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  <title>Le Blog du Merdier - Chroniques Yugcibiennes</title>
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  <description>Ce &quot;Grand Merdier&quot; n'est peut-être pas le tas de caca que l'on pourrait croire... Sauf pour les aficionados du Sens du Monde, inféodés aux modes et aux tendances. Ce &quot;Grand Merdier&quot; c'est tout simplement &quot;une autre écriture, un autre langage&quot;...</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Sun, 01 Aug 2010 01:51:50 +0200</pubDate>
  <copyright>Copyright © 2007 - Guy Sembic</copyright>
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  <item>
    <title>Les bagages sur le quai</title>
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    <pubDate>Fri, 30 Jul 2010 09:05:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>yugcib</dc:creator>
        <category>Chroniques Yugcibiennes</category>
            
    <description>    &lt;span lang=&quot;&quot;&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le voyageur un jour devra laisser tous ses bagages sur le quai... Autant dire tout ce qu'il possède et par quoi il est possédé : ses biens matériels, son pouvoir et sa position sociale, son intelligence et son oeuvre, l'oeuvre de sa vie entière... Mais il devra laisser également tous ses souvenirs, tout ce qu'il n' a pas dit, tous ses rêves, toutes ses aspirations et tout ce que personne, jamais personne n'a su de lui, ou ne saura jamais... &lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Quand à ce que l'on a su de lui (ou cru savoir), à ce qu'il a laissé ou légué ou transmis, à tout ce qu'il a dit ou écrit ou exprimé, fût-ce une oeuvre, une oeuvre d'artiste ou d'écrivain et de témoin de son temps... Ce sera là un bagage aussi, un bagage confié à d'autres voyageurs ou laissé en l'état... Mais un bagage avec lequel un autre, ou ces autres voyageurs, un jour, ne partiront pas eux non plus... &lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Je pense à ces cathédrales qui défient les siècles, mais pas les ères géologiques... à ces routes et ces surfaces bitumées des villes que la végétation percera, à ces grands arbres du temps du Roi Soleil dont le tronc et les branches ont fini par se déssecher, au règne des dinosaures de 140 millions d'années, et au dernier arrivé sur la Terre : l'Homme... &lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;... Et à toutes ces étoiles dont on ne voit pas encore la lumière... &lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Cela me donne le vertige !... Mais c'est tellement beau que j'en ai les pieds sur terre comme debout sur le plancher de la nacelle d'une montgolfière au dessus des prés, des champs, des forêts et des chemins que je parcours en marchant... &lt;/p&gt;
&lt;/span&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Le cours de notre vie sans les astres</title>
    <link>http://blog.bebook.fr/yugcib/index.php/post/2010/07/28/Le-cours-de-notre-vie-sans-les-astres</link>
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    <pubDate>Wed, 28 Jul 2010 07:18:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>yugcib</dc:creator>
        <category>Chroniques Yugcibiennes</category>
            
    <description>    &lt;span lang=&quot;&quot;&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ne me demandez jamais de quel signe je suis... Ne me parlez jamais d'horoscope, d'ésotérisme ou de voyance ou de magie ou de sorcellerie ou de ces &quot;mystères&quot; que la science ne peut expliquer mais dont on fait état avec soit-disant d'irréfutables indices... &lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Je fais pour ainsi dire un rejet de ces &quot;choses là&quot;... &lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Comme si une conjonction de planètes, la position d'un astre par rapport à un autre corps céleste ou quelque évènement cosmique particulier, pouvait influencer notre comportement, avoir une action sur notre corps, notre santé, notre esprit, nos émotions, nos sentiments, nos rencontres!... Comme si le cours de notre vie, alors, pouvait être soumis et régi ainsi et cela sans que nous puissions jamais nous-même de par notre volonté et de par notre intelligence,&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;choisir, décider, agir, se sentir responsable... &lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Il y a déjà tout ce qui nous est imposé par l'environnement économique, social, familial, professionnel, et qui entre pour une bonne part, de gré ou de force dans nos vies... Alors si en plus de tout cela il faut qu'une conjonction de planètes, un &quot;thème astral&quot; ou un évènement cosmique à répétition ou occasionnel, se &quot;mettent de la partie&quot;... Notre vie dans une dimension où elle pourrait encore avoir un sens, n'a guère plus de sens que dans la dimension où elle n'en a plus du tout... &lt;/p&gt;
&lt;/span&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Une mort projetée et perdue dans un silence éternel</title>
