Terre en danger ! Le blog de Bruno Leclerc du Sablon

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jeudi 05 avril 2007

"Projet d'espoir"

Projet_d_espoir.jpg Tout le programme de F. Bayrou est expliqué dans ce livre.
(17 euros chez votre libraire.)

Après avoir lu ce livre, je me dis que François Bayrou est le seul candidat auquel on puisse rattacher cette belle phrase de Jean Jaurès :

Aller vers l'idéal en passant par le réel.

mercredi 04 avril 2007

Chômage

Une page de Projet d'espoir, de François Bayrou.

FB - Chômage

Pour connaitre les propositions pour l'emploi de F. Bayrou, cliquez ici.

Dette publique

Il est choquant que nous en soyons arrivés à cette situation de surendettement. La dette est justifiée quand il s'agit de financer des équipements à long terme, tels les hôpitaux, les universités, les aéroports. S'agissant des dépenses de fonctionnement de l'Etat, elle n'est pas acceptable. Elle l'est encore moins quand il s'agit de couvrir le déficit de la santé publique, pour lequel nous empruntons tous les ans une dizaine de milliards d'euros.

François Bayrou (Projet d'espoir)

Sarko, c'est le chef de l'euro !

Il fera baisser l'euro par rapport au dollar ! C'est promis, c'est Sarkosy qui l'a dit. Avec l'histoire de la Gare du Nord, il prenait déjà les électeurs pour des gogos. Mais avec celle-ci, celle de l'euro, il les prend pour des imbéciles. Qui pourrait croire que le président français a un quelconque pouvoir sur l'euro ? Et sur le dollar ? Mieux : cet argument, à l'évidence dicté par le MEDEF, serait de nature à favoriser les entreprises françaises qui exportent... à condition qu'elles soient compétitives avec les entreprises des autres pays de l'Union, qui exportent aussi. A voir. Et il y a pire : une dévaluation de la monnaie ne s'accompagnerait-t-elle pas d'une hausse des prix sur le marché intérieur et ne toucherait-t-elle pas, au premier chef, les plus pauvres, ceux dont les achats sont franco-français ?

Hypothèse de nécessité

Sachant l'un et l'autre qu'ils seraient battus si François Bayrou arrivait au second tour, Nicolas Sarkosy et Ségolène Royal ont le même objectif immédiat : empêcher le leader de l'UDF de passer le premier tour. Mais là, leur tactique change. Sarko se sait déjà présent au second tour et gagnant dans un second tour face à Ségo, et il ne pourrait qu'avantager Bayrou à débattre avec lui maintenant. Ne pas débattre reste sa seule hypothèse gagnante. Pour Ségo, c'est l'inverse : il faut qu'elle passe le premier tour et ne pas débattre maintenant, ce serait lâcher prise aux yeux du public. Sa seule hypothèse ganante, c'est d'être meilleure que Bayrou dans ce débat. Ce n'est pas joué, mais c'est le risque qu'elle doit prendre.
Le résultat ? Tout se jouant sur le choix des armes, la victoire appartiendra à celui qui n'a pas encore dévoilé les siennes. C'est vite vu.

lundi 02 avril 2007

Gogos ?

Il est possible que les incidents et manifestations de la semaine dernière, à la Gare du Nord, aient une influence sur le choix des électeurs, le 22 avril, de même que tout autre incident troublant l'ordre public qui pourrait se produire avant cette date. On peut le craindre. Mais ce qu'on peut craindre encore plus, c'est l'impact des commentaires que Nicolas Sarkozy a fait ce week-end – et fera certainement encore - sur ces événements. Il a même intérêt à ce qu'ils se multiplient et que la police tape fort, très fort. Les électeurs ne sont-ils pas des gogos ?

dimanche 01 avril 2007

Des cartes, dessus dessous...

Le 18 mars dernier, sur ce blog, je parlais de l'importance de la géographie dans les programmes scolaires. Chacun aura deviné que j'aime les cartes, toutes les cartes. Mais j'aime aussi le dessous des cartes. Les lignes qui suivent sont empruntées au livre Le Dessous des Cartes, de Jean-Cristophe Victor, Virginie Raisson et Franck Tétart.

En moins d'une heure, le 11 septembre 2001, le monde entier assiste en temps réel à l'effondrement des tours du World Tracte Center sur lesquelles deux avions viennent de s'écraser. Mais, aussi précises qu'aient pu être ces images, que comprend-on alors de ce qui vient de se passer ? C'est paradoxalement au moment où la planète a fini de se libérer des carcans de la guerre froide, au moment où l'information circule plus librement mais aussi plus facilement grâce aux nouvelles technologies, que l'image se brouille, que le monde devient incompréhensible...

Faire les liens, dans le temps et dans l'espace

Ni dans l'espace ni dans le temps, les événements ne surviennent au hasard. Comme l'exemple du 11 septembre 2001 nous le rappelle, leur importance ne se mesure vraiment qu'à l'aune de ce qui les précède, et de ce qui les suivra. Il n'y a donc pas d'urgence à tout savoir. D'autant moins que découplées de leur contexte, les « nouvelles» que l'on reçoit du monde finissent par atomiser la compréhension qu'on en a. L'histoire et la géographie, elles, permettent de leur redonner une cohérence. Par son relief, ses accidents, ses évolutions, la géographie exerce une contrainte sur les hommes et leurs activités, et réciproquement. Tout événement se trouve influencé par le lieu où il se déroule, et influence à son tour l'action individuelle ou collective. D'où l'importance des cartes qui permettent à la fois de mesurer ce lien à l'espace et de le restituer. De la même façon, l'histoire...

