peu vrai sans être vrai” - la “beauté de mon âme”, n'est qu'une vue de l'esprit soutenue par de l'émotion...

Cela se résume très concrètement, très brutalement, avec un réalisme cru et nu, à ceci :

“Je ne suis pas du tout sûr de ce que je ferais ou ne ferais pas, dans une situation désespérée et dramatique, par exemple si ma vie ou plus encore celle d'une personne que j'aime, se trouvait en jeu ... Ferais-je quelque chose de terrible, ne ferais-je rien ou prendrais-je une décision, trouverais-je les mots ou l'énergie et la force nécessaires pour que l'événement ait une autre issue, sans doute moins dramatique ou même inédite ?”

Je suis un humain dans une humanité qui est dans la “première phase” de son évolution...

Il y aura je pense, une “deuxième phase” parce que le destin de toute vie originelle ou primitive ou déjà évoluée dans sa première phase, c'est de gagner peu à peu en complexité et en diversité, en un certain nombre d'autres “phases” ou mutations.

Ainsi pour l'humain, la “phase numéro un” dans laquelle il se trouve depuis sa venue sur cette planète, est une phase nécessaire... À dire vrai le passage naturel, intemporel et universel.

Tout commence par la violence ou par l'une des multiples formes de la violence. La naissance d'une étoile n'est-elle pas un événement violent? La naissance d'un être humain ou d'un animal n'est-elle pas un événement violent avec du sang et de la souffrance endurée?

La naissance puis l'organisation d'une civilisation, d'une société humaine ou animale ou végétale ; ne sont-ils pas dans leur phase initiale, une sorte de révolution qui s'accomplit dans la violence?

Et cette violence là, a-t-elle quelque chose à voir avec la morale, le droit, la religion, la raison, l'absurdité ou toutes ces “choses de l'esprit humain”?

Je la verrais – si je puis dire – cette violence, comme une “alchimie” naturelle et universelle, dans le creuset de laquelle l'humain devient un acteur... Ou un créateur. Un créateur qui a créé de toutes pièces la morale, le droit, la religion, le bien, le mal, la raison, l'absurdité... Tout comme la fourmi a construit la fourmilière – quoique cette comparaison ne me semble guère raisonnable...

Je n'ai donc pas peur de cette violence que je sens en moi, et qui s'oppose à la violence que je vois (ou subis) autour de moi. Pourquoi m'en affranchirais-je au nom d'une vue de l'esprit (la “beauté de mon âme”) ou de quelque “ordre de pensée”?

Opposer de la violence, sa propre violence, à la violence du monde ou des gens... C'est déjà reconnaître l'existence de la violence. En effet, quelle violence exercer contre une violence qui n'existerait pas et donc ne serait pas reconnaissable et identifiable?

“Rien” même, appelle la violence... Parce que “rien” (ou le néant) c'est la violence absolue.

“Rien”, c'est ainsi que je le vois : “une bulle de roche creuse et aux parois d'une épaisseur sans limite, une bulle de roche avec l'être (humain?) au milieu et prisonnier jusqu'à ce qu'il meure”...

C'est ça, la violence absolue... Et dans la “phase” où se trouve cet être en tant qu'humain parmi les humains, la violence à opposer c'est de concevoir que dans la prison sphérique où l'être va forcément mourir, au lieu du “noir” (parcequ'il n' y a aucune “fissure-ouverture”) , il y ait “de la clarté”comme la clarté du jour... Imaginez donc la, cette “bulle de roche” creuse : imaginez vous prisonnier en son intérieur sphérique aux parois de roche, et imaginez la clarté diurne, sans ciel ni soleil ni même lumière autrement, à l'intérieur... Alors ce ne sera pas tout à fait la même mort que dans le “noir” absolu... Mais la “clarté”, la clarté diurne dans l'intérieur de la bulle de roche, c'est terrible, vraiment terrible... Parce qu'ainsi la roche telle qu'elle est, apparaît visible avec ses rugosités, ses aspérités, sa dureté extrême, son absence de fissures ou de boyaux d'ouverture... et la quasi certitude de son immense épaisseur...

dimanche, janvier 10 2010

Fil rouge

 

     Trois cents millions de personnes dans le monde entier se connectent et donc s'expriment et racontent, communiquent, échangent... Sur Facebook...