    <link>http://blog.bebook.fr/yugcib/index.php/post/2010/07/05/Une-mort-projetee-et-perdue-dans-un-silence-eternel</link>
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    <pubDate>Mon, 05 Jul 2010 08:42:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>yugcib</dc:creator>
        <category>Chroniques Yugcibiennes</category>
            
    <description>    &lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je me rêvai mort, d'une mort projetée et perdue dans un silence devenu éternel... &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Le silence, de mon vivant, était long, mais non sans fin... &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Dans cette mort là que je rêvai, il y avait ce prolongement infini de tous les silences que j'avais combattus et qui me poursuivaient... &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Et il avait aussi -et c'était peut-être pire – le prolongement infini et d'une conscience aiguë, de ce silence de moi à ces regards qui m'avaient rencontré et cherché... &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;J'errai, mort, dans ce silence devenu éternel, ayant enfin acquis la connaissance, su le pourquoi et le comment... &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Mais j'étais à jamais dépossédé de cette vie que j'avais eue. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Je n'aimai pas cette mort dont je rêvai et qui était comme un verdict sans appel possible... &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Alors je m'éveillai... &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;J'entendis bruire l'océan sur le rivage... &lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Le mythe de l'écho</title>
    <link>http://blog.bebook.fr/yugcib/index.php/post/2010/07/05/Le-mythe-de-lecho</link>
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    <pubDate>Mon, 05 Jul 2010 08:39:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>yugcib</dc:creator>
        <category>Chroniques Yugcibiennes</category>
            
    <description>    &lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; L'écho, l'idée même de l'écho en tant que voix perçue comme une sorte de réponse à sa propre voix, est un mythe... Un mythe aussi ancien que l'histoire des hommes. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Il est celui, ce mythe, du voyageur qui traverse un désert entouré dans le lointain, de très hautes montagnes dont les lignes de crête et les formes dansent dans la brume lumineuse de l'horizon... &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Le voyageur épele et répète un interminable monologue et à chaque pas qu'il fait en avant, il «&amp;nbsp;musique&amp;nbsp;» son monologue tel un joueur de pipeau. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Et, des confins de l'horizon dansant et brumeux où se profilent les très hautes montagnes, ne parvient aucun écho. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Mais il y a le vent, le vent venu du soleil levant, le vent venu du soleil couchant. Et quand vient le vent, vient parfois l'écho, un écho... &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Mais l'oreille du voyageur n'entend que ce qu'elle veut entendre. Et le monologue s'envole, s'envole contre toutes ces volutes tourbillonnantes de sable qui, elles, sont grinçantes ou déchirantes de voix minérales... &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Quelle discordance entre ce que veut entendre l'oreille et ce que le vent porte ! &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Quelle discordance sans fin, que le voyageur s'épuise à voir comme une possible concordance... ou s'acharne à perpétuer ! &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Nécessité ou dérision, que cette discordance ? &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Nécessité, car le désert est nu et brutal, et que le monologue épelé et répété et «&amp;nbsp;musiqué&amp;nbsp;», devient lui-même discordant au voyageur lui-même, à tel point que le voyageur alors, à défaut de l'écho qui ne vient pas, entre dans la danse des courants tourbillonnants et en écoute les voix auxquelles il accepte de répondre... &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Dérision parce que, de la discordance entre ce que l'oreille veut entendre et ce que le vent porte, ne revient que ce même et épuisant monologue, sourd, aveugle et stérile... Qu'un jour peut-être – mais à quoi cela servira-t-il?- des hommes auront découvert et appelé «&amp;nbsp;oeuvre&amp;nbsp;»... &lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Comment meurt-on sur le Web ?</title>
    <link>http://blog.bebook.fr/yugcib/index.php/post/2010/06/23/Comment-meurt-on-sur-le-Web</link>
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    <pubDate>Wed, 23 Jun 2010 21:15:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>yugcib</dc:creator>
        <category>Chroniques Yugcibiennes</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;		EST&amp;nbsp;?
