Le Blog du Merdier

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mardi, mai 11 2010

L'astronef imaginaire

L'astronef imaginaire

      C'est un astronef imaginaire. Il vient de se poser là devant moi. Je ne l'attendais pas...

Une sorte de lessiveuse avec des trous carrés et un couvercle en béton surmonté d'un périscope de sous-marin...

Cet astronef imaginaire « branle » drôlement... Comme une lessiveuse jouant à la machine à laver en phase d'essorage... Je ne sais rien des éventuels « cosmonautes » qui pourraient venir d’un autre monde, à bord de cet « autobus de l’espace ».

Seraient-ils, ces « gens », porteurs de quelque message? Viendraient-ils d’un monde meilleur que la Terre ? Je n’en sais rien.

Le jour que j'ai devant moi est une boule de verre en deux moitiés séparées par une pellicule intérieure qui semble faite de poussière...

Ainsi est ce jour, d'une moitié de la boule, où j’ ai envie de vous dire d'une voix à peine plus audible que le cri d'un oiseau : «  continuez sans moi, j'en ai assez de vos indifférences, de vos mépris, de vos clameurs, de vos rumeurs, de vos humeurs et de vos agitations, je n'ai plus rien à vous dire ; je monte dans l’ astronef, je viens d’ apercevoir une sorte d’ échelle de corde jaillie d’un trou carré »... Et ce jour là je fonce droit vers l’ astronef de tout mon être tendu vers un « ailleurs » inconnu. Et peu m’importe la destination.

De là où je serais parvenu, très peu de personnes sur la Terre recevraient un message de moi...

Ainsi est ce jour, de l'autre moitié de la boule, où je regarde l’ astronef et me dis : « Non, je ne monte pas aujourd’hui dans l'astronef... Peut-être parce qu’un regard, un sourire, un visage ce jour-là, est tombé du ciel... Et non pas du « trou carré de la lessiveuse »...

Alternance entre ces jours où j’ai envie de partir dans la lessiveuse des étoiles... Et ces jours où visages et regards bouillonnant dans l'astronef de terre, me mettent des étoiles dans les yeux...

samedi, mai 1 2010

Tout dire, tout écrire...

     Il est une réalité qui me paraît absolument fondamentale (et qui ne doit pas être remise en cause) : la liberté d'expression, la liberté dans les propos et dans les écrits, dans ce que l'on publie en particulier sur le Net...

La liberté d'expression n'est pas un “domaine réservé” aux seuls autorisés ou aux seules personnes “pouvant se permettre de dire et d'écrire”, mais un domaine universel qui est autant celui des intellectuels, écrivains, poètes et penseurs, que celui de toutes les personnes ne pouvant s'exprimer qu'en fonction de leurs émotions, de leur ressenti, avec les seuls mots qu'elles connaissent, sans fioritures, sans belles phrases, parfois avec brutalité et vulgarité.

Le seul et véritable problème avec la liberté d'expression, c'est que ce qui est dit ou écrit peut faire du mal, répandre de la souffrance, de la haine, de la peur, du mensonge, du leurre, de la calomnie... Mais tout cela, le mal, la souffrance, la haine, le mensonge, le leurre, la calomnie, la séduction et la prédation (je pense aux maniaques sexuels, aux escrocs et à tous les malveillants qui s'expriment sur le Net)... Tout cela est comme la nature tout entière qui nous entoure, une nature sauvage, inclémente, hostile, emplie de dangers, de pièges, de cruauté, d'animaux et d'insectes prédateurs mais aussi de beauté, d'émouvante beauté... Et que serait le monde, ce monde, notre monde, sans nature ?

Par la poésie, par le roman, par la littérature, l'on peut transposer dans la fiction, par l'image, la manière de dire, tout ce qui d'ordinaire dans la relation entre les êtres, est brutalement et directement exprimé... Mais il demeure cependant entre les êtres que nous sommes dans nos vies ordinaires, cette relation à l'état brut, et donc cette liberté d'expression aussi réelle que l'existence indéniable d'une nature sauvage, inclémente, hostile... et parfois très belle...

... Il y a aussi ce que la loi interdit. La loi du monde reposant sur le socle des valeurs “éthiques et morales” d'une part, et d'autres valeurs telles que la propriété, l'argent, l'économie de marché d'autre part. Et la loi du pays dans lequel on vit, qui peut être un pays de dictature... La loi donc, restreint la liberté d'expression et expose les contrevenants à la loi, à des poursuites judiciaires et pénales...