Barak Obama, Nicolas Sarkozy, Patrick Sébastien... entre autres “personalités”, sont sur Facebook... Mais comment écrire directement sur le mur de Barak Obama, sur celui de Nicolas Sarkozy ou encore sur celui de Patrick Sébastien en étant sûr d'être lu ?

Je ne pense pas que le Pape ou que le président Iranien Amadinedjad soient, eux, sur Facebook...

Et je ne pense pas non plus qu'il puisse exister une sorte de “fil rouge” par exemple, entre “Tartempion” et Barak Obama ou Nicolas Sarkozy ou Patrick Sébastien...

Et pourtant, et pourtant... Pourquoi ne pas imaginer un tel “fil rouge” entre “Yugcib” et... Barak Obama, Nicolas Sarkozy, Patrick Sébastien, Amadinedjad, le Pape, le Président Chinois, Poutine, Johny Halliday... et même Ben Laden ?

Ce “fil rouge” je n'en abuserais point. En ce qui concerne par exemple Nicolas Sarkozy, je me vois mal tel Bernard Thibaut de la CGT, être l'hôte du palais de l'Elysée...

“Yugcib” n'est pas une religion, ni une philosophie ni une culture, ni une idéologie ni un marché ni une mode ni quoi que ce soit pour “changer le monde”... C'est une pensée qui s'intéresse au pourquoi, au comment, à l'histoire et au destin de toutes les pensées du monde...

Et je vous dis une chose, aux uns et aux autres, acteurs et figurants de la scène du monde : imaginez vous dans un vaisseau spatial, tel Youri Gagarine en 1961 apercevant la Terre dans l'espace. Ou encore beaucoup plus loin, entre deux galaxies, celle de la Voie Lactée et celle d'Andromède...

Ce qui m'intéresse c'est ce que vous pourriez ressentir à ce moment là, ce moment où vous apercevriez la Terre de si loin, ou ces deux galaxies de part et d'autre du vaisseau spatial...

Je suis et demeurerai toujours fidèle à mes vrais amis (et amies)... Ceux et celles qui, à un certain moment dans ma vie -et dans certaines situations ou lors d'événements particuliers- ont été ces visages, ces esprits, ces regards tout emplis du bonheur qu'ils-elles-ont eu, à me rencontrer, à me revoir...

Le temps écoulé depuis, et le vécu, les jours, les mois, les années même... Avec les silences, les absences, les chemins qui ne se sont plus croisés... Tout cela n'a rien altéré, rien terni, rien perdu de “l'émotion première”...

Mais je me suis éloigné de ces visages de jadis que j'avais faits étoiles, ces visages dont j'avais rêvé la présence et que j'avais courus... Ces visages là je ne les ai pas oubliés puisque je les ai écrits et les écris encore... Mais avec le vécu, le temps écoulé, le silence, les absences et des chemins qui eux , se sont bel et bien croisés, il m'est venu cette lucidité qui est celle des enfants trop vite grandis... et que j'avais crue tragique...

Il serait curieux... Et peut-être heureux -sait-on jamais- qu'une sorte de “fil rouge” puisse un jour apparaître entre “Yugcib” et l'un ou l'autre de ces visages...

samedi, décembre 12 2009

Visages proches ou lointains, connus ou inconnus

     Dans ce "petit coin de Yugcib” il me vient la pensée que de part et d'autre des océans ou des espaces qui nous séparent géographiquement, la vie pour chacun de nous est faite de joies et de peines, et que nous sommes des êtres fragiles, tout comme la vie est fragile, et même précaire...

Mais ce qui n'est pas précaire c'est l'espérance qui nous anime, et dans cette espérance l'énergie qui nous vient... C'est ce que l'on transmet et qui rayonne depuis ce “coeur du réacteur en nous, luminant ces êtres proches ou lointains que l'on atteint”...