OU  N’EST  PLUS&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;     Comment
meurt-on sur le Web&amp;nbsp;?
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Tout
au long du  monde et donc sur le “plancher des vaches, circulent
dans les feuilles de chou régionales ou nationales, notices
nécrologiques et autres avis de disparition que des cartes de
visite à noir liseré confirment via Sidi el Factor.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Au
jour fixé pour la mise en terre ou en cendres d’un destin
foudroyé&amp;nbsp;; à la queue leu leu messieux dames
demoiselles et demoiseaux en funèbre défilé,
suivent le corbillard ou taillent le bout de gras sur le parvis de
l’église…&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;«&amp;nbsp;Ah&amp;nbsp;!
Il était ceci… Il était cela&amp;nbsp;!&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Il
n’est plus&amp;nbsp;: voilà la vérité&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Et
l’on le sait, qu’il n’est plus&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Ou
bien on l’apprendra.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Alors
c’est une affaire entendue… Et parfois, osons le dire, attendue&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Il
ne dira plus rien, on le lira peut-être s’il a écrit…&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Il
est parti… Parti, parti&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Mais
sur le Web&amp;nbsp;? Et le site, et le blog, et les forums où il
s’exprimait&amp;nbsp;? Et son e-mail&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Silence
radio&amp;nbsp;! Plus d’info du jour, plus rien…&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Un
pseudo par ci, par là… qui peu à peu disparaît
dans les fosses communes des forums de discussion... Une trappe
s’ouvre par pur hasard &amp;nbsp;: mots et épluchures de mots
émergent d'une vase remuée...
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Le
temps de tous ces mots n'est plus...
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Site,
blog, boîte e-mail, encore suspendus sur les fils de la Toile,
ne sont plus désormais que voiles déchirés  de
peaux mortes...
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt; L’on
ne dit pas, alors :  «&amp;nbsp;il était ceci…il était
cela&amp;nbsp;»… Puisqu’on ne sait s’il est encore ou n’est
plus... Et d'ailleurs si l'on ne le voit plus dans les forums, si
l'on ne lit plus de nouveau message sur son blog ou sur son site...
Se pose-t-on des questions?
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;La
chrysalide&amp;nbsp; ne vibre plus...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt; La
chrysalide  pulsait comme le cœur d’un orchestre de fête
d’été battant la même mesure&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;L’on
devrait peut-être sur le Web, ouvrir une nef pour y inscrire
les disparus en des alvéoles reliées aux registres
d’Etat Civil…&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Ainsi
l’on saurait… De ces chrysalides qui ne vibrent plus...
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;     Google.fr&amp;nbsp;:
recherche&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;la nef des disparus&amp;nbsp;»… Un
pseudo ou un nom...  Réponse&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Inconnu à
la nef&amp;nbsp;» ou «&amp;nbsp;Entré dans la nef le…&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;	Marrons
nous&amp;nbsp;! Aimons nous&amp;nbsp;! Emouvons nous&amp;nbsp;! Répondons
nous&amp;nbsp;! Emerveillons nous&amp;nbsp;! Filons nous des tuyaux&amp;nbsp;!...