... Je défendrai toujours la liberté d'expression, de l'écrit, de la parole, de l'image, et cela quelque forme que prenne cette liberté, de toute sensibilité, de toute culture ou “inculture” ; je défendrai toujours cette possibilité que l'on a de dire et d'écrire ce qui fait mal, tout le mal que l'on dit et écrit (et que cependant je combats avec acharnement et violence)...

Je n'accepte de reconnaître, de toutes les dispositions qui limitent la liberté d'expression... Que celles de ces dispositions prises afin d'assurer une protection contre toutes les perversions et abus des maniaques et prédateurs sexuels.

... D'ailleurs à ce sujet, voici ce que j'ai imaginé (cela pourrait même être le scénario d'un film sur le modèle de LA RAFLE) :

Une opération policère de grande envergure, bien organisée et bien préparée, visant à interpeller le matin très tôt, à leur domicile, et cela dans toutes les villes de France, les gens qui à plusieurs reprises ont consulté sur internet des sites de pédophilie ou se sont rendus sur des forums ou des blogs de jeunes adolescents pour “draguer” et proposer des rendez-vous à ces jeunes adolescents ou enfants...

Dans la perspective de cette opération policière d'envergure, une enquête approfondie avait permis de dresser une liste, dans chaque ville de France, de toutes les personnes qui ont consulté ces sites, ces blogs et ces forums, et sont intervenues par messages et photos ou images adressés à des enfants.

La date fut décidée, les rues où les gens demeuraient furent barrées, des quartiers entiers furent bouclés...

Les contrevenants furent réveillés en sursaut, leurs portes enfoncées, priés de s'habiller rapidement et de se munir d'une petite valise contenant leurs effets de toilette et linge de rechange. Rassemblés dans un premier temps en petits groupes dans la rue ou sur une place, ils furent conduits en voitures de police vers des stades ou des salles de sport désaffectés auparavant aménagés pour un “séjour” forcé dans des conditions d'hygiène assez “sommaires”...

Et l'on imagine tous ces vicieux qui menaient une existence bourgeoise et vivaient dans le confort, regroupés dans ces lieux, avec peu d'eau (froide) et ne disposant que d'un WC à la turque perpétuellement bouché, sans aucune nourriture autre qu'un sandwich par jour, un méchant sandwich au pâté de foie (certains gardiens avaient même fait les sandwichs avec du “pâté de toutou”)...

Le “traitement” infligé à ces personnes était “assez spartiate et assez brutal” : en règle générale les “raflés” étaient pour l'essentiel des hommes (les plus de 50 ans étaient les plus nombreux) et ils recevaient, pour un oui pour un non, de manière tout à fait arbitraire, des coups de matraque sur le bas ventre...

Les populations inévitablement, furent informées de cette opération, mais seulement le jour où elle eut lieu. Il y eut de nombreux curieux, de visiteurs, de voisins de palier ou d'immeubles, qui assistèrent aux arrestations, mais personne, absolument personne n'éleva la voix, ne manifesta la moindre opposition ou résistance à la vue de ces arrestations qui, il faut le dire, furent “assez musclées”... D'ailleurs, il n'y eut non plus aucune action de résistance par quelque association que ce soit, humanitaire ou autre...

L'on en “avait fait autant” avec les Juifs en 1942, l'on en “fait presque autant” de nos jours avec les clandestins que l'on enferme dans des centres de rétention (aux conditions d'hygiène désastreuses)... Alors vous pensez, des pédophiles, des violeurs de mômes, des pervers qui donnent des rendez vous à des petites filles et des petits garçons!

Et que devinrent ces gens à l'issue d'un séjour d'une semaine environ en ces lieux de “rétention”?

Ils furent “triés” selon des critères “psychologiques”, les uns conduits dans des hôpitaux afin d'y subir une opération de castration chimique et définitive... Et les autres, jugés non seulement irrécupérables mais dangereux, “euthanasiés” par injection létale...

... Quelques mois passèrent... Il était commun de dire, au comptoir du bistrot du coin, lorsque l'on évoquait cette “affaire” : “ C'était un détail de l'histoire”... Parce que l'on “avait le droit” désormais, de dire cela... sans risquer la moindre poursuite, le moindre jugement de réprobation...