... Alors, bisous et encore des bisous, par delà les océans et les espaces géographiques... À tous ces visages de femmes, de filles, d'enfants, d'hommes, de "pépés et de mémés", de "champions de quelque chose" ou de "pas champions du tout"... Ces visages qui rient ou pleurent, que je ne rencontrerai peut-être jamais, dont j'invente des souvenirs que nous aurions pu avoir ensemble...

Et contre cette précarité de la vie, contre ces peines et ces bobos petits et gros... Contre tout ce qui nous égare, nous trompe, nous enferme ; contre ces réponses que nous ne trouvons pas, contre ce dernier souffle qui un jour viendra, contre ces yeux immobiles et ouverts d'enfants et de femmes sur les lieux de guerre, contre ces solitudes et ces peurs que l'on va endormir avant l'entrée dans la salle d'opération, contre ces chirurgies mutilantes, contre ces médecines du désespoir qui retardent une échéance prévisible, contre ce qu'il faut être et qui ne peut plus être comme avant... Oui contre tout cela, contre cette fragilité, contre cette précarité... Je souffle mille et mille bisous sur tous ces visages, je presse dans mes mains mille et mille pauvres petits doigts qu'ils fussent de fées ou de "pas fées du tout"... Car des doigts qui souffrent sont toujours de pauvres petits doigts... Et je n'ai pas d'autre médecine que celle de l'amour, tout en croyant à celle de la Faculté, que je n'ai pas étudiée...

dimanche, novembre 22 2009

La vraie gentillesse

     La vraie gentillesse est quelque chose de tout à fait exceptionnel qui, chez les gens en règle générale ne se manifeste presque jamais ou seulement en des occasions toutes particulières dans la relation... Elle est le fait, très rare, de seulement quelques personnes parmi des centaines et des centaines de personnes en ce monde.

Mais ce que l'on rencontre le plus souvent, c'est ce que j'appelle “le tout venant” dans la relation...

Et dans le “tout venant” il y a toutes sortes de nuances, comme dans un immense spectre, très élargi, de couleurs différentes jusqu'à l'une de ses limites ou bords, d'un côté ou de l'autre...

Il faut donc s'accommoder du “tout venant”, et recevoir, éprouver la vraie gentillesse lorsqu'elle se manifeste, comme un “cadeau du ciel”, quelque chose qui n'est jamais un dû, ni une récompense ni “allant de soi”...

La vraie gentillesse n'a rien à voir avec le fait d'être un grand écrivain, un grand penseur, un poète ou un artiste talentueux ; n'a rien à voir avec l'âge que l'on a, si l'on est un homme ou une femme, si l'on est cultivé ou pas, si l'on est Africain, Asiatique, Landais, Vosgien, Américain ou Australien...

La vraie gentillesse est... Ou n'est pas.

Mais le plus souvent, hier ou aujourd'hui, elle n'est pas... Et celui ou celle qui la porte en lui ou en elle depuis son enfance, n'a pas à se sentir en “exil” dans le monde du “tout venant”, n'a pas à rougir de l'avoir alors que tout autour de lui ou d'elle, bruit ce monde de criailleries, de trépidations et de moqueries...

La vraie gentillesse cependant, s'élève comme une petite herbe dans la fissure d'un caniveau, ou un rameau entre deux moellons sur la façade d'un bâtiment...

dimanche, novembre 15 2009

Le prix des choses vécues

      Ce qui manque peut-être le plus à notre époque (celle qui commence depuis les années 90 du 20 ème siècle) c'est du prix aux choses vécues. Ce prix qui est fait de l'élan, du rêve, de l'action, de l'énergie, de la volonté, de l'intelligence et de l'imagination que l'on met afin que les choses soient vécues ; ce prix qui est fait de tout ce qui est ressenti, qui a de l'écho, de l'émotion, de la consistance, qui prend de la mémoire et se partage dans ces “choses vécues”... Et c'est dirais-je, le “coulant” qui prend le dessus sur le “prix”, ce “coulant” qui nivelle tout sur son passage et décolore les émerveillements...

