Le Blog du Merdier

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A cru et à coeur...et sans fioritures

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jeudi, août 26 2010

"That is the question"...

A propos de "L'éclair de mon vivant et l'absolu désert de ma mort"...

"Que ferais-je dans l'absolu désert de ma mort, de mes quelque vingt mille lieues d'écriture ? Je n'en ferai rien, cela est certain... Et qu'en fis-je dans l'éclair de mon vivant ?"

A dire vrai je m'étais déjà posé la question... Mais peut-être pas jusqu'à ces années présentes, avec autant d'acuité...

Toujours est-il que je n'ai pas de réponse... Seulement mon écriture, telle qu'elle me vient, comme une sorte de respiration (et la respiration est indispensable et inhérente à la vie)...

Mais je ne peux écrire ni comme un auteur de romans ni peut-être même comme un écrivain (écrivain au sens de ce que l'on entend par "écrivain")... Mon oeuvre est impubliable : trop dispersée, trop fragmentaire, et en même temps d'une gravité, d'une densité et d'une prolixité dans un même univers immuable et intemporel...

A la fin de ma vie serais-je peut-être parvenu à exprimer tout ce que je voulais dire...

Avant le Net, avant les blogs, avant les forums ; j'écrivais dans des carnets ou avec une machine à écrire : ce n'étaient là, pas même des "bouteilles à la mer" puisqu'il n'y avait pas d'océans, pas de mers, pas de lacs, pas de rivières pour transporter mes mots... Il n'y avait que l'Insaisissable".

Et puis il y eut le Net...

Je n'aurais sans doute pas cessé d'écrire, sans le Net...

mercredi, août 25 2010

L'espoir a des nuées ardentes mais il s'épuise

     D'un côté si tu fais, si tu dis, si tu te manifestes, si tu vas, si tu t'élances... une fois, deux fois, trois fois... cela ne vient pas... à moins que tu sois comme un billet de banque au bord d'un trottoir...

D'un autre côté si tu ne fais pas, si tu ne dis pas, si tu ne te manifestes pas, si tu ne vas pas, si tu ne t'élances pas... jamais, jamais... à coup sûr alors, cela vient encore moins... sauf si l'on tombe sur toi comme sur un billet de banque au bord d'un trottoir...

D'un côté il te vient l'espérance et avec l'espérance, jusqu'à des nuées ardentes... mais l'espérance s'épuise comme une vie qui fuit au bout d'une vieillesse...

D'un autre côté, de ce côté où tu ne fais jamais, vient la quasi certitude que rien ne se manifestera... et l'habitude de ne pas faire, de laisser couler les jours jusqu'au bout de la vieillesse...

Dans une réunion d'amis et de connaissances ou dans une réunion de personnes qui ne se connaissent pas ou très peu... Il y a parfois - à dire vrai assez souvent- entre deux ou plusieurs personnes de cette réunion, une absence ou une indifférence qui se manifeste...

Dans une réunion familiale (je pense lors d'un mariage ou d'un de ces "grands anniversaires")... L'absence ou l'indifférence qui peut exister entre deux ou plusieurs personnes... Se révèle peut-être plus perceptible, plus "pesante"... Il y a en effet ces gens qui ne s'étaient encore jamais vus de leur vie, ou qui s'étaient une fois vus voici dix ou vingt ans ; et ce garçon ou cette fille de la toute dernière génération... qui jamais, ne communiquent avec celui ou celle dont il a vaguement entendu parler (lequel ou laquelle d'ailleurs, de son côté, n'a pas précisément chercher à se manifester)... "L'on ne sait pas ce qu'il ou elle fait dans la vie, et à dire vrai, l'on y est indifférent puisque cela ne participe pas, ni de près ni de loin, à notre vie"...

Bien sûr il y a -ou il y a eu - ce que l'un ou l'autre a eu l'initiative de faire pour que le lien s'établisse... Une fois, deux fois, trois fois déjà par le passé... Mais non, le lien ne s'est pas pour autant établi...

Il y a aussi (parfois) ces "nuées" comme "chargées d'une électricité", tout à fait occasionnelles et fugitives, sans avenir... qui semblent, le temps d'une fête ou d'une saison, ou par le fait d'une lettre, d'un événement particulier, d'une situation, d'une émotion ou à l'évocation d'un souvenir commun... relier les êtres entre eux...

