Un mois.
Un mois sans écrire, sans rien dire.
Un mois de silence, l'absurdité du silence.
Celle avec qui j'ai vécu, aimé, ri, chanté, rêvé, pleuré parfois,
Celle qui m'a aidé, soigné, cajolé, encouragé, aimé,
S'éteint, doucement, dans un hôpital de banlieue.
Je resterai près d'elle, en silence, tout le temps qu'il faudra.
Il n'y a plus de mots. Le passé est fini, on n'en parle plus.
Le futur n'existe plus.
Le présent n'est qu'instant, un regard, un sourire.
Comprenez-moi. Excusez-moi.
Après je reviendrai.
Bientôt ?
Dieu seul le sait. Je ne suis pas pressé.