Les Manuscrits Ne Brûlent Pas.

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samedi, décembre 20 2008

Le Conseil Général de Seine-St-Denis Fait de la Ségrégation

Figurez-vous que, pour cette année scolaire (2008/2009), le Conseil général de Seine St-Denis avait décidé d'offrir un ordinateur à chaque collégien entrant en 6ème, ceci contre une cotisation parentale calculée en fonction des ressources. Date-limite d'envoi du coupon : fin novembre 2008.

Ma fille cadette, Cécile, n'ayant pas reçu son affectation scolaire avant la dernière quinzaine de novembre (et elle n'était pas la seule collégienne dans ce cas de figure en Seine-St-Denis, croyez-moi), j'ai attendu la dernière minute pour envoyer le coupon - et le chèque.

Hier, réponse du Conseil général : "Votre fille n'étant pas inscrite dans un collège de notre département à la rentrée, elle n'a pas droit à l'ordinateur cité, etc ..."

Or, Cécile n'était pas inscrite en raison du fonctionnement plus que bordélique de l'Inspection académique de la Seine-St-Denis. Il n'y avait faute ni de la part de la famille, ni de la part des autres administrations ayant traité le dossier - sauf la MDPH, bien sûr.

Du coup, comme hier au soir, nous avions rendez-vous avec son professeur, j'ai emmené la lettre avec moi. Et nous avons appris qu'une autre élève s'était vu refuser l'ordinateur, non pas cette fois-ci pour défaut d'inscription mais parce qu'elle était en UPI.

L'UPI, c'est une classe où se retrouvent les élèves ayant des troubles du comportement, des problèmes psychologiques ou encore souffrant de maladies comme la trisomie 21, par exemple.

A croire que le Conseil général de Seine-S-Denis, notoirement P.S., estime que les enfants de ce genre :

a) ne savent pas ce qu'est un ordinateur ;

b) n'en ont jamais vu un seul ;

c) ne s'y intéressent pas

d) et, dans l'hypothèse du contraire, ne sauraient évidemment pas s'y retrouver avec toutes ces touches, sur le clavier ... Ils vont baver dessus, c'est tout.

Si ce n'est pas la plus sournoise des ségrégations, c'est quoi ? ... Une façon pour le Conseil régional, déficitaire, de faire des économies sur le dos d'enfants ayant déjà suffisamment souffert de l'injustice qui préside à ce drôle de phénomène appelé la vie ?

Mais l'affaire n'en restera pas là, vous pouvez y compter. Et vous-même qui me lisez, faites tourner, faites tourner l'info : il faut que ça se sache, non ?

jeudi, novembre 15 2007

Contre les grèves.

Dimanche 18 novembre, à Paris, est organisée une manifestation pour protester contre les grèves abusives et politiques.

Si cela vous intéresse, renseignez-vous ici et venez nombreux !

Après tout, les usagers n'auraient-ils pas, eux aussi, le droit de défiler ? ... ;o)

mercredi, octobre 3 2007

Nouvelle et Grave Attaque Contre la Laïcité à l'Ecole Publique.

C'est sur Libé, journal connu pour ses positions de gauche et où j'ai eu le plaisir de constater, parmi les réactions à l'article, que celles de nombre de lecteurs étaient très mitigées ...

Et voici la Loi. Loi dont - et c'est tout à son honneur - se réclame le maire socialiste de Tremblay (93). (On ne l'a pas encore traité de "fasciste" mais ça ne saurait tarder, vous allez voir ...)

N'ayons pas peur de lutter : faisons reculer l'obscurantisme religieux et portons plainte dès que nous le pouvons ! Faisons respecter la Loi française !

mardi, octobre 2 2007

Les Belles Histoires de l'Oncle Woland : Le Mammouth & les Pasconforme. (I)

Il était une fois une gentille petite fille qui, parce qu’elle avait eu l’idée de naître au mois de novembre, se retrouva en classe de CP alors qu’elle n’avait pas tout à fait six ans. Cela se passait en France, au début du troisième millénaire, dans une ville de la région parisienne dont, par une discrétion méritoire, nous ne citerons pas le nom ... (1)

La Petite Fille – qui s’appelait Noëlle, soit-dit pour simplifier notre récit - était toute contente d’entrer en CP. Mais bien sûr, comme ce fut le cas pour vous comme pour moi, elle avait aussi un peu peur de passer à ce que de distingués et auto-proclamés Penseurs, ceux-là mêmes qui prônent un langage non bêtifiant et non traumatisant envers les enfants, sont les premiers à nommer « la Grande Ecole. »