Exemple: un article révèle qu'un « nouveau » litige juridique oppose les gouvernements canadien et américain à propos du statut des eaux côtières au nord du Canada. Pour le Canada, ces eaux sont sous souveraineté canadienne; pour les États-Unis, il s'agit d'eaux internationales. La convention de Montego Bay sur le droit de la mer, elle, ne les départage pas. Or, au même moment, un second article indique que les campagnes d'exploration minière dans le territoire nord-canadien ont connu une nette augmentation. Et parallèlement, on apprend que les cargos qui naviguent dans cette région seront soumis à de nouveaux tarifs d'assurance à partir de 2010. La coïncidence est-elle fortuite ?

En fait, c'est la conséquence du réchauffement climatique dans cette région arctique qui aide à faire le lien entre les trois événements. Car la hausse attendue de la température moyenne de 2° C sur les cinquante prochaines années entraîne la fonte partielle de la banquise arctique - sur son épaisseur et le calendrier de sa formation -, devant ainsi permettre aux navires à coque renforcée de se déplacer plus librement dans cette région polaire.

Ni l'histoire ni la géographie ne sont des sciences exactes. Les phénomènes ne peuvent être vérifiés, et certainement pas dupliqués. Les perceptions qu'on en a, les représentations qu'on en donne dépendent toujours de l'endroit où l'on se trouve et du moment où l'on se place....

Ainsi, tandis que nos cartes situent l'Europe au centre du monde, les planisphères chinois y mettent la Chine - Zhongguo en chinois, ce qui signifie « empire du milieu », « pays du centre». De la même façon, il est impossible de saisir la dimension stratégique de la guerre froide sans placer le pôle Nord au centre de la carte qui alors aide au constat que les États-Unis et l'URSS sont géographiquement des voisins immédiats.

Le cas de l'État iranien est intéressant à étudier : du point de vue américain ou européen, les programmes que développe probablement l'Iran pour se doter d'une capacité d'enrichissement de l'uranium à des fins militaires sont inquiétants, voire menaçants à l'échelle du Moyen-Orient. Voila pourquoi la diplomatie américaine range cet État parmi les États «voyous», tandis que, de son côté, la diplomatie européenne tente de négocier des arrangements de sécurité. Du point de vue des Iraniens, la perspective est évidemment différente car ils se souviennent qu'ils ont été en partie occupés par l'Union soviétique en 1941, que leur gouvernement fut renversé en 1953 avec l'aide de la CIA, que leur territoire fut l'objet d'incursions de commandos américains qui, en 1979, tentaient de récupérer des otages américains, que le pays fut attaqué par l'Irak en septembre 1980, et qu'il se perçoit maintenant encerclé par la présence de troupes américaines déployées presque légalement dans les pays frontaliers. Par conséquent, pour l'Iran, la question qui se pose est bien celle de la sécurité nationale de l'État.

C'est en évitant la vision européano-centriste, voire occidentalo-centriste, et en se plaçant dans celle des Iraniens qu'Américains et Européens peuvent sortir de la logique qui consiste à désigner l'Iran comme «coupable géopolitique». Ils parviendront ainsi peut-être à trouver une voie médiane acceptable pour tous parce que compatible avec le point de vue de chacun.

Cet atlas est directement inspiré d'un magazine de télévision, Le Dessous des Cartes, créé lors de la fondation d'Arte. Pour en savoir plus, cliquez ici. Pour mieux connaître Jean-Christophe Victor, lire les propos recueillis en 2001 par Anne Rapin pour le Ministère des Affaires Etrangères en cliquant ici.

vendredi 30 mars 2007

Encore 3 semaines pour réfléchir...

Semaine 14 : du 2 au 8 avril

Au Japon, les trois quarts des industries et plus d'un tiers des ménages urbains réutilisent leurs eaux usées. En France, le recyclage de l'eau est inexistant.

Semaine 15 : du 9 au 15 avril

L'industrie éolienne allemande fournit 50 % de l'énergie éolienne en Europe. Grâce à sa géographie, la France possède le 2ème plus gros potentiel éolien du continent. Elle est pourtant dernière en terme de production d'électricité éolienne par habitant.

Semaine 16 : du 16 au 22 avril

Si tous les humains vivaient comme un Européen, il faudrait deux planètes supplémentaires.

mardi 27 mars 2007

Si on parlait d'"identité européenne"...

Nous envoyons nos enfants dans les filières du programme ERASMUS, nous chantons l'Hymne à la joie dans nos chorales franco-allemandes, nous nous sommes battus pour avoir chez nous le Parlement Européen, nous avons ratifié le traité de Maastricht nous donnant l'Euro, une politique étrangère et une sécurité commune, une coopération policière et judiciaire, mais nous voudrions encore préférer l'identité franco-française ? J'ai beaucoup apprécié le jugement de Jean-Marie Colombani, lu ce matin dans Le Monde. En voici un très court extrait. L'article complet est lisible en annexe (ci-en bas).

Extrait de l'article publié de Jean-Marie Colombani, Le Monde, 27 mars 2007.

Le projet fondateur n'est plus. Il n'y a pas de majorité pour une Europe qui justifierait d'autres abandons de souveraineté ; pas davantage de majorité pour un "modèle" unique (il y a autant de pays séduits par le modèle libéral que par la social-démocratie) ; pas de majorité pour une harmonisation fiscale ou pour une politique budgétaire ou industrielle ; pas de consensus sur la notion de service public. La liste n'est pas exhaustive. L'ennui est que les dirigeants français – de tous bords – sont les derniers à pouvoir se plaindre de cette situation qui fait principalement une victime : l'ambition européenne de la France, ou l'ambition française qu'était jusqu'à présent la construction européenne.

Pour lire l'article, cliquez sur "annexe", ci-dessous.

dimanche 25 mars 2007

Mardi 27, N'OUBLIEZ PAS D'ACHETER VOTRE QUOTIDIEN

Communiqué de presse - 22 mars 2007 - PAROLES DE SANS VOIX

Un supplément de 8 pages sera diffusé le 27 mars à 5 millions d'exemplaires dans la plupart des quotidiens nationaux et régionaux.
A l'occasion des élections présidentielles, le Secours Catholique, les Semaines Sociales, ATD Quart Monde avec la participation d'Amnesty International, publieront le 27 mars un journal de 8 pages : « Paroles de sans voix », qui sera diffusé comme supplément dans la plupart des quotidiens (1).