... En écrivant cela, tout ce que je viens de dire, je pense à ce livre d'Alice Ferney que j'ai lu dernièrement : "Les Autres"...

... Ah ces "Autres"!... Ils peuvent être (et pour moi ils le sont - et je le déclare - )... ce qui "remplacerait Dieu"... Mais un "vrai Dieu" en quelque sorte : un Dieu sans aucune espèce de complaisance civilisée et obséquieuse, un Dieu qui dit s'il aime ou n'aime pas et pourquoi, un Dieu qui se manifeste, un Dieu qui "t'existe", un Dieu "sans aucun ennemour ni troudebaleries aux humeurs du jour"...

lundi, juin 28 2010

LA SCENE

C'est la scène même que je veux !

Pas la loge tout en face de la scène pour les invités de marque, ni quelque strapontin au fond de la salle...

La place dans la loge, la place sur le strapontin... sont des places où je me sens en exil...

À la limite – et dans une certaine mesure cela peut valoir la scène – je veux bien -si tel est mon choix, alors- une place debout entre les portes battantes, une place d'observateur et de témoin de ce qui se joue ou se trame sur la scène...

... La scène donc !

Comme en une “fin de rideau” inachevée où il n'y aurait pas eu de “lever de rideau”...

Des applaudissements?

Non... Un orgasme plutôt !

vendredi, juin 25 2010

Tu...

     Je dis “tu” et non pas “vous” : c'est là, de ma part, une marque profonde de respect avant même toute familiarité ou intimité pouvant éventuellement exister… Le « vous » c'est lors de certaines de mes colères et de mes foudres ; c'est aussi pour les personnes avec lesquelles je ne souhaite pas vraiment entrer en relation suivie, du moins dans un premier temps… Quoique ce ne soit pas chez moi, une règle absolue. Je disais bien « vous » à certains de mes collègues de travail alors que je les aimais beaucoup. Les Anglais, c’est connu, ne disent « tu » qu’à Dieu. Or, pour moi, Dieu c’est vous… Enfin, certains d’entre vous !

... Existerait-il une sorte de symbiose entre l’artiste, le poète ou l'écrivain, et son public ? Une symbiose dans le genre de ce qui existe dans la nature entre des plantes et des êtres vivants ? Et j’irais même jusqu’à dire entre l’artiste, le poète ou l'écrivain et son public... une relation amoureuse déconnectée du temps, de l’espace et des conventions ?

Il y a je crois, une certaine similitude entre la relation amoureuse entre deux êtres, et la relation amoureuse entre l'artiste, le poète ou l'écrivain et son public... C'est d'ailleurs cette relation là, et nulle autre qui ne serait que déguisée, dénaturée ou pervertie, ou encore utilisée à des seules fins d'intérêts personnels ou de domination... Qui aurait réellement du pouvoir... Un pouvoir si puissant qu'il invaliderait tous les autres pouvoirs auxquels le genre humain croit si fort...

... “Tu”, en quelque sorte... dans l'idée que porte ce tout petit mot... voudrait bien entrer dans une relation amoureuse...

mercredi, juin 16 2010

La femme habillée

     La femme habillée serait-elle plus « attirante » que nue comme un ver ? C’est possible… Lorsque ce qu’elle porte et la manière dont elle le porte lui sied au plus vrai, au plus intime, au plus émouvant de ce qu’elle est et qui émane d’elle...

Et le regard dont j'étreins alors cette femme, ce regard à oser dire vrai qui est le mien et tel qu'il respire jusqu'à même haleter, soudain jailli du ciel comme un éclair de foudre blanche, vitrifie toutes ces laideurs que j'ai du monde, éteint toutes ces violences que je porte contre le monde... Et même toutes les morts me deviennent comme irréelles ou incongrues... Et le temps qui passe n'a plus d'espace... Ce sont des hardiesses et des inspirations qui me viennent et non plus ces hésitations, ces « pourquoi » et ces « comment » si lourds à porter...