“Avaient-ils une âme ces gens là, ces vieux (et moins vieux) cons?” disait-on aussi. “Non, ils n'avaient pas d'âme, juste un barreau de chaise huilé à la place du cerveau”...

Je maintiens “ juste un barreau de chaise huilé à la place du cerveau”... C'est ça, aussi, la liberté d'expression...

... Je ne pense pas que mon “histoire” soit “bien vue” par Gabriel Matzneff (un auteur, un écrivain que cependant il m'arrive de lire mais dont je ne partage pas les émotions qu'il éprouve en ce qui concerne les jeunes adolescents)... Je dis seulement à propos de Gabriel Matzneff... “qu'il a un peu autre chose qu'un simple barreau de chaise huilé à la place du cerveau”... Vous me direz “on peut en dire autant des autres”... Mais bon... De toute manière à certains moments de l'Histoire, en fonction des rejets, des oppressions, des modes, de la pensée unique du temps, selon l'idée qu'on se fait d'une morale ou d'une éthique... Il y a (et il y aura) toujours... des “boucs puants” à occire!

Alors... autant “choisir à bon escient” (et si possible selon les plus “cardinales” -ou plus sensibles- de toutes les vertus)... les “boucs à occire”!

Pour conclure... N'oublions pas que le monde sans la nature(y compris humaine) telle qu'elle est... Ne serait plus le monde... Et que... Puisque je prends la liberté d'écrire tout ce que j'écris, pourquoi les autres ne pourraient-ils en dire ou en écrire autant sinon plus et mieux encore?

dimanche, avril 18 2010

Le grand nuage volcanique

     Qu'il est confortable et heureux de ne point devoir galérer ces jours ci en avril 2010 en quelque aéroport, grande gare SNCF ou axe routier très fréquenté!

Etre dans son jardin, sous un beau ciel tout bleu, loin des turpitudes des axes routiers et des embarras et embouteillages et files d'attente, ne point se trouver dans des halls de gare et d'aéroport.. Alors que tant et tant de milliers de touristes, de vacanciers et de voyageurs en voyages organisés sont bloqués depuis trois jours, n'ayant d'autre possibilité que celle d'annuler ou de reporter leur voyage...

Du fond du coeur, je regrette pour les gens “pas très riches” qui ont rêvé de ce voyage et qui pour la première fois de leur vie, ont pu l'envisager... Mais pour les autres, ceux qui en sont à leur dix ou quinzième voyage organisé dans leur vie, qui sont des touristes aux revenus confortables et déambulent un peu partout dans les “paradis touristiques” tropicaux au beau milieu d'une population locale misérable... Je ne compatis point à leur peine! Tant pis pour eux, et s'ils “l'ont dan'l'baba”... ça me fait plutôt rire!

Ce “putain d'nuage volcanique”, va sûrement pourrir les affaires des grands touropérators et magnats de l'industrie touristique de masse, emmerder les grands proprios et actionnaires de toutes ces chaînes d'hôtels 4 étoiles/piscine/yoga/sauna -et j'en passe- que l'on voit en longs cordons de béton enserrer toutes les jolies baies du monde tropical au bord des océans...

J'en suis fort heureux, de ce “putain d'nuage”! (fort heureux en pensant à la “gueule du Système” mais moins heureux en pensant aux pauvres bougres dont les emplois dépendent de l'industrie touristique)... Puisse-t-il, ce nuage encore sévir quelques semaines voire quelques mois!... Afin que les avions cargo transportant par exemple des cervelles d'agneau congelées de Nouvelle Zélande, ou des fruits du Chili ou encore tant et tant de produits de consommation venus de tous les pays de la planète soient empêchés d'atterrir dans les aéroports Européens...

Vous m'direz “c'est que des détails”... Mais merde, y'a des gens qui sont depuis 3 jours à camper dans des halls d'aéroport avec toutou ou minou en panier (le pire c'est au moment de l'embarquement, l'avion qui part pas, le toutou ou le minou déjà en cale dans une cage spéciale – bonjour le caca et le pipi-) ... Et les bébés à couches, plus de couches de rechange... Plus de bouffe, plus rien, plus de clopes, même pas pouvoir sauter sa femme ou son petit ami... L'horreur, comme dans une guerre, un exode, une catastrophe naturelle...