Cette initiative exceptionnelle, a pour objectif de :

  • donner la parole aux personnes en situation d'exclusion pour qu'elles puissent témoigner auprès de l'opinion publique de leur combat au quotidien contre la pauvreté et qu'elles puissent exprimer leur propre vision sur les enjeux électoraux.
  • permettre à tous les électeurs de changer leur regard sur les plus pauvres et de mieux prendre en compte les exigences de la justice sociale dans leur décision de vote.

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samedi 24 mars 2007

Identité ?

Le candidat Sarkozy a déjà annoncé son projet de création d'un Ministère de l'Immigration et de l'Identité Nationale. Pendant son voyage aux Antilles, il vient de préciser ce projet, en parlant de l'identité nationale, conçue comme un idéal, une façon d'être et une façon de penser. (Le Monde, 24 mars)

Bizarre ! Je ne me souviens pas que l'on m'ait appris des choses de ce genre, à l'école, la laïque, celle de la République. Par contre, on m'y avait parlé d'un certain régime, pas très ancien, qu'on ne voulait pas voir réapparaître... où beaucoup avaient une façon d'être, une façon de penser et un drapeau dans leur poche, avec une croix gammée. C'est vrai que la candidate Royal, elle, exigera seulement le drapeau tricolore... seulement, mais quand même !
Je me demande quel quotidien sera autorisé à paraître, pour avoir la façon de penser conforme à l'identité nationale.
Mais si on parlait plutôt d'identité républicaine ? Ciquez ''ici''.

Création et reprise d'entreprise : un conte de fée ?

J'évoquais hier le groupe de Vincent Bolloré et la fabrication de batteries de traction à hautes performances. On sait que le leadership, en matière d'accumulateurs de traction, appartint longtemps à la SAFT (Société des Accumulateurs Fixes et de Traction), anciennement dénomée “La Pile Leclanché”. Cette société, fondée sur un brevet déposé par Georges Leclanché en 1878, avait pour premier local un garage situé rue de Laval à Paris (19ème). Un siècle plus tard elle employait plus de mille personnes, presque toutes dans les trois usines de Chasseneuil-du-Poitou, d'Angoulême et de Poitiers.

Dans Carcasses, à la page 407, je cite cet exemple et j'ajoute :

Je voudrais montrer, une fois de plus, que les masses économiques ne naissent pas de rien, mais souvent de presque rien. D'autres, comme Bill Gates ou les deux amis Hewlett et Packard, ne commencèrent-ils pas, eux aussi, dans un garage ?

Et que serait devenue l'affaire Leclanché si, après le décès de Georges, puis de son frère et ensuite de son fils, elle n'avait pas été reprise par d'autres ?

Les efforts de tout gouvernement pour favoriser la création d'entreprises ne sont que la moitié de ceux qui sont à même de conduire à la croissance économique.

Voici cette histoire. Je l'ai choisie parce qu'elle n'est pas sans rappeler, par endroits, des scènes de la vie politique actuelle. A moins que ne ce soient que des rêves prémonitoires ?

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mercredi 21 mars 2007

Simples déductions

Présidentielles

Simone Veil, qui avait annoncé son soutien pour Nicolas Sarkozy, annonce aussi que François Bayrou est le plus mauvais candidat. J'ai trop de respect pour Simone Veil et ne peux pas croire qu'elle préfère Ségolène Royal, Jean-Marie Le Pen, Arlette Laguiller, Marie-Georges Buffet ou encore un autre à François Bayrou. De cette annonce, que personne ne lui avait demandée, je déduis deux choses. La première est certaine : d'après elle, François Bayrou est le candidat le plus à même de battre Sarkozy. La seconde est probable : elle hésite encore entre les deux candidats et se pince très fort pour ne pas revenir sur sa première déclaration. Courage, Madame la Ministre !

mardi 20 mars 2007

Présidentielles, suite : création d'emplois, le rôle majeur des nouvelles entreprises.

L'aptitude de l'économie à s'adapter au changement et à perpétuer le progrès s'affaiblirait s'il n'y avait pas création permanente – et en grand nombre – par les petites entreprises, de nouveaux produits, de nouveaux marchés et de nouveaux emplois. La vigueur du secteur de la petite entreprise permet une diffusion plus large et plus rapide du changement technique et de l'innovation sur lesquels reposent, in fine, la croissance et l'économie. Elle accroît la stabilité du système économique. Tout système économique dominé par un petit nombre de grandes entreprises est vulnérable vis à vis des changement de l'environnement économique. Les difficultés d'une ou plusieurs grandes entreprises ont des répercussions catastrophiques sur le plan local ou régional et entraînent une forte diminution des performances globales du système économique. La diversité créée par un nombre élevé de petites et moyennes entreprises forme une sorte de tampon qui amortit les chocs dus aux changements techniques et aux transformation des marchés. De plus, même un taux de disparition de ces entreprises plus élevé qu'à l'habitude, n'entraîne pas de graves dépressions. Enfin, les petites entreprises sont plus proches de leurs clients. Elles appréhendent plus vite les changements. Leur main d'oeuvre et leur système de production sont plus flexibles et elles peuvent, par conséquent, répondre à ces changements de façon plus efficiente. Elles apportent au système économique sa capacité à résister et la marge de sécurité dont il a besoin.

En même temps, il ne fait nul doute que le centre de gravité de l'entreprise s'est déplacé de l'activité de production vers les activités plus intellectuelles, celles de la gestion de l'innovation et de l'information. Ce déplacement vers des domaines où l'intelligence et la compétence des hommes sont plus importantes que les machines rend l'environnement plus ouvert à la création de petites entreprises.