Les uns les autres. Tant qu’il est temps encore&amp;nbsp;! Car dans la
nef, ça sera trop tard…
&lt;/p&gt;
&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.bebook.fr/yugcib/index.php/post/2010/06/23/Comment-meurt-on-sur-le-Web#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Tant et tant de livres !</title>
    <link>http://blog.bebook.fr/yugcib/index.php/post/2010/05/19/Tant-et-tant-de-livres</link>
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    <pubDate>Wed, 19 May 2010 08:50:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>yugcib</dc:creator>
        <category>Chroniques Yugcibiennes</category>
            
    <description>    &lt;p style=&quot;FONT-STYLE: normal; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; L'enfance est comme une bibliothèque avec peu de livres mais chaque livre tour à tour peut être ouvert, il y a l'émotion, l'émerveillement, et à lui seul ce livre là ou un autre semble aussi grand que la bibliothèque tout entière... &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;FONT-STYLE: normal; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Peu à peu l'enfance s'éloigne, la bibliothèque se charge de livres, de plus en plus de livres, et il vient un temps où il y a tellement de livres que beaucoup de ces livres ne peuvent plus être ouverts... Ou alors parfois il s'en ouvre un, puis un autre et un autre encore, qui semble aussi grand que la bibliothèque tout entière... &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;FONT-STYLE: normal; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;La bibliothèque est comme un bateau qui, au bout d'un certain nombre de traversées d'océans, remisera, cadavre de ferraille dans un port cimetière... Et il y aura tous ces livres demeurés fermés qui n'auront plus été ouverts... Et pourtant chacun de ces livres, un jour, fut... &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;FONT-STYLE: normal; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Le livre c'est cet “espace d'existence”, vécu, si petit soit-il et ne contenant qu'une image fugitive, ou d'une dimension plus ou moins grande et qui contient comme un film, une séquence en images et en mouvement, des personnages, des lieux, des évènements... et tout cela avec des voix, des mots, des bruits, et ce que l'on peut appeler “une atmosphère”... Il y a aussi le “ressenti”, de la même manière que “l'odeur” perçue à l'intérieur du livre.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;FONT-STYLE: normal; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Il y a donc tout au long de l'existence humaine, tous ces “livres” de plus en plus nombreux, comme sur les étagères d'une bibliothèque, ces “livres” serrés, de plus en plus serrés les uns contre les autres... Et cependant certains de ces “livres” qui ne sont pas toujours ceux dont la tranche est la plus “marquante au regard”, par la place qu'ils occupent sur l'étagère, sont souvent visités et revisités... Alors que tant et tant d'autres semblent “dormir”, recouverts d'une couche de poussière et dont le titre sur la tranche s'est quelque peu effacé... Mais ils existent, ces “livres”, ils sont bien là, sur l'étagère, à leur place et comme des témoins de ce qui fut, avec toutes leurs pages, toutes leurs images, et comme “tout le film qu'ils contiennent”... &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;FONT-STYLE: normal; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Et à l'heure de la “remise” dans le port cimetière de toutes les “bibliothèques”, il y aura tous ces “livres” dont la tranche ne sera pas revenue au regard... &lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Apéro géant, on est dix mille et après?</title>
    <link>http://blog.bebook.fr/yugcib/index.php/post/2010/05/14/Apero-geant-on-est-dix-mille-et-apres</link>
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    <pubDate>Fri, 14 May 2010 20:12:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>yugcib</dc:creator>
        <category>Chroniques Yugcibiennes</category>
            