"les choses vécues" ayant quelque peu perdu le prix qu'elles avaient au profit du "coulant"... l'on se passe du style, de l'âme et de la pensée comme l'on se passerait de vêtements devenus peu aisés à porter... Il est en effet plus aisé -et surtout plus "loisiresque", de se ballader sur des plages, des boulevards ou des terrasses de café, avec des bermudas et des maillots imprimés de slogans... De "bloguer" entre copains en se racontant et s'échangeant les derniers potins de la bande, les dernières vidéos et clips sensationnels...

Sans doute y-a-t-il là une culture "toute autre", qui a aussi sa place dans le monde... Et le seul reproche en définitive que j'adresserais à cette culture, c'est de n'avoir de la part de ceux et celles qui en font leur "pain quotidien"... que de l'ennemour... cet ennemour qui imite si bien -ou si mal – l'amour.

vendredi, novembre 13 2009

La liberté est trop belle pour que l'on fasse n'importe quoi avec !

“La liberté est trop belle pour que l'on fasse n'importe quoi avec”...

Je l'ai déjà dit.

Je le répète...

À quand un ministre de la Culture – ou de l'Intérieur- qui donnera un grand coup de poing sur la table et sera à l'origine d'une loi qui interdira -et fera fermer d'office sans préavis, tous ces blogs et ces sites, ces vidéos et ces films qui circulent librement sur le Net et que leurs auteurs truffent d'images, de photos scandaleuses et brutales où l'on voit par exemple :

-Des hommes divorcés montrant ce qu'ils firent dans l'intimité avec leur ex-femme...

-Des filles de douze ans montrant leurs deux papas au pieu (quoique ces filles là ne doivent pas être légions, tout de même!... Mais avec tout ce qu'on voit circuler sur le Net, il faut s'attendre à tout...

Bien sûr ces “exemples” là sont extrêmes... Et je ne vais pas perdre mon temps à vérifier! Je sais seulement que “ça” existe...

Il y a “moins extrême” certes... Mais tout aussi vulgaire, tout aussi brutal, ignoble, injurieux, discriminatoire, perfide, voyeuriste...

Passe encore que l'on raconte à ses copains/copines ses états d'âme, ses “coups de blues”, ses amours ratés, ses coucheries, ses “problèmes intimes” et autres petits évènements de sa vie... Avec des participes passés en “er”, des mots à moitié bouffés ou d'un style “SMS”... Ou en s'échangeant des photos un peu raides et d'un rire facile... Oui, passe encore!

Mais de grâce, assez de violence et de vulgarité abjecte, de pornographie et d'intimités dévoilées !

... Et à côté de cela, dans l'immensité de cet univers des blogs, des sites et des forums ; lorsque surgit un poète, une femme ou un homme d'écriture et de pensée, personne ni aucun média ne semble s'y intéresser : là, il n'y a pas de promotion!

D'autre part, est-il “normal” qu'un auteur ayant reçu un prix littéraire et susceptible d'être invité dans un ou plusieurs pays étrangers lors de salons ou de conférences, tienne certains propos un peu “lestes” même si de tels propos seraient en partie justifiés ?

Toute hypocrisie me révolte, toute sincérité et tout ce qui est “du fond de ses tripes” m'émeut, m'interpelle (et je partage dans mon esprit et dans mon coeur une telle sincérité même sans “fioritures” et crue)... Mais toute violence (même juste) qui atteint un être, des hommes, un pays, une nation, dans ce qu'il y a de plus “naturellement humain” en cet être ou en ces hommes, dans ce qu'il y a de plus “naturellement particulier et recevable” en un pays, en une nation... Me révolte aussi...

Il me semble qu'en certains moments, dans telle situation particulière et qui ne se renouvelle peut-être pas, à un certain niveau de relation, lorsque l'on se trouve invité à dire le regard que l'on porte sur le monde, sur l'actualité... En tant qu'écrivain ou artiste, ou Intellectuel ou Scientifique... On ne peut plus se comporter, ni écrire ni parler “comme le commun des mortels” ... Et je sens bien alors, à quel point il est difficile de concilier une certaine humilité avec cette consistance empreinte de gravité que l'on peut porter en soi...

... J'en reviens à cette idée qui m'est venue sous le coup d'une grande colère et qui est celle d'interdire et de fermer ces blogs “scélérats”, ces sites abjects...