Ses Parents, M. et Mme Pasconforme, firent tout pour rassurer Noëlle car ils aimaient beaucoup leur petite fille. De façon générale d’ailleurs, M. et Mme Pasconforme adoraient leurs enfants : l’aînée, Catherine, que Mme Pasconforme (qui était née Jehaislanorme, toujours soit-dit en passant) avait eue d’un premier mariage et que le Système scolaire avait lui-même jadis exclue de son sein lorsque son excentricité congénitale avait dépassé les bornes ; Noëlle bien sûr et enfin le petit dernier, Nicolas, qui trouvait notre monde si laid et si angoissant qu’il se refusait à lui adresser la parole.

M. et Mme Pasconforme aimaient aussi beaucoup les livres, les chats, la liberté d’expression, le chocolat, la musique psychédélique, la fantaisie, l’optimisme … et bien d’autres choses encore. (2) Ils avaient par contre une horreur viscérale de la connerie humaine, des épinards, de l’hypocrisie, de l’esprit moutonnier, des fonctionnaires bornés, des fanatiques religieux … et de tout un tas d'autres horreurs. (3)

Comme ils avaient pas mal bourlingué l’un et l’autre, ils savaient bien, l’un comme l’autre, que leur petite Noëlle, en entrant en CP, se verrait confrontée au Système. Mais eux-mêmes l’avaient été dans leur jeunesse et cela ne les avait pas empêchés de devenir des Pasconforme tout ce qu’il y avait d’honorables et d’anti-conformistes, dans la droite ligne de leurs aïeux respectifs. Ils avaient même fini par considérer le Système comme une épreuve indispensable pour forger le Caractère. (Surtout celui des Pasconforme et de tous les clans qui leur étaient apparentés parce que, en ce qui concernait la majeure partie des autres clans, celui des Panurgiens par exemple, le Système avait plutôt tendance à briser leurs défenses.)

Malheureusement, un mois à peine après l’entrée de Noëlle en CP, sa maîtresse, Mme Dolente, tomba malade. La pauvre ne le fit pas exprès mais ce fut si grave que, d’octobre 2002 à avril 2003, elle ne put faire classe. Le Système se mit alors en branle et décocha sur la classe abandonnée toute une volée de remplaçants qui, pour une raison à ce jour encore inexpliquée, changeait régulièrement tous les mois. A peine l’enseignant et ses élèves s’étaient-ils habitués les uns aux autres que paf ! le Système, dans Sa Grande et Mystérieuse Sagesse, les séparait à tout jamais.

Fort heureusement, la Providence veillait et Mme Dolente effectua son grand retour. C’était un peu tard mais bon, après tout, elle avait été si malade … (Ou alors, c'était sa fille qui l'avait été ... A vrai dire, maintenant que j'y repense, foi d'Oncle Woland, je ne sais plus très bien le fin mot de l'histoire : il faut dire que le Système était resté très vague sur la question, en tous cas envers les Pasconforme et les autres parents.)

Ce que je puis vous garantir par contre, c'est que Mme Dolente était rentrée en classe mi-avril, juste à temps pour participer à la révolte qui grondait parmi ses collègues, une fois de plus fort mécontents du peu de respect que leur témoignait le Gouvernement. D'ailleurs, début mai, le Système mettait en place une grève du personnel enseignant à laquelle Mme Dolente se joignit avec une ferveur qu'il convient de saluer chez une femme qui avait été si souffrante et pendant si longtemps. La grève eut la bonne grâce de s'étaler sur un mois complet et c’est ainsi que, tout doucettement, de jour de reconduction en jour de reconduction, tout le monde arriva en juin.

Ainsi cahotée, la petite Noëlle, elle, arrivait à la fin de son CP sans savoir ni écrire, ni lire.

Avec une arrogance intolérable, M. et Mme Pasconforme eurent alors l’audace de réclamer le redoublement de leur fille en CP. Devant pareille prétention, le Système, qui se remettait péniblement d’une grève inutile en rêvassant déjà aux deux longs mois des très proches Grandes Vacances, ne se sentit plus d'indignation. Puis, se reprenant, il daigna expliquer aux parents Pasconforme, par les voix conjuguées de la Directrice de l’école et de Mme Dolente, que « Ah ! Ah ! Ce n’était pas possible. On ne redoublait plus : cela ne servait à rien d’autre qu’à traumatiser l’enfant. Et puis, la loi l'interdisait. »(4)

Même que le Système demanda à la Psychologue scolaire (5) d'appuyer le discours de ses collègues, ce qu'elle fit sans problème, dans l'intérêt évident de l'enfant.