Me revient en mémoire un exemple, certes déjà ancien mais qui, à mon sens, conserve toute son actualité, celui de la plus grande firme britannique qui, en 1974 était le groupe chimique ICI. ICI employait cette année là 132.000 personnes en Grande-Bretagne et 201.000 dans le monde. Cinq en plus tard, ces chiffres avaient fondu et n'étaient plus respectivement que 89.000 et 148.000. Pendant le même temps, le chiffre d'affaire du groupe passait de 2.954,8 à 5.368,0 millions de livres. Se rappelle-t-on que ces cinq années furent aussi celles d'un très fort accroissement du taux de chômage, en Grande-Bretagne comme partout dans le monde ? Là se situent bien les rôles majeurs des petites entreprises et des efforts consentis par les Etats pour favoriser les créations d'entreprises.

Les aides à la création d'emplois ; les allègements et les suppressions de charges sociales pour les premiers emplois créés ; l'organisation de réseaux de micro-crédit ; les allègements fiscaux accordés aux particuliers pour les prises de participation au capital des nouvelles entreprises de leur voisinage, de leur Région ; la réservation d'un quota substantiel des marchés publics pour les petites entreprises ; l'abondement, par l'Etat et les Régions, des contrats de prédéveloppement entre les petites entreprises et les laboratoires de recherche, universitaires ou autres ; les garanties, par les grandes entreprises, de reprise des salariés ayant échoué dans leur création d'entreprise ; en contrepertie la déductibilité de l'impôt sur le bénéfice des apports en fonds propres de ces grandes entreprises au profit de leurs salariés quand ceux-ci créent leur propre entreprise, telles sont quelques mesures capables de favoriser l'accroissement du taux de nouvelles entreprises.

lundi 19 mars 2007

Présidentielles, suite : la guerre de l'énergie ?...oui, faisons la, cette guerre !

La vraie question

L'énergie, comme l'eau, est une ressource vitale pour l'humanité entière. Et chacun est maintenant convaincu de la nécessité de se tourner résolument vers les énergies renouvelables. Alors ne refaisons pas l'histoire, mais sachons la relire. Elle nous a démontré que des milliers d'opérateurs agissant avec les ressources locales et sous le contrôle des collectivités territoriales avaient su accompagner le développement du pays pendant près d'un siècle, et ce siècle était bien celui d'une demande énergétique en croissance très rapide, aussi rapide que les développements de l'industrie et des chemins de fer, des communications et du confort. Il n'y a aucune raison qui s'oppose à ce que ce principe – qu'on appelle, dans les textes qui régissent les traités européens, principe de subsidiarité – ne soit remis au goût du jour, avec les technologies actuelles, celles dont nous disposons déjà et que nous pouvons apporter aux pays en développement.

Le principe de subsidiarité n'est pas ennemi des grands projets, mais il permet aux petits de trouver aussi leur place. Il existe plus de mille sociétés d'électricité aux Etats-Unis – les facilities – chacune ayant ses propres sources de production, chacune utilisant les ressources les plus économiques pour elle. Toutes les formes de production d'électricité coexistent et tous les réseaux sont interconnectés. Plus : depuis que les facilities appliquent la politique du real time pricing (RTP, ou "tarification en temps réel"), tous les consommateurs peuvent choisir, jour après jour, le fournisseur de leur choix en fonction du tarif annoncé. Il est vrai que c'est aux Etats-Unis que l'on a observé, ces dernières années, les plus grandes pannes de courant, notamment en Californie. Il est vrai aussi que l'on y a connu une catastrophe nucléaire, avec l'accident du 28 mars 1979 à l'usine de Three Mile Island. Three Mile Island, ce fut près de 100 cancers parmi la population, 245 morts parmi les enfants nés en Pennsylvanie et 430 dans l'est des Etats-Unis. Après l'accident de Three Mile Island, des associations de citoyens ont intenté un procès à la compagnie exploitante. D'une certaine façon tout le monde savait qu'un accident arriverait un jour, très exactement le jour où un grand nombre de réacteurs nucléaires serait en service. Three Mile Island a sans doute été le coup de grâce pour l'énergie nucléaire américaine, frappant une industrie déjà mal en point dont le déclin était déjà amorcé depuis 1974. Il est vrai aussi qu'en plus de l'énergie nucléaire – certes en déclin outre atlantique – c'est aux Etats-Unis qu'on consomme le plus de ressources du sous-sol, les énergies fossiles – le charbon, le pétrole et le gaz naturel – pour produire de l'électricité. Mais c'est aussi les américains qui sont les premiers utilisateurs de pompes à chaleur, de systèmes photovoltaïques, de chauffe-eau solaires, de biocarburants, et de très grands inventeurs et constructeurs d'usines hydroélectriques et de parcs éoliens.

Le Soleil est la source de presque toutes les formes d'énergie trouvées sur la Terre, aussi bien les fossiles que les renouvelables – toutes, se serait 100 %. L'eau des torrents, des rivières et des fleuves – les retenues par barrages et les centrales au fil de l’eau –, le vent – 25 % de l'énergie que le Soleil nous envoie –, la houle et les vagues – un watt par mètre carré –, la chaleur de l'air, du sol et de la mer, le bois et toute la végétation – la biomasse – 2 litres d'ester de colza peuvent remplacer 1 litre de carburant fossile –, nos déchets même – 1 % de notre consommation –, et évidemment le charbon et la tourbe, le pétrole et le gaz naturel, tout cela est – ou a été – apporté par le Soleil. Un peu d'énergie nous est aussi apporté par la lune : les marées – pour les grandes marées, le Soleil aide aussi –, un peu aussi par la géothermie qui provient de la radioactivité de la Terre – et cette source d’énergie pourrait produire beaucoup plus. Alors la vraie question est évidente : pourquoi n'utiliser en abondance que la partie fossile de cette immense quantité d'énergie, celle dont on sait qu'elle n'existe qu'en quantité limitée, alors que la partie renouvelable, elle, durera ce que durera le Soleil ? Nous disposons des technologies pour les exploiter toutes, et ces technologies sont transposables partout, dans les pays en développement comme ailleurs.