Si encore y'avait des bateaux pour les gens en carafe dans les Antilles ou en Amérique! Mais non! Les bateaux y sont plus que de croisière, ou des cargos!

Et combien de temps ça va durer, ce nuage? C'est une éruption volcanique! C'est pas rien! Et le volcan trois jours après il crache autant sinon plus de cendres en gigantesques volutes à 8 km d'altitude, de plusieurs centaines de km de long, tout ça poussé par les vents au gré de la météo! Ces jours ci l'Europe, après l' Amérique du Nord, puis de l'autre côté du Pôle Nord, la Sibérie Centrale et l'Asie... ça va pas s'arrêter comme le gaz qu'on éteint!

Si les gens dans une sorte d'indifférence générale ou de tacite acceptation

résignée ne font pas la révolution... C'est la nature qui va la faire, la révolution! Et c'est ce qui me “console” si j'ose dire! Parce que... Sauf les pauvres bougres, les poètes, les femmes chic et les p'tits boud'chous de moins de 3 balais... Les trisomiques, les handicapés lourds, les très/très vieux et ceux qui vont mourir dans l'heure ou dans le jour... Excusez moi d'être “un peu méchant” mais putain c'est pas volé... Quand la nature fait sa révolution!

... Des chambres d'hôtel qui devaient être occupées par des touristes Chinois, Japonais et autres, à Paris ville touristique par excellence où du 1er janvier au 31 décembre cela “n'arrête pas”... Vont donc se trouver libres et seront inévitablement reproposées à d'autres touristes (qui ne viennent pas, eux, par avion)... Au même prix vu la demande, et c'est “tout bénef” (double bénef) pour les groupes ACCOR and Cie!

Ibis, Mercure... Tous ces hôtels 3 ou 4 étoiles à 90/130 euros la nuit (p'tit dèj non compris, ni les boissons, la petite bouteille de champagne dans le frigo de la chambre à la disposition des clients)...

Et l'hôtesse d'accueil avec son visage de revue de mode, en tailleur strict et petite bouche en anus de pigeon peinturlurée de jus de cerise qui te balance du “monsieur par ci, monsieur par là” long comme le bras et condescendant à crever...

Et qui c'est qui est à la tête de toutes ces chaînes d'hôtels? Des grands groupes bancaires et de finance mondiale!

Ah, putain, ce nuage volcanique il a pas fini de foutre la merde dans je ne sais pas combien de structures économico-tourico- loi-du-marché! De la cervelle d'agneau congelée de Nouvelle Zélande au ramboutan de Guyane ou d'Indonésie, du bois de Tek de Sumatra et de Java pour faire de beaux p'tits meubles à la poudre de corne de rhinocéros du Zimbawé... Y'en a du couac et du caca dans la folie du Marché, en perspective, avec tous ces avions qui peuvent plus s'envoler ni se poser! Vous m'direz “y'a encore les super tankers avec les centaines de containers empilés les uns sur les autres qu'on se demande où est le bateau”... Ces géants des mers qui se bousculent et s'embouteillent dans les détroits... Ah, y'aura bien un volcan sous marin géant qui va un de ces jours péter comme le trou du cul d'un dinosoraure marin aussi gros qu'une dorsale du milieu du Pacifique!

Imaginez un peu une merde de lave et de feu et de gaz sortant d'un tel trou de bale et faisant bouillonner l'océan sur cent mille kilomètres carrés, et le tsunami qui va avec !

C'est ça, le “concept révolutionnaire” de la nature!

... J'imagine, j'imagine... Le touriste Lambda, la cinquantaine, bedonnant, petite sacoche en cuir de vache en bandoulière, appareil photo camescope, bermuda à fleurs, chapeau de paille dépaillé sur les bords pour "faire bien", carte "visa premier"... Tenant en laisse un petit toutou exotique... Et sa femme (sa seconde ou sa troisième femme ou encore sa jeune amie très jolie/très "in")... l'accompagnant... Devant se sustenter après trois heures d'attente d'une misérable petite bouteille d'eau minérale et d'un sandwich club à la mayonnaise un peu "passée", devant dormir sur un lit de camp... et le petit toutou exotique qui fait son "caca nerveux" !