Et je me plais dans ce regard dont j'étreins une femme lorsque cette femme porte sur elle ce qui la fait être elle, elle seule au monde et pas une autre... J'aime la femme qui fait de son apparence non pas une afféterie afin de plaire devant le monde ou de suivre une mode, mais un don d'elle même, un don de ce qu'elle porte en elle de vrai et d'unique et qu'elle exprime de la manière dont elle s'habille, se coiffe, s'arrange...

Cela dit, il y a dans la nudité quelque chose d'émouvant et d'intime qui ne devrait jamais être pornographié...

lundi, avril 19 2010

Démesure dans la déraison

     L'on voudrait tout faire selon les possibilités actuelles de la technologie, des applications et des expériences en matière scientifique, selon les progrès réalisés, selon les toutes dernières innovations qui déterminent nos modes de vie...

L'on voudrait jouir de tout, se rendre en quelques heures à l'autre bout de la planète par avion, habiter une maison là où l'eau d'une rivière ou de la mer ne peut plus venir parceque l'on a édifié de puissantes et hautes digues ; l'on voudrait que tout soit sûr, le plus sûr possible, le plus fiable, qu'il n'y ait pas le moindre empêchement, que l'on puisse être remboursé en cas de “pépin”, n'importe quel “pépin”...

L'on veut un monde totalement sécurisé, aseptisé, médicalisé, “assurisé” contre tous les aléas et désaléas possibles et imaginables... Parce qu'il faut à tout prix que le “dada” puisse continuer de trémousser nos fesses, que l'eau du robinet puisse couler claire et potable, que les trains roulent, que les marchandises venues de toute la planète par bateau, avion cargo ou camion, arrivent à bon terme dans les grands entrepôts puis dans nos magazins et même directement à notre domicile... Parce qu'il faut à tout prix que l'argent rentre dans les caisses et fasse bondir la Bourse et grossir les dividendes d'actions... Parce que l'on ne peut attendre ni demain ni encore moins après demain, parce que si ça arrive pas, c'est un autre qui fera arriver... Ou l'on ira voir ailleurs (ou on “fera ballon” dans le pire des cas)... Alors il faut des garanties, toujours plus et de meilleures garanties, et l'on s'assure, se réassure, s'ultrassure...

Oui, l'on voudrait tout faire, tout pouvoir, tout concevoir, rendre l'impossible possible... Et ne rien risquer! Absolument rien risquer!

C'est ça, la déraison, l'absurdité, la démesure de la déraison !

Alors... Un “gros pépin”? Ah, putain, “ils l'ont dan'l baba, les gros culs”? Ceux qui ont misé, prêté, engagé, fourni (parcequ'ils avaient “les reins solides, les reins renforcés de tous nos éreintements”)... “Ils l'ont dan'lbaba”dira-t-on, chantera-t-on en choeur tous ensemble, tous les pauvres bougres de la Terre ? Oui, c'est vrai, dans un très/très gros pépin, ils l'ont effectivement dan'l'baba!... Mais le gouffre financier, le pognon perdu, les affaires en déconfiture, les avions cloués au sol, les camions et les trains qui roulent plus, la dette devenue insupportable et surtout irremboursable... Pour tout ça, oui pour tout ça... Y'a encore des milliards de poches à faire car le calcul est très simple : deux/trois p'tits sous pris chaque jour dans chaque poche multiplié par six milliards et demi, ça fait un sacré pactole!... D'autant plus que ces deux/trois p'tits sous chaque jour (en moyenne) pris dans la poche de chaque homme ou femme de ce monde, et partout dans ce monde... On les trouve toujours! Et quand il y en a qui n'ont vraiment rien, rien de rien, y'en a plein qui en ont un peu, tant soit peu...

Le grand corps d'une Terre vivante

     Il est de ces chagrins, de ces vrais chagrins, qui sont comme des chagrins d'enfant, de très jeunes enfants... Et ces chagrins là, ils laissent quelque part sur le grand corps d'une Terre vivante, une blessure... Une longue blessure fissurée, craquelée, bourrelée, et qui de temps à autre explose et se soulève contre ce que les hommes ont fait...

Mais cette blessure elle se fait aussi, du fond du grand corps de la Terre, à dire vrai du coeur de la Terre... Ecriture. Alors les bourrelets se couvrent de verdure, le temps d'une saison...