Bien sûr, chaque région de la planète est diversement dotée, selon sa latitude, sa topographie, son climat, sa proximité des côtes. Mais toutes les régions sont dotées, et même abondamment : la Terre, sur les seuls continents, reçoit gratuitement du Soleil une énergie égale à 2 500 fois celle qui est consommée mondialement, le quart de cette énergie étant délivré sous forme de vent. Autant dire qu'à lui seul le vent pourrait nous fournir au moins 600 fois plus d'énergie que ce dont nous avons besoin. Le prélèvement, ne serait-ce que d'un millième, de cette énergie, fournirait déjà la moitié du besoin mondial. Mais comment ? Où ? Et à quel prix ? C'est l'enjeu d'un débat politique nécessaire et urgent, international. On a su préserver le continent Antarctique pour la science. Serait-ce plus difficile pour le vent ? Je ne crois pas. Mais les politiques sont-ils créatifs ?

De l'audace et de la créativité !

La France dispose d'une puissance de production d'électricité voisine de 100 000 MW. Même avec des éoliennes modernes de 3 MW, il faudrait installer 33 000 éoliennes pour disposer d'une puissance équivalente, et même trois fois plus si l'on tenait compte d'un coefficient d'efficacité de 33% – optimiste. Plus de 1 000 éoliennes par département, en moyenne ! C'est évidemment utopique, irréaliste. Et dans presque tous les pays, on atteindrait un chiffre irréaliste. Mais pas dans tous. Les régions situées à des latitudes élevées, aussi bien dans l'hémisphère nord que dans l'hémisphère sud, sont soumises à des vents réguliers, forts et permanents, de nuit comme de jour – avec ou sans le soleil !. J'ai pu moi-même m'en rendre compte lors d'un séjour dans les îles Aléoutiennes (ci-contre), et un de mes fils, qui a effectué, en vélo, un grand tour de l'Amérique Latine, a observé la même chose lors de son passage en Terre de Feu (ci-dessous), ce vaste territoire partagé entre l'Argentine et le Chili. Les vents sont également très puissants et réguliers au nord de l'Alaska, au Canada dans les Territoires du Nord Ouest, l'île Victoria, la Terre de Baffin et autour de la Baie d'Hudson, au Groenland, au Spitzberg – où je suis allé aussi –, en Nouvelle Zambie, à l'est de la Sibérie autour de la mer d'Okhotsk et dans la presqu'île du Kamtchatka, dans les îles Kouriles et autour de la mer de Béring. Au sud, où les continents sont moins nombreux, il n'y a guère, à part la Terre de Feu, que l'archipel des Malouines – mais ce n'est pas très vaste – et la Terre de Graham, rattachée au continent antarctique. Dans ces zones très peu habitées ou désertiques, des éoliennes à hauts rendements peuvent être érigées par dizaines de milliers et fournir une électricité à bas prix.

La question est alors : que faire de cette électricité ? Mais s'est-on posé des questions pour construire des pétroliers géants et transporter des centaines de milliers de tonnes de pétrole par voyage, sur 10 000 ou 15 000 kilomètres ? L'électricité est peu facilement transportable ? Alors chargeons des batteries d'accumulateurs qui viendront équiper les moteurs hybrides de nos prochaines voitures ? Ou bien installons sur place les usines de transformation les plus gourmandes en électricité ? L'aluminium ? Les industries des Terres Rares ? De l'hydrogène liquide, pour les voitures encore ? Ou alors construisons là bas les accélérateurs de particules géants si gourmands en énergie et dont la communauté scientifique internationale a tant besoin ? Et, pourquoi ne pas installer des sortes de pipe-lines pour liquide supraconducteur et y transporter le courant sous haute tension et sans déperdition vers les zones de forte consommation, à des milliers de kilomètres de là ? ça ne coûterait qu'en surcroît d'énergie éolienne, un coût somme toute marginal.

Mais faisons plutôt appel à nos créatifs ! Rappelons-nous que c'est toujours par manque de créativité que les combats sont perdus. Et c'est bien d'un combat dont il est question. "L'aventure rend tout possible : nous pouvons compléter la nature, multiplier la diversité de l'homme, raisons d'être et d'agir, et semi-gâteux, sous-hommes, sont ceux qui ne se posent pas les questions à partir desquelles on évolue, on progresse…" soulignait Arnold Kaufman dans son Inventique. Et "si quelqu'un n'est pas concerné, qu'il se pince jusqu'au sang pour savoir s'il est encore vivant" disait Michel Fustier. Suivons aussi Bernard Zimmern qui, bien que polytechnicien à l'esprit très méthodique, dit et répète, contre ceux "qui pensent enserrer l'avenir dans une planification très comptable" qu'"il n'y a pas de bon développement sans désordre". Teilhard de Chardin, dans "l'Avenir de l'Homme", n'y ajoutait que le fait religieux, "la Grande Option de l'homme au 20ème siècle" qui fait que "l'avenir tout entier de la Terre et de la religion semble dépendre de l'éveil de notre foi dans l'avenir".

La guerre qu'il faut faire

Les gouvernements sont-ils encore capables de tenir le rôle de décideurs de l'avenir ? Depuis bientôt un siècle, c'est-à-dire depuis les prémices de la première guerre mondiale, des centaines de milliards de dollars ont été dépensés pour la créativité guerrière, pour la prévision stratégique militaire, pour les armements innovants, pour la productivité du soldat au combat, pour sa subsistance et pour sa survie. Et c'est souvent à partir des découvertes militaires et des besoins exprimés pendant les guerres que sont apparues les grandes innovations qui inondent aujourd'hui les marchés de consommation, ceux auxquels on donne souvent le qualificatif de hi-tech comme les sondeurs de nos bateaux de plaisance, les écrans plats de nos home-cinémas, les textiles hyper-résistants comme le kevlar ou le goretex pour nos randonnées en montagne, mais ceux aussi auxquels personne ne donne ce qualificatif : Liebig n'a-t-il pas fait ses potages et cafés lyophilisés pour soutenir les carcasses des poilus de 14-18 ? Un parmi des milliers ! Alors, nos gouvernants choisiront-ils de gagner la guerre de l'énergie ? Oui, faisons-la cette guerre !

dimanche 18 mars 2007

Présidentielles, suite : Pourquoi changer l'école ?