... Merde, y'a pas un auteur chanteur compositeur un peu "Yugcibien sur les bords"... qui pourra nous faire une chanson à texte sur ce thème là? Ou un as du Rapp pour nous mitrailler un putain de laïus hyper décapant sur ce même thème ?

samedi, avril 17 2010

Le 21ème siècle

     Le système capitaliste a pour base la propriété privée, l'argent, la loi du plus fort et du plus malin... Tout le monde y veut être ministre, dictateur, président de la république, député, footballeur ou vedette car ce sont là de très bonnes places non seulement fort bien payées mais ouvrant droit à des retraites chapeau assez conséquentes...

Le système collectiviste, communiste et soit-disant égalitaire a pour base le privilège qui remplace la proprité privée, et l'on y trouve tout en haut de la machine juchés sur des tourelles de très gros camarades qui ne sont propriétaires de rien mais jouissent de toutes sortes de privilèges.Et la machine de toute sa puissance broie les êtres qui ne sont plus des hommes et des femmes mais des individus...

Les deux systèmes sont à abattre et à proscrire à jamais...

Cependant, pour qu'une révolution contre l'un ou l'autre de ces deux systèmes ait quelque chance de durer et de ne pas dévier... Il faut être passé par le pire de ce qui déjà fut dans le monde en matière de violence, d'injustice, d'absurdité et d'horreur : le point de non retour, le paroxysme absolu de cette violence, de cette injustice, de cette absurdité et de cette horreur... Et je crois que depuis peu, depuis ces deux ou trois dernières années dans le monde, nous nous y acheminons à grands pas, au pire, au pire de ce qui fut jusqu'àlors...

Le 21ème siècle sera un siècle de fer, de feu et de sang, et de surcroît la nature ne nous épargnera guère...

La plus grande et la plus durable et aussi la moins déviante de toutes les révolutions à faire dans le monde, c'est forcément celle qui nous coûtera – et de loin par rapport aux précédentes révolutions- le plus cher...

Le grand dossier explosif des retraites

     Déjà, 1ère observation :

Les employés, ouvriers, salariés (qui font depuis 30 ou 40 ans plus ou moins le même travail avec les mêmes contraintes - cadences, rendement, objectifs, trajet voiture ou bus ou métro ou train, pression de la hiérarchie avec des petits cheffaillons de merde, salaires de misère, heures sup imposées etc -) ... Pour tous ces gens là il est hors de question de les faire bosser jusqu'à 65, 67 ou même 70 ans... (qui voudrait rester au bagne ou en prison 2, 3, 5 ou 10 ans de plus?)

D'ailleurs y'a personne, absolument personne parmi tous ces gens, qui souhaite volontairement et "par plaisir" continuer à "galérer" plus longtemps (surtout dans les conditions actuelles du monde du travail qui sont de plus en plus insupportables)... Et lorsque ces personnes à l'âge de 55 ou 57 ans se retouvent sans emploi (licenciement) elles veulent toutes une indemnité pour arriver à 60 ans, plutôt que de se voir reproposer une autre "galère" (encore pire que la précédente)... Alors excusez moi, mais "l'emploi -ou le réemploi - des seniors" c'est de "l'idéologie économique et sociale de merde"! (pour les gens qui "galèrent")...

2ème observation :

Imaginez de "vieilles" hôtesses de l'air, de halls d'accueil de grandes sociétés ou d'agences de voyage ou d'hôtels ou de salles de conférence

ou de sociétés commerciales ; de "vieilles" institutrices, de "vieilles" infirmières et généralement de "vieux personnaux" dans des boulots de com' ou de santé ou de maisons de retraites, tous âgés de plus de 60/65 ans, à moitié décatis, fatigués, tous les quinze jours en congé de maladie, moins bons et moins efficaces parceque moins réactifs...

3ème observation :

Les gens qui font un boulot ou ont une activité "qui les intérèsse et les passionne" et où ils se réalisent, s'épanouissent, ont des tas de contacts, des tas de relations, d'amis, de collaborateurs autour d'un "projet" qui leur tient à coeur... Même s'ils vivent dans un monde "difficile", ceux là ils ont pas envie d'arrêter ni à 55 ans ni à 60 ni jamais d'ailleurs... Je pense aux artistes, aux écrivains et auteurs, aux créateurs de projets et d'entreprises, aux innovateurs, aux chercheurs, aux scientifiques, aux historiens et géographes, aux explorateurs, et d'une manière générale à tous les gens qui d'une manière ou d'une autre selon leur talent, leur volonté et leur dynamisme et leurs compétences professionnelles, contribuent au bien être de l'humanité et à un niveau de relations autre que celui que l'on subit au quotidien dans un monde en déliquescence...