    <description>    &lt;p style=&quot;FONT-STYLE: normal; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Si l'on peut se servir de Facebook pour provoquer un grand rassemblement de personnes en un lieu déterminé, en l'occurrence un “apéro géant”... Alors cela veut dire aussi que l'on peut se servir de Facebook dans un tout autre but de rencontre entre personnes, en l'occurrence une manifestation artistique ou littéraire tout à fait spontanée et informelle mais rassemblant comme pour l'apéro géant, quelques centaines voire milliers de personnes sur un simple appel diffusé en chaîne... &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;FONT-STYLE: normal; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Je reconnais le caractère “convivial” certes, d'un “apéro géant” réunissant des milliers de gens en un lieu fixé, mais cela ne me semble en aucune manière un évènement révolutionnaire car après la dispersion“tout redevient comme avant”... &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;FONT-STYLE: normal; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Ah, je la volerais bien, la clef de ces portes que je voudrais bien voir s'ouvrir enfin!... La clef de ces portes où après, ce n'est plus du vent... &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;FONT-STYLE: normal; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Soit dit en passant, je ne demande pas qu'après, ce soit “du feu” ou “de la lumière blanche”, une fois ces portes enfin ouvertes... Juste un “petit air” un peu plus respirable... &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;FONT-STYLE: normal; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Ah, c'est vrai... J'oubliais, j'oubliais... qu'il faut sur Facebook un “sacré carnet d'adresses et d'amis et d'amis d'amis”... Un téléphone portable de la dernière génération, un “messenger de cador de cité”, une célérité et une agilité digitale de première, être “bien branché et bien dans le vent soufflant fort”.... Et tant qu'on en sera là, bonjour le monde tel qu'il est, bien dans la pète, la clicque et les spots...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Ecrire, est-ce un acte physique et épuisant ?</title>
    <link>http://blog.bebook.fr/yugcib/index.php/post/2010/05/13/Ecrire-est-ce-un-acte-physique-et-epuisant</link>
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    <pubDate>Thu, 13 May 2010 08:39:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>yugcib</dc:creator>
        <category>Chroniques Yugcibiennes</category>
            
    <description>    &lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Lors d'une interview sur “Zone Littéraire”, voici la question qui fut posée à Jean Echenoz :&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;“&lt;em&gt;Vous sentez-vous crevé, vidé, après avoir terminé l'écriture d'un roman?”&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;FONT-STYLE: normal; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Voici la réponse de Jean Echenoz : &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;FONT-STYLE: normal; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;“&lt;em&gt;L'écriture est très physique, donc crevé mais pas vidé. La dernière version d'un ouvrage est la plus fatigante mais la plus intéressante, c'est également un temps où d'autres idées naissent, où d'autres projets se mettent en place. Une période où l'on se place dans l'après, où personnellement, j'essaie toujours de prendre le contrepied de ce que j'ai dit et écrit auparavant... L'occasion de casser une mécanique qui s'est mise en place pour ne pas se répéter. Donc jamais de vide ; plutôt soulagé, libéré et déjà dans une réalisation future!”&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;FONT-STYLE: normal; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Si l'écriture est vraiment “physique” - et elle l'est certainement- alors comme tout travail physique (puisque l'écriture est un travail), elle devrait effectivement “épuiser”... &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;FONT-STYLE: normal; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;S'il y a une “dernière version” d'un ouvrage ou même d'un texte, d'un seul texte... C'est qu'il y a bien là un travail de la pensée, de la composition du texte dans sa forme et dans sa présentation... Il n'est jamais aisé, en effet, de “casser cette mécanique” qui se met sans cesse en place pour faire “tourner notre moteur habituel”, un moteur qui va répéter ses halètements, ses grincements, et finalement ses mêmes mouvements... &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;FONT-STYLE: normal; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Et d'autre part, lors de cette “dernière version” du texte ou de la phrase, jaillit une idée nouvelle... Ou du texte d'origine, ou de la phrase initiale... surviennent d'autres mots, d'autres images, tout comme un fil posé sur une pièce de tissu, qui une fois tourné entre les doigts, se sépare en plusieurs fils plus fins... &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;FONT-STYLE: normal; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;En ce sens, ce sens d'une écriture “physique” impliquant la nécessité d'une “dernière version”, il n'y pas d'épuisement et encore moins ce “vide” survenant... &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;FONT-STYLE: normal; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Lorsque le