Le Blog du Merdier

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tags et petites pensées

Fil des billets - Fil des commentaires

samedi, décembre 5 2009

Eau vive et étranges nuages

     Parfaitement compréhensibles et le mieux exprimés qu'ils puissent l'être, il manque souvent aux mots, aux écrits, ce qui les rend merveilleusement incompréhensibles afin qu'ils soient compris comme il se doit...

Incompréhensibles et bizarrement exprimés, les mots, les écrits, parfois, sont aussi clairs que l'eau d'un torrent de montagne...

Ainsi l'eau vive et pure chante-t-elle toutes ces voix d'une montagne impénétrable...

Ainsi le ciel aux étranges nuages ne pouvant être traduit en le temps qui survient, devient-il merveilleusement familier...

Livre d'or

     Un livre d'or n'est utile que s'il est consulté tout d'abord, et qu'ensuite par les messages qu'il contient et qui sont lus ; il incite à visiter le site, le blog ou le forum, à y devenir un voyageur et encore mieux un explorateur...

Je sais de ces lieux de rencontre, des lieux de vie artistique, culturelle ou même de loisirs ; des lieux de mémoire ou de recueillement... Où les “livre d'or” sont tout emplis de messages qui eussent pu retenir le regard d'un explorateur avisé. Mais il ne vient que des fourmis géantes fringuées comme des vacanciers et ressemblant à des artistes. Alors le livre d'or ne sert à rien.

Ce qu'il faut pour un site, un blog, un forum... C'est un cartel de fourmis exploratrices qui, après avoir vu et tourné les pages du livre d'or, exploreront le site...

mardi, décembre 1 2009

Le jardin enchanté

     Être aimé du plus grand nombre, c'est comme se promener dans un jardin enchanté à l'intérieur duquel on finit par ne plus être enchanté du tout... Et d'ailleurs, de ce jardin enchanté, l'on n'en connait peut-être pas les extérieurs aménagés...

Ce jardin enchanté, dans les allées où l'on peut (et l'on ne s'en prive pas) s'y déculotter et déposer son caca , et où l'on y croise des visages amis louant nos fleurs cultivées et même parfois nos cacas qui les amusent... Ce jardin enchanté, il faudrait être convié par un jardinier de la Ville, à s'en extraire...

Mais seulement voilà : aucun jardinier de la Ville ne vient... Et s'il vient, il est le plus souvent un imposteur ou une sorte de proxénète.

Et pourtant, et pourtant... Il faudrait le faire le Voyage!... Le Voyage imprévisible et dangereux aux périls possibles en pays inhospitaliers...

Aucun jardinier de la Ville ne venant, ou cet imposteur, ce proxénète venant et étant éconduit... Alors jamais le Voyage décidé...

Entreprendre le Voyage sans y être convié... C'est peut-être ainsi que l'on quitte le moins ses amis, et que l'on en rencontre d'autres...

samedi, novembre 21 2009

L'aléatoire

     Le caractère aléatoire des choses de la vie, de tout ce que l'on réalise, de tout ce que l'on exprime, de tout ce qui survient ou ne survient pas dans notre vie pour telle ou telle raison justifiée ou non... M'a toujours fasciné et interpellé... M'a toujours paru en définitive plus « juste » - et peut-être plus « moral »- si je puis dire... Il y a là une vraie réflexion, grave, profonde, sans réponse « toute faite » ou « proposée »... Dans l'aléatoire il me semble qu'il y a comme une « vérité naturelle » - ou « cosmique » même... Une « vérité » qui mettrait tout le monde, tout ce qui existe, sur un même « plan d'égalité » - ou d'uniformité – mais comme un prisme qui aurait un nombre infini de facettes, de facettes différentes les unes des autres en nuances de couleurs et de luminosités...

vendredi, octobre 30 2009

Le rapport de force

     Le vrai rapport de force, c'est le mur des peuples non pas en armes, mais debout par tout l'horizon, debout et immobile et les yeux plus jamais baissés, les bras croisés et attendant qu'au centre même du cercle infernal, baissent les bras de ceux qui tiennent les fusils, les caisses d'or, les dividendes d'actions, les promesses scélérates et ce pouvoir qu'ils ont sur le monde.

vendredi, septembre 18 2009

Le silence, une forme de vengeance ?