Alors moi je dis : peut-être pas d'âge "imposé" pour la retraite mais que la retraite demeure toujours perceptible à 60 ans pour les gens qui souhaitent "arrêter de galérer"...

Et que ceux qui souhaitent continuer (cas de figure 3ème observation) puissent aller jusqu'au bout de leurs possibilités physiques et intellectuelles sans limite d'âge : pour ceux là, une retraite de "fin de vie" quand ils deviennent trop handicapés et vraiment trop vieux au point de ne plus pouvoir rien faire...

Dernier point, le financement :

Tout ce qui existe déjà (et qu'on ne change pas - surtout en moins-)

ET EN PLUS de tout ce qui existe déjà (et ça c'est important) : Une partie des bénéfices et plus-values bancaires, une partie (conséquente) des plues values boursières et des dividendes d'actions, une partie des intérêts de placements financiers et immobiliers, et une "main mise" drastique et autoritaire voire spoliatrice du pognon des paradis fiscaux, de la mafia et de la fortune scandaleuse de tous les grands prédateurs et privilégiés de l'économie mondiale...

... J'invente (je rêve, je rêve)... Le "Ministère de la Littérature, de la Poésie, de la Pensée Ecrite et diffusée"... Et je demande que ce "Ministère" soit mon employeur et me rétribue sur la base d'un contrat de travail :

Produire un minimum de 1000 textes, articles, thèmes de réflexion, histoires courtes, anecdotes, dans l'année, d'environ 30 lignes en moyenne chacun, et en toute liberté (j'écris ce que je veux et comme je veux). Et diffuser tout ce que j'écris dans le plus grand nombre possible de forums et sites de discussion... Tout cela pour un salaire de 25000 euros annuel, à charge pour moi d'organiser mes journées (ou heures) de travail... Avec bien entendu, les impositions qui correspondent à ce revenu, taxes, CSG, foncier, habitation et tout le tintouin (sans "niche fiscale")... Et cotisation en tant que salarié pour la retraite du régime général par répartition...

Dans ces conditions là, je ne me considèrerais plus du tout comme le retraité actuel que je suis mais comme un actif jusqu'à la fin de mes jours (jusqu'à cent ans et plus si possible)...

Et comme je serais un actif avec un boulot, un salaire, eh bien la pension que je perçois (suite à mon ancienne activité de postier jusqu'à l'âge de 57 ans)... je la reverserais intégralement à la ville où je demeure pour assistance, aide financière et soutiens divers aux plus démunis et "laissés pour compte" de mes concitoyens les plus pauvres et les plus humbles (ceux qui lèvent jamais le petit doigt pour demander quelque chose, qui récriminent pas pour un oui pour un non, qui se mettent pas en valeur et restent dans l'ombre, la solitude et le dénuement discret)... Soit dit en passant, les "autres" c'est à dire les "ceu's" qui gueulent tout le temps, qu'on voit pérorer et déblatérer dans les bistrots en roulant leurs mécaniques, les "ceu's" qui "refont le monde" et qui par devant te lèchent le croupion et par derrière te piétinent... Ceux là, je les emmerde, je les emmerde autant que les "gros lards pleins de pèze", autant que tous ces intellos et argumenteux à la noix qui ont tout vu et savent tout et sont "orgueilleux comme des poux"... Et qu'on voit sans cesse sur des blogs et des forums genre "littérature people, littérature de gare ou de troquet de quartier...

NOTE : dans ce "contrat de travail" il serait aussi spécifié que je pourrais me produire dans des lieux publics (écoles, cafés, place du village, petites salles de cinéma, mariages, banquets, repas d'associations, marchés, animations citadines diverses)... (et même dans des enterrements pourquoi pas)... Pour lire mes textes à voix haute (mais sans micro, sans équipements high tech, sans lampions électroniques de toutes les couleurs, sans meute de journalistes, sans rétribution supplémentaire, et pour le logement pas d'hôtel mais chez l'habitant et dans des conditions très simples et très modestes)...