Dans Carcasses (lien dans le bandeau, à droite), aux pages 217-218, dans un chapitre intitulé Des cartes !, j'écrivais ceci :

Si j'avais vécu sous la IIIème République, la géographie aurait été ma porte d'entrée à l'Ecole. N'avait-on pas fait de l'ENS, sur les décombres du second Empire et de la guerre de 1870, le creuset de L'Ecole Française de Géographie ? Nos manuels, nos atlas, les cartes murales de nos classes furent notre matériel pédagogique, aussi bien pour la géographie humaine, la géologie, la climatologie, que pour l'extension coloniale de la France.

La géographie était restée, jusqu'à l'avènement d'internet, le principal unificateur des cultures, mises à part celles des diasporas juives et arméniennes. Il est trop tôt pour dire si internet remplira désormais ce rôle car il reste encore davantage multiplicateur qu'unificateur de cultures. Peut-être le deviendrait-il si les internautes étaient intéressés par leurs découvertes au point d'aller voir sur place, devenant alors des spationautes de l'humanité planétaire. Comprenons-nous bien : l'unification des cultures n'est pas supposée être réductrice à une culture unique, mais plutôt agent de compréhension, dans la diversité.

Je regrette qu'aucun de nos innombrables ministres réformateurs de l'enseignement – lequel ne le fut pas ? – n'ait placé la géographie comme matière principale du second cycle : elle est pourtant le paradigme suprême des savoirs, de la cosmologie d'Eratosthène, six cents ans avant Jésus-Christ, à la relativité générale d'Einstein. Elle situe et explique les sources des plus grandes inventions de l'homme, de la boussole chinoise à l'avion Eole de Clément Ader, breveté le 11 août 1890 et qui vola sur cinquante mètres, le 9 octobre de la même année, dans le parc du château de Gretz, chez le banquier Pereire à Armainvilliers ; de la domestication du mouton en Irak neuf mille ans avant Jésus-Christ à la Théorie de l'Evolution que Charles Darwin présenta au public britannique le 24 décembre 1859, après ses expéditions dans les îles du Pacifique, Pâques et les Galápagos. Elle est le creuset où se sont forgées nos histoires nationales et nos frontières, nos langues et nos dialectes, notre habitat et nos modes de vie. Elle abrite et continue de protéger les berceaux de nos croyances et des religions. Elle ne scinde pas les jeunes lycéens entre scientifiques et littéraires ou entre classiques et professionnels car elle permet toutes les orientations jusqu'à l'éclosion des aspirations de chacun.

Dans mon billet d'hier 17 mars, il y a quelques lignes sur l'école, et deux idées. L'une propose de couper en deux modules toutes les années scolaires, amenant ainsi les 7 années de collège et de lycée à 14 modules semestriels. L'autre est de placer la géographie comme matière principale, au même titre que le français, la citoyenneté et les lois, l'informatique et l'anglais. La citation ci-dessus explique un peu pourquoi la géographie tient, à mes yeux, une place aussi importante. J'y reviendrai s'il le faut, en particulier pour ceux qui croient y lire, sans doute avec tristesse, du mépris pour les sciences, pour les mathématiques en particulier.

Pourquoi 14 modules semestriels ?

  • Réponse N° 1 : combattre l'échec scolaire.
  • Réponse N° 2 : enrichir la culture acquise à l'école.
  • Réponse N° 3 : mieux préparer l'élève à la diversité des métiers qu'il aura plus tard.


1- Combattre l'échec scolaire.
Quand un élève "décroche", c'est presque toujours au premier trimestre. A l'inverse, un élève bien "accroché" au premier trimestre s'ennuie souvent au dernier trimestre. Un classe ne se réduit pas à la relation un maître - un élève. Le professeur cherche à inscrire son programme dans un timing qui lui semble ni lâcher les uns, ni lasser les autres. Il n'empêche : pour tous, un programme calé sur 5 mois, avec 2 ou 3 semaines de vacances à la mi-temps, permettrait bien souvent de traiter la plus grande partie du programme d'une année scolaire classique et les élèves des deux extrêmes ne perdraient plus leur temps. Pour ceux du milieu, ceux qui suivaient normalement une année entière, sans "lâcher" ni "se lasser", rien ne change. Quant au professeur, il trouverait certainement un plus grand plaisir d'enseigner. L'autre aspect de ce combat contre l'échec scolaire tient aux différences de maturité entre les élèves d'un même âge. Certains sont plus vite accrochés par telle matière, d'autres par telle autre... L'agencement des 14 modules permettrait à chaque élève de progresser selon un choix "à la carte" (avec quelques contingences tout de même, et l'aide de la famille, du corps enseignant et des conseillers pédagogiques) et donc de diminuer, in fine, le nombre de situations d'échec

2 - Enrichir la culture acquise à l'école.
La baisse du nombre d'échecs scolaires est déjà un pas vers l'enrichissement de la culture acquise. Les matières principales forment le socle indispensable à l'épanouissement de l'élève, devenu jeune adulte, dans la société. Elles forment aussi un "fond culturel" nécessaire à l'homme moderne, dont on voudrait aussi qu'il soit un citoyen moderne. Et il y a fort à parier que les matières optionnelles, qui sont choisies selon les goûts et aptitudes propres à l'enfant et à l'adolescent, soient de nature à mieux enrichir sa culture dans ces matières que si elles restaient obligatoires pour tous.