Et ce fut ainsi que la petite Noëlle Pasconforme, qui ne savait ni lire, ni écrire, fut admise en CE1. ;o)

(1) : mais il ne vous est pas interdit, amis lecteurs, d'émettre des hypothèses. ;o)

(2) et (3) : là encore, vous pouvez faire des propositions que je m'engage à communiquer à M. et Mme Pasconforme ...

(4) : cette loi a été abrogée depuis.

(5) : si vous avez des anecdotes sur les pyschologues scolaires, nous sommes preneurs ... Si vous redoutez des représailles du Système, vous pouvez nous contacter en MP. ;o)

(A suivre ...)

mardi, septembre 25 2007

Le Scandale des Concours d'Orthophonie.

Un ami de Nota Bene, qui souhaite vivement devenir orthophoniste, vient de déposer sur mon forum ce billet que je m'empresse, avec son accord, de reproduire ici afin qu'il trouve une meilleure audience :

Bonjour ! Je viens parler ici des concours que je passe depuis quatre ans parce que je suis scandalisé et indigné...

- Le concours n'est pas national, donc les mêmes personnes passent plusieurs concours, et comme rien n'est sûr, beaucoup s'inscrivent en Belgique pour multiplier leur chances d'entrer dans ce milieu "ouvert et humain"... on se retrouve donc, à chaque concours, avec plus de 2000 personnes (souvent les mêmes) pour très peu de places...

Le principe même du concours est déjà absurde. Mais ça, je le savais.

Seulement, depuis quelque temps, le concours déjà absurde vire au grandguignolesque :

- Des erreurs dans les énoncés corrigées pendant les épreuves... Lors du dernier concours en date, celui de Lille, on a perdu cinq minutes sur une épreuve d'une demi-heure quand on nous a dit, parce que la grille de réponse ne se prêtait pas à ce genre de questions, d'éliminer, sur le premier QCM, "la question 3... en fait, la 1 et la 2, vous ne pouvez pas y répondre non plus... bon, on va enlever les question 1, 2, 3, 4, et 6 ! ...ah non, en fait on enlève les questions 1, 2, 3, 5, et 6 ! ...vous avez douze minutes en plus ! ...ah ben non, en fait, l'horaire initial devra être respecté" !

Y'en a que ça énerve, hein ! J'ai des amies qui surveillaient le concours : dans une salle, y'en a une qui a failli pleurer... Sympathique, hein ?

Ca fait légèrement "foutage de gueule"... Quand on sait que certains ne font que préparer les concours depuis deux ou trois ans (ce que je faisais avant de partir en arts du spectacle), et qu'on se retrouve avec ça...

- Des promos ne sont pas remplies, dans certaines écoles ! Hé oui ! Comme les listes d'attente sont relativement courtes dans les petites écoles (20 places...), et qu'il y a plus de désistement que d'inscriptions, on se retrouve avec 4 personnes en moins dans une promo. Tout ceci parce que les résultats de plusieurs concours tombent après les concours suivants. Par exemple on passe le concours de Bezançon en mars, celui de Paris en mai... on passe l'oral de Bezançon avant les résultats de l'écrit de Paris, et les chanceux se retrouvent avec deux concours obtenus en juin. Les inscriptions de Bezançon sont alors finies. Souvent, on préfère Paris. On se désiste de Bezançon et on se retrouve avec une promo de 16 au lieu de 20.

Cette année, les promos de Montpellier et de Bezançon ne sont pas pleines ! et ça arrive tous les ans.

- Le scandale le plus important est arrivé tout récemment : Deux étudiantes ont obtenu le concours de Toulouse (sûrement après plusieurs essais) ; l'une d'elle s'est désinscrite de Belgique où elle avait une place ; elles se sont inscrites à Toulouse, ont commencé les cours, et un beau matin, elles ont été convoquées chez le directeur : "on s'est trompé dans nos quotas, on a pris deux étudiantes en trop. Veuillez rendre vos cartes d'étudiantes, au revoir ! Et au prochain concours, bisou bisou !!"

Donc, en résumé : le principe des concours est d'une absurdité désespérante, les concours en eux-mêmes sont parfois - de plus en plus souvent - très mal gérés, les étudiants sont sélectionnés n'importe comment, et les écoles elles-mêmes ne sont pas mieux que le reste.