... Une dernière précision : quand je serai trop vieux et trop décati, voix chevrotante et hésitante, pipi tous les quarts d'heure, danse de St Guy... On me remplace dans les lieux publics par une fille ou une femme chic qui lit mes textes...

... "Que l'heure de la retraite sonne"... [Jean Ferrat]

Tout cela dit... Je n'aime pas le mot "retraite" (et encore moins "retraité")... D'ailleurs dans les "profils" (Facebook, forums and Cie) je dis " sans activité" (ou à la rigueur - quoique ça me gêne un peu parceque j'aime pas "rouler les mécaniques"- je dis "homme d'écriture sur le Net" ... (Ecrivain avec un grand E, putain, ça "en jette"!)

lundi, avril 12 2010

Le parcours du combattant

     Un “parcours du combattant” jalonné de “bintzeries” quotidiennes et de tracasseries souvent anodines et répétitives mais aliénantes...

Un “parcours du combattant” vécu comme une fatalité ou une réalité laminante et sans avenir...

Un “parcours du combattant” de jour en jour plus complexifié par des préoccupations d'ordre professionnel au sein de l'entreprise ou de la “boîte” dans la quelle on “bosse”comme des dératés, par des drames ou des conflits familiaux, par toutes les innovations de la technologie, des modes et des produits de consommation, par tout ce qui nous assaille, nous envahit, pourrit nos vies et efface nos rêves...

Et dans ce “marathon” circulaire, comme la souris au fond du seau, nous survivons...

Est-ce vraiment une fatalité, que tout cela ? Que de ne vivre qu'ainsi ?

L'on nous martèle ces mêmes mots : mondialisation, parts de marché, performance, compétition ; dans un discours “socio-politico-économique” façon Huhèmepé ou Socialobontin...

Ils ont oublié ces cons là, du haut de leur tribune d'honneur (et parfois de déshonneur), tous ces cons là qui nous serinent les mêmes mélodies et nous formatent aux mêmes canevas... Qu'il en est de ces dératés qui se “déconnent” et prennent des couleurs sans pour autant porter à bout de bras des étendards ni hurler des mots d'ordre...

Mais le pire ce ne sont peut-être pas “ces cons là”, ces cons de la “haute”, mais tant et tant d'autres cons qui eux, ne se “déconnent” jamais et n'ont de cesse de graisser toujours plus le mât de cocagne avec des jambons et les lampions suspendus au cerceau tout en haut...

Tant que tu mettras cent balles dans le dada... pour que ça te trémousse deux minutes les miches, le manège continuera de tourner, le pompon de se balancer, la bourse de faire du yoyo et les gros crétins de se vautrer sur l'or pendant que toi, à chaque descente du manège et après avoir mille fois perdu le pompon, tu feras les poubelles et les pommes pourries des fins de marché...

samedi, avril 10 2010

La Jet Set

     La “Jet Set” des plateaux Télé, des universitaires, du monde journalistique et littéraire, du Show-biz, des magazines et de la presse People... Je ressens à l'égard de ce “monde là”, ce que “ce monde là” ressent à mon égard...

Il y a un véritable et profond abîme entre le monde de la “Jet Set” et le monde de l'être que je suis...

Un abîme infranchissable, sans passage et sans “pont” aucun...

... Ah, j'oubliais l'essentiel : il y a aussi le monde immense, une sorte de “marée planétaire”, des aspirants à la “Jet Set” (et qui sont légions), et de tous ces gens, riches ou même très pauvres et d'une vie très ordinaire qui parfois pour quelques uns d'entre eux, une ou deux fois dans leur vie se voient concéder un “petit plateau Télé” ou une apparition sur une scène publique... Et tous ces petits cadors du coin que l'on applaudit dans les fêtes de village et les manifestations socio-culturelles et les spectacles réunissant quelques dizaines de spectateurs...

jeudi, avril 1 2010

Mon livre en vide grenier

     Environ 25 à 30 personnes dans le département des Landes, ont acheté en 2003, mon livre “Au pays des guignols gris”...

Je serais curieux “d'écluser” tous les vide grenier des villages Landais pour voir si d'aventure, mon livre ne “trônerait” point avec tant d'autres “vieux livres” en quelque carton au soleil au bas d'un étalage hétéroclite de “choses à vendre”...

