Combat
Par BLS le samedi 15 mars 2008, 17 H 35 - Poésie - Lien permanent
Oh temps, toi, l'ennemi des moments de bonheur,
Passant comme un torrent, voudrais-tu désunir
Ces instants de la vie, ces frêles souvenirs,
Les laisser à l'oubli comme fanent les fleurs ?
Ton combat, tu le sais, est vil et sans noblesse,
Ta seule arme est risible, on l'estime en secondes,
Tes coups ? on les entend à cent lieues à la ronde,
Tes victimes ? les faibles, ou ceux que l'âge blesse.
Mais déjà, contre toi, la lutte s'organise
Des alliances se nouent, protégeant de tes heurts
Les humbles, les vieillards et les souffre-douleur.
Et si il arrivait que cela ne suffise,
Crois bien que de l'amour la patience et l'espoir
Sauront aux jours heureux redonner la victoire.
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