Et je réfléchis en ce sens :

Le monde est le monde (il l'a d'ailleurs toujours été et le sera toujours jusqu'à la fin)...

Et si “le monde est le monde”, alors le Net est aussi tel qu'il est... C'est à dire aussi dur, aussi injuste, aussi “crasse”...

Rien ni personne, ni aucun “espèce de dieu” ni aucune “entité philosophique ou idéologique ou d'une quelconque pensée”... Ne peut faire que la nuit ou le jour, l'ombre ou la lumière, la vie ou la mort, ne soient plus.

... Et que serait la vie sans la mort?

Que serait la poésie sans la vulgarité?

Que serait la littérature sans le langage ordinaire de tous les jours?

... Ce que j'aime dans la violence, c'est sa capacité à acquérir de la consistance, du talent, de la dérision et de l'humour. Et en ce sens, elle devient plus violente que la violence la plus brute et la plus habituelle. Je pense aussi que cette violence là, porte en elle une très grande dimension d'humanité.

... Ce que j'aime dans la conception de “l'homme révolté” d'Albert Camus, c'est que cet homme révolté est en puissance, en dimension, tout d'abord, un homme qui pense, qui réfléchit, qui “pèse et sous-pèse” (le pour et le contre), qui se sent intimément responsable de ses écrits, de ses propos et de ses actes... Mais c'est aussi, parce qu'il est homme, et seulement homme et animal, un homme déchiré parfois, un homme pouvant être traqué jusque dans ses derniers retranchements... à cause du genre de révolte qu'il a en lui et le fait souvent seul parmi ses semblables...

jeudi, novembre 12 2009

Les vrais amis

     À qui confier ses préoccupations d'ordre littéraire ou artistique sinon à ses “vrais amis” ?

C'est à dire à ces très rares personnes qui, une fois rencontrées, vues et revues, n'ont jamais cessé de se manifester d'une manière ou d'une autre que ce soit en entretenant une relation par courrier ou par un forum du Web ou un blog, ou par des rencontres rendues possibles, ou encore par quelque chose existant dans la relation, que je définirais comme le contraire d'une forme d'autisme?

Car il y a bien -à mon sens – une forme d'autisme (n'ayons pas peur du mot) à se senir “étranger”- et donc farouchement solitaire voire grégaire et sans doute en révolte ouverte – dans un monde relationnel ayant pour fondements essentiels les valeurs d'apparence et d'appartenance à un système.

Je dis, j'affirme qu'il n'y a pas d'amis dans “ce monde là”, ce monde de la compétition, des apparences et de la notorité, du charisme, des médias, de la “Star Académy planétaire”! Ce monde des forums-scènes du Web, des blogs-cathédrales et de toutes sortes de productions diffusées à grands coups de pubs, ce monde de polémiques à n'en plus finir, ce monde où tout un chacun veut avoir le dernier mot, ce monde de violences et d'hypocrisies et de condescendances, ce monde “trou-de-balesque”, parfois raciste, sexiste et dont les représentants (humains) les plus en vue, les mieux considérés et les plus influents se prennent quasiment tous pour des “cadors”, sont sortis des grandes écoles... Ou sont partis de rien -comme ils disent- avant d'être devenus ce qu'ils sont aujourd'hui...

Non il n'y a aucun ami dans un tel monde : seulement et de temps à autre au gré des modes et des engouements (et de la grossière alchimie des Médias)... Des admirateurs, des “fans”, des “clones”, des gens qui t'applaudissent et te bissent mais te maudissent si tu ne plais plus ou si tu te “plantes”!... Ou si tu “fais un peu le con”!

Dans un tel monde au milieu de telles gens, et dans le genre de relation qui se construit et se déconstruit dans ce monde là... Vient cette forme d'autisme de celui ou celle qui devient incapable de s'intégrer et de participer à ce monde là... Il vient là, oui, un véritable et insurmontable problème de communication avec des gens qui déjà, alors que tu viens à peine de commencer à t'exprimer, te “clouent le bec” ne serait-ce que par le regard qu'ils portent sur toi!