De ces 25 ou 30 personnes il en est peut-être qui après avoir lu (ou “survolé”) ce livre, ont décidé de le “fourguer” en vide grenier...

Après tout, j'ai bien trouvé en vide grenier à Dax, un exemplaire (à 8 euros) des “Nourritures terrestres” d'André Gide (avec des pages jaunies et sentant la souris)... et un livre de mémoires de François Mauriac (aux pages tout aussi jaunies)...

J'imagine ces maisons d'une vieille tante ou d'un parent, d'un père ou d'une mère partis en maison de retraite, l'une de ces maisons que l'on vend (avec tout le fourbi dedans)... Et que bien sûr on vide ou fait vider... Quel jeune de 30 ans aujourd'hui, accro d'Internet et de téléphonie mobile, va récupérer “pieusement” un livre de Gide ou de Mauriac... et encore moins “Au pays des guignols gris” d'un Guy Sembic totalement inconnu et de surcroît “chiant au possible”?

Ah, j'en ris, de mon livre en vide grenier! Qu'à cela ne tienne : il y a au moins 5 exemplaires en bibliothèque ou médiathèque municipale, à Pontonx, Dax, Mont de Marsan... Et encore un carton plein, dans un recoin de débarras, contenant 20 exemplaires (le carton sauvé du pilon)... Un carton que je n'ai même pas ouvert lorsque je l'ai reçu, des Editions Bénévent, en fin de contrat...

“Bon vent”, Bénévent!... Et que le benêt que je suis te pèle!

Le corps obscur des rebelles

Je n'écris pas pour le genre humain : je cherche le grand corps obscur des Rebelles” [Jean Sullivan]

... Le genre humain “mérite-t-il” que l'on écrive pour lui? J'ose poser cette question et la gravité même d'une telle question m'interpelle... et m'inquiète.

Si l'écriture vient comme une forme de prière adressée au genre humain, alors c'est faire du genre humain “l'affaire de sa vie” autrement dit le fondement de sa foi... Mais alors, quelle aventure périlleuse, émouvante, douloureuse si souvent, et décevante, que cette “affaire de sa vie” qui est le genre humain ?

L'écriture vient plus généralement pour divertir-ou pervertir- et là, elle s'adresse bien au genre humain, et c'est d'ailleurs ce qu'ont compris les écrivains qui “réussissent”...

Le corps des Rebelles est-presque- toujours “obscur”... Parce qu'il est exclu du spectre de la lumière, un spectre de clarté qui ne “balaye” le plus souvent qu'une zone déterminée et mouvante.

Le corps des Rebelles est “obscur” parce que la matière et surtout l'esprit dont il est composé, fait comme une foudre noire quand on le regarde... Et la foudre noire est une incongruité, une absurdité...

Mais, à le chercher, ce grand corps des Rebelles, il y a peut-être dans sa foudre noire une clarté inconnue à trouver... Ou une clarté à retrouver.

lundi, mars 29 2010

Pâquépapikpac

Pâquépapikpac

Pâquépapikpac

Toute la frangue en messe et en cloches

Pâquépapikpac

Ils vont jamais à la messe et ce dimanche là ils y vont

Pâquépapikpac

Cela est juste et bon

L'élévation

Le sermon

Pâquépapikpac

Toute la frangue en messe et en cloches

Filles et femmes en voilettes et grand chic

Pâquépapikpac

Cela est juste et bon

Même con

Même sans purée

Pâquépapikpac

Le kiki qui fait tic tac dans le futal

En tressaute déjà tôt matines du radada d'après midi

Quand les cloches feront la sieste

Pâquépapikpac

Le penseau bedonne de pensées pieuses

Juste le temps de l'élévation

Cela est juste et bon

Même pauvre comme Job sur son tas de fumier

Pâquépapikpac

Toute la frangue en messe et en cloches

Le papa Raffarin n'avait pas sucré le lundi

De paquépapikpac

Et le mardi qui vient

On retroue le cul à la racaille

Et on remet cent balles dans le dada

Pâquépapikpac

Mardi c'est reparti

Pour une crade messe dans la frangue en détresse

Et rebelote

Pâquépapikpac

Gare au dix de der

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