C'est dans la démesure, dans toute sa violence et sans aucune réserve que la blessure explose... et efface le vert de part et d'autre du bourrelet.

Le chagrin est devenu cette colère qui ne voit plus les petites bêtes ni les petites herbes qui elles, émerveillent toujours le regard et ne font jamais pleurer...

Le chagrin est devenu cette colère venue du fond du grand corps de la Terre et coulant sur la surface de la Terre car à la surface de la Terre l'on s'y moque de la vie, l'on s'y livre aux plus absurdes des pantomines et l'on y butine et y pond comme des mouches dans la chair vivante...

L'écriture peut tuer cette colère, l'écriture peut taire le chagrin... Même si l'écriture demeure encore ce chagrin, cette colère...

Je pense à tous ces rêves qui sont comme des rêves d'enfant, de ces rêves que l'on est tout près , enfin, de réaliser : un voyage, une rencontre, une vie autre que celle que l'on vit... Je pense, oui, à tous ces rêves qui sont vraiment des rêves et qui font bouger nos vies... Et que toutes les colères des hommes, d' un homme, de la nature... Dans leur démesure et leur indistinction, emportent dans un même flot, avec toutes ces autres choses des hommes qui elles ne sont pas des rêves mais des désirs, de l'orgueil, de la violence, de l'absurde...

Je pense, oui, à ce grand corps d'une Terre vivante qui, parcouru de toutes ses blessures anciennes et nouvelles, peut soudain mourir ou disparaître tant il est fragile et comme une chrysalide toute légère et toute habitée, suspendue dans l'espace... Un espace dont on ne sait rien ou presque en vérité, et en particulier de ces champs, de ces courants, de ces forces, de ses mouvements, de ses mécaniques dont il est fait...

Je pense à cette urgence qu'il y a, à réaliser certains rêves plutôt que d'autres... À cette urgence qu'il y a, à faire bouger nos vies dans le sens et dans la dynamique de certains de ces rêves...

dimanche, mars 28 2010

Vous, chacun d'entre vous

J'ai dit, écrit et répété que Dieu... Je n'y crois pas...

C'est sans doute vrai... Et c'est sans doute faux...

Sans doute vrai parce que le Dieu des chrétiens, le Dieu des juifs, le Dieu des musulmans et tous les autres dieux... Je n'y crois pas.

C'est sans doute faux parce que si Dieu c'est ma femme et mon fils, mes proches parents, mes amis (et même mes “non amis”), si Dieu c'est vous, chacun d'entre vous (et même chacune de toutes ces personnes dont je n'ai jamais entendu parler et que je ne rencontrerai jamais)... Alors ce Dieu là, j'y crois et c'est le mien... Ce Dieu là je lui écris ou lui parle...

Dieu c'est vous, chacun d'entre vous, et même mes “non amis”... Et je trouve que c'est là, une “assez belle définition de Dieu”... Et je n'en connais... et reconnais pas d'autre...

... Et partant de l'idée que Dieu c'est vous, chacun d'entre vous... Dieu n'est donc pas "forcément bon"... Mais c'est Dieu, tel qu'il est... Et donc, un interlocuteur.

 

samedi, mars 20 2010

Coup de poing sur le silence "béabêta"

     Ce qui me révolte ce n'est pas le pourcentage des abstentionnistes annoncé par les instituts de sondage pour le second tour des élections régionales, et donné plus important encore que lors du premier tour...

Non, ce n'est pas ce chiffre par lui-même (de l'ordre d'environ 55 pour cent) dans son ensemble...

Car je considère le fait de s'abstenir de se rendre aux urnes comme une “forme d'expression” dans la mesure où s'abstenir est un acte réfléchi, argumenté, pensé et exprimé tel une réponse, et donc c'est bien là une manière de voter, que de ne pas se rendre aux urnes...

Ce qui me révolte c'est le silence... Le silence “béabêta” dirais-je... et oserais-je dire sans complaisance...

Car ce silence là, cette forme “inconsistante” donc, de l'abstention, d'une abstention non pensée, non réfléchie, sans argumentation autre que celle de propos insipides dans le genre “ça ne m'intéresse pas”, ou “je m'en fous”, sans autre réaction qu'un haussement d'épaules ou qu'un froncement de nez ou qu'un regard vide de sens... Est un silence imbécile, un silence lourd de conséquence et qui engage un pays, un peuple tout entier, et toutes les composantes d'une société dans une déliquescence générale en ouvrant tout grand la porte à toutes les dérives possibles...

