Appel aux candidats
Par BLS le lundi 30 avril 2007, 11 H 36 - Politique - Lien permanent
Madame Royal, Monsieur Sarkosy, qui, de vous deux, aura encore le temps - et surtout le courage -, d'ici à dimanche, de proposer un programme aussi ambitieux que celui de l'Allemagne pour lutter contre le réchauffement climatique ?
Vous avez la preuve que ce combat, qui coûte de l'argent, apporte des économies très importantes, et durables !
L'hiver 2006/2007 n'eut lieu que dans le calendrier
. soulignait le ministre social-démocrate de l'environnement, Sigmar Gabriel, en présentant un ambitieux programme en huit points pour appliquer les décisions prises par le conseil européen des 8 et 9 mars.
L'Allemagne, qui a fait de la lutte contre le réchauffement climatique une priorité de sa présidence européenne et du G8, s'est fixé pour objectif une baisse de 40 % de ses gaz à effet de serre d'ici à 2020, soit 270 millions de tonnes de CO2 en moins par rapport à 2006. C'est 10% de plus que ce qu'avaient décidé les 27 états membres.
Le coût de ce programme est évalué à près de 3 milliards d'euros par an d'ici à 2010. Une somme faible, assure M. Gabriel, si on la compare avec le coût généré par le réchauffement climatique. Selon une récente étude de l'Institut de recherches économiques de Berlin (DIW), les pertes économiques pourraient se chiffrer à 137 milliards d'euros outre-Rhin jusqu'en 2050.
La part des énergies renouvelables dans l'approvisionnement en électricité doit passer de 12 % aujourd'hui à 27 % en 2020 alors que l'objectif n'était que de 20 %. L'accent doit être principalement mis sur les éoliennes et la biomasse.
Autre priorité, dégager des économies d'énergie, notamment grâce à l'isolation des bâtiments. Un programme de subventions lancé en 2001 doit se poursuivre jusqu'en 2009.
Par ailleurs, le gouvernement vient d'adopter un projet de loi qui prévoit l'introduction, à partir de 2008, de passeports énergétiques qui permettront aux propriétaires et locataires d'évaluer le coût du chauffage et de l'eau chaude de leurs logements et de choisir en fonction de ces informations des travaux de rénovation pour augmenter les économies d'énergie.
Dans le secteur automobile, Berlin compte avant tout sur les progrès techniques des moteurs mais également sur l'utilisation de biocarburants : 120 grammes d'émissions de CO2 par kilomètre d'ici à 2012.
De plus, le gouvernement examine une possible baisse de la TVA sur les billets de train.
M. Gabriel souhaite enfin réduire de 11 % la consommation d'énergie, notamment via l'instauration de standards européens.
Autre projet, le renouvellement du parc des centrales d'électricité. Le ministère de l'environnement espère inciter les groupes énergétiques à construire des centrales plus respectueuses de l'environnement grâce aux nouvelles règles du commerce de certificats d'émissions de CO2 qui viennent d'être adoptées.
d'après l'édition du journal Le Monde du 28.04.07.
Rappelons que l'Allemagne a abandonné, depuis plusieurs années, son programme nucléaire.








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Commentaires
Et aussi ambitieux que celui de l'Allemagne pour relancer l'économie en diminuant la dette ?
Il est certain que l'Allemagne multiplie les initiatives, sa force économique lui donne du corps politique mais je me méfie du concept d'union car ce n'est toutefois pas ressenti de la même manière à Bruxelles et à Berlin... je crains de voir un jour, la puissance allemande se détacher de l'UE et fonctionner seule, en puissance centrale régénérée et il me semble que la Merkel fait tout pour en arriver là.