3 - Mieux préparer l'élève à la diversité des métiers qu'il aura plus tard.
Les cinq matières principales préparent, toutes, à cette diversité. Avoir lu et savoir écrire, savoir résumer, savoir s'exprimer oralement ; connaître le fonctionnement de son pays, celui de l'Europe, leurs organes, leur constitution et leurs lois ; être familiarisé avec l'informatique et internet ; pouvoir échanger avec d'autres dans un environnement social et professionnel de plus en plus cosmopolite, mais presque toujours anglophone sont bien de bonnes préparation à accueillir des propositions de travail qui ne pourront que changer au cours de la vie professionnelle. Et, dans ces matières principales, je réserve une place particulière à la géographie car c'est de cette matière surtout que peuvent surgir des aspirations vers telle ou telle orientation (sans jeu de mots) à la fin de l'école. Je renvoie pour cela le lecteur à l'encadré ci-dessus.

Note pour les matheux et les polytechniciens.
Il n'y a pas à craindre que la France, avec un tel système scolaire, manque de matheux, d'ingénieurs, de scientifiques, de chercheurs, de compables. Au contraire. Laisser les élèves exprimer leur goût pour les sciences dans des modules qui rassemblent en majorité ceux d'entre eux qui partagent ce même goût ne peut que favoriser l'émulation et l'excellence. Et puis : supposons un instant que la géographie devienne la matière principale du concours d'entrée à l'X. Croyez-vous que le classement, que les o, les O et les admis changeraient ?

Note pour le prochain ministre et les recteurs d"académies.
Avec ce système de découpage du temps scolaire, il devient beaucoup plus facile de faire le découpage de la carte scolaire et de tenir compte des périodes de récolte, moissons, vendanges...

samedi 17 mars 2007

Présidentielles : je voterai pour F. BAYROU et je dis pourquoi.

Je souhaite qu'un(e) candidat(e) reprenne les idées ci-dessous. Aujourd'hui, F. Bayrou est celui dont le projet, tel qu'écrit dans son livre Projet d'espoir, s'en rapproche le plus.

1. Politique:

A) La France

  • Régionalisation totale des services de l'Etat, sans doublons.
  • Suppression des cantons. Election des conseillers généraux par le collège des élus locaux du département (maires et conseillers municipaux).
  • Instauration d'un vice-premier ministre chargé du Développement Durable, et d'un conseil des ministres mensuel sur le développement durable accompagné d'une équipe de créativité issue de la représentation de la société civile.
  • Création d'un Service National optionnel pour les jeunes de 16 à 25 ans.
  • Remplacement de toutes les peines de prison pour motifs non criminels par des peines de travaux d'intérêt général.
  • Ne plus prendre en compte, pour l'impôt sur la fortune, le prix de la résidence principale s'il s'agit d'une habitation ancienne dont le prix, au moment de la prise de possession et actualisé, laisse la fortune en dessous du plancher de l'ISF.
  • Les français résidant à l'étranger ne peuvent pas avoir de mandat dans les sociétés domiciliées en France.
  • Suppression des droits de succession pour la résidence principale.
  • Les agriculteurs « citoyens » recevront un salaire pour l'entretien et la protection de l'environnement.
  • En finir avec le nucléaire en 25 ans.
  • Défiscaliser les investissements des particuliers dans les énergies renouvelables : achats d'actions ou installations privées.
  • Nouvelle loi encourageant les promoteurs d'habitations principales énergétiquement autonomes (immeubles collectifs ou maisons individuelles).

B) L'Europe

  • Non acceptation de la Turquie tant que toutes les conditions d'ores et déjà énoncées ne sont pas remplies. Au delà, établissement d'une période de mise à l'épreuve de dix ans.
  • Plan à 20 ans pour une consommation d'énergie 100% renouvelable.
  • Réduction de 75% des émissions de gaz à effet de serre en 10 ans.
  • Doublement des transports en commun et taxation des voitures circulant dans les villes de plus de 100.000 habitants.
  • Europe des transports et de la route : ferroutage obligatoire, code de la route et permis de conduire uniques, limitations de vitesse égales partout, développement des transports fluviaux.
  • Europe de la recherche : fusion du CNRS, du CNES, de l'INSERM, de l'INRA et d'IFREMER dans des instituts auropéens ayant même vocation.
  • Europe de la coopération : inverser le sens des flux de talents pour les réorienter vers les pays et régions où les besoins sont les plus grands.

C) Le Monde

  • Pas de mondialisation de l'économie sans mondialisation sociale.
  • Encourager et faciliter l'immigration choisie : envoyer des émissaires dans les pays d'origine des candidats potentiels à l'immigration pour expliquer la France, orienter et aider les personnes désireuses d'émigrer.
  • Marteler, dans toutes les instances internationales, que la planète Terre a des dimensions « finies » et des ressources naturelles en quantité « limitée ». Associer toute décision à l'ONU - et autres institutions - au respect des engagements internationaux concernant l'environnement.
  • Création d'une « Police Internationale des Mers et Espaces Naturels Sauvages ».

2. Réformes prioritaires :

A) L'éducation

  • Mettre tous les moyens en oeuvre qui permettent à tous les élèves entrant au collège de savoir correctement lire et écrire
  • Au collège et au lycée, l'année scolaire est supprimée et remplacée par deux « modules semestriels ». (Pour les explications, attendez demain dimanche 18 mars)
  • Le cursus des classes secondaires se compose de 12 modules scolaires et de deux modules extra-scolaires, ceux-ci devant être obligatoirement disjoints et utilisés avant les deux derniers semestres scolaires. Les deux modules extra-scolaires sont utilisés pour l'ouverture au monde : séjour à l'étranger, stage en entreprise, engagement associatif, aide à la ferme...
  • Les matières principales sont : le français, la géographie, la citoyenneté et les lois, l'informatique et l'anglais.
  • Les après-midi sont réservés aux sports (minimum deux après-midi), aux arts et aux matières non principales (mathématiques, histoire, langues, technologie...)
  • Tous les concours d'agrégation sont réservés aux titulaires de doctorats et conduisent aux enseignements universitaires, comme pour le droit, la médecine...Les postes d'enseignant au collège et au lycée sont réservés aux titulaires du CAPES ou diplômes équivalents.