Et tout ça, ça nous coûte des fortunes... et on a comme l'impression qu'ils tiennent notre avenir entre leurs mains et qu'ils en font ce qu'ils veulent.

Et comme on n'est rien, qu'on n'a aucun statut, ni aucun droit, que "le jury est souverain" (c'est écrit sur les convocations) et que les écoles aussi... éh bien on subit... on subit.

C'est délirant, hein ? Les gens ne savent pas tout ça...

Quand je dis à des amis que j'ai passé douze concours d'orthophonie et que je les ai tous ratés (de peu, j'suis pas fou, si j'avais été nul, j'aurais arrêté tout de suite), ça les fait rire, parce que c'est grotesque ! Mais qu'est-ce qu'on souffre, quand on se bloque dans les concours comme je l'ai fait pendant deux ans (révisions, stress, déprime, révisions, stress, déprime, jamais tranquille, pas de vie, révisions, stress, déprime...). Si je n'avais pas quitté le huis-clos des concours il y a un an, j'aurais fini par faire une dépression, c'est sûr ! Déjà l'an dernier, j'étais limite.

Alors quand je vois la façon dont on est traités par eux, ça me révolte. Mais sinon, moi, ça va... ;o)

Lorenzaccio a toujours le sourire mais tout de même ... Si vous le pouvez, faites tourner ce billet car l'orthophonie est une discipline vraiment importante, susceptible d'aider des milliers d'enfants dans leur scolarité et qui aide aussi certains adultes : elle mérite donc que les organismes publics ou non organisant les concours la prennent au sérieux ! A bon entendeur ! ;o)

vendredi, août 31 2007

Rentrée Scolaire.

Cette année, c'est décidé, ma fille cadette sera scolarisée au CNED.

Tout enfant peut l'être sous réserve de deux conditions :

1) que ses parents en aient les moyens financiers - ce n'est pas très cher, beaucoup moins, assurément, qu'une école privée mais tout de même, il y a une petite somme à verser entre l'inscription et les livres à acheter ;

2) et qu'ils aient obtenu l'autorisation pour ce faire de l'Inspection académique du lieu de résidence.

En principe, les inscriptions au CNED sont closes le 30 octobre de l'année scolaire en cours.

Le 26 mars dernier, j'ai adressé une première lettre à l'Inspection académique du 93 (en LRAR, bien entendu, je ne suis pas folle.)

Ces messieurs-dames se sont manifestés ... dans la dernière semaine de juin pour me demander copies de différentes paperasseries, qui leur ont été envoyées dare-dare le 2 juillet.

Depuis ...

Depuis, il y a eu les grandes vacances.

La rentrée scolaire est prévue cette année pour le 4 septembre, soit mardi prochain et je n'ai toujours rien reçu bien que j'aie expédié, dans la deuxième quinzaine d'août, une autre LRAR à ces fonctionnaires.

Décidément, il n'y a pas plus rapide, ni plus concerné par nos enfants et leurs problèmes, que l'Administration de l'EN ... ;o)

jeudi, mai 24 2007

Embouteillage dans les colis postaux.

Cela fait plusieurs jours que j'attends des colis. Pas n'importe lesquels : des colis de livres. Or, outre les "ponts" et les "fériés", la Poste de mon coin a visiblement affaire à un mouvement de grève. A moins que, comme à Noël, elle n'ait pas suffisamment d'employés pour s'occuper des colis. Ca arrive beaucoup à Noisy-le-Grand et, en fouillant à droite et à gauche, j'ai même vu que ça remontait à assez loin : dès 2003, un blog noiséen protestait contre ce triste état de choses.

Que les fonctionnaires aient la sécurité de l'emploi, soit.

Qu'ils aient le droit de grève : tant mieux.

Mais par pitié, qu'on instaure un service minimum obligatoire afin d'empêcher que les usagers que nous sommes soient toujours pris en otages des uns ou des autres !!!!

C'est vrai : y en a marre !!!!

samedi, mai 19 2007

Bots & Spams.

Il y a, sur ce blog, un "bot" qui est peut-être mon plus fidèle lecteur. Il a déposé du spam (rétroliens et commentaires) pratiquement sur tous les billets parus (ou presque). Cela parle essentiellement de pharmacie illégale et de pornographie en long et en large. C'est dire combien le discours de ce "bot" est limité et obsessionnel.

Je ne citerai pas son nom : son oeil électronique le repérerait au premier regard et il y verrait une invite.