texte semble “achevé” enfin, et que le fil donc, a été tourné et retourné entre les doigts, et que les mots, les images se sont dévidés en filaments issus du fil... Il vient une sorte de sérénité, une sorte “d'instant karma”... Et lorsqu'au delà du tableau “achevé” se sont déjà formés dans leurs grands traits les prochains tableaux, alors “l'instant karma” se prolonge comme s'il ne devait pas prendre fin... &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;FONT-STYLE: normal; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Ce qui serait réellement et cruellement épuisant – je dirais “insoutenable”- pour un écrivain, ce serait “d'être aujourd'hui, de main encore et pour combien de temps, complètement à sec”! De sentir venir les idées, de voir se former les images, s'entremêler ou se bousculer les mots... et ne pas pouvoir écrire! D'être devant un paysage, en face d'un visage, de se trouver en une situation de relation ou d'observation... sans cette pensée qui donne les mots à écrire mais avec seulement du ressenti à l'état brut... &lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Le vécu peut être plus beau que l'écrit</title>
    <link>http://blog.bebook.fr/yugcib/index.php/post/2010/05/09/Le-vecu-peut-etre-plus-beau-que-lecrit</link>
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    <pubDate>Sun, 09 May 2010 18:15:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>yugcib</dc:creator>
        <category>Chroniques Yugcibiennes</category>
            
    <description>    &lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Plus nombreux que nous sommes lors de certaines rencontres qui nous réunissent, une heure, un jour... À peine plus nombreux à dire vrai... Vivons nous entre nous dans une même communion de pensée et de rêves, et de projets peut-être ? &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;J'ai dit que le “vécu” parfois, était plus beau que l'écrit... C'est la raison pour laquelle dans les jours heureux d'une rencontre entre proches ou amis ou connaissances, je n'écris jamais rien, alors... &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Dans le temps de l'évènement heureux, du partage, de la relation... Les mots qui seront plus tard écrits, existent déjà avant qu'ils ne soient nés. Les mots que nous nous disons dans ce temps de l'évènement heureux, et que nous n'écrivons pas, sont nos plus beaux écrits. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Nos visages, nos regards, nos complicités, nos voix et nos mains lors de telles rencontres, se touchent. Nous sommes comme des enfants et la brutalité du monde avec ses égoïsmes, ses mystifications et ses obscurités, ne peuvent plus nous atteindre... Nous devenons “voyants et émerveillés” parce que nos pensées sont pures et vraies, et nos esprits préparés... Et les émotions les plus souveraines si elles peuvent et doivent être exprimées, ne nous aveuglent pas cependant, ne nous enferment pas dans une sorte de “bulle de roche”... &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Il y a ces “piqûres d'héroïne” qui valent vingt fois l'acte d'amour mais dont les effets secondaires sont si dévastateurs! &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Serait-on éprouvés à la mesure de ce que nous sommes capables de surmonter? Serait-on heureux à la mesure de notre capacité à ressentir le bonheur? Je le crois... &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Nous avons tous, auteurs, artistes, écrivains en particulier – et cependant êtres ordinaires par ailleurs et d'entre tous les humains- des “parcours de vie”assez chaotiques, des expériences souvent difficiles, des souvenirs brûlants ; de la gravité, de l'émotion, du drôle et du tragique en nous... Mais aussi des aspirations, des besoins fondamentaux, des obscurités, des motivations tout à fait personnelles, une part d'ingérable en nous-mêmes... Tout cela constituant et “existant” cet être que nous sommes, cet être “à nul autre pareil”... Et c'est avec tout cela aussi, que nous disparaissons un jour, dont il ne demeure qu'une chrysalide desséchée, transparente et légère suspendue sur l'un des innombrables fils d'une immense “toile de souvenirs”... &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Nous pouvons, ensemble, aussi différents que nous sommes les uns des autres, trouver ce “passage aussi rêvé et cherché qu'impossible”, que les glaces et les brumes nous cachent, ou que des feux le long des rivages nous suggèrent afin de nous naufrager... &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;“&lt;em&gt;La porte du bonheur est une porte étroite”&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;FONT-STYLE: normal&quot;&gt;nous chante Jean Ferrat...