"Et si le silence, une certaine forme de silence sans ressentiment ni amertume, était en quelque sorte, une vengeance ? "

Si cela était, c'est ainsi que je me vengerais! Car la plus efficace (et la meilleure) forme de vengeance à mon sens, c'est la vengeance qui est, non pas “un plat qui se mange froid” ou bien “trois odorantes boulettes de viande au fond d'un vase à long col fin”, mais une assiette vide, blanche et sans aucune tache... Ou quelque petite oeuvre messagère et chargée de sens - un film, une musique, une poésie, un conte, une nouvelle, un écrit – ne mettant directement en cause ou ne nommant aucun personnage réel...

En somme une telle forme de vengeance accorde le “bénéfice du doute”, libère son auteur de tout ressentiment et de toute amertume, et exerce la violence d'une interrogation, soit par l'assiette blanche, vide et sans tache ; soit par le message...

L'assiette blanche, vide et sans tache, c'est peut-être encore plus “radical” que le message.

mardi, septembre 8 2009

Résonance

     Les mots ont une résonance : prononcés ou écrits mais surtout écrits. Et c'est bien cette résonance là, la résonance des mots, qui d'elle même, diffuse dans l'espace tout ce qu'elle contient...

Et dans l'espace qui n'est pas seulement géographique, cosmique ou universel, il y a aussi tout ce qui vient des êtres vivants, de chaque être vivant en particulier et qui, d'une manière ou d'une autre, fait trace...

jeudi, septembre 3 2009

Les lignes de force

Vingt et un centimètres...

La longueur d'onde de l'hydrogène...

L'équateur et le cercle polaire...

Et toi, ton visage, tes yeux...

Des lignes de force pour un chemin vers les étoiles...

mercredi, août 26 2009

Les trous noirs

 

     Tous les univers ont des trous noirs, et nous sommes chacune et chacun d'entre nous tous, un univers...

Et ce sont les trous noirs à l'intérieur de notre univers, qui aspirent une partie de cet univers qui est le nôtre, et qui trouent notre vie...

Les trous noirs des univers autour de nous, de chacun de ces univers étrangers, proches ou familiers, trouent aussi notre vie et aspirent une partie de notre univers... Mais ces trous noirs là ne sont pas les nôtres, et cependant nous leur avons donné le pouvoir d'activer les trous noirs à l'intérieur de notre univers.

Sans doute le ressentiment et l'amertume entre autres forces d'aspiration et de réduction, activent-ils encore davantage nos trous noirs.

La lumière ne disparaît jamais d'un univers : elle peut passer dans l'ombre, aller même dans le trou noir ; elle peut être produite à partir de l'ombre et se faire plus lumière encore que la lumière et nous aveugler... Mais nous pouvons la retrouver alors qu'elle nous semble perdue, inaccessible ou travestie...

Alors rétrécissent, se meurent – ou s'ouvrent comme des portes jusque là inconnues – les trous noirs...

dimanche, août 23 2009

Visages à peine entrevus...

     Fragrances aussi fugitives qu'agréables... Ces visages passent, soudainement fous et (ou) heureux de dire bonjour, de dire qui ils sont...

... Mais qui dans les jours qui caracolent puis s'éloignent, ne viennent ou ne reviennent plus...

... Et l'on ne sait pas, on ne sait plus... On croit, on pense, on “échafaude”, on médit, on se met en transe, on oublie...

     Un visage à peine entrevu, qui nous a montré sa petite lumière, qui nous a souri... Et que l'on aurait pu aimer... Est-il vraiment perdu ?

- page 2 de 8 -