Le Temps Depuis les ténèbres de son existence, l’homme a engagé une course avec le temps. Si à l’époque des cavernes, cette course lui laissait la possibilité de reprendre son souffle, la période contemporaine lui a rogné cette liberté .

Aujourd’hui le temps, de plus en plus compté , lui limite son oxygénation.

Il est en partie responsable de cette situation, pour avoir voulu brûler les étapes d’une recherche technique et scientifique destinée à se donner les outils lui permettant d’améliorer ses conditions de vie . Cette frénésie de recherches a atteint son objectif, au delà même de ses attentes, mais en même temps sans qu’il l’ait prévu ,cette avancée lui a confisqué la maîtrise du temps. Auparavant si son cadre de vie n’était pas des plus confortable ,l’homme, pour ses besoins et occupations avait le temps d’actionner paisiblement, sauf dans les secteurs où la rapidité était vitale pour la sécurité des siens ,la recherche de la nourriture ,la protection contre les effets de la nature, et d’une manière générale toutes les situations extrêmes aux cours desquelles son existence était mise en danger. La dépréciation de la gestion du temps intervenue sur des centaines d’années s’est faite d’une manière imperceptible .

L’homme ,n’a pas réagit ,par ignorance des conséquences futures que cette perte  allait lui causer.

Aujourd’hui ,à l’époque du modernisme sauvage, il est déjà tard pour stopper cette course folle que lui impose la société dont il est l’initiateur. Il lui faut tout faire dans un minimum de temps, sans oublier de compter dans le planning, l’espace a franchir pour réaliser les objectifs quotidiens . La masse d’objectifs a atteindre étant devenue si importante par la faute d’un besoin devenu gargantuesque fait ,que le temps qui devrait être imparti à chacun des besoins se réduit avec le nombre d’objectifs a couvrir. Pour survivre au sein de cette société , il faut que l’individu fasse le miracle quotidien de tout faire dans un temps minimum , disciplinairement compté. Les bienfaits que l’homme espérait retirer des inventions issues de son intelligence, se sont transformés en chaînes esclavagistes dont il ne croit pas avoir le pouvoir de se débarrasser. Sa propre intelligence est devenue son ennemie ,car il est matériellement l’esclave des machines qu’il a pensé et mis au point .Il court après le temps, et le bonheur est devenu inaccessible, il est pris à son propre piège, par inconscience . .Le plus grave est qu’il se pense impuissant a inverser où a diminuer le degré de la pente sur laquelle il court vers un destin qu’il soupçonne funeste. Il est par contre ,très conscient d’avoir perdu une grande partie de la puissance innée de sa volonté, réduite par une vie trop facile.

Redresser la situation lui  semble impossible, alors il baisse les bras face à cette société  de laquelle il espérait trouver  le bonheur avant qu’elle  devienne son   impitoyable ennemie par la mise en place de l’argent comme seul moyen de  vie dite satisfaisante, gaspillant un temps énorme  pour en amasser le plus possible ,afin de

pouvoir faire semblant d’être heureux. Comme il n’a plus connaissance que le temps matériel est arbitraire, et qu’il ne

sait plus méditer par manque de temps, il a oublié que la valeur matérielle donnée 
par erreur au temps, est une notion issue de sa propre conscience, et que cela  lui interdit de trouver un équilibre indispensable entre ses besoins matériels normaux et sa trop grande  voracité de possession.

Tant qu’il pensera que le temps représente sèchement de l’argent, l’homme et sa société seront incapables de se sauver d‘eux même. Il faut très fortement souhaiter que l’homme retrouve la connaissance des pouvoirs pratiquement illimités que possède sa réelle conscience, pour réagir positivement avant que notre planète ne devienne la copie conforme de la lune.