Je ne donnerai donc que son initiale : "A."

Et, vous vous en doutez, il est américain - ce qui n'est vraiment pas une référence pour les USA. ;o)

mercredi, mai 9 2007

Une citation d'Alexandre Vialatte.

Connaissez-vous ce merveilleux romancier français ? Non ? Quel dommage ! Ses romans sont de précieux moments de musicalité et de poésie. Lisez-les, vous m'en direz des nouvelles.

Après avoir entendu les nouvelles qui nous parviennent de Tolbiac aujourd'hui, sans doute aurait-il dit :

"Si nous en sommes là (en attendant d'être plus loin), c'est pour avoir accepté patiemment, et souvent avec enthousiasme, avec lâcheté ou avec perfidie, d'appeler les choses par le nom qu'elles n'ont pas, que dis-je, de leur donner le nom des choses contraires."

mardi, mars 20 2007

Rêves.

7 janvier 2007.

Rêves pénibles cette nuit, qui m'ont laissée toute barbouillée moralement. J'étais une fillette habillée comme on l'était au début des années soixante - j'avais donc cinq-six ans, à peu près - et je me retrouvais sur une route. Un type me prenait en stop (!!!), un type chauve, avec des lunettes (enfin, il me semble) et abusait de moi. Je passe les détails mais, bien entendu, ce type, c'était mon père. Il y avait un repas également et un long, long chemin de table, et puis ma mère ... Et puis, je ne sais plus.

Je ne le rapporte que parce que, bien que quelques heures se soient écoulées à l'heure à laquelle je tape ceci, le souvenir central m'en demeure bien net. Comme ce rêve que j'ai fait alors que j'avais une vingtaine d'années et que j'attaquais ma psychothérapie avec le Dr Le Gall :

J'étais dans un paysage de guerre, une espèce de no man's land, avec des brûmes qui rampaient sur des marécages où poussaient des cadavres. Soudain, je voyais celui d'une femme dont les lèvres bougeaient. Et de cette bouche morte, émergeait peu à peu une grande, très grande araignée noire. Alors, je m'entendais dire (ou penser, je n'ai jamais su) : "Faudra-t-il donc que je meure, moi aussi, pour être libérée ? ..."

Plus de vingt ans après, ce rêve-là est demeuré intact dans ma mémoire. Fait curieux, c'est depuis que je n'ai plus peur des araignées et que, chaque fois que j'en vois une coincée dans la maison, je m'arrage pour la remettre en liberté, à l'extérieur.

Votre Enfant entre en CP ...

Juin 2006.

... et patatras ! il n'y comprend plus rien. Avec cet air de délectation sévère qui devait être celui des Inquisiteurs quand ils torturaient un soi-disant hérétique, son instit, le directeur de son établissement, l'inévitable psychologue, sans oublier le médecin scolaire vous convoquent pour vous sommer de rétablir illico le déséquilibre (que vous êtes le (la, les) seul(s,e,es) à avoir causé à) de cette petite personnalité.

Pour répondre à ces adorateurs de la Grande Technocratia, connectez-vous ici :

http://www.lire-ecrire.org/index.php

Vous devriez vous sentir mieux. ;o)

lundi, mars 19 2007

Les intérêts des "majors" sont-ils plus importants que ceux des victimes des pédophiles ?

Il est étrange de constater que, si les plaintes déposées contre les internautes téléchargeant morceaux de musique et copies de films sur le Net sont tout de suite accélérées, les plaintes à l'encontre des réseaux pédophiles passant par ce même Net le sont, quant à elle, à un train de sénateur.

Un article (dont je n'ai pu retrouver le lien) sur "Le Bouclier" fait entre autres remarquer que, si un dingue de musique ou de vidéo "normales" se voit couper son accès à l'ADSL avant même d'avoir été jugé, le pédophile, lui, conserve l'usage de sa ligne. Plutôt curieux, non ?

Les intérêts financiers des majors seraient donc plus importants que ceux de ces enfants et adolescents exploités dans le plus répugnant des trafics ? Un malheureux qui pirate un peu de musique parce qu'il n'a pas les moyens de se payer tout ce qu'il voit dans les bacs des disquaires est donc, pour la société, bien plus nuisible qu'un pédophile ? Les fournisseurs d'accès à l'Internet ont tous les droits quand il s'agit de dénoncer le musicomaniaque mais pas dès que l'on parle de traquer un ou plusieurs pédophiles ?

Si oui, la question est : pourquoi ?