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;FONT-STYLE: normal; MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Il y a aussi tous ces feux qui courent tels des feux de brousse, les feux de la rumeur, de l'opinion, nourris de tout ce que l'on y jette dedans... Et dont les cicatrices noires sur un paysage brûlé ne s'effacent jamais. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Il y a encore des feux que l'on alimente et perpétue autour d'un même foyer, dans un même campement, entre les mêmes visages, les mêmes espérances, rêves et complicités... Ces feux là ne courent pas dans la brousse mais peuvent nous retrancher du monde alors que ce monde parfois, nous tendrait bien une “petite menotte au bout de son grand bras blessé”... Il ne faut donc pas faire de ces feux un refuge, ou une forteresse de lumière pour des “seuls élus” que nous serions tentés d'espérer être mais que nous ne sommes en vérité jamais... &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;MARGIN-BOTTOM: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Il y a déjà cette “transparence”... si belle, encore si embryonnaire, si fragile, si fugitive, dans le regard d'un être vivant... &lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.bebook.fr/yugcib/index.php/post/2010/05/09/Le-vecu-peut-etre-plus-beau-que-lecrit#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>L'enfant géant et son souffle d'amoureux</title>
    <link>http://blog.bebook.fr/yugcib/index.php/post/2010/05/06/Lenfant-geant-et-son-souffle-damoureux</link>
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    <pubDate>Thu, 06 May 2010 11:19:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>yugcib</dc:creator>
        <category>Chroniques Yugcibiennes</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;
... Il serre entre ses doigts la petite silhouette aux os qui
craquotent. Mais la silhouette ne se rompt point, son battement de
coeur d'oiseau emplit le géant... Et le géant rit et
pleure.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Il
n' y a plus cette fragilité de l'être dans la petite
silhouette... Rien qu'une grande force toute droite, souveraine,
inépuisable... Que l'enfant géant vient de soulever
entre ses doigts.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Lorsque
transparaît la fragilité de l'être dans sa voix,
dans son regard, dans son visage, dans ses gestes maladroits et dans
ses hésitations... Le “Kador”, cette espèce
d'humain qui court les rues, les publics, les marchés et
toutes les petites affaires selon les arrangements ou les plaisirs
qu'il cherche... Se pourlèche, ses flancs vibrent de la faim
qu'il sent en lui, de cet être dont il va se régaler  ou
qu'il va écarteler ou salir de ses baves...
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Mais
il ne “sévit” point que des “Kadors” en ce monde... Il
y a aussi ces enfants géants au souffle d'amoureux, conscients
ou non de ces étranges forces qui les habitent ; ces enfants
géants qui d'une autre manière “sévissent”
(mais ne sévissent qu'aux yeux des Kadors et des Hememènes)...
Ces enfants géants vibrant de toute leur âme d'une faim
différente de celle des Kadors, d'une faim qui ne “prédate”
pas, d'une faim qui se soulève comme une respiration
d'amoureux. Alors ce qui est ressenti, ce qui émeut à
la vue de cet être fragile devenu soudain si proche, fait
vibrer le grand corps du géant tout entier.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Et
il n'ose, l'enfant géant, approcher et encore moins toucher ce
qui l'émeut autant...
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Il
va donc la chérir, cette fragilité apparente de l'être,
la chérir d'un amour de géant, chercher à la
protéger de toutes ces lèvres brûlantes qui
rôdent en pleine lumière ou dans les plis mouvants de
l'ombre.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Nous
avons tous, parfois, de ces fragilités qui sont comme de
petites plaies ouvertes sur notre peau...
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Les
lèvres de l'enfant géant au grand souffle d'amoureux,
ne sont jamais putrides, suceuses ou buveuses... Elles se posent
doucement sur la plaie qu'elles cicatrisent.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Ainsi
est la faim de l'enfant géant au souffle d'amoureux : une faim
qu'il communique et partage de tout son être avec l'être
dont la fragilité l'émeut...
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;...
Les plus belles joies du monde sont celles qui nous viennent
mouillées comme des oisillons heureux d'être nés,
alors même qu'elles demeurent par nature, dures et tendues
comme des bouts de bois...
&lt;/p&gt;
&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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