B) La santé

  • Les visites de prévention quinquennales sont obligatoires et gratuites.
  • Le bulletins de veille épidémiologique sont publics et télévisés.
  • Le régions sont les décideuses de campagnes de vaccination obligatoires.
  • La sectorisation de la psychiatrie est supprimée.
  • Les règles du « parcours de soins » sont allégées.
  • Tous les médicaments sont remboursables s'ils sont prescrits par un médecin.
  • Les petites unités hospitalières régionales, éloignées des métropoles, sont maintenues et aidées.
  • Les quotas d'entrée dans la profession médicale sont revus à la hausse dans les spécialités déficitaires (+ 50 % en psychiatrie).
  • Le droit à l'emprunt est opposable pour les malades longue durée (Cancer, SIDA, hépatite, diabète, psychoses telles que schizophrénie et syndrome bipolaire.)
  • Protection contre le bruit opposable aux tiers.

C) Le logement

  • Le droit au logement est opposable.
  • Les cautions demandées aux locataires sont mutualisées.
  • Les loyers des logements modestes sont fixés par décrets, dans une fourchette définie par les professionnels régionaux agréés.
  • Les quotas de logements sociaux sont obligatoires et non compensables.
  • L'adéquation entre les revenus des occupants d'HLM et les loyers est vérifiée, et éventuellement corrigée.
  • Un programme « logement étudiant » est mis en place dans chaque ville universitaire.
  • Un plan à cinq ans permettra de détruire toutes les « cités » et de les remplacer par des habitations géographiquement « distribuées » dans la ville.
  • Doublement de l'APL pour les handicapés majeurs invalides à 50% ou plus.

D) L'emploi

  • Suppression de l'ANPE et transfert de ses compétences aux régions.
  • Temps légal de travail hebdomadaire négocié par branche ou à défaut par entreprise, de 35 à 42 heures.
  • Suppression des charges sociales pendant 5 ans pour les créations de nouveaux emplois.
  • Suppression en cinq ans des régimes de retraite spéciaux.
  • Age de la retraite laissé libre, à partir de 55 ans jusqu'à 75 ans : possible à 55 ans avec les droits acquis ; pleins droits à 60 ans ; majoration des droits à 65 ans ; convention avec employeur après 65 ans.
  • Année sabbatique, sans perte de droits, autorisée tous les 7 ans (formations et stages de reconversion libres et gratuits)
  • Déduction de l'impôt sur le bénéfice des apports en fonds propres aux entreprises créées ou reprises par un ou plusieurs salariés de leur entreprise ou d'une entreprise de la même région.

3. Mesures phares :

(Mesures soumises si besoin à reférendum et portées dans la Constitution)

A) Le respect systématique du principe de subsidiarité

  • On ne s'occupe plus en haut lieu de ce qui peut être traité à plus bas échelon, dans tous les domaines.

B) A toutes les religions les mêmes droits

(Ceci concerne les chrétiens, les musulmans, les boudistes et les israélites.)

  • Le port d'insignes religieux est autorisé partout, y compris le voile à l'école de la République, sauf conditions spéciales rendues nécessaires par l'activité.
  • Les aides publiques sont les mêmes pour toutes les religions.

C) L'informatique et la protection des personnes

  • Les croisements de fichiers informatiques contenant des données privées sont interdits.
  • Chaque citoyen dispose d'un code d'accès Internet à tous les fichiers des services publics où il figure, lui permettant de connaître les informations le concernant.
  • Chaque citoyen est destinataire d'un message chaque fois qu'une information nouvelle le concernant est publiée sur un site Internet.

D) Des policiers mieux formés

  • Chaque policier a droit à une année de formation par tranche de quatre annnées d'activité : culture générale, sociologie, psychologie, droit, langues, informatique, stage dans la police d'un autre pays d'Europe...
  • La première année de formation commence au plus tard deux ans après l'entrée dans la police.

E) Des communications modernes accessibles partout

  • La communication « haut-débit » est accessible partout.
  • Le téléphone en « zone locale » (au mimimum jusqu'au chef-lieu de département) est gratuit pour tous et partout, y compris dans les cabines publiques.
  • Le prix du téléphone vers l'Europe est indépendant de la distance.
  • La redevance télévisuelle est supprimée.

F) Finances, fiscalité et capitaux

  • Empêcher le vote de budgets de l'Etat non équilibrés.
  • Les impôts sur les rémunérations de toutes sortes des cadres et dirigeants d'entreprises réalisant un CA annuel supérieur à 100 millions d'euros sont prélevés à la source.
  • Taxation des produits issus de matières premières non encore recyclées. (TVS = Taxe à la Valeur Soustraite) : produits carbonés, métaux, terres rares...
  • Instituer les financements d'initiatives privées par des réseaux de micro-crédit.

G) Solidarité

  • Mimimum vieillesse revalorisé pour atteindre le SMIC en 5 ans.
  • Allocation d'Adulte Handicapé revalorisée pour atteindre le SMIC en 5 ans.



Propositions émises par Bruno LECLERC DU SABLON, alias Jardinier.

Mes ouvrages publiés

- sur le site www.alexandrie.org (voir lien en haut à droite)

  • Carcasses (mémoires) 2005
  • La Terre en danger, le devoir de changer ! (essai) 2006
  • Le tumulus (roman) 2007

- et aux Editions d'organisation :

  • Les nouveaux entrepreneurs ; petites entreprises innovatrices

(traduction de l'ouvrage de G.P. Sweeney : New entrepreneurship and the smaller firms) 1982

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