Là où tu es irrémédiablement “écrasé” (pour ne pas dire écrabouillé)... Tu n'es plus rien, tu n'as plus ta place... Il ne te reste alors que ta violence et la volonté farouche, démesurée, laminante, de donner du talent et de la consistance à cette violence, de lui faire prendre parfois un coeur et un esprit d'enfant, afin qu'elle étonne tout au moins, si elle ne peut faire tomber les murs...

Avec les “vrais amis” il n'y a plus d'autisme. C'est à dire : plus cette forme d'autisme. Et “ce monde là” alors, commence à crever dès lors qu'on commence à plusieurs, à le faire crever. Car il faut qu'il crève, ce monde là! Ou qu'il devienne minoritaire, qu'il “morde à son tour la poussière”!

À qui confier ses préoccupations d'ordre littéraire ou artistique lorsque ces préoccupations ne sont pas -ou plus – tout à fait les mêmes que celles de tous ces autres aspirants à “la place au soleil”, sinon à ses “vrais/vrais amis”?

Chacun sait bien qu'il n'y a pas en vérité, de place pour tous, sous le soleil! Et qu'il en faut monter, toujours plus haut, de ces échafaudages afin d'accéder à cette gigantesque plate-forme soit-disant plus proche du soleil que le fond de la vallée d'ombre où l'on se meurt d'ennui et de piétinements.

S'il n'y a pas de place pour tous sous le soleil, c'est peut-être son propre soleil qu'il faut tenter d'inventer, ou d'extraire de cette parcelle d'univers que l'on porte en soi... Et si on le peut, diffuser l'idée qu'il est possible d'extraire le soleil que l'on porte en soi dans son univers.

Mais on ne passe pas au travers de cet “autisme en soi devant le monde barricadé” sans y laisser un peu ou beaucoup de sa peau...

samedi, septembre 26 2009

L'ennemour n'est jamais heureux

L'ennemour n'est jamais heureux...

Il n'y a pas d'amour heureux? Je n'en suis pas sûr!

Il n'y a pas d'ennemour heureux? Cela j'en suis vraiment sûr!

L'ennemour vécu en soi comme l'air qu'on respire ou que le pipi qu'on fait dix fois par jour, est toujours malheureux sans être ressenti comme le grand malheur qu'en vérité il est et ne cesse de se pérenniser et de se répandre dans le monde...

L'ennemour « singe » très mal l'amour. À la limite je lui préfèrerais presque la haine.

Nous vivons d'ennemour, de loisirs formatés et de produits consommo-jetables, et je n'appelle pas cela vivre même si l'on passe sa vie à l'écrire sur Facebook, dans les blogs et sur les forums du Web... Car se donner l'illusion d'une vie intérieure et d'une pensée qui n'existent que par la volonté de s'exister à tout prix, c'est -excusez moi le terme - « faire son petit caca nerveux »...

« Chier » est un vilain mot que l'on emploie « à gogo » dans une sorte d'Espéranto d'ennemour à chaque mouvement d'humeur morose et trépignante. En langage Yugcibien je dirais « chouer », appuyant bien sur le OU en séparant le son OU du son É ; ou contractant OU et É en un seul son très bref selon le contexte :

« Il ou elle a chOU-É » pour un caca « face de bouc » (ou de boucque) bien en évidence sur le tapis du salon...

« Il ou elle a cho'é » pour un caca intempestif, sournois et scélérat tel celui d'un minou malpropre derrière le grand living du salon...

Quoiqu'il en soit de « chOU-É » ou de « cho'é », c'est l'ennemour qui s'exprime comme l'air du poumon qui s'expire.

Il y a un ennemour fou, inintelligent, scandaleux et planifié, érigé en académie ; à ne pas exister ce qui devrait être existé...

Il y a un ennemour fou qui « singe » très mal l'amour, à faire exister ce qui apporte dans le moment un contentement immédiat...

Il y a un ennemour fou (parfois émouvant cependant) à passer sa vie à « face-de-boucquiser »...

Toutefois, il faut le reconnaître, Facebook, les blogs et les forums demeurent tout de même des espaces de visibilité, de création artistique, d'écriture, de dialogue et de communication...

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