Ce silence là, dans le fait de s'abstenir de voter, est de même nature que le silence dans la communication ou dans la relation : il y a le silence en tant que réponse, forme d'expression, et qui vaut parole... et il y a ce silence indifférent et “béabêta” qui lui, ne vaut rien du tout... Et c'est ce silence là que je tape de mes poings, que je piétine avec rage et dont je veux crever l'enflure...

Je vais essayer d'être optimiste en pensant -avec une sorte d'espérance- que dans les probables 55 pour cent d'abstentions, il n'y aura que pour moité, voire tiers... de silence “béabêta”...

mercredi, mars 17 2010

Absolument scandaleux !...

Christophe Hondelatte, ton débat sur RTL mardi 16 mars 2010 (“langue de vipère- On refait le monde”) à 19h 30 à propos de Jean Ferrat...

Rappelons que ce débat quotidien entre 19h et 20h sur RTL est animé par Anne Sophie Mercier, de Charlie Hebdo ; PPDA, journaliste et écrivain ; Robert Ménard, éditeur et écrivain ; Ivan Rioufol, du Figaro...

Autrement dit des gens qui ont “un certain rayonnement et sont lus et écoutés”...Mais de sensibiltés différentes...

Ce débat à propos de Jean Ferrat, ce soir là, du jour même des obsèques de Jean Ferrat, était à mon sens “totalement indécent” et ne devait pas être donné ce jour là... C'était “une insulte” à la mémoire de Jean Ferrat, une discussion “imbécile” et vulgaire, inconsistante et “de parti pris”...

L'un des interlocuteurs reprochait à Jean Ferrat dans sa chanson “Ma France” de citer Robespierre...

Certes oui, Robespierre n'est sans doute pas “une bonne référence” dans l'histoire de notre pays... pas plus que Staline dans l'histoire de la Russie... Mais Jean Ferrat dans sa chanson “Ma France” évoque aussi (et surtout) “Monsieur Thiers”... qui fit fusiller la France (sous-entendu “une partie de la France”) lors de la “semaine sanglante” de la Commune en mai 1871...

Et ce même interlocuteur nous explique qu'il “ne comprend pas” que Jean Ferrat puisse “cautionner” à travers son oeuvre, la barbarie de régimes révolutionnaires tels que la Terreur et le communisme ! (c'est ce qu'il laisse entendre dans son propos)... Et ça, c'est révoltant, absolument scandaleux, d'insinuer que Jean Ferrat ait pu “fermer les yeux” sur ces “laideurs du monde”... Lui qui fut un poète, un partisan de la non violence (bien que demeurant un révolté), un être paisible qui a délibérément quitté la scène en 1973 pour aller s'installer dans un village en Ardèche, un être d'une si grande modestie et d'une si émouvante simplicité dans sa relation avec ses amis et ses proches...

D'ailleurs, rappelons aussi (car c'est important) que Jean Ferrat en dépit de sa vive et fraternelle sympathie envers le Parti Communiste, n'a jamais adhéré en prenant une carte de membre de ce parti...

Georges Brassens, lui, chantait “Mourons pour des idées, mais de mort lente!”

Et Léo Ferré disait à propos du drapeau noir de l'anarchie (que l'on brandit sur les barricades et dans les manifs) “ Un drapeau, même noir, même celui de l'anarchie, c'est quand même un drapeau”...

... Et l'on sait tous ce qui se passe, après les barricades, après que l'on ait renversé les gouvernements, liquidé les blancs ou les bleus avec les curés et les banquiers : ce sont des drapeaux, des étendards, des slogans, des mots d'ordre, des leaders (ou des meneurs) derrière lesquels on se rallie... Et ce n'est jamais comme dans la chanson de Jean Ferrat “ et c'était comme si tout recommençait, la vie, l'espérance, et le merveilleux, et le miraculeux voyage”... Non, ce n'est jamais ainsi!... Puisque tout recommence... comme avant